jeudi 23 juillet 2009

Qu'est-ce que le judaïsme?





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"Auschwitz" peut être pris comme un nom paradigmatique pour l' "inachèvement" tragique de la modernité. (...) Auschwitz ridiculise toutes les prétentions de la modernité à la raison et au progrès. Après Auschwitz, il ne peut y avoir que le silence... la fin des 'Grands Récits' de la modernité...
(Cette perception de la Shoah comme un désastre sans précédent, comme un avilissement sans retour de la vie a été profondément influencé par la Dialectique négative de Theodor Adorno, un penseur juif de l'école de Francfort.)

"Si Auschwitz a été possible, c'est que Dieu n'existe pas"
Shmuel Trigano

« Dieu est effectivement mort à Auschwitz, en tout cas le Dieu de l'Occident gréco-chrétien... »
P. Lacoue, Labarthes



Extraits choisis de
De la reine Esther à l'AIPAC


...Bien que la judéité diffère du judaïsme, on n’en reste pas moins fondé à s’interroger sur ce qui la constitue, au juste : s’agit-il d’une nouvelle forme de religion, d’une idéologie de la religion, ou simplement d’un simple ‘état d’esprit’ ?
Si nous admettons que la judéité est bien une religion, il conviendra de poser les question suivantes : "Quel genre de religion est-ce là ?" ; "Quelles en sont les implications ?" ; "A quoi ses adeptes croient-ils ?"
S’il s’agit effectivement d’une religion, on est fondé à se demander s’il est possible d’en divorcer, tout comme il est possible d’abandonner le judaïsme, le christianisme, ou l’Islam, avec au minimum la même facilité
Si la judéité est une idéologie, alors les bonnes questions à poser sont les suivantes : "Quelle en est la finalité ?" ; "Détermine-t-elle un discours donné ?" ; "Ce discours est-il monolithique ?" ; "Dessine-t-il un nouvel ordre du monde ?" ; "Vise-t-il la paix, ou la violence ? " ; "Est-il le vecteur d’un message universel à destination de l’humanité, ou bien n’est-il qu’une énième manifestation de quelque précepte tribal ?"
Si la judéité est un état d’esprit, alors la question à poser est celle de savoir si cet état d’esprit est rationnel, ou irrationnel ? S’il ressortit à l’exprimable, ou bien plutôt à l’ineffable ?
A ce point de mon exposé, permettez-moi de suggérer de prendre en considération l’éventualité (peu probable) que la judéité soit une sorte d’hybride étrange, rassemblant toutes ces qualités à la fois [une religion + une idéologie + un état d’esprit]. (...)
La Religion de l’Holocauste
"Le philosophe - juif strictement orthodoxe - Yeshayahu Leibowitz m’a dit, un jour : "La religion juive est morte, voici de cela deux siècles. Aujourd’hui, plus rien n’unifie les juifs du monde entier, mis à part l’Holocauste." (cité par Uri Avnery).
Le philosophe Yeshayahu Leibowitz, ce professeur à l’Université Hébraïque de Jérusalem né Allemand, fut sans doute le premier auteur à suggérer l’idée que l’Holocauste avait acquis le statut de nouvelle religion juive.
L’"Holocauste" est bien plus qu’un récit historique : il contient, de fait, bien plus que ses éléments religieux fondamentaux.
Il a ses propres prêtres (Simon Wiesenthal, Elie Weisel, Deborah Lipstadt, etc.), ses prophètes (Shimon Peres, Benjamin Nethanyahu et ceux qui mettent en garde contre le judéocide iranien à venir), ses commandements et ses dogmes ("plus jamais ça" ; "les six millions", etc).
Il a ses rituels (journées commémoratives, pèlerinages à Auschwitz, etc.), ses autels et ses temples (Yad Vashem, Musée de l’Holocauste, et même, depuis peu : l’Onu !).
Comme si cela ne suffisait encore pas, la religion holocaustique est, de plus, perpétuée par un réseau économique massif et des infrastructures financières aux ramifications planétaires (c’est l’Industrie de l’Holocauste décrite par Norman Finkelstein).
Plus significativement, la religion holocaustique est suffisamment cohérente pour définir les nouveaux "antéchrists" (les Négationnistes) et elle est assez puissante pour pouvoir les persécuter (lois condamnant le négationnisme de l’Holocauste).
Des spécialistes critiques contestant la notion de "religion holocaustique" suggèrent que si la nouvelle religion émergente conserve bien des caractéristiques d’une religion organisée, elle n’invente toutefois pas de Dieu externe à montrer, à adorer ou à aimer. Je suis entièrement d’accord.
J’y insiste : la religion holocaustique incarne l’essence de la vision libérale démocratique du monde. Elle n’a d’autre fonction que de proposer une nouvelle forme de dévotion religieuse : elle a fait de l’amour de soi une croyance dogmatique, dans laquelle l’adepte observant ne fait que s’adorer lui-même.
Dans la nouvelle religion, c’est "le juif" qu’adorent les juifs. Il n’est nullement question d’autre chose que de "moi-même, myself, bibi" ; de ce moi, sujet d’une interminable souffrance / rédemption.
Cependant, bien des intellectuels juifs, tant en Israël qu’en dehors d’Israël, admettent l’observation faite par Leibowitz.
Parmi eux, mentionnons Marc Ellis, un éminent théologien juif, qui propose une plongée extrêmement révélatrice dans la dialectique de la nouvelle religion : "La théologie holocaustique", explique-t-il, "comporte trois thèmes qui sont entre eux dans une relation de tension dialectique : souffrance/pouvoir ; innocence/rédemption ; particularité/normalisation."
Bien que la religion holocaustique n’ait pas remplacé le judaïsme, elle a conféré à la judéité une signification nouvelle : elle instaure un narratif juif contemporain, situant le sujet juif dans un projet juif. Elle alloue au juif un rôle central au sein de son propre univers autocentré.
La "victime" et l’"innocent" sont en marche vers la "rédemption" et la "prise du pouvoir". Dieu est manifestement hors-jeu. Dieu a été viré ; il a échoué dans sa mission historique : il n’était pas là, quand il aurait fallu sauver les juifs. Dans la nouvelle religion, le juif devient le "nouveau Dieu ‘des juifs’" : il n’y est jamais question d’autre chose que de juifs se sauvant (et se rédimant) eux-mêmes.
L’adepte juif de la religion holocaustique idéalise la condition de son existence. Après quoi, il pose le cadre d’une future lutte pour sa reconnaissance.
Pour l’adepte sioniste de la nouvelle religion, les implications semblent relativement durables. Il n’a d’autre mission que de "schleper" l’entièreté de la juiverie mondiale vers Sion, au détriment du peuple palestinien indigène.
Pour le juif socialiste, le projet est un petit peu plus compliqué. Pour lui, la rédemption signifie, en effet, l’instauration d’un nouvel ordre mondial - à savoir un havre socialiste, un monde régi par la politique dogmatique de la classe laborieuse, dans lequel les juifs ne sont rien d’autre qu’une minorité parmi beaucoup d’autres.
Pour ses adeptes humanistes, la religion holocaustique signifie que les juifs doivent se placer au premier rang du combat contre le racisme, l’oppression et le mal, de manière générale.
Bien que cela semble prometteur, cela s’avère problématique, pour une raison évidente : dans l’ordre mondial actuel, c’est précisément Israël et l’Amérique qui se trouvent figurer au rang des principales puissances maléfiques oppressives ; attendre des juifs qu’ils se tiennent au premier rang du combat humaniste, cela revient à les faire se battre contre leurs frères et contre l’unique superpuissance qui les protège.
Il est toutefois particulièrement évident que les trois Eglises de l’Holocauste assignent bien aux juifs un projet majeur, non dénué d’implications planétaires.
***
Ainsi, nous le constatons, l’Holocauste joue le rôle d’interface idéologique. Il fournit un logos à ses adeptes. Au niveau de la conscience, il suggère une vision purement analytique du passé et du présent.
Mais il ne s’en tient pas là : il définit, aussi, le combat futur. Il brosse une vision d’un avenir juif. Néanmoins, par voie de conséquence, il remplit l’inconscient du sujet juif de l’anxiété par excellence : celle de la destruction de l’"ego". (...)
La politique de peur, inhérente au néoconservatisme, consiste essentiellement à enfermer le sujet dans le chiasme entre l’évidence quasi clinique d’armes de destruction massive et la peur indicible suscitée par la "terreur annoncée".
C’est ce lien même entre conscient et inconscient qui évoque la notion de réel chez Lacan. Le "réel" est ce qui ne peut être symbolisé, autrement dit : ce qui ne peut être exprimé au moyen de mots. Le réel, c’est l’"inexprimable", l’inaccessible. Pour reprendre l’expression de Zizek, "le réel est impossible" ; "le réel, c’est le trauma". C’est néanmoins ce trauma qui configure l’ordre symbolique. C’est ce trauma qui donne sa forme à notre réalité.
La religion holocaustique cadre impeccablement avec le modèle lacanien : son noyau spirituel est profondément enraciné dans le domaine de l’inexprimable et sa doctrine nous enseigne de voir dans toute chose une menace.(...)
Très curieusement, la religion holocaustique va bien au-delà du discours juif à usage interne. De fait, la nouvelle religion opère à la manière d’une mission ; elle dresse des oratoires en des contrées lointaines. Comme nous le constatons, cette religion émergente est d’ores et déjà en train de devenir un nouvel ordre mondial. C’est l’Holocauste qui est utilisé, désormais, en guise de prétexte pour vitrifier l’Iran.
A n’en pas douter, la religion juive sert le discours politique juif, tant de droite que de gauche, mais elle interpelle, tout aussi bien, les Goyim, en particulier ceux qui se sont rendus responsables de massacres impitoyables « au nom de la liberté ».
Dans une certaine mesure, nous sommes tous assujettis à cette religion ; certains parmi nous sont des adorateurs, d’autres sont simplement sous sa puissance. Très significativement, ceux qui nient l’Holocauste sont eux-mêmes en butte aux persécutions des grands prêtres de cette religion.
La religion holocaustique représente le "Réel" occidental : nous n’avons pas le droit d’y toucher, ni même de l’examiner de manière critique (d’une manière très semblable aux Israélites, auxquels il est permis de critiquer leur Dieu, mais auxquels il est interdit de jamais lui poser la moindre question). (...)
Les spécialistes qui s’adonnent à l’étude de la religion holocaustique (sa théologie, son idéologie et son historicité) s’intéressent principalement à ses formulations structurales, à ses significations, à sa rhétorique et à son interprétation historique.
Certains en étudient la dialectique théologique (Marc Ellis), d’autres en reformulent les commandements (Adi Ofir), d’autres en étudient l’évolution historique (Lenni Brenner), d’autres enfin en explorent la structure financière (Finkelstein).
De manière très frappante, la plupart des spécialistes qui étudient la question de l’Holocauste ont eu à se pencher sur une liste d’événements survenus entre 1933 et 1945.
La plupart des universitaires qui s’en chargent sont eux-mêmes des orthodoxes pratiquants.
Même s’ils peuvent se montrer parfois critiques sur différents aspects pris par l’exploitation de l’Holocauste, ils acceptent unanimement la véridicité du Judéocide Nazi, ses interprétations consensuelles et ses implications.
La plupart des spécialistes - sinon, tous - ne remettent aucunement en question le narratif sioniste - à savoir le judéocide nazi - et pourtant, ils sont nombreux à être critiques quant à la manière dont des institutions (tant juives que sionistes) se servent de l’Holocauste (à leurs fins propres).
Même si certains d’entre eux remettent en question les chiffres (Shraga Elam) et si d’autres contestent la validité de la mémoire (Ellis, Finkelstein), aucun ne s’aventure jusqu’au révisionnisme - aucun spécialiste de la religion holocaustique n’ose engager un dialogue avec les ainsi dits "négationnistes" afin de débattre de leur vision des événements ou d’une quelconque recherche révisionniste du même type.
Bien plus intéressant encore est le fait qu’aucun des spécialistes de la religion holocaustique n’a jugé bon de dépenser la moindre énergie à étudier le rôle joué par l’Holocauste à l’intérieur du continuum juif, lequel remonte très loin dans le passé.
Dorénavant, j’affirmerai que la religion holocaustique était déjà bien établie, bien longtemps avant la Solution Finale (1942), bien avant la Nuit de Cristal [Kristalnacht (1938)], bien avant les Lois de Nuremberg (1936), bien avant que la première loi anti-juive n’ait encore été édictée par l’Allemagne nazie, bien avant que le Congrès juif américain ait déclaré une guerre financière contre l’Allemagne nazie (1933), et même bien avant la naissance d’Hitler (1889).
Archétypes juifs
Dans un précédent article, j’ai défini la notion de "Syndrome de Stress Pré-Traumatique" [SSPT] [Pre-Traumatic Stress Disorder (Pre-TSD)] [7].
Dans ce syndrome, le stress résulte d’un épisode fantasmatique mis en scène dans le futur - événement qui n’a jamais eu lieu. Contrairement au Syndrome de Stress Post-Traumatique [SSPoT], dans lequel le stress intervient en réaction à un événement qui a eu (ou peut avoir eu) lieu dans le passé, dans l’état de SSPT, le stress résulte d’un événement potentiel, imaginaire.
Dans le SSPT, une illusion préempte les conditions dans lesquelles la fantasmagorie d’une terreur à venir modèle la réalité présente.
Apparemment, la dialectique de la peur domine l’existence juive, également, en temps que disposition mentale, depuis bien plus longtemps que nous sommes enclins à le reconnaître. Bien que la peur soit politiquement exploitée par les dirigeants ethniques juifs depuis les tous premiers jours de l’émancipation ; la dialectique de la peur est bien plus ancienne que l’histoire juive contemporaine.
De fait, c’est l’héritage du Tanach (la Bible hébraïque) qui sert à place le juif dans un état pré-traumatique. C’est la Bible hébraïque qui installe un cadre binaire d’Innocence/Souffrance et de Persécution/Conquête du pouvoir. Soyons plus spécifique : la peur du judéocide est intimement mêlée à l’esprit juif, ainsi qu’à la culture et à la littérature juives.
A ce point de mon développement, j’affirme que la religion holocaustique a été instaurée afin de faire des juifs des émules des anciens Israélites.
L’anthropologue américain Glenn Bowman, spécialiste de l’étude des identités exiliques, propose une vision cruciale du sujet de la peur et de sa contribution à la question de la politique identitaire.
"L’antagonisme", explique Bowman, "c’est fondamental au processus de fétichisation sous-jacent à l’identité, parce que l’on a précisément tendance à parler de qui on est, ou de ce que l’on est, précisément quand notre être même semble menacé. Alors, je commence à me dénommer moi-même comme telle ou telle personne, ou tel ou tel représentant d’une communauté imaginée, dès lors que quelque chose semble menacer ou rendre illicite l’être remplacé par le nom que je prononce. Les termes d’identité entrent dans l’usage précisément au moment où, pour une raison quelconque, on en vient à ressentir le fait que ces termes d’identité désignent un être ou une entité pour laquelle il faut se battre, afin de la défendre." [8]
En bref ; Bowman souligne que c’est la peur qui cristallise la notion d’identité. Cependant, une fois que la peur a atteint le stade d’un stress collectif pré-traumatique, l’identité se reforme d’elle-même.
Quant au peuple juif, c’est la Bible qui sert à l’installer dans un état de SSPT ; c’est, en effet, la Bible elle-même qui est à l’origine de la peur d’un judéocide.
***
De plus en plus nombreux, des spécialistes de la Bible commencent à en contester l’historicité.
Niels Lechme, dans "Les Cananéens et leur terre" [The Canaanites and Their Land], affirme que la Bible a été "écrite, en très grande partie, après l’Exil (des juifs) à Babylone" et que ces écrits remettent en forme (et, dans une large mesure, inventent purement et simplement) l’histoire israélite de façon à ce qu’elle reflète et réitère les expériences de ceux des juifs qui revenaient de leur exil babylonien."
Autrement dit, la Bible, écrite par des gens rentrant "à la maison", incorpore dans un récit historique une partie de l’idéologie exilique pure et dure.
Cela ressemble fortement aux premiers idéologues sionistes, qui voyaient dans l’assimilation des juifs une menace de mort ; "les communautés qui s’étaient rassemblées sous la direction des prêtres de Yahvé (à l’époque de l’exil babylonien) voyaient dans l’assimilation et l’apostasie non seulement une mort sociale pour eux-mêmes, en tant que juifs, mais même une tentative de déicide.
Ils résolurent d’affirmer une fidélité absolue et exclusive envers Yahvé, dont ils étaient certains qu’il les ramènerait sur les terres dont ils avaient été chassés.
La pureté du sang, prescrite en tant que moyen permettant de maintenir les frontières de la communauté nationale, interdit dès lors tout mariage mixte avec les communautés voisines des juifs.
Les juifs instaurèrent également une série de rituels exclusivistes qui avaient la vertu de les séparer de leurs voisins ; ces rituels comportaient non seulement un succédané de l’adoration dans le Temple, mais aussi un calendrier distinct, qui leur permettait de vivre rituellement dans un cadre temporel différent de celui des communautés avec lesquelles ils se partageaient l’espace.
Tous ces appareils diacritiques servirent à signaler les différences et à les entretenir, mais ils n’empêchaient nullement les juifs de commercer avec ces peuples - activité indispensable à leur survie parmi les Babyloniens." (...)
Si la judéité est bien, en effet, centrée sur une idéologie de survie collective d’émigrés, alors, ses adeptes devraient prospérer dans l’Exil. Toutefois, ce qui maintient l’identité collective juive, c’est la peur. (...)


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Le Livre d’Esther
Le Livre d’Esther est un récit biblique qui sert de fondement à la fête de Pourim, laquelle est probablement la plus joyeuse des festivités juives.
Ce livre relate une tentative de judéocide, mais il raconte aussi une histoire dans laquelle des juifs réussissent à modifier le sort qui leur est imparti. Dans ce livre, les juifs réussissent non seulement à se sauver, mais même à se venger.
Le récit se situe dans la troisième année du règne du roi Ahasuerus, l’Empereur de Perse étant généralement identifié à Xerxès [Cyrus] Premier.
C’est une intrigue de palais, avec un complot, une tentative de massacrer les juifs et une courageuse et très belle reine juive (Esther), qui réussit à sauver le peuple juif in extremis.
Dans cette histoire, le roi Ahasuerus est l’époux de Vashti, qu’il répudie après qu’elle eut refusé son exigence qu’il puisse la ‘visiter’ durant une fête. Esther a été sélectionnée parmi les candidates pour devenir la nouvelle épouse d’Ahasuerus.
Tandis que l’histoire se déroule, Haman, le premier ministre d’Ahasuerus, complote afin d’obtenir du roi qu’il massacre tous les juifs, sans savoir qu’Esther est en réalité une juive.
Dans l’histoire, Esther, en compagnie de son cousin Mordechaï [Mardochée], sauve la mise à son peuple.
Au péril de sa propre vie, Esther avertit en effet Ahasuerus du complot anti-juif ourdi par Haman. Haman et son fils sont pendus à la potence de cinquante places qu’il avait originellement fait ériger à l’intention du cousin d’Esther, Mordechaï.
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Pendaison de Haman arborant la croix gammée (1950)
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Saddam Hussein


Et, comme de fait, voilà notre Mordechaï qui prend la place d’Haman et devient le nouveau premier ministre... L’édit proclamé par Ahasuerus décrétant l’élimination des juifs ne peut être invalidé ; aussi Mordechaï édicte-t-il un autre décret, permettant aux juifs de s’armer et de tuer leurs ennemis -, ce dont ils s’acquittent avec joie et entrain.
La morale de cette histoire est très claire : si les juifs veulent survivre, ils ont intérêt à se trouver des infiltrés dans les arcanes du pouvoir.
Dès lors qu’on a Esther, Mordechaï et Pourim présents à l’esprit, l’Aipac et la notion de "pouvoir juif" semblent bien être l’incarnation d’une profonde idéologie culturelle et biblique.
Toutefois, c’est ici que se produit un renversement intéressant. Bien que cette histoire soit présentée comme un récit historique, la véridicité historique du Livre d’Esther est très largement remise en cause par la plupart des biblistes contemporains.
C’est dans une très large mesure l’absence de corroboration claire de l’un quelconque des détails de l’histoire relatée dans le Livre d’Esther par ce que l’on connaît de l’Histoire de la Perse à partir des sources classiques qui a conduit beaucoup de spécialistes à la conclusion que ce récit est en très grande partie (sinon totalement) fictionnel.
Autrement dit ; bien que la morale soit claire, le génocide prétendument envisagé est fictif.

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Apparemment, le Livre d’Esther installe ses adeptes dans un Syndrome de Stress Pré-Traumatique collectif ; d’une destruction imaginaire, il fait une idéologie de la survie.
Et, de fait, d’aucuns voient dans cette histoire une allégorie de juifs parfaitement assimilés, qui découvrent qu’ils sont en butte à l’antisémitisme, mais qui sont aussi en position de sauver leur peau, ainsi que celle de leurs coreligionnaires juifs.
Il peut être éclairant de conserver Bowman à l’esprit, en l’occurrence. Le Livre d’Esther a pour finalité de former l’identité exilique. Il sert à implanter le stress existentiel ; il introduit la religion de l’Holocauste ; il réunit les conditions qui feront de l’Holocauste une réalité.
De manière très intéressante, le Livre d’Esther (dans sa version hébraïque) est un des deux seuls livres de la Bible qui ne mentionnent jamais Dieu directement (l’autre étant le Cantique des Cantiques).
Dans le Livre d’Esther, ce sont les juifs qui croient en eux-mêmes, en leur propre pouvoir, en leur caractère unique, en leur sophistication, en leur propre aptitude à conspirer, à leur habileté à prendre le contrôle de royaumes entiers, à leur capacité à sauver leur peau par eux-mêmes.
Dans le Livre d’Esther, mis à part ces juifs qui croient en leur propre puissance, il n’est question que d’une seule chose : la prise du pouvoir.

De Pourim à Birkenau
Dans un article intitulé : "Une leçon (à tirer) de Pourim : Du lobbying, contre le génocide. Alors et maintenant" [10][A Purim Lesson : Lobbying Against Genocide, Then and Now], le Dr. Rafael Medoff partage avec ses lecteurs ce qu’il considère être la leçon transmise aux juifs en héritage par le Livre d’Esther.
Pour être plus précis, c’est l’art du lobbying qu’Esther et Mordechaï sont chargés de nous enseigner.
"La fête de Pourim", écrit Medoff, "célèbre l’effort couronné de succès de juifs éminents, dans la capitale de la Perse antique, afin d’empêcher un génocide contre le peuple juif."
Mais Medoff ne s’en tient pas là. Cet exercice de ce que d’aucuns appellent "le pouvoir juif" a été repris et mené à bien par des juifs émancipés contemporains : "Ce qui est peu connu, c’est qu’un effort de lobbying [cet terme anglo-saxon pourrait se traduire par "entrisme", ndt] comparable a eu lieu, à l’époque moderne - à Washington, District of Columbia. Et, ce, au plus fort de l’Holocauste".
Dans cet article, Medoff explore les similarités entre le lobbying déployé par Esther en Perse et le lobbying de ses frères contemporains à l’intérieur de l’administration de FDR [Franklin Delano Roosevelt], au plus fort de la Seconde guerre mondiale.
"L’Esther du Washington des années 1940 était Henry Morgenthau Junior", dit Medoff, "un riche juif assimilé d’ascendance allemande, qui (comme l’a plus tard raconté son propre fils) était particulièrement anxieux d’être bien considéré comme « Américain à 100 % ». Cachant sa judéité, Morghenthau s’éleva, progressivement, passant d’ami et conseiller de F.D. Roosevelt à Secrétaire d’Etat au Trésor public."
Manifestement, Medoff repéra tout aussi bien un moderne Mordechaï, "un jeune émissaire sioniste venu de Jérusalem, Peter Bergson (répondant au nom réel de Hillel Kook), lequel prit la tête d’une série de campagnes de protestation visant à pousser les Etats-Unis à sauver des juifs fuyant l’Allemagne hitlérienne. Les placards publiés de l’association de Bergson, publiés dans les journaux, ainsi que des manifestations publiques, suscitèrent la prise de conscience de l’Holocauste dans l’opinion publique - en particulier après qu’eut été organisée une marche de protestation de plus de quatre cents rabbins jusqu’au portail de la Maison Blanche, juste avant le Yom Kippour de 1943."
La lecture que Medoff fait du Livre d’Esther nous permet de former une idée très claire du code interne de la dynamique de survie du peuple juif, dans laquelle l’assimilée (Esther) et le juif observant (Mordechaï) assemblent leurs forces, en ayant à l’esprit des intérêts manifestement judéo-centrés.
Selon Medoff, les similarités sont particulièrement frappantes : "La pression de Mordechaï finit par convaincre Esther d’aller auprès du roi ; la pression qu’exercèrent sur Morgenthau ses assistants finirent par le convaincre d’aller trouver le président, armé d’un rapport explosif de dix-huit pages, qu’ils avaient délicatement intitulé : "Rapport au Secrétariat (de la présidence) concernant l’assentiment de l’actuel gouvernement (américain) au massacre des juifs".
Le Dr. Medoff est désormais prêt à tirer ses conclusions historiques : "Le lobbying d’Esther a été couronné de succès. Ahasuerus a annulé le décret de génocide (des juifs), et il a exécuté Haman et ses sbires. Le lobbying de Morgenthau a, lui aussi, réussi. Une résolution du Congrès (à l’initiative de Bergson), appelant à une action de secours a promptement passé l’épreuve de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères - permettant à Morgenthau de dire à F. D. Roosevelt : "Vous avez intérêt à vous manier le train, sinon le Congrès des Etats-Unis le fera à votre place !". Dix mois avant le jour des élections, Roosevelt fit ce que voulait la résolution du Congrès : il publia un ordre exécutif créant le Bureau des Réfugiés de Guerre, une agence gouvernementale des Etats-Unis dont la finalité était de sauver des réfugiés ayant fui Hitler."
Il est absolument clair que Medoff voit dans le Livre d’Esther un guide général en vue d’un avenir juif florissant. Medoff conclut son article ainsi : "L’affirmation que rien n’eût été possible afin d’aider les juifs européens avait été démolie par des juifs s’étant débarrassés de leurs peurs et ayant pris la parole pour leur peuple - tant dans la Perse antique que dans la Washington contemporaine".
Autrement dit, les juifs sont capables de se démerder par eux-mêmes ; ils en sont capables, et ils doivent le faire. C’est là, de fait, la morale du Livre d’Esther, et aussi celle de la religion de l’Holocauste.
Mais la question de savoir ce que les juifs sont censés faire par eux-mêmes, demeure, de fait, sans réponse. Les Néocons sont partisans d’entraîner l’Amérique et l’ensemble de l’Occident dans une guerre sans fin contre l’Islam. Emmanuel Levinas, au contraire, pense que les juifs devraient se placer à l’avant-garde du combat contre l’oppression et l’injustice.
De fait, la conquête du pouvoir par les juifs n’est qu’une réponse, parmi bien d’autres réponses possibles. Pourtant, c’est là une réponse très radicale, pour ne pas dire dangereuse.
Cette réponse est particulièrement dangereuse, dès lors que le Comité juif américain [AJC - American Jewish Committee] se comporte en Mordechaï des temps modernes et s’engage publiquement dans un effort généralisé de lobbying en vue d’une guerre contre l’Iran.

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(...)

Bien que j’admette la complexité de la notion de judéité, j’ai tendance à accepter également la contribution de Leibowitz à cette question : l’Holocauste est la nouvelle religion juive.
Toutefois, dans le développement de cet article, j’ai pris la liberté d’étendre la notion d’Holocauste.
Plutôt que de référer principalement à la Shoah, c’est-à-dire au judéocide nazi, j’affirme ici que l’Holocauste est, de fait, gravé dans le discours juif et dans la mentalité juive.
L’Holocauste, c’est l’essence du syndrome de stress pré-traumatique juif, et il est antérieur à la Shoah.
Etre juif, c’est voir dans l’"autre" une menace, et non un frère.
Etre juif, c’est être constamment sur ses gardes.
Etre juif, c’est faire sien le message véhiculé par le Livre d’Esther ; c’est aspirer aux conjonctions les plus susceptibles d’influer sur l’hégémonie du moment.
Bref ; être juif, c’est collaborer avec le pouvoir en place.
(...)
Quelques mots, pour conclure, au sujet du sionisme
Dès lors que nous avons appris à voir dans la judéité une culture exilique, une incarnation de l’"altérité absolue", nous pouvons comprendre la judéité en tant que continuum collectif profondément ancré dans un fantasme d’horreur. La judéité, c’est la matérialisation d’une politique de la peur, sous la forme d’un agenda pragmatique.
La religion holocaustique n’a nul autre fondement et, en réalité, elle est aussi vieille que les juifs. (...)


Sur le procès de Nuremberg et la fête de Pourim : aller direct @1:03:20

http://www.balderexlibris.com/index.php?post/2012/04/13/Toaff-Ariel-Blood-Passover


[mr-fish-destruction.bmp]

ISRAELI NUCLEAR THREATS AND BLACKMAIL: The Samson Option Still Threatens the World



The phrase the “Samson Option” is used to describe Israel’s strategy of massive nuclear retaliation against “enemy” nations should its existence as a Jewish state be jeopardized through military attack. Israeli leaders created the term in the mid-1960s, inspired by the Biblical figure Samson, who destroyed a Philistine temple, killing himself and thousands of Philistine enemies.

 Michael Collins Piper, The Confessions of an Anti-Semite
(...)







introduction
Je crois que vous avez répondu à ma première question pendant la conférence…
Ne t’inquiète pas pour ça, pose la quand meme, je pourrais changer d’avis ! (rires)
Quand on observe la campagne médiatique de l’intelligentsia juive contre Dieudonné en France, on ne comprend pas bien où ils vont de cette façon. Leur comportement n’est pas très raisonnable, même d’un point de vue tribal (i.e. : “restons cachés pour faire nos affaires”).
Tu as lu mon livre, donc tu comprendras que ce que toi tu peux considérer comme “raisonnable” n’a pas grand chose à voir avec le raisonnement juif. Là où les traumatismes entraînent généralement un stress appelé “stress post-traumatique”, dans le cas des juifs, il s’agit de stress pré-traumatique. Les juifs sont bien souvent tourmentés par un fantasme de danger imminent et c’est ce fantasme qui façonne leurs actions. Par exemple, ils inventent le fantasme d’une menace nucléaire iranienne, ce fantasme de terreur va façonner leurs actions, ce qui finalement apportera peut être un désastre sur eux et sur nous tous. Par exemple, puisque les iraniens sont –pour une bonne raison– en état d’alerte, ils pourraient mal interpréter un mouvement dans l’espace aérien israélien ce qui les inciterait à réagir !
Curieusement, et c’est la première fois que j’en parle en public, quand vous regardez “La liste de Schindler” et que vous voyez la foule de juifs à l’écran discuter des chambres à gaz (“attention, on a entendu qu’il y a des chambres à gaz”), en tant que spectateur, vous êtes vous aussi terrifié par le concept. Lorsque les juifs sont envoyés aux douches, nous anticipons complètement un massacre de masse et c’est bien sûr le pic dramatique du film. Mais c’est en fait le produit d’un stress pré-traumatique. C’est un fantasme ! Puisque comme nous nous apprêtons à le découvrir, il n’y a pas de gaz, il s’agit de douches tout à fait ordinaires, dont seule de l’eau s’écoule.
Vous voulez dire, dans le film ?
Oui, je parle bien du film. Mais c’est un cas classique et il est surprenant que Spielberg ait décidé d’éclairer cet aspect de la psyché juive dans le cinéma. Spielberg est un personnage très intéressant. Prenons son film “ET” par exemple : c’est tout simplement l’histoire d’un juif qui est sorti du ghetto, qui a eu des problèmes mais qui finalement s’est lié d’amitié avec des goyims. Cela dit, il veut tout de même rentrer chez lui, dans le ghetto ! Mais pour l’instant, il est avec tous ces goyims qui l’aiment, chose qui n’est sans doute jamais arrivé à Spielberg lui-même (rires).
Habituellement –pas en Israël évidemment mais en Europe cette intelligentsia essaie de nous manipuler, comme vous dites “par la tromperie” (“by way of deception”, la devise du Mossad), prétendant être constituée de citoyens comme les autres. Et pourtant dans le cas de Dieudonné, ils révèlent leur stratégie et leur pouvoir politique au grand jour. Où cela va-t-il les mener ?
J’ai un grand respect pour Dieudonné et je pense que c’est réciproque. En fait, cette histoire a été l’emblème de la politique identitaire juive. Ils ressassent en permanence “the personal is political” (“ce qui est personnel est politique”), alors Dieudonné a répondu “oh, très bien, dans ce cas puisque je suis noir, ma politique sera noire, je vais m’intéresser à des questions qui touchent les noirs comme la discrimination ou l’esclavage et je vais moins m’intéresser à votre truc, la Shoah, ça c’est votre truc à vous”. Mais apparemment, “ce qui est personnel est politique” si et seulement si vous n’amoindrissez ou n’éclipsez pas la souffrance juive. Parce que la souffrance juive est LE sujet principal et l’Holocauste en est la nouvelle religion, une religion épouvantable.
Dans le christianisme par exemple, il s’agit de propager la bonté ; l’Islam parle de la paix (“Salaam”), de se trouver soi-même. La religion de l’Holocauste par contre, prône la vengeance. Un philosophe israélien d’envergure – feu Yeshayahu Leibowitz- disait que les juifs croyaient en beaucoup de choses… Ils croient dans le judaïsme, ils croient en Bouddha ; vous avez des “juifs pour ceci”, des “juifs pour cela” et des “juifs pour les palestiniens”, mais tous sans exception croient à l’Holocauste. L’Holocauste est la nouvelle religion juive, c’est un problème qui leur appartient. Mais quand ils vous demandent à vous, peuple français, de faire de l’Holocauste votre nouvelle religion, cela interfère avec votre système de valeurs occidental.
israel-inttelligentsia
Avez vous lu quelques-uns des nombreux auteurs français qui ont proposé une lecture critique de la question juive, comme Proudhon, Toussenel, Drumont ou Sorel ?
J’ai lu Georges Sorel oui, il est très intéressant !
Saviez vous qu’il était judéophile au départ par opposition au cléricalisme chrétien avant de devenir clairement antisémite après les conséquences de l’Affaire Dreyfus ? Il est aujourd’hui uniquement étiqueté comme tel.
D’abord, ça n’est pas très difficile d’être étiqueté comme antisémite. Il suffit de dire la vérité ! Vous savez, les antisémites sont tout simplement des gens “brutalement honnêtes”, la plupart du temps d’origine juive ! (rires)(...)
Cette façon de voir les choses est très américaine : chaque communauté œuvrant pour ses propres droits. En France, on nous enseigne que la solution réside dans l’universalisme et que nous ne devrions pas penser en termes de communautés. Pourtant nous avons des communautés, dont certaines extrêmement puissante, comme le CRIF dont vous parliez durant la conférence. En dehors de cette communauté spécifique, nous devrions être universalistes et anti-communautaristes. Nous ne pouvons pas ici nous organiser en communauté comme aux USA. Même le patriotisme et le nationalisme sont considérés comme quelque chose de mauvais.
Bien sûr, et c’est exactement le problème. Si on vous autorise à célébrer votre racisme juif en France, chaque autre groupe devrait pouvoir en faire de même, et c’est en effet un défi pour la société française, mais jusqu’ici sous la dictature du CRIF, vous ne pouvez pas le relever.
Vous avez parlé du politiquement correct. Pensez vous que tout ce qui est interdit par ce politiquement correct, comme l’étude du fascisme ou de la deuxième guerre mondiale dans tous ses aspects pourrait mener à la solution ?
Je pense qu’éliminer le politiquement correct et démanteler le pouvoir des gens qui imposent cette dictature et cette frustration formelle est la solution. Quel en sera le résultat ? Je ne suis pas un prophète. Je crois en l’humanité. Je crois dans la beauté de l’humanité. Je crois que dans le monde dans lequel je suis né, avant la domination juive et le politiquement correct de gauche –ce qui est en fait est la même chose (la gauche est juive par procuration) – nous avions de la grande musique, de la grande poésie, une grande pensée, de grands défis. C’était un monde dans lequel nous pensions que le système politique était le miroir de notre condition humaine.
Mais maintenant nous sommes réduits à l’état de consommateurs et le système politique n’a pour rôle que de faciliter la consommation. Le politiquement correct est le véhicule qui facilite ce désastre. Donc peu importe si le résultat de tout cela nous amène à regarder de plus près l’histoire de la seconde guerre mondiale, cela me va à 100%. Et qui sait, peut être découvrirons nous que les juifs disent la vérité. Ce serait formidable ! Et alors je dirais : “vous savez quoi, je suis juif “ (rires).
Avez vous une opinion positive du révisionnisme ?
Non seulement j’en ai une opinion positive, mais surtout je soutiens que les seuls historiens sur cette planète sont des révisionnistes. L’Histoire, c’est la capacité à regarder le passé à mesure que nous nous éloignons et à réviser ce que nous pensons du passé tandis que nous avançons. C’est le vrai sens de l’Histoire en tant que discipline des sciences sociales.
Avez vous déjà lu certains des livres de Christopher Lasch ? C’est un penseur américain qui a écrit au sujet de la révolte des élites contre le peuple, comparant l’élite occidentale à des pharisiens rêvant d’une terre promise. En France, c’est suffisant pour être taxé d’antisémitisme !
Intéressant. Je ne l’ai pas lu. J’essaie de lire beaucoup mais malheureusement je ne peux pas tout lire. J’adore être en France, j’y rencontre beaucoup de gens qui sont très intelligents et stimulants.
Vous n’êtes évidemment pas un gauchiste, je pense que nous l’avons tous compris, mais vous n’êtes pas de droite non plus. Êtes vous anarchiste ?
Non, c’est plus simple : je crois que la dichotomie gauche/droite est obsolète. Je suis un penseur post-politique et je m’intéresse à l’émergence de la conscience éthique. Et je crois que l’Occident a connu un grand moment d’inspiration lorsqu’il était éclairé par Athènes. Aujourd’hui, il est envahi par Jérusalem et c’est pourquoi nous devons restaurer Athènes.
Vous parlez de la démocratie originelle d’Athènes, avec le tirage au sort ?
Non, je ne parle même pas de démocratie. Je parle de la naissance de la culture polythéiste, avec beaucoup de reflets variés de nous-mêmes qui nous rappelaient qui nous étions, et je parle d’éthique. Jérusalem fonctionne avec un dieu ; oui/non, bon/mauvais, juif/goy, tout est dans l’opposition. Et plus important, à Jérusalem vous n’avez pas de conscience éthique. Vous avez 10 commandements : ne tue pas, ne bois pas, ne fais pas, ni ça, ni ça, ni ça… Les peuples éthiques n’ont pas besoin de 10 commandements. Ça, c’est Athènes.
Est-ce que vous votez encore ?
Je ne participe pas à la mascarade démocratique.
Vous avez eu une conversation avec Jacob Cohen dans un café français qui a été enregistrée. Je l’ai vue et je l’ai trouvée très intéressante parce que Jacob Cohen, qui se considère comme un juif anti-sioniste, avait l’air mal à l’aise en face de vous, comme pris dans ses contradictions.
Beaucoup de gens ont vu cette vidéo. Jacob Cohen est un type gentil. Quand il me parle, il est renvoyé à son tribalisme, mais ça n’est pas une mauvaise chose. C’est un type bien qui possède une belle âme, cette discussion avec moi a été stimulante pour lui. Il a des contradictions, c’est vrai, mais la contradiction est une bonne chose et nous devons apprendre des nôtres pour les dépasser. J’ai aussi des contradictions vous savez. Je parle de moi comme d’un “juif fièrement antisémite” (proud self-hating jew), et parfois comme d’un ex-juif. Vous voyez… je dois me décider, mais je ne le fais pas, je rebondis de droite à gauche.
Dans la même vidéo, vous dites que vous êtes en quelque sorte “sorti de la judéité” avant de vous reprendre et d’expliquer que non finalement, et qu’au vu du temps que vous consacriez à cette question, votre famille et même vos enfants seraient “dedans”. Comment pensez vous que vos enfants se considéreront ?
C’est une grande question. Ça n’est pas facile de grandir avec un penseur et un musicien et j’espère qu’ils seront heureux et c’est leur choix plein et entier. Même si mon fils décidait de devenir rabbin, je le laisserais faire. Mais je ne pense pas que cela va se produire (rires).
Parfois la radicalité de certains poussent leurs enfants à être radicaux dans l’opposition, donc cela pourrait arriver, non ?
Je ne pense pas être si radical. Et d’ailleurs, pendant cette conférence, j’ai parlé pour la première fois du génie juif. On dit souvent qu’ils dominent le monde, mais si nous avons un problème, ce n’est pas parce qu’ils sont stupides, c’est bien plutôt parce qu’ils sont intelligents. Admettons cela et essayons d’analyser ce phénomène, et le meilleur moyen d’y parvenir est de commencer à étudier la psychologie évolutionniste, ce que la gauche et les juifs ne nous autorisent pas à faire. Heidegger, comme de nombreux autres auteurs disait que ce que les juifs détestaient tant chez Hitler, c’était le reflet de ce qu’ils portaient en eux-mêmes. Otto Weininger a saisi cela 20 ans avant lui. Quand on déteste quelque chose chez l’autre, c’est généralement quelque chose qu’on déteste d’abord en soi. Weininger suggérait que c’était la raison pour laquelle tant d’antisémites étaient juifs : parce qu’ils voyaient dans les juifs ce qu’ils ne supportaient pas en eux.
Une critique suggérait que Bernard-Henri Lévy serait le produit de la pensée juive qui aurait implosée dans les plus hautes sphères de la bourgeoisie française. Cela vous semble-t-il pertinent ?
Je pense que c’est juste. Ce qu’il serait intéressant de comprendre c’est ce qui attire la bourgeoisie française dans l’intelligentsia juive.
Cela semble pertinent, d’autant plus que c’est lié à cette vision que vous défendez d’un sécularisme juif né à la veille du capitalisme moderne à l’époque de la révolution industrielle. Est-ce que la pensée juive et la judéité sont un meilleur logiciel pour la machine capitaliste, un logiciel plus performant, plus efficace ?
C’est presque ça. Le capitalisme, du moins traditionnellement, est associé à la manufacture et à l’industrie. Comme nous le savons, les juifs ne s’intéressent pas à l’industrie. Les deux derniers siècles ont vu l’élite juive s’installer confortablement dans le domaine de l’argent, les centres financiers ainsi que dans les médias et la culture. D’une certaine manière, l’émergence de l’économie mondiale de services alliée à l’effondrement de la manufacture dans le monde occidental n’est pas surprenante. L’élite montante est une communauté mondiale déconnectée de la vie rurale comme de toute forme de production. Elle est animée par des principes d’économie de marché et par la cupidité, comme Milton Friedmann le disait, l’économie de marché est très bonne pour les juifs.
J’ai lu un économiste français, Francis Delaisi, qui a écrit un livre en 1942 au sujet de l’économie et de la politique nazie, livre qui était introuvable avant qu’Alain Soral ne le réédite. Je trouve très intéressante sa théorie selon laquelle Hitler a refusé catégoriquement de remettre son pays sous la domination des banques de Wall Street (qui selon lui étaient tenues par les juifs) et que c’est pour cette raison que lui et ses compatriotes ont été anéantis. Certains français pensent aujourd’hui que la religion de l’Holocauste est un moyen d’empêcher quiconque de s’approcher de ces études en ramenant tout de manière hystérique à ce sujet.
Tout à fait. La Shoah est un instrument politique fructueux. Au nom du passé juif, on élimine l’avenir de la France et même celui de l’Occident.
De nombreux véritables socialistes, des socialistes originels comme Leroux ou Considerant utilisaient le mot “juif” pour incarner une métaphore du capitalisme débridé. De nos jours, la gauche a tendance à prétendre que c’était le fruit d’une époque antisémite, mais pour elle, l’histoire entière le serait. Qu’en pensez-vous ?
Je pense que la peur de l’antisémitisme va mener les juifs à des problèmes majeurs à une échelle mondiale. Le niveau de ressentiment ne fait qu’augmenter et le manque de critiques conduit à un sentiment d’impunité pour l’élite juive. C’est très dangereux.
Abraham Leon a publié en 1943 un livre intitulé “La Conception matérialiste de la question juive” dans lequel il déclarait que les juifs tendent à se comporter comme une classe, courant derrière des statuts élevés dans la bourgeoisie. Le sionisme serait la dernière étape d’un capitalisme commençant déjà à pourrir. Êtes vous d’accord avec lui ?
Abraham Leon fait simplement une sympathique tentative intellectuelle juive comme il y en a d’autres pour expliquer l’anormalité culturelle et sociale juive, voilà le piège. Les juifs ne sont pas une classe, un peuple, une race, un culte, une ethnie, une nationalité ou les gens les plus intelligents sur cette planète, mais en même temps ils peuvent être n’importe quoi parmi cela ou tout cela à la fois. La judéité est une culture d’exil, hautement adaptable. Ce seul fait explique chaque aspect de la politique, de la culture et même du talent juifs.
Est-il juste de dire que le judaïsme d’Europe de l’Est était une tentative pour certains juifs d’échapper aux coutumes communautaires et de faire valoir de nouveaux droits dans leurs relations aux autres, une tentative de se réaliser uniquement par l’abstraction au lieu d’utiliser leur plein potentiel (physique, social, etc.) ? Il semble que le judaïsme en Europe de l’Est a longtemps été un moyen pour quelques personnes de dominer des communautés soustraites au fait social (i.e. ghettoïsées) mais aussi de dominer d’autres peuples par leurs élites selon Israel Shahak. Pourrions nous dire que leur conversion à cette religion particulière était un moyen parfait de satisfaire l’appétit de prédation de ces gens?
Il semblerait que vous mélangiez deux questions ici. Pour commencer, la conversion des Khazars au judaïsme n’a pas grand chose à voir avec la référence de Shahak aux juifs devenant plus tard l’instrument de l’oppression au service de l’élite d’Europe de l’Est.
Les Khazars se sont convertis au judaïsme en raison des conditions géopolitiques spécifiques au IXème siècle. Les juifs sont devenus une classe oppressive dans l’Est suite à leur libération qui leur a permis de se mettre au service des propriétaires terriens et de l’aristocratie locale. Shahak soutient que ce rôle et cette affinité unique avec le pouvoir sont inhérents à la culture juive, compatibles avec le Talmud. Cela ne fait aucun doute que Shahak a raison et l’histoire juive démontre cette affinité avec le pouvoir à différents endroits et à différentes époques.
Que pensez-vous du Hezbollah en tant que mouvement de résistance au sionisme ? En France, il est impossible d’utiliser leur nom si ce n’est pour le condamner.
C’est une belle chose. Une authentique force de libération. Il serait intéressant d’étudier leurs bases culturelles et de découvrir pourquoi le Hezbollah a réussi là où le Hamas et les Frères Musulmans ont échoué.
Selon vous, l’Europe devrait revenir à Athènes et oublier Jérusalem. Pourtant les deux nous ramènent à l’esclavage sous une forme (physique) ou une autre (dette). Ne serait-il pas temps pour nous de penser moins à la conscience éthique mais plutôt de rendre aux gens leur bon sens, leur sens commun (comme Orwell l’appelait, la décence ordinaire, c’est à dire une perception ordinaire et spontanée de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas) ?
N’est ce pas exactement cela, la vergogne ? Qui décide ce qui est bon pour les gens, le Guardian de Sion ? L’Observateur de Judée ou devrions-nous simplement l’appeler Big Brother ? Je crois qu’Athènes, par principe, permet aux gens de penser indépendamment et de façon éthique. Ça va bien au delà de la Torah et des commandements.
athenes-jerusalem
Nous cherchons la réponse à cette prochaine question depuis très longtemps. L’Histoire juive nous dit que les juifs ont été persécutés depuis la nuit des temps parce que personne ne les aimait. Mais après la chute de l’Empire Romain, le soi-disant Moyen-Âge était une ère profondément enracinée dans laquelle les gens étaient interconnectés à travers des communautés organiques, du respect, parfois peut être des guerres mais tout de même, des liens réels. A cette époque, il est bien connu que les juifs étaient considérés comme des gens vicieux, nos professeurs d’histoire nous enseignent que ceci a été inventé par l’Eglise. A travers toutes mes recherches, j’ai trouvé des procès, des controverses qui étaient remplies d’accusations spécifiques, pas seulement d’injures. Comment peut-on nous dire aujourd’hui sans l’ombre d’un doute que toutes ces accusations étaient fausses quand, étonnamment, les romains, les européens de l’Est, les Goths et d’autres ont rapporté les mêmes choses au sujet des juifs à travers l’Histoire ?
L’Histoire se présente comme une tentative de raconter le passé, mais en pratique c’est une chronique de dissimulations de notre honte. À travers cette chronique de la honte nous apprenons ce qui pouvait embarrasser les gens à différentes époques. Les juifs ont un grave dilemme à cet égard. D’un côté, ils adoreraient être traités en victimes suprêmes, mais alors, si tout le monde les déteste tout autant cela pourrait suggérer que quelque chose ne va pas. En tant que révisionniste je suis là pour suggérer qu’à travers le présent nous pouvons saisir le passé. A travers notre rencontre avec BHL, Israël, le CRIF, nous saisissons le passé. Si les juifs veulent changer leur passé ils feraient bien de faire disparaître leurs lobbies bellicistes.
Être si radical peut causer des problèmes. Avez-vous subi des menaces ?
Je ne suis pas si radical !
Vous l’êtes. J’ai regardé “American Radical” de Norman Finkelstein, j’ai beaucoup de respect pour lui, mais s’il y a un radical, c’est vous.
(...)