samedi 13 décembre 2008

DES ORGANISATIONS PHILANTHROPIQUES MENACÉES








"L'affaire Madoff est un cadeau de Noël en avance pour les antisémites."



The Foward:
"L'effondrement des firmes d'investissement de Bernard Madoff a ouvert un trou noir au coeur des cercles très fermés de riches juifs qui socialisent et font des affaires ensemble et qui, année après année, supportent des causes juives."

The collapse of the investment firm of Bernard Madoff has opened a black hole at the center of the tight knit circles of wealthy Jews who socialize and do business together, and who, year after year, support Jewish causes.
http://www.forward.com/articles/14729



Bernard L. Madoff, chairman of Madoff Investment Securities, seen on his Manhattan trading floor in this 1999 file photo. (AP)
Bernard L. Madoff, chairman
of Madoff Investment Securities,
seen on his Manhattan trading
floor in this 1999 file photo.
(AP) for HAARETZ

Madoff Wall Street fraud threatens Jewish philanthropy
Madoff resigns from Yeshiva University, where he served as chair of Sy Syms School of Business.

Le scandale Madoff fait trembler les gestionnaires de fortunes en Europe (AFP)
Bernard L. Madoff était trésorier national de l’AJC (American Jewish Congress) et de l’université Yeshiva basée à New-York.

Les sociétés financières exposées au scandale Madoff

Affaire Madoff : quand l’arbre cache la forêt

Un ancien directeur du Nasdaq arrêté pour fraude
Sunday, Dec 14 2008
Un ancien directeur du Nasdaq arrêté pour 50 milliards de fraudes
Un ancien directeur du Nasdaq, la bourse américaine des valeurs technologiques, a été arrêté jeudi 11 décembre pour une fraude présumée portant sur 50 milliards de dollars (37,4 milliards d’euros). L’homme a monté une escroquerie pyramidale, consistant à promettre des retours sur investissements illusoires.
Le parquet de New York et le FBI ont annoncé jeudi l’arrestation de Bernard Madoff, 70 ans, actuellement conseiller en investissement à Wall Street. Il risque jusqu’à 20 ans de prison et une amende de 5 millions de dollars s’il est reconnu coupable.
S’adressant au personnel de sa société, l’homme d’affaires a déclaré qu’il “était fini, n’avait plus rien et avait perdu environ 50 milliards de dollars”.
Bernard Madoff a reconnu avoir monté une énorme pyramide financière frauduleuse. Selon le système pyramidal, les dépôts des nouveaux arrivants payaient les intérêts des anciens.




La trahison de Madoff: la vie imite l'antisémitisme


Pour les vrais antisémites, Noël est arrivé tôt cette année.

Le nouveau Père Noël des antisémites est Bernard Madoff. La réponse à la liste de vœux de chaque antisémite. Aryan Nation [NdT: organisation néo-nazie américaine], dans ses rêves les plus fous, n’aurait rien pu trouver qui rivalise avec ceci.

L’ancien président du Nasdaq se révèle, également, être le trésorier du conseil d’administration de la Yeshiva University et le recteur de la faculté d’économie de l’université. Riche au-delà de la compréhension humaine, il gère des fortunes pour les autres, achetant et vendant dans un empire du commerce qui contourne les banques d’investissement et les autres sources potentielles de régulation. Il redéfinit la cupidité, escroquant sciemment les œuvres de charité et les retraités dans le plus classique des jeux de dupes.

Mieux encore, pour ceux qui sont obsédés par l’idée que les Juifs contrôlent la finance, l’industrie du spectacle et les médias: l’idée que l’avidité de Madoff était tellement incontrôlable qu’il visait des Juifs, même des survivants de la Shoah, certains de ses amis, ainsi que des compagnies israéliennes qui assuraient des Juifs, dont des survivants de la Shoah. La plus belle partie, pour les antisémites: les machinations de Madoff, qui auraient pu être mises à profit pour le bien de l’humanité, ont profité directement aux œuvres sociales et caritatives juives.

Il s’est débrouillé pour nuire à la communauté juive contemporaine d’une manière dont les antisémites ne pouvaient imaginer qu’en rêve. Il a subtilisé 11 pour-cent des actifs de la Fédération juive du Grand Los Angeles, soit environ 18 millions de dollars. Pour reprendre les mots du grand professeur Avraham Infeld, il a «anéanti» des œuvres caritatives en faveur de causes juives existant de longue date en Israël, en Europe de l’Est et en Amérique du Nord.

En cours de route, Madoff a garanti à cette histoire une couverture [médiatique] énorme, non seulement en raison de l’échelle et de l’audace de sa combine, mais également à cause de la longue liste de ses victimes célèbres, incluant Steven Spielberg, Elie Wiesel et Mort Zuckerman, milliardaire, magnat de l’immobilier et des médias, journaliste et ancien président de la Conférence des Présidents des Principales Organisations Juives Américaines. Un sénateur américain, siégeant de longue date, est l’un de ses importants clients, de même que des propriétaires passés et actuels d’équipes professionnelles de football et de baseball.

Puis il y a eu la trahison d’anciens amis comme les philanthropes Carl et Ruth Shapiro, méga-donateurs du Musée des Beaux-arts de Boston, de l’Université de Brandeis et du Centre médical Beth Israël de Deaconess.

«Le scandale a ricoché bien plus loin que la fondation privée multimillionnaire gérée par Madoff par laquelle l’argent transitait vers les hôpitaux et les théâtres», a rapporté Reuters, «et a balayé des œuvre de charités, grandes et petites, de manière directe et indirecte, ainsi que de riches investisseurs juifs que Madoff conseillait personnellement».

Ajoutant l’élément de l’appartenance à un clan, le New York Post a été plus direct.

«Actionnant le prétendu "circuit juif" des Juifs aisés qu’il rencontrait dans des country clubs à Long Island et Palm Beach, et grâce à sa position dans les conseils d’administration de nombreuses institutions juives, il s’est vu confié des fortunes familiales entières.

[…]

«Ce type faisait des affaires avec tous les riches Juifs de Roslyn et les riches Juifs de Palm Beach. Cela circulait entre les membres de la famille parce qu’il ne voulait pas l’ouvrir à d’autres personnes

Il reste encore à voir à quel point nous nous sommes éloignés des jours de franche haine des Juifs et de l’antisémitisme distingué comme celui de Henry Ford et F. Scott Fitzgerald. Nous ne pouvons qu’espérer que l’Effet Meyer Wolfsheim, héritage de «l’homme qui a truqué les World Series de 1919» dans Gatsby le magnifique, reste endormi [NdT: allusion à une rumeur concernant Meyer Wolfsheim, l'un des personnages du roman de Fitzgerald, décrit come un «Juif petit et au nez aplati»].

«Si j’y avais prêté attention, j’y aurais songé comme une chose qui est simplement arrivée, la fin de quelque inéluctable chaîne», confie le narrateur de Fitzgerald. «Il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’un homme pouvait commencer à jouer avec la foi de cinquante millions de personnes – avec l'acharnement d’un cambrioleur faisant sauter un coffre-fort

En attendant, Bernard Madoff, vous avez fait les beaux jours d’innombrables fervents antisémites. Cette année, tout ce qu’ils voulaient pour Noël, c’est vous.

Source: Bradley Burston, haaretz.com - mardi 16 décembre 2008



Madoff fraud forces foundation to closeThe securities fraud of Bernard Madoff forced a Jewish foundation in Massachusetts to close its doors Friday.

Who is Bernard Madoff? The latest massive financial scandal is the giant $50 billion pyramid or "Ponzi" scheme run by a New York Zionist Jew, Bernard Lawrence Madoff. How can anyone lose $50 thousand million? Where did the $50 billion disappear to? Israel?
Madoff told two "senior employees," i.e. his sons, Mark and Andrew, at his apartment the night before his arrest that the Madoff hedge fund and his investment advisory business was "basically, a giant Ponzi scheme," according to court documents. His investment fund business was insolvent, and had been for years.

Madoff Arrest Sends Shockwaves Through Jewish PhilanthropyThe arrest of Wall Street trader Bernard L. Madoff, who federal agents say defrauded investors of an estimated $50 billion, has had immediate consequences in the Jewish philanthropic world. One charity already closed and insiders are worried that the ramifications of Madoff’s financial demise may extend to the many organizations he supported and the wealthy Jews he advised.

Additional links:

Huffington Post: Madoff and the Palm Beach Jewish Club

NY Times: Madoff was called the Jewish T-Bill

Madoff the National Treasurer of Jews:

The Lappin FoundationThis is the website of one of the charities which had its money invested with Bernard Madoff's Ponzi scheme.
After reading the announcement about the cessation of operations, check out the mission statement!

Harry MarkopolosLurking in the background of the blossoming Madoff scandal has been the name Harry Markopolos, a money manager and investment investigator who began pushing the SEC to investigate Madoff almost a decade ago. Tonight the Journal has a lengthy article out describing Markopolos's quest and -- even more interesting -- the documents Markopolos submitted to the SEC to show that Madoff's record of consistent low-double-digit returns simply couldn't be legit.

Madoff warnings 'ignored for 10 years'Pressure has been growing on the SEC over the last week to explain how the Wall Street regulator could have missed a colossal scam.
As reported at:

http://abcnews.go.com/Blotter/WallStreet/story?id=6471863&page=1
"At a business roundtable meeting last year, Madoff boasted of his "very close" relationship with a SEC regulator, chuckling as he said, "in fact, my niece even married one."

The very rich, and well connected, rarely eat their own

IN PICTURES / The victims of Bernard Madoff's fraud scamMadoff estimates he has lost his clients some $50 billion, among them prominent Jewish charities, businessmen and newsmakers

Affaire Madoff : la communauté juive américaine s’attend à des effets catastrophiques

Madoff’s “Auditing” Firm: Friehling & Horowitz, One Room Office, Three Employees

Sacré Bernie ! 50 milliards !

Affaire Madoff : c’est l’émoi dans la communauté !

Victimes de la mégafraude de Bernard Madoff : la liste des célébrités s’allonge

Affaire Madoff : La liste des floués s'allonge

Grâce à Madoff, l’organisation sioniste Massadah a perdu 90 millions de $

Hadassah 'lost $90m in Madoff scam'

Madoff funds may be tied to tax evasion

Madoff Scandal Gets Weirder And Weirder

Madoff Victims Threaten To Sue Banks

Anti-Semitism floods Internet after Madoff scandal: campaigners

ADL warns of anti-Semitism online

Happy Hanukkah Mr. Madoff...From Your New Friends At Hamas

Une aubaine pour les antisémites de l'Internet

Fraude Madoff: la Ligue anti-diffamation dénonce des injures antisémites

Bernard Madoff pilier du système tant aimé de Sarkozy

THE TALMUD, THE STOCK MARKET AND BERNIE THE GONIFFby Michael Hoffman

Christmas came early for anti-Semites

The Madoff betrayal: Life imitates anti-Semitism

ADL Calls Madoff Critics ‘Anti Semites’

Madoff & The Return Of Shylock

Les victimes de Madoff : Malin plaisir et non antisémitisme

Madoff est-il le sommet de l'iceberg du blanchiment d’argent en Israël ?

Madoff Scheme Was ‘Impossible’ to Do Alone, Says EIM’s Busson

What Sort of Man? Madoff on the Couch
In Shakespeare’s play “The Merchant of Venice,” Shylock, the usurious lender, attains the status of literature’s classic antisemitic stereotype, in part because of his relentless preying upon non-Jews.

Affaire Madoff : une leçon pour le Peuple Elu?

Affaire Madoff : ne boudons quand même pas notre plaisir.

NYC Synagogue Mogul Sued Over Madoff Scam

Bernard Madoff Didn’t Just Hurt Jews… He was an Equal Opportunity Swindler!

MADOFF TRAIL LEADS TO WASHINGTON

The Madoff Victims: Schadenfreude, Not Anti-Semitism

ADL: Anti-Semitic posts flood Web in wake of Madoff affair
Comments spread conspiracy theories about Jews stealing money to benefit Israel, says U.S. organization. 19:33 




Bernie Madeoff with billion$!


L'Affaire Madoff:
Mode d’emploi pour antisémites perplexes

Par Israël Adam Shamir, le 21 décembre 2008

L’antisémite qui sommeille en chaque être pensant pourrait hésiter quant aux conclusions à tirer de l’Affaire Madoff. Convient-il de se réjouir ou de faire grise mine ? A la lecture des journaux juifs, on pourrait penser que ceux qu’on appelle les « antisémites », c’est-à-dire la grande majorité de l’humanité, selon les sources judaïques (« grattez sous le goy et vous trouvez un antisémite ») vivent une explosion d’allégresse. Bradley Burston a insisté dans Haaretz : « Pour les vrais antisémites, c’est Noël avant l’heure, cette année. Le nouveau père Noël s’appelle Bernard Madoff. C’est leur vœu le plus cher qui se trouve exaucé. La nation aryenne au faîte de ses délires n’aurait jamais osé inventer une chose pareille ».

L’exécrable Deborah Lipstadt renchérit : « Madoff, c’est le rêve des antisémites qui se réalise. Les pires parmi eux n’auraient pas pu imaginer une histoire pareille ». Et l’ADL confirme : « Le jour de gloire est arrivé pour les antisémites, nous le savons bien; ils ne vont pas manquer d’exploiter l’affaire. »principalement par les investissements énormes en « actions véreuses » pratiqués par une grande quantité de caisses d’épargne. Et le personnage qui était derrière les « actions véreuses », le génie de la finance qui les avait tous convaincus d’en acheter, n’était autre que Michael Milken. »On peut affiner sa conclusion ; les grands escrocs et requins ne sont pas forcément des juifs mais ce sont tous des gens dévoués à des causes juives, qu’il s’agisse du culte de l’Holocauste ou de la cause sioniste. En matière d’action caritative, un filou américain, qu’il soit goy ou juif, ne se soucie ni des Américains pauvres ni des Africains faméliques, il donne son obole à la cause juive. C’est ce qui se passait avec Madoff. Il a contribué énormément à toutes sortes de causes juives, et c’est pour cela qu’il ne pouvait être qu’un malpropre (Voir dans mon livre Pardès le chapitre « l’homme qui est au-dessus » mes explications détaillées).

Reprenons : pourquoi l’antisémite proverbial devrait-il se réjouir de la chute de Madoff, alors que c’est un coup aussi classique que le lever de soleil tous les matins ? Serait-ce parce qu’il y avait «un grand nombre de juifs éminents de la diaspora parmi ses victimes, y compris le prix nobel Elie Wiesel, le réalisateur Steven Spielberg et le magnat de l’immobilier Mortimer Zuckerman », comme l’a fait savoir le Wall Street Journal ?

James Petras pense que cela devrait plutôt être une déception pour les antisémites. « Madoff vient de donner une grande claque aux antisémites qui prétendent qu’il y a une ‘conspiration étroite des juifs entre eux pour rouler les gentils’, et que cela devrait venir à bout définitivement de ce bobard. Parmi les principales victimes de Bernard Madoff on trouve ses collègues et ses amis juifs les plus proches, des gens qui partageaient ses repas de shabbat et qui fréquentaient les mêmes temples de la haute société à Long Island et à Palm Beach.

C’est le point de vue aussi de Michael Hoffman : L’énorme arnaque de Madoff sape le stéréotype des haïsseurs de juifs : de ces juifs qui passent leur temps à voler les gentils et à tirer profit du pillage en tant que communauté. Mais c’est faire preuve d’une ignorance crasse. Contrairement à l’opinion reçue, le judaïsme n’est pas bon pour les juifs. Même s’ils commencent par flouer les gentils, tôt ou tard ils finiront par se saigner les uns les autres ». Hoffman va encore plus loin et conclut : « Les principales victimes du judaïsme ne sont pas les gentils mais les juifs eux-mêmes.»

Il y a de quoi hésiter, avant de détromper un si noble cœur. L’affirmation généreuse d’Hoffman est certainement juste à un certain niveau profond de spiritualité, mais la stratégie judaïque, à moyen terme, est parfaitement gagnante sur le plan pratique. De banqueroute en banqueroute, d’arnaque en arnaque, d’une fraude à l’assurance à l’autre, la richesse résultante au niveau de la communauté juive ne fait que s’accroître, et ceci grâce à la philanthropie juive entre juifs. Bien sûr, Spielberg et le réseau éducatif des yeshiva ont perdu quelques liquidités dans la débâcle, mais d’un autre côté, ce sont des milliards de dollars qui ont été attirés dans la communauté juive, et qui y restent ! On peut considérer Madoff comme un kamikaze : il s’est fait exploser financièrement, et les pertes immédiates pour une poignée d’investisseurs juifs ne sont que les dommages collatéraux.

Mais l’essentiel, le résultat des courses, c’était le transfert permanent de la richesse des goys vers les juifs. Comme d’habitude, les cris d’orfraie à propos de l’antisémitisme servent à nous égarer quant au fond. On nous bassine avec les investisseurs juifs, mais la majorité des pigeons floués par Madoff étaient des non juifs, comme l’a judicieusement fait observer Leo Schmit, le correspondant de Peter Myers à Kandahar, en Afghanistan. « La majorité des étourdis embobinés par Madoff étaient des personnes, des banques, des fonds de placement et des firmes non juives. Il est évident que les fondations juives ne sont pas les plus touchées, c’est entièrement faux. Le tort qu’elles ont subi doit être mesuré à l’aune des dommages causés à de nombreuses institutions financières, fonds et firmes, dont Henri Blodget a dressé la liste. »

Et d’ailleurs, les investisseurs américains juifs, contrairement aux Européens non-juifs et à leurs banques, vont récupérer leur mise, grâce au schéma gouvernemental de protection de la fraude actuellement en vigueur.. Un juif qui truande, on en voit tous les jours ; un juif indélicat qui réussit, c’est tout aussi banal. Les juifs ne sont pas perdants, ils ont gagné ! Leurs lamentations et regrets sont aussi fiables que les comptes de Madoff. Le professeur Petras s’est réjoui trop vite, quand il a écrit que « cela fera moins de liquidités pour financer les campagnes de l’AIPAC pour influencer le Congrès et pour les campagnes de propagande en faveur d’une attaque militaire préventive contre l’Iran ». Pas si vite, ami Jim ! Même si quelques organisations juives et sionistes ont effectivement perdu des sous, la somme total des avoirs juifs a encore augmenté, et cette nouvelle richesse va à nouveau se frayer un chemin jusqu’au lobby sioniste et consorts. Faut-il en conclure qu’on n’y peut rien ? Eh bien non, car là où il y a de la volonté, il y a une solution.

Il serait fort déloyal de confisquer leurs fonds privés à des individus juifs innocents à titre de compensation pour les pertes orchestrées par des malfrats juifs, mais pour ce qui est du « peuple juif », c’est de bonne guerre. Actuellement ces immenses avoirs sont des biens de main morte, comme il en était pour les propriétés de l’Eglise au Moyen Age. De main morte, ou amorti, signifie qu’on ne peut pas entamer de procédure hypothécaire contre ces propriétés. Toutes les pertes sont pour vous, tandis que les profits seuls leur appartiennent. Un tel régime est trop beau pour durer éternellement. La Réforme n’aurait jamais vu le jour si n’avait pas régné ce statut privilégié pour les biens de l’Eglise. Les princes ont finalement dû exproprier l’Eglise, parce qu’autrement elle serait devenue trop puissante et elle aurait sapé leur propre domination économique.

Il est temps de s’occuper maintenant des biens juifs de main morte. Ils ont largement profité des entourloupes de Madoff, c’est maintenant à eux de payer pour cela.Ces avoirs sont contrôlés par d’autres Madoff et d’autres dirigeants sionistes qu’on n’a pas encore pris la main dans le sac. Le Fonds National Juif (JNF) « est une multinationale qui opère dans une douzaine de pays du monde entier. Il reçoit des millions de dollars de riches juifs du monde entier, et il s’agit en grande partie de contributions exemptées d’impôts. Le but du JNF est d’acquérir et de développer des territoires exclusivement au profit des juifs. Il ne loue de terre qu’aux juifs », dit notre ami Jonathan Cook de Nazareth, qui a décrit le JNF comme une institution raciste à la richesse et au pouvoir immenses. Le JNF a reçu des financements de Madoff, et surtout, les autres gens qui avaient placé leur argent dans les dispositifs mis en place par Madoff ont également contribué au JNF.Un autre corps en main morte qui a de vastes avoirs, c’est la Conférence sur les réclamations matérielles juives contre l’Allemagne. Cette institution, selon Haaretz, a reçu des milliards de dollars gagés sur des biens immobiliers en Allemagne de l’Est en vertu d’une clause de la loi allemande qui reconnaît celle-ci comme propriétaire de tout ce qui pourrait avoir appartenu à des victimes de l’Holocauste sans héritiers. Ne vous en faites pas : de toute façon, ces sous ne servent pas à secourir le moindre petits vieux juifs. Haaretz vous l’explique en gros caractères : « Les survivants de l’Holocauste ne touchent que les miettes des réparations ». Cette montagne de cash devrait servir à dédommager les gentils arnaqués.

Tant qu’on y est, il faudrait faire casquer toutes ces instances communautaires juives, non seulement pour les pertes somme toute légères provoquées par Madoff, mais pour les gouffres manigancés par Alan Greenspan, qui ne jure que par le Talmud, et son camarade de yeshiva Ben Bernanke. Il n’y a aucune raison de détester Alan Greenspan ou de le qualifier d’ennemi public numéro 1 : il suffira de prendre le contre-pied de ses méfaits, le transfert massif de richesses depuis la poche des Américains ordinaires aux richissimes, et de ceux-ci dans la cagnotte des causes juives diverses. Parmi ces dernières, le Centre Simon Wiesenthal pour la tolérance devrait aussi être notre cible privilégiée ; cela sauverait Jérusalem de la que cette organisation a l’intention d’édifier dans le centre de Jérusalem par-dessus le cimetière de Mamilla (Selon les normes de la tolérance vue par Simon Wiesenthal, vous êtes tenu d’applaudir aux lois qui vous bâillonnent, et au bombardement de l’Iran).L’expropriation de ces entités ne fera pas une égratignure à la moindre personne honnête d’origine juive. Bien au contraire ; cela réduira à néant la principale raison des antagonismes entre juifs et non-juifs. Les juifs sauraient qu’il n’y a aucun fonds protégé pour prendre soin de leurs vieux jours, et ils reconnaîtraient qu’il sont dans le même bateau que leurs concitoyens et amis non juifs. Et le lobby juif rétrécirait jusqu’à ses proportions naturelles, disons, celles du lobby cubain de Miami, et les Etats-Unis retrouveraient la santé.

Nous, les Israéliens, serions les plus grands bénéficiaires d’un pareil tournant. Isaac Deutscher attribuait les tendances négatives en Israël à l’influence des juifs américains hyper riches : « Un juif américain riche est extrêmement fier de faire partie du peuple élu, et en Israël il exerce son influence en faveur de l’obscurantisme religieux et de la réaction. C’est lui qui alimente l’esprit de suprématie et d’exclusion racialo-talmudique. Et c’est ce qui nourrit et enflamme l’antagonisme envers les Arabes ». S’il c’est à eux de payer pour leurs sales tours, ce ne sont pas seulement les antisémites, mais les juifs aussi, qui vont avoir d’excellente raisons de se réjouir.
Traduit de l’anglais par Maria Poumier.
Merci à JM Vernochet.




Bernard Madoff: Wall Street Swindler Strikes Powerful Blows for Social Justice

Trad. fr.:
Bernard Madoff : L'escroc de Wall Street frappe involontairement un grand coup en faveur de la justice sociale


James Petras analyse le sérieux coup porté involontairement au système capitaliste financier mondial, sa cohorte de riches plumés par "un des leurs", ainsi qu'au Sionisme, son Lobby aux US et ses myriades d'organisations satellite au bord de la faillite, ainsi que le rééquilibrage involontaire ( "divine providence") des injustices sociales.

"Nous n'avons jamais pensé qu'il nous ferait cela, c'était l'un des notres" - Membre Du Country Club de Palm Beach.

Introduction à la Mega Escroquerie

Le courtier de Wall Street Bernard ( "Bernie") Madoff, ancien président du NASDAQ, un investisseur respecté et révéré, a avoué avoir commis la plus grande fraude de l'histoire, une escroquerie de 50 milliards $. Bernie était connu pour sa généreuse philanthropie, spécialement pour les causes sionistes, juives et israéliennes. Dans les années 60 pendant quelque temps sauveteur à Long Island, Bernie a lancé sa carrière financière en collectant des fonds auprès de collègues, d'amis, et de proches parmi les Juifs les plus riches dans les secteurs de Long Island, Palm Beach, en Floride et à Manhattan, promettant un retour sur investissement modeste, constant et sûr, de 10 à 12%, couvrant tout retrait en utilisant le système Ponzi*: utilisation des fonds de nouveaux investisseurs qui suppliaient carrément Bernie de les plumer. Madoff a lui-même géré au moins 17 milliards $. Pendant près de quatre décennies il s'est construit une clientèle, incluant même certaines des plus importantes banques et établissements d'investissement d' Ecosse, d'Espagne, d'Angleterre, de France, de même que les principaux fonds spéculatifs aux US. Madoff tirait la grande majorité des fonds d'un réseau de riches clients privés recrutés par des courtiers travaillant à la commission. Parmi les clients de Bernie un grand nombre étaient des millionnaires et milliardaires de Suisse, d'Israël, et d'ailleurs, de même que les fonds spéculatifs les plus importants US ( RMF Division du Man Group et Tremont). Une grande partie des clients super riches escroqués imploraient Madoff d'accepter leur argent, lui-même imposant strictement des conditions rigoureuses à ses clients potentiels : il insistait pour qu'ils aient des recommandations d'investisseurs existants, qu'ils déposent une somme conséquente, et garantissent leur propre solvabilité. La plupart se considéraient comme chanceux d'avoir leurs fonds acceptés à Wall Street par un si respecté et si haut placé... escroc. Le message standard de Madoff c'était que le fond était clos... mais parce qu'ils venaient du même monde (membres de conseils d'administration d'organisations de bienfaisance juives, organisations pro Israël collectant des fonds, ou les "bons" countries clubs) ou parce qu'ils étaient liés à un ami, un collègue, ou des clients existants, il prendrait leur argent.

Madoff a crée des organismes de conseils comprenant des membres distingués, a fait d'importants dons à des musées, des hôpitaux,et des organisations culturelles réputées. C'était un membre célébre de Country Club exclusifs à Palm Beach et Long Island. Sa réputation était réhaussée du fait que ses fonds étaient connus pour n'avoir subi aucune perte quelque soit l'année - un argument de vente clé pour attirer des investisseurs millionnaires. Madoff partageait en commun avec ses clients super riches (Juifs et Non Juifs) un style de vie d'élite, et un mélange de philanthropie culturelle et de profit financier modeste. Madoff s'imposait à ses collègues de par son parler doux s'appuyant sur une apparence "d'expertise" faisant autorité, couvert par un vernis de collégialité élitiste, un engagement profond vis à vis du Sionisme et des amitiés à long terme.

Le mega fond de Bernie partageait de nombreuses caractéristiques avec des escroqueries récentes de haut niveau : les retours sur investissement élevés constants, non égalé dans le monde du courtage; une absence de contrôle par une partie tierce; une société comptable d'arrière plan physiquement incapable de faire des audits sur les opérations portant sur des milliards de $; une opération courtier -négociant directement sous son contrôle et un black out total sur ce dans quoi il investissait réellement. La similitude évidente des caractérisitiques avec d'autres fraudeurs ont été négligés par les riches et célèbres, les investisseurs sophistiqués et les consultants grassement payés, ceux d'Harvard avec des MBA et l'armée entière de régulateurs du SEC (Security and Exchange Commissions) parce qu'ils étaient complètement impliqués dans la culture corrompue de "prendre l'argent et se tirer" et si "vous réussissez là dedans ne posez pas de questions". La réputation de sagesse supérieure d'un Wall Streeter Juif à succés nourrissait les illusions des riches et les stéréotypes des millionnaires non juifs.

La Grande Escroquerie

Le fond d'investissement de Madoff ne s'occupait que d'une clientèle restreinte de multi millionnaires et milliardaires qui conservaient leurs capitaux en placement à long terme; les retraits occasionnels étaient limités en quantité et étaient facilement couverts en collectant de nouveaux fonds de nouveaux investisseurs qui se battaient pour avoir accès à la gestion de l'argent par Madoff. Les gros investisseurs à long terme prévoyaient de transmettre leurs économies à leurs héritiers ou éventuellement les utiliser pour la retraite. Des personnalités de la communauté et d'autres personnes qui pouvaient avoir besoin de retirer une partie de leur argent pour une occasion festive tel un mariage ou une bar mitzah avec des invités célèbres, pouvaient retirer une partie de leurs économies car Madoff n'avait aucun problème à couvrir les retraits en attirant des fonds de riches directeurs d'ateliers textiles exploitant leurs employés et d'usines d'emballages nocifs de viande, et de riches propriétaires de taudis. Madoff n'était pas Robin des Bois, ses contributions philanthropiques à des oeuvres charitables l'aidaient à avoir accès aux riches qui faisaient partie des conseils d'administration des institutions bénéficiaires de ses largesses, et à prouver qu'il était "l'un des leurs", une sorte "d'intime" des super riches appartenant à la même classe d'élites. Le choc, la frayeur et les attaques cardiaques qui ont suivi la confession de Madoff qu'il "dirigeait une affaire à la Ponzi" a provoqué tout autant de colère à cause de l'argent perdu et l'effondrement de la classe friquée, que l'embarras de savoir que les plus grands exploiteurs mondiaux et les plus habiles escrocs de Wal Street se sont totalement " faits avoir " par un des leurs. Non seulement ils ont perdu beaucoup d'argent, mais l'image qu'ils avaient d'eux -mêmes, riches, si distingués et apparternant à "un groupe supérieur", a été sérieusement ébranlée. Ils se sont vu subissant le même sort que tous les misérables qu'ils ont eux mêmes escroqués auparavant, exploités, et dépossédés dans leur ascension jusqu'au sommet. Il n'y a rien de pire pour l'égo d'un escroc respectable que de se faire avoir par un autre escroc. Le résultat c'est qu'un certain nombre des plus gros perdants ont jusqu'à présent refusé de donner leur noms ou le montant des sommes perdues, agissant à la place par l'intermédiaire d'avocats pour attaquer d'autres perdants.

Le Côté Positif de la Mega Escroquerie de Madoff (La Justice se Manifeste Par Inadvertance)


Tandis qu'on peut comprendre que les riches et super riches qui ont perdu une grande partie de leur retraite et de leurs fonds d'investissement soient unanimes dans leurs condamnation et leurs cris de trahison et que les editoriaux de tous les journaux prestigieux et des hebdomadaires se soient joints à la chorale des critiques moralisateurs, on peut se feliciter des B.A de Madoff, même si au coeur de sa conduite frauduleuse ce n'était pas intentionnel.

Cela vaut la peine de faire la liste de conséquences positives de la mega escroquerie de Madoff. Premièrement toute l'escroquerie de plus de 50 milliards de dollars peut sérieusement entamer le financement sioniste US des colonies israéliennes illégales dans les territoires occupés, diminuer les financements permettant à AIPAC d'acheter une influence au Congrès et de financer des campagnes de propagande en faveur d'une attaque militaire US préventive contre l'Iran. La plupart des investisseurs devront diminuer ou arrêter d'acheter des bons du trésor israéliens, qui subventionnent le budjet militaire de cet l'état .

Deuxièmement, l'escroquerie a encore jeté plus de discrédit sur les fonds hautement spéculatifs qui ont du mal à accuser le coup face aux retraits massifs à cause des pertes énormes. Les fonds de Madoff faisaient partie de l'une des dernières opérations restantes "respectée" continuant d'attirer des investisseurs, mais avec les dernières révélations cela pourrait accéler leur disparition. Leurs promoteurs congédiés devront peut être fournir une journée de travail honnête et productive.

Troisièmement, la fraude de Madoff à grande échelle et pendant une longue periode, n'a pas été repérée par la SEC malgré au moins deux enquêtes. Résultat, il y a une totale perte de crédibilité de cet organisme. Plus généralement, l'échec de la SEC démontre l'incapacité des agences de régulation du gouvernement capitaliste de détecter des mega fraudes. Cet échec soulève la question de savoir si des alternatives aux investissements à Wall Street sont mieux à même de protéger l'épargne et les fonds de pension.

Quatrièmement, l'association à long terme de Madoff avec NASDAQ y compris le fait qu'il en ait été président alors qu'il escroquait ses clients de milliards, suggère à l'évidence que les membres et dirigeants de cette bourse d'échange sont incapable de reconnaître un escroc, et sont enclin à sous estimer la conduite traitresse de "l'un des leurs". En d'autres termes, le public qui investit ne peut plus s'en remettre à ceux qui occupent des fonctions élevées au sein du NASDAQ comme étant des personnes de probité. Après Madoff, il faut peut être penser à revenir à l'épais matelas sous lequel conserver en toute sécurité ce qui reste des économies de la famille.

Le cinquième point c'est que les conseillers en investissement des grandes banques européennes, asiatiques et américaines gérant des milliards d'économies n'ont effectué aucun contrôle, pourtant nécessaire, sur les opérations de Madoff. Mis à part les sérieuses pertes des banques, des dizaines de milliers de riches et super riches influents ont perdu toute leurs richesses accumulées. Résultat, une perte totale de confiance dans les banques de tête, et dans les instruments financiers de même qu'un discrédit général en ce qui concerne "le savoir de l'expert". Le résultat c'est un affaiblissement de la main mise financière sur la manière d'investir, et la disparition d'une partie importante de la classe de "rentiers" parasites, qui s'enrichissaientt sans produire de biens utiles ou fournir des services nécessaires.

Le sixième point c'est que comme la plupart de l'argent volé par Madoff venait des classes supérieures du monde entier, sa conduite a réduit les inégalités -il est le plus grand niveleur depuis l'introduction de la taxe progressive sur le revenu. En ruinant des milliardaires et en mettant en faillite des millionnaires, Madoff a diminué leur capacité à utiliser leurs richesses pour influencer en leur faveur les politiciens - en cela augmentant le potentiel d'influence politique de secteurs de la société de classes moins influents... et a renforcé par inadvertance la démocratie au détriement des oligarches de la finance.

Le septième point c'est qu'en escroquant des amis de longue date, des investisseurs ethno religieux qui se sont faits eux-mêmes, des membres de Country Club fonctionnant sur une base ethnique étriquée, et des membres proches de familles, Madoff montre que la finance capitaliste n'a aucun respect pour les piétés du quotidien : petits et grands, saints et profanes, tous sont subordonnés à la domination du capital.

Huitièmement, parmi les nombreux investisseurs ruinés à New York et en Nouvelle Angleterre, on trouve des propiétaires d'ateliers à sueur (de vêtements de marque et fabriquants de jouets) et d'autres qui payaient même pas le salaire minimum aux femmes et travailleurs immigrés, d'autres qui evinçaient les locataires pauvres et d'autres qui privaient les travailleurs de leurs pensions avant de délocaliser leurs affaires en Chine. En d'autres termes, l'escroquerie de Madoff est une sorte de punition séculière "divine" pour les crimes passés et présents contre les travailleurs et les pauvres. Inutile de dire que ce "Robin des Bois inconscient" ne redistribuait pas l'argent détourné par les employeurs aux employés, mais en réinvestissait une partie dans ses organisations charitables afin d'améliorer son image de philanthrope et pour récompenser ses investisseurs du début qui avaient soutenu cette escroquerie du type Ponzi.

Point neuf, c'est que Madoff a porté un coup sévère aux antisémites qui affirment qu'il y a une "conspiration juive familiale pour voler les non juifs" enterrant cette rumeur pour toujours. Parmi les principales victimes de Madoff on trouve ses amis et collègues juifs les plus proches, des personnes qui partageaint le repas du Seder (Pâques Juive ndlt) et fréquentaient les mêmes synagogues huppées de Long Island et de Palm Beach.

La discrimination pratiquée par Bernie dans le choix de ses clients se faisait sur la base de leur richesse et non sur leur origine nationale, raciale, religieuse ou leur préférence sexuelle. C'est une personnalité oecuménique et un hardent défenseur de la mondialisation. il n'y a rien d'ethnocentrique chez Madoff : il a escroqué la banque anglo chinoise HSBC de 1 milliards $ et de plusieurs millions la branche hollandaise de la banque belge Fortis, de 1.4 milliard la Royal Bank of England, la banque française BNP Paribas, la banque espagnole, Banco Santander, la banque japonaise Nomura, sans mentionner les fonds spéculatifs à Londres et aux US, qui ont admis avoir fait des placements chez Investment Sécuritées de Bernard Madoff. En fait, Madoff est le symbole du moderne, à la page, politiquement correct, multiculturel, international.... escroc. La facilité avec laquelle il a extirpé leur argent aux super riches d'Europe a provoqué la remarque suivante d'un consultant en affaires basé à Madrid : " cibler et abattre les plus riches d'Espagne c'était comme assommer des phoques..." (Finacial Times, 18 Decembre 2008, p.16).

Le dixième point c'est que l'escroquerie de Madoff va probablement renforcer l'auto critique et induire plus d'attitude de méfiance à l'égard d'autres personnes susceptibles d'attirer la confiance en se présentant comme de fins connaisseurs financiers. Parmi les Juifs auto critiques, certains seront moins enclin à faire confiance aux courtiers simplement parce que ce sont des supporters zélés d'Israël et de généreux donateurs à des fonds destinés aux Sionistes. Ce n'est plus une garantie adéquate d'une conduite éthique et un certificat de bonne conduite. En fait, cela peut soulever des soupçons à l'égard de courtiers qui soutiennent à l'exces Israël et promettent des retours sur investissement élevés constants à ceux qui defendent localement la cause sioniste - se demandant si ce bizness de " ce qui est bon pour..." n'est pas vraiment une couverture pour une nouvelle escroquerie.

Le point onze final, c'est que la disparition de l'entreprise de Madoff et de ses riches victimes juives libérales va avoir des répercusssions négatives sur les dons faits au 53 principales organisations juives américaines, à de nombreuses fondations à Boston, Los Angeles, New york et ailleurs, de même qu'à la branche militariste du parti démocrate liée aux Clinton/Schumer (Madoff les financait tous les deux de même que d'autres supporters inconditionnels d'Israël au Congrés). Cela pourrait ouvrir le Congrès à un débat sur la politique au Moyen Orient sans que cela donne lieu aux attaques virulentes habituelles.

Conclusion


L'excroquerie de Madoff et sa conduite frauduleuse n'est pas le résultat d'un échec moral personnel. C'est le produit d'un imperatif systémique et d'une culture économique, qui façonnent les cercles les plus élevés de notre système de classes. L'économie sur papier, les fonds spéculatifs et tous les "outils financiers sophistiqués" sont tous des " systèmes Ponzi" - Ils ne sont pas basés sur la production et la vente de biens et services. Ce sont des paris financiers sur la croissance financiere sur papier basée sur des investisseurs futurs sûrs qui rétribuent les précédents investisseurs.

L'"échec de la SEC était totalement prévisible et systémique.Les régulateurs sont selectionnés parmi les régulés, dépendent d'eux et se référent à leurs jugments, leurs affirmations et audits. Ils sont structurés de façon à rater les "signes" et à empêcher "trop de régulation" de leurs supérieurs financiers. Madoff a agi dans le milieu de Wal Street où tout passe, où l'impunité pour des megas subventionnemernts pour des mégas escrocs est la norme. En tant qu'escroc individuel, il a escroqué certains de ses plus importants compétiteurs institutionnels à Wall Street. La totalité du système de récompense et de prestige bénéficie à ceux qui sont les meilleurs à trafiquer les livres de comptes, à couvrir les traces écrites des fraudes, et qui ont des victimes consentantes les suppliant de se faire arnaquer. Quel Mensch, ce Madoff !

En l'espace de quelques jours, un individu, Bernard Madoff, a porté un coup plus gros au capitalisme de la finance mondiale, à Wall Street et au Lobby US Sioniste/ Agenda Israël d'Abord, que celui porté par toute la gauche US et européenne réunies ce dernier siècle ! Il a mieux réussi à réduire les vastes disparités à New York que tous les gouverneurs reformistes et traditionnels democrates et républicains, les maires, blancs, noirs, chrétiens, juifs, ces deux derniers siècles.

Certains théoriciens de la conspiration d'extrême droite affirment que Bernie est un agent secret islamopalestinien (du Hamas) qui a agi délibéremment pour saper la base financière de l'état d'Israël et de ses fondations et souteneurs, les plus généreux, puissants, et influents aux US. D'autres affirment que c'est un Marxiste de l'ombre, qui escroque avec beaucoup de prudence afin de discréditer Wall Street et de faire passer des milliards à des organisations clandestines radicales- après tout... qui sait où sont passés les milliards perdus ? Contrairement aux experts gauchistes, bloggers et marcheurs protestataires, dont les ferventes activités publiques n'ont eu aucun effet sur les riches et puissants, Madoff a ciblé ses coups là où cela fait le plus mal : leurs megas comptes en banque, leur confiance dans le système capitaliste, leur estime de soi et, oui, même leur bien être cardiaque.

Cela veut-il dire que nous à gauche devrions former un Comité de Défense Bernie Madoff, et appeler à un subventionnement identique à celui que Paulson a institué pour ses potes de la Citybank ? Devrions nous proclamer : " egalité de subventionnement pour escrocs égaux ?" Devrions nous soutenir son départ (ou son droit au retour) en Israël pour éviter d'être jugé ? Suggerer une retraite israélienne pour Bernie risque d'être mal vue par beaucoup de ses victimes juives.

il n'y a aucune raison de dresser des barricades pour Bernard Madoff. Il suffit de reconnaître qu'il a rendu un service historique à la justice populaire par inadvertance, en sapant certains piliers financiers d'un système de classes foncièrement injuste.

Postscriptum


Est ce par pure admiration ou à cause de liens clandestins avec Madoff que notre actuel garde des sceaux, Michael Mukasey, se retire de l'enquête ? D'autres personnes tout aussi importantes et influentes sont presque certainement liées à l'affaire Madoff, et pas seulement des "victimes". On fait face à un sérieux cas 'D'Affaire d'Etat"... Personne ne peut croire qu'une seule personne ait pu de lui-même monter cette escroquerie d'une telle ampleur et durée. De même aucun enquêteur sérieux ne peut croire que les 50 milliards de dollars ont simplement "disparu" ou ont été mis de côté sur des comptes personnels.

20/12/08 James Petras

Introduction, Traduction, Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

James Petras, ancien professeur de sociologie à l'Université de Birghamto, à New York, est membre depuis cinquante ans de la lutte des classes, conseiller pour les sans terre et sans travail au Brézil et en Argentine. Il est co auteur de Globalization Unmasked (Zed Books). Petras a publié récemment le livre Zionism, Militarism and the Decline of US Power (Clarity Press, 2008). Email: jpetras@binghamton.edu.

Article en anglais sur son site dissident voice :

Site ful-blows-for-social-justice/

* Système Ponzi

Ce système porte le nom d'un célèbre escroc américain, Charles Ponzi, un italien qui avait émigré aux Etats Unis en 1903. En moins de 15 ans il est devenu multimillionnaire en escroquant des milliers d'investisseurs crédules.

Il utilisait un système trés simple : il prenait l'argent des gens et leur promettait des retours sur investissements de 50% en 45 jours. Bien évidemment les placememnts de Ponzi n'avait pas un tel rendement. En fait il finançait le paiement de ses investisseurs en utilisant l'argent de nouveaux investisseurs attirés par la rumeur de gains mirobolents. Il eut un succés fou, avait recruté des dizaines d'agents pour travailler pour le compte de son "fond d'investissements". Non seulement Ponzi était devenu hyper riche, mais il était devenu le symbole de la réussite du bizness aux US.

Il est tombé à cause d'un négociant en meubles qui a poursuivi Ponzi parce qu'il n'avait pas reçu de pot de vin. Le manque de liquidités de Ponzi a fait surface, les soupçons d'escroquerie sont alors apparus. Il a été jugé deux fois, envoyé en prison une fois pour 5 ans et la deuxième fois pour 9 ans. Il s'est échappé et s'est réfugié en Floride où il a recommencé à exploiter son filon mais cette fois en se concentrant sur le foncier. De nouveau jugé et emprisonné il est mort sans le sou au Brézil où il s'était ensuite réfugié. Depuis toute escroquerie utilisant ce système de paiement des investisseurs anciens par le biais des investissements des nouveaux "pigeons" est appelé "système Ponzi". Il existe plusieurs "systèmes Ponzi" dont celui dit pyramidal où chaque investisseur profite de la fraude faite sur le suivant. Ce n'est pas le cas de Madoff qui était le seul gagnant de son système d'escroquerie à la Ponzi. Madoff a été dénoncé à la brigade financière par l'un de ses fils.
http://www.planetenonviolence.org/
Mercredi 24 Décembre 2008


Souriant, Madoff pourrait plaider la folie

Inquiétude juive entourant la crise financière et le scandale Madoff