lundi 20 juillet 2009

Simon Wiesenthal: secte, mensonges et photos "améliorées"







One of Wiesenthal's better-known fakes is the following drawing, supposedly showing Jewish prisoners being executed by the Germans.
As it turned out, however, Wiesenthal traced the drawing from the following photos, which appeared in a magazine showing Germans shooting GERMAN DESERTERS!




Simon Wiesenthal, famed for his pursuit of justice, caught fewer war criminals than he claimed and fabricated much of his own Holocaust story

"...truth was a relatively elastic concept...Whenever he is so specific, however, he is usually lying"

EXCERPT: "Frogmarched to prison, they were put in a line of some 40 other Jews in a courtyard. Ukrainian auxiliary police started shooting each man in the neck, working their way down the line towards Wiesenthal. He was saved by a peal of church bells signifying evening mass. Incredibly, the Ukrainians halted their execution to go to worship....The story of this sensational escape — one of the most famous of Wiesenthal’s war and one that has helped to establish the notion of his divine mission — is in all likelihood a complete fabrication."



Tags: Fake Smoke Photo, Simon Wiesenthal Center



Pris sur alterinfo.net, traduit par mounadil.blogspot.com:

Simon Wiesenthal ou le grand mensonge


Simon Wiesenthal, le grand chasseur de nazis n'était en réalité qu'un menteur. Ca, nous le savions déjà, mais la nouveauté c'est qu'aujourd'hui c'est un grand journal qui écorne sa légende.
L'auteur de l'article que je vous propose va très loin même si on sent qu'il en a encore sous la semelle comme on dit en jargon footballistique. Il ne peut en effet éviter de parler des aspects positifs de l'oeuvre de Wiesenthal comme si cette précaution était nécessaire pour que son entreprise d'éreintement du personnage puisse passer. Il n'empêche que sous l'humour anglais, on sent parfois percer un mépris indicible.
L'article est constitué d'extraits d'un livre que l'auteur vient de publier. Vivement une édition en français!
Simon Wiesenthal, célèbre pour sa quête de justice, a capturé moins de criminels de guerre qu’il ne l’a affirmé et a inventé une bonne partie de son histoire pendant l’holocauste.
par Guy Walters, The Times (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Depuis le début des années 1960, le nom de Simon Wiesenthal est devenu
synonyme de chasse au Nazis. Son
statut est celui de saint laïque. Proposé à quatre reprises pour le prix Nobel de la paix, fait chevalier honoraire en Grande Bretagne, titulaire de la médaille présidentielle pour la liberté aux USA, de la Légion d’Honneur française et d’au moins 53 autres distinctions, il a été souvent crédité de quelque 1 100 ‘scalps’ de Nazis. On se souvient de lui surtout pour ses efforts pour pister Adolf Eichmann, un criminel de guerre des plus notoires.
Pourtant, sa réputation repose sur du sable. C’était un menteur – et un mauvais dans son genre. De la fin de la deuxième guerre mondiale à la fin de sa vie en 2005, il a menti de manière répétée sur sa traque supposée d’Eichmann ainsi que sur ses autres exploits en tant que chasseur de Nazis. Il concoctait aussi des histoires grotesques sur ses années de guerre et faisait des affirmations mensongères sur ses études universitaires. Il y a tant d’incohérences entre ses trois principaux mémoires autobiographiques et entre ces mémoires et des documents contemporains, qu’il est impossible de construire un récit fiable en se basant sur eux. Le peu de respect de Wiesenthal pour la vérité autorise à mettre en doute tout ce qu’il a jamais écrit ou fait.
Certains penseront que je suis trop sévère avec lui et que je cours le risque à titre professionnel de m’allier avec une vile bande de néo-nazis, de révisionnistes, de négateurs de l’holocauste et d’antisémites. Je me situe résolument à l’extérieur de ces positions sinistres et mon intention est de les écarter de la critique de Wiesenthal. Le personnage est important et complexe.
Si sa duplicité devait avoir un motif, elle était sans doute enracinée dans de bonnes intentions. Car ses mensonges ne sont pas les seules découvertes choquantes que j’ai pu faire en étudiant la fuite des criminels de guerre Nazis. J’ai constaté un manque de volonté politique de les pourchasser.
Beaucoup auraient pu être traduits en justice si les gouvernements avaient
voulu allouer même de faibles moyens à ce but.
C’est en partie grâce à Wiesenthal qu’on se souvient de l’holocauste et qu’il est bien documenté, et c’est peut-être son legs le plus important. Il a amené quelques Nazis devant la justice, mais certainement pas le nombre qu’il affichait et Eichmann n’en faisait pas du tout partie. La place manque cependant ici pour mon examen minutieux de ses prétentions en qualité de chasseur de Nazis. Je me limiterai à quelques épisodes célèbre savant et pendant la guerre qui sont au coeur du mythe Wiesenthal.
Il est né en 1908 à Buczacz en Galicie, possession à l’époque de l’empire austro-hongrois et désormais en Ukraine. Après la première guerre mondiale, Buczacz a changé maintes fois de mains, passant des Polonais aux Ukrainiens puis aux forces soviétiques. En 1920, Wiesenthal alors âgé de 11 ans avait été agressé à coups de sabre par un Ukrainien à cheval qui lui avait entaillé la cuisse jusqu’à l’os. Wiesenthal considérait la cicatrice comme une preuve parmi de nombreuses autres qu’il était protégé d’une mort violente par un “pouvoir invisible” qui voulait le garder en vie pour un dessein particulier.
Son milieu était idéal pour n’importe quel aspirant fabuliste. Comme beaucoup d’autres en Galicie, Wiesenthal avait passé son enfance baigné par le genre littéraire polonais du conte raconté en long et en large pendant les repas. Dans un endroit comme le Buczacz des années 1920, la vérité était un concept assez élastique. A 19 ans, il s’inscrit comme étudiant en architecture à l’université technique tchèque de Prague où il découvrit sa vocation de conteur et où il donna des one man show.es études se passaient moins bien. Même si la plupart de ses biographies – dont celle qui figure sur le site web du centre Simon Wiesenthal – indiquent qu’il a obtenu un diplôme, il n’a en fait pas terminé ses études. Certaines biographies affirment qu’il a obtenu un diplôme d’ingénieur architecte à l’école polytechnique de Lvov en Pologne, mais on ne trouve nulle trace de ses études là bas dans les archives publiques de Lvov et son nom est absent du registre polonaise d’avant-guerre des architectes et des ingénieurs en bâtiment.
Toute sa vie, il a prétendu frauduleusement avoir un diplôme; ses en-têtes de courriers le signalaient fièrement.
De même, il y a de grosses contradictions dans ses récits dramatiques de la seconde guerre mondiale. Il était à Lvov quand il tomba aux mains des Nazis en 1941. Il affirme que lui et un ami juif nommé Gross furent arêtes à 16h le dimanche 6 juillet, une des rares dates qui reste inchangées dans sa biographie toujours changeante. Chaque fois qu’il est si précis, cependant, il est généralement dans le mensonge.
Jetés en prison, ils furent mis dans une range de quelque 40 autres juifs dans une cour. La police auxiliaire ukrainienne commença à tire rune balle dans la nuque de chaque homme, progressant ainsi en direction de Wiesenthal. Il fut sauvé par le carillon d’une église appelant à la prière du soir. De manière incroyable, les Ukrainiens interrompirent leurs exécutions pour aller à la messe. Les survivants furent emmenés dans des cellules où Wiesenthal affirme s’être endormi. Il fut réveillé par un ami Ukrainien de la police auxiliaire qui le sauva, avec Gross, en leur disant de se faire passer pour des espions Russes. Ils furent interrogés avec brutalité – Wiesenthal perdit deux dents – mais furent libérés après avoir dû nettoyer le bureau du commandant.
Le récit de cette évasion sensationnelle – une des plus célèbres de Wiesenthal et qui a contribué à installer la notion de sa mission divine – est selon toutes probabilités complètement fabriquée. Il est certain que les Ukrainiens ont mené des pogroms brutaux à Lvov début juillet 1941 mais ils furent suivis d’une pause pour ne reprendre que le 25 juillet. Selon le témoignage que Wiesenthal a livré aux Américains qui enquêtèrent sur les crimes de guerre, il n’avait en fait été arrêté que le 13 juillet, parvenant à fuir grâce à un ‘pot de vin.’ En datant par la suite son arrestation le 6 juillet, son récit cadrait avec le calendrier des pogroms.
Vers la fin de l’année 1941, Wiesenthal se trouvait à Janowska, un camp de concentration près de Lvov. Charger de peindre des insignes Nazis sur les locomotives soviétiques, il se lia d’amitié avec Adolf Kohlrautz, l’inspecteur-chef de l’atelier, qui était secrètement oppose au nazisme. Le 20 avril 1943, Wiesenthal fut apparemment sélectionné à nouveau pour une exécution de masse. La SS de Janowska l’avait choisi parmi des juifs pour être fusillé pendant une célébration lugubre du 54ème anniversaire d’Hitler. Ils marchaient en silence vers une grande tranchée sablonneuse, de deux mètres de profondeur pour une longueur de 450 mètres. On pouvait y voir quelques cadavres. Contraints de se déshabiller, ils durent prendre en file indienne un corridor de barbelés appelé le tuyau pour être abattus un par un au bord de la tranchée.
Un coup de sifflet interrompit les tirs, suivi par un cri appelant “Wiesenthal!” Un homme de la SS nommé Koller approcha en courant et dit à Wiesenthal de le suivre. “Je titubais comme un homme ivre,” se souvenait Wiesenthal. “Koller me donna une paire de claques et me ramena à la réalité. Je marchais en sens inverse dans le tuyau, tout nu. Derrière moi, le bruit des tirs reprenait mais ils cessèrent bien avant que j’atteigne le camp.” De retour au camp; il retrouva un Kohlrautz rayonnant qui avait persuadé le commandant du camp qu’il était essentiel de garder Wiesenthal vivant pour peindre une affiche où figureraient un svastika et les mots “Nous remercions notre Führer.”
Selon Wiesenthal, le 2 octobre 1943 Kohlrautz l’avertit que le camp et ses prisonniers devaient bientôt être liquidés. L’Allemand lui donna, ainsi qu’à un ami, une autorisation pour se rendre dans une papeterie en ville, accompagnés d’un garde Ukrainien. Ils parvinrent à s’échapper par l’arrière-boutique tandis que le garde attendait devant.
Une fois encore, il semblait avoir trompé la mort de façon miraculeuse. Mais nous n’avons que sa parole. Selon Wiesenthal, Kohlrautz a été tué dans la bataille de Berlin en avril 1945. Il avait pourtant dit à un de ses biographes que Kohlrautz avait été tué sur le front russe en 1944. Et dans une déclaration sous serment faite en août 1945 sur les persécutions subies pendant la guerre, il omet complètement cette histoire. Dans ce document comme dans son témoignage devant les Américains en 1945, il mentionne Kohlrautz sans dire que cet Allemand lui avait sauvé la vie.
A partir de là, il est impossible d’établir une suite d’événements fiable dans le cours de la vie de Wiesenthal pendant la guerre. Avec au moins quatre versions très différentes de ses activités entre octobre 1943 et mi-1944 – y compris son rôle allégué en tant qu’officier résistant – d’importantes questions méritent d’être soulevées. Dans les années 1970 et 1980, certains,comme Bruno Kreisky, l’ancien chancelier Autrichien, ont accusé à plusieurs reprises Wiesenthal d’avoir collaboré avec la Gestapo. Les affirmations de Kreisky étaient étayées par des preuves non confirmées des gouvernements soviétique et polonais. Wiesenthal l’avait poursuivi en justice et gagné son procès.
Quelle que soit la vérité, en novembre 1944, Wiesenthal se trouvait à Gross-Rosen, un camp près de Wroclaw. Il a déclaré à Hella Pick, sa biographe, qu’il avait été forcé de travailler nu-pieds dans la carrière du camp et qu’il s’était rapidement aperçu que l’équipe de 100 prisonniers assignés à la brigade de travail fondait d’une personne par jour. Au bout de quelques jours, il acquit la certitude que son tour était proche. « Mon exécuteur était derrière moi,» se souvenait-il, prêt à me briser le crâne avec une pierre. Je m’étais retourné et l’homme, surpris, avait lâché sa pierre qui m’écrasa un doigt de pied. Je criais de douleur.»
La rapidité de la réaction de Wiesenthal ainsi que ses cris lui ont apparemment sauvé la vie car il y avait une sorte d’inspection ce jour là – il pensait que ce devait être la Croix Rouge – il fut donc expédié vers le centre de soins d’urgence. Son orteil fut amputé sans anesthésie tandis que deux hommes le maintenaient. Le lendemain, Wiesenthal disait avoir été à l’agonie.
“Le docteur revint et vit que j’avais une cloque pleine de pus sur la plante des pieds. Il l’incisa alors et la gangrène gicla à travers la pièce.”
Encore une fois, un des “miracles” de Wiesenthal est sujet à caution. Tout d’abord, cette histoire n'apparaît dans aucune autre biographie ou déclaration.
Ensuite, si la Croix Rouge procédait vraiment à une inspection ce jour là, alors les SS auraient interrompu temporairement les exécutions. Et de fait, la Croix Rouge n’était pas autorisée à se rendre dans les camps à ce moment là.
Enfin, les conséquences médicales semblent hautement improbables.
Peu après, selon le récit de Wiesenthal, il parvint à marcher pendant 200 kilomètres à l’ouest de Chemnitz après l’évacuation de Gross-Rosen. Marcher avec un pied gangrené et un orteil récemment amputé aurait du être infernal. En guise de chaussure, il avait la manche d’un vieux manteau enroulée autour de son pied avec un peu de fil de fer. Un manche à balai faisait office de canne. Sur 6000 prisonniers évacués à pied, seulement 4800 arrivèrent à Chemnitz. Avec son pied infecté, Wiesenthal eut la chance de figurer parmi eux.
De Chemnitz, les prisonniers aboutirent au camp de Mathausen près de Linz en Autriche. Wiesenthal arriva là bas dans la nuit glaciale du 15 février 1945.
Dans “Des assassins parmi nous,” il raconte comment lui et un autre prisonnier, Prince Radziwill, s’étaient soutenus mutuellement pour monter les derniers kilomètres jusqu’au camp. L’effort était trop difficile et ils s’effondrèrent dans la neige. Un homme de la SS tira un coup de feu qui atterrit entre eux.
Comme les deux hommes ne se relevaient pas, ils furent laissés pour morts par une température inférieure à zéro. Quand les camions arrivèrent pour ramasser ceux qui avaient péri pendant la marche, Wiesenthal et Radziwill, inconscients, furent jetés sur une pile de cadavres. Au crematorium [four crématoire], les prisonniers préposés au déchargement des corps réalisèrent qu’ils étaient vivants. Ils furent placés sous une douche froide [température > 0] pour les dégeler et Wiesenthal fut emmené au Bloc VI, “le bloc de la mort” pour les malades condamnés.
En 1961, interviewé pour les archives de Yad Vashem par le journaliste Israélien Haim Maas sur ses années de guerre, Wiesenthal indiquait que l’infection de son pied était à ce moment devenue bleu-vert et s’était étendue au genou. Il est resté étendu dans le bloc de la mort pendant trois mois jusqu’à la fin de la guerre. Trop faible pour sortir du lit, il prétend avoir survécu – incroyablement – avec 200 calories par jour, simplement avec le morceau de pain ou de saucisson qu'un ami Polonais lui faisait passer en douce.
Mathausen fut libéré le 5 mai 1945. Malgré son poids d’à peine 50 kilos,Wiesenthal s’était rué dehors pour accueillir les tanks américains. “Je ne sais pas comment j’ai réussi à me lever et à marcher. S’il était capable de marcher, c’est que sa jambe gravement infectée avait du être soignée les trois mois précédents, soit par amputation, soit par antibiotiques. Nous savons qu’il n’a pas été amputé et que le traitement par antibiotiques n’était pas courant pour les malades Juifs dans les camps de concentration. Une fois encore, c’est comme si un miracle s’était produit.
La rapidité du rétablissement de Wiesenthal est si étonnante qu’on peut penser qu’il n’était pas aussi malade qu’il l’a prétendu. Vingt jours seulement après sa libération, il écrivait au commandant Américain du camp pour demander s’il pouvait être impliqué dans l’assistance aux autorités US chargées d’enquêter sur les crimes de guerre. Affirmant avoir séjourné dans 13 camps de concentration – il n'a en réalité été dans pas plus de six camps – Wiesenthal livra une liste de 91 noms de ceux qu’il sentait responsables de ces “souffrances incalculables.”
Selon la plupart des récits, Wiesenthal avait demandé s’il pouvait se joindre aux enquêteurs Américains sur les crimes de guerre, mais ils refusèrent, lui disant qu’il n’allait pas assez bien Après avoir pris un peu de poids, il revint à la charge et fut assigné à un capitaine avec qui Wiesenthal affirme avoir capturé son premier “scalp,” un garde SS geignard nommé Schmidt.
Il y en eut beaucoup d’autres dans les semaines qui suivirent,” écrira plus tard Wiesenthal. “Il était inutile d’aller loin. On butait pratiquement sur eux
en marchant.”
Un curriculum vitae rédigé après la guerre ne mentionne pas son travail pour les Américains mais cite son activité en tant que vice-président du Comité Central Juif à Linz, en zone d’occupation américaine. Sa tâche était de dresser des listes de survivants que d’autres survivants pourraient consulter pour la recherche de leurs proches.
Pendant au moins un an après la fin de la guerre, une autre tâche de Wiesenthal était d’exercer de fortes pressions pour ses coreligionnaires juifs; il devint président de l’Organisation Internationale des Camps de Concentration, qui siégeait à Paris. Il avait également noué des contacts avec le Brichah qui envoyait clandestinement des Juifs d’Europe vers la Palestine.
Ce n’est pas avant février 1947 qu’il créera l’organisation qui l’a rendu célèbre, le Centre de Documentation et d’Histoire Juives à Linz. Son but était de collationner des informations sur la solution finale en vue d’obtenir des poursuites contre des criminels de guerre. Wiesenthal affirmait l’avoir créé à cause de propos antisémites tenus par un officier Américain, ce qui l’amena à réaliser que les alliés ne pourchasseraient pas les nazis autant qu’il était nécessaire de le faire.
C’est triste, mais il avait raison. Lui et son équipe de 30 bénévoles ont circulé dans les camps de personnes déplacées rassemblant des preuves sur les atrocités auprès d’anciens prisonniers de camps de concentration. En tout, l’équipe de Wiesenthal a compilé 3 289 questionnaires, un exploit bien plus extraordinaire que tout ce que les alliés ont pu réussir.
Wiesenthal est mort en 2005 à l’âge de 96 ans et a été enterré en Israël. Les hommages et les panégyriques furent nombreux et excessifs, et à l’époque il aurait pu être mesquin de le diminuer devant les nombreux aspects positifs du rôle qu’il a joué. C’était fondamentalement un homme de spectacle et quand il a trouvé son rôle de leader mondial des chasseurs de nazis, il l’a bien joué. Comme c’est le cas avec de nombreux spectacles populaires, il était impossible pour les critiques de dire au public que le Grand Show Wiesenthal était à peine plus qu’une illusion. En fin de compte c’était une illusion montée pour une grande cause.



http://mounadil.blogspot.com/









-->
July 18, 2009

The head Nazi-hunter’s trail of lies

Simon Wiesenthal, famed for his pursuit of justice, caught fewer war criminals than he claimed and fabricated much of his own Holocaust story



--> --> --> --> --> -->

Cyla and Simon Wiesenthal

Cyla and Simon Wiesenthal

-->
Since the early 1960s Simon Wiesenthal’s name has become synonymous with Nazi hunting. His standing is that of a secular saint. Nominated four times for the Nobel peace prize, the recipient of a British honorary knighthood, the US Presidential Medal of Freedom, the French Légion d’honneur and at least 53 other distinctions, he was often credited with some 1,100 Nazi “scalps”. He is remembered, above all, for his efforts to track down Adolf Eichmann, one of the most notorious war criminals.
His reputation is built on sand, however. He was a liar — and a bad one at that. From the end of the second world war to the end of his life in 2005, he would lie repeatedly about his supposed hunt for Eichmann as well as his other Nazi-hunting exploits. He would also concoct outrageous stories about his war years and make false claims about his academic career. There are so many inconsistencies between his three main memoirs and between those memoirs and contemporaneous documents, that it is impossible to establish a reliable narrative from them. Wiesenthal’s scant regard for the truth makes it possible to doubt everything he ever wrote or said.
Some may feel I am too harsh on him and that I run a professional danger in seemingly allying myself with a vile host of neo-Nazis, revisionists, Holocaust deniers and anti-Semites. I belong firmly outside any of these squalid camps and it is my intention to wrestle criticism of Wiesenthal away from their clutches. His figure is a complex and important one. If there was a motive for his duplicity, it may well have been rooted in good intentions. For his untruths are not the only shocking discoveries I have made researching the escape of Nazi war criminals. I found a lack of political will for hunting them. Many could have been brought to justice had governments allocated even comparatively meagre resources to their pursuit.
It is partly thanks to Wiesenthal that the Holocaust has been remembered and properly recorded and this is perhaps his greatest legacy. He did bring some Nazis to justice; but it was in nothing like the quantity that is claimed and Eichmann was certainly not among them. There is no space here, however, for my forensic examination of his claims as a Nazi hunter. I will confine myself to some famous episodes before and during the war that are at the heart of the Wiesenthal myth.

He was born in 1908 in Buczacz, Galicia, then part of the Austro-Hungarian empire and now in Ukraine. After the first world war, Buczacz changed hands frequently between Poles, Ukrainians and Soviet forces. In 1920 the 11-year-old Wiesenthal was attacked with a sabre by a mounted Ukrainian who slashed his right thigh to the bone. Wiesenthal regarded the scar as part of a long line of evidence that he was protected from violent death by an “unseen power” that wanted him kept alive for a purpose.
His background was ideal for any aspiring fabulist. Like many from Galicia, Wiesenthal would have spent his childhood immersed in the Polish literary genre of tall stories told over the dinner table. In a place such as Buczacz in the 1920s, truth was a relatively elastic concept. At 19 he enrolled as an architectural student at the Czech Technical University in Prague, where he found his metier as a raconteur and appeared as a stand-up comedian.
His studies went less well. Although most biographies — including that on the Simon Wiesenthal Center’s website — say he graduated, he did not complete his degree. Some biographies say he gained a diploma as an architectural engineer at Lvov polytechnic in Poland, but the Lvov state archives have no record of his having studied there and his name is absent from Poland’s pre-war catalogue of architects and builders. He claimed fraudulently throughout his life that he did have a diploma; his letterheads proudly display it.
Similarly, there are large discrepancies in his dramatic stories of the second world war. He was in Lvov when it fell to the Nazis in 1941. He claimed he and a Jewish friend called Gross were arrested at 4pm on Sunday July 6, one of the few dates that remain constant in his ever-shifting life story. Whenever he is so specific, however, he is usually lying.
Frogmarched to prison, they were put in a line of some 40 other Jews in a courtyard. Ukrainian auxiliary police started shooting each man in the neck, working their way down the line towards Wiesenthal. He was saved by a peal of church bells signifying evening mass. Incredibly, the Ukrainians halted their execution to go to worship. The survivors were led to the cells, where Wiesenthal claims he fell asleep. He was woken by a Ukrainian friend in the auxiliary police who saved him and Gross by telling them to pretend they were Russian spies. They were brutally questioned — Wiesenthal lost two teeth — but were freed after cleaning the commandant’s office.
The story of this sensational escape — one of the most famous of Wiesenthal’s war and one that has helped to establish the notion of his divine mission — is in all likelihood a complete fabrication. Certainly the Ukrainians carried out brutal pogroms in Lvov in early July 1941; but there was then a pause and they did not start again until July 25. According to testimony Wiesenthal gave to American war crimes investigators after the war, he was actually arrested on July 13 and managed to escape “through a bribe”. By subsequently placing his arrest on July 6, his story fitted the timing of the pogroms.
By the end of the year Wiesenthal was in Janowska, a concentration camp outside Lvov. Given the task of painting Soviet railway engines with Nazi insignia, he made friends with Adolf Kohlrautz, the German senior inspector at the workshop, who was secretly anti-Nazi. On April 20, 1943, Wiesenthal was apparently selected for a mass execution again. The SS at Janowska picked him among some Jews to be shot in a grim celebration of Hitler’s 54th birthday. They silently walked towards a huge sandpit, 6ft deep and 1,500ft long. A few dead bodies were visible in it. Forced to undress, they were herded in single file down a barbed-wire corridor known as the hose to be shot one by one at the edge of the pit.
A whistle interrupted the gunshots, followed by a shout of “Wiesenthal!” An SS man called Koller ran forward and told Wiesenthal to follow him. “I staggered like a drunk,” Wiesenthal recalled. “Koller slapped my face twice and brought me back to earth. I was walking back through the hose, naked. Behind me, the sounds of shooting resumed but they were over long before I had reached the camp.” Back at the workshop he found a beaming Kohlrautz, who had convinced the camp commander it was essential to keep Wiesenthal alive to paint a poster that would feature a swastika and the words “We Thank Our Führer”.
On October 2, 1943, according to Wiesenthal, Kohlrautz warned him that the camp and its prisoners were shortly to be liquidated. The German gave him and a friend passes to visit a stationery shop in town, accompanied by a Ukrainian guard. They managed to escape out the back while the Ukrainian waited at the front.
Yet again he had seemingly cheated death in a miraculous fashion. But we only have his word for it. According to Wiesenthal, Kohlrautz was killed in the battle for Berlin in April 1945. He also told a biographer, however, that Kohlrautz was killed on the Russian front in 1944. And in an affidavit made in August 1954 about his wartime persecutions, he neglects to include the story at all. In both this document and in his testimony to the Americans in May 1945, he mentions Kohlrautz without saying the German saved his life.
From this point in Wiesenthal’s war it is impossible to establish a reliable train of events. With at least four wildly different accounts of his activities between October 1943 and the middle of 1944 — including his alleged role as a partisan officer — serious questions must be raised. Some, such as Bruno Kreisky, the former Austrian chancellor, repeatedly accused Wiesenthal in the 1970s and the 1980s of collaborating with the Gestapo. Kreisky’s claims were supported by unsubstantiated evidence from the Polish and Soviet governments. Wiesenthal took him to court and won.
Whatever the truth, by November 1944 Wiesenthal was in Gross-Rosen, a camp near Wroclaw. He told Hella Pick, his biographer, that he was forced to work barefoot in the camp quarry and soon learnt that the team of 100 prisoners assigned to the work kommando shrank by one each day. After a few days he felt sure his turn was about to come. “My executioner was behind me,” he recalled, “poised to smash my head with a rock. I turned around and the man, surprised, dropped his stone. It crushed my toe. I screamed.”

Wiesenthal’s quick reactions and yell apparently saved his life because there was some form of inspection that day — he thought it may have been by the Red Cross — and so he was stretchered away to the first-aid station. His toe was cut off without anaesthesia while two men held him still. The following day, Wiesenthal said, he was in agony. “The doctor came back and saw that I had a septic blister on the sole of my foot. So they cut it open and the gangrene spurted all over the room.”
Yet again, one of Wiesenthal’s “miracles” is open to doubt. First, the story appears in no other memoir or statement. Secondly, if the Red Cross really was inspecting Gross-Rosen that day, then the SS would have temporarily halted any executions. As it was, the Red Cross was not allowed access to concentration camps at that time. Thirdly, the medical consequences seem entirely implausible.
Soon afterwards, according to Wiesenthal’s account, he managed to walk 170 miles west to Chemnitz after Gross-Rosen was evacuated. Walking on a gangrenous foot with a recently amputated toe would have been hellish. Instead of a shoe, he had the sleeve of an old coat wrapped around his foot with some wire. For a walking stick he had a broomstick. Of the 6,000 prisoners who marched out, only 4,800 arrived in Chemnitz. With his infected foot, Wiesenthal was lucky to be among them.
From Chemnitz, the prisoners ended up at Mauthausen camp near Linz in Austria. Wiesenthal arrived there on the frozen night of February 15, 1945. In The Murderers Among Us, he tells how he and a fellow prisoner, Prince Radziwill, linked arms to make the last four miles uphill to the camp. The effort was too great and they collapsed in the snow. An SS man fired a shot that landed between them. As the two men did not get up, they were left for dead in the sub-zero temperature. When lorries arrived to collect those who had died on the march, the unconscious Wiesenthal and Radziwill were so frozen that they were thrown onto a pile of corpses. At the crematorium, however, the prisoners unloading them realised they were alive. They were given a cold shower to thaw out and Wiesenthal was taken to Block VI, the “death block” for the mortally ill.
In 1961, when Wiesenthal was interviewed for the Yad Vashem archive by the Israeli journalist Haim Maas about his war years, Wiesenthal mentioned that the infection from his foot had now turned blue-green and had spread right up to his knee. He lay in the death block for three months until the end of the war. Too weak to get out of bed, he claimed he survived — incredibly — on 200 calories a day, along with the occasional piece of bread or sausage smuggled to him by a friendly Pole.
Mauthausen was liberated on May 5, 1945. Despite weighing just 100lb, Wiesenthal struggled outside to greet the American tanks. “I don’t know how I managed to get up and walk,” he recalled. If he was able to walk, his severely infected leg must have been cured during the previous three months by either amputation or antibiotics. We know the former did not take place, and the latter was emphatically not a common treatment for ailing Jews in Nazi concentration camps. Once again, it appears as though a miracle had taken place.
The rapidity of Wiesenthal’s recovery is so astonishing that it is doubtful whether he was as ill as he claimed. Just 20 days after the liberation, he wrote to the US camp commander asking whether he could be involved in assisting the US authorities investigating war crimes. Claiming to have been in 13 concentration camps — he had in fact been in no more than six — Wiesenthal supplied a list of 91 names of those who he felt were responsible for “incalculable sufferings”.
According to most accounts, Wiesenthal asked if he could join the American war crimes investigators, but they refused, telling him he was not well enough. After he had gained some weight, he returned and was assigned to a captain with whom Wiesenthal claimed to have captured his first “scalp”, a snivelling SS guard called Schmidt. “There were many others in the weeks that followed,” Wiesenthal later wrote. “You didn’t have to go far. You almost stumbled over them.”
A curriculum vitae Wiesenthal completed after the war does not mention his work for the Americans but lists his occupation as the vice-chairman of the Jewish Central Committee for the US zone, based in Linz. Its task was to draw up lists of survivors that other survivors could consult in their hunt for relatives.
For at least a year after the war, Wiesenthal’s other task was to lobby hard for his fellow Jews; he became president of the Paris-based International Concentration Camp Organisation. He also forged contacts with the Brichah, which smuggled Jews out of Europe to Palestine.
It was not until February 1947 that he formed the organisation that would make him famous, the Jewish Historical Documentation Centre in Linz. Its aim was to collate information on the final solution with a view to securing the indictments of war criminals. Wiesenthal claimed to have started it because of an anti-Semitic remark made by an American officer, which made him realise that the allies would never hunt down the Nazis to the extent that was required.
Sadly, he was to be proved right. He and his band of 30 volunteers travelled around the displaced persons’ camps, collecting evidence on the atrocities from former concentration camp inmates. In all, Wiesenthal’s team compiled 3,289 questionnaires, which is a far more impressive feat than anything the allies achieved.
Wiesenthal died in 2005 at the age of 96 and was buried in Israel. The tributes and eulogies were many and fulsome and at the time it would have been churlish to have detracted from the many positive aspects of the role he played. He was at heart a showman and when he found a role as the world’s head Nazi hunter, he played it well. As with so many popular performances, it was impossible for the critics to tell the public that the Great Wiesenthal Show was little more than an illusion. Ultimately, it was an illusion mounted for a good cause.
© Guy Walters 2009

Extracted from Hunting Evil by Guy Walters, to be published by Transworld on July 30 at £18.99. Copies can be ordered for £17.09, including postage, from The Sunday Times BooksFirst on 0845 271 2135


herveryssen.net


Simon Wiesenthal, le chasseur de nazis, était un affabulateur. Cela, nous le savions déjà. Aujourd’hui, c’est un grand journal qui écorne sa légende. L’article est constitué d’extraits d’un livre que l’auteur vient de publier et dont ous attendons la traduction française.

“Simon Wiesenthal, célèbre pour sa quête de justice, a capturé moins de criminels de guerre qu’il ne l’a affirmé et a inventé une bonne partie de son histoire pendant l’holocauste.”par Guy Walters, The Times (UK), 19 juillet 2009.
Depuis le début des années 1960, le nom de Simon Wiesenthal est devenu synonyme de chasse au Nazis. Son statut est celui de saint laïque. Proposé à quatre reprises pour le prix Nobel de la paix, fait chevalier honoraire en Grande Bretagne, titulaire de la médaille présidentielle pour la liberté aux USA, de la Légion d’Honneur française et d’au moins 53 autres distinctions, il a été souvent crédité de quelque 1 100 ‘scalps’ de Nazis. On se souvient de lui surtout pour ses efforts pour pister Adolf Eichmann, un criminel de guerre des plus notoires.
Pourtant, sa réputation repose sur du sable. C’était un menteur – et un mauvais dans son genre. De la fin de la deuxième guerre mondiale à la fin de sa vie en 2005, il a menti de manière répétée sur sa traque supposée d’Eichmann ainsi que sur ses autres exploits en tant que chasseur de Nazis. Il concoctait aussi des histoires grotesques sur ses années de guerre et faisait des affirmations mensongères sur ses études universitaires. Il y a tant d’incohérences entre ses trois principaux mémoires autobiographiques et entre ces mémoires et des documents contemporains, qu’il est impossible de construire un récit fiable en se basant sur eux. Le peu de respect de Wiesenthal pour la vérité autorise à mettre en doute tout ce qu’il a jamais écrit ou fait.
Certains penseront que je suis trop sévère avec lui et que je cours le risque à titre professionnel de m’allier avec une vile bande de néo-nazis, de révisionnistes, de négateurs de l’holocauste et d’antisémites. Je me situe résolument à l’extérieur de ces positions sinistres et mon intention est de les écarter de la critique de Wiesenthal. Le personnage est important et complexe.
Il est né en 1908 à Buczacz en Galicie, possession à l’époque de l’empire austro-hongrois et désormais en Ukraine. Après la première guerre mondiale, Buczacz a changé maintes fois de mains, passant des Polonais aux Ukrainiens puis aux forces soviétiques. En 1920, Wiesenthal alors âgé de 11 ans avait été agressé à coups de sabre par un Ukrainien à cheval qui lui avait entaillé la cuisse jusqu’à l’os. Wiesenthal considérait la cicatrice comme une preuve parmi de nombreuses autres qu’il était protégé d’une mort violente par un “pouvoir invisible” qui voulait le garder en vie pour un dessein particulier.
Son milieu était idéal pour n’importe quel aspirant fabuliste. Comme beaucoup d’autres en Galicie, Wiesenthal avait passé son enfance baigné par le genre littéraire polonais du conte raconté en long et en large pendant les repas. Dans un endroit comme le Buczacz des années 1920, la vérité était un concept assez élastique. A 19 ans, il s’inscrit comme étudiant en architecture à l’université technique tchèque de Prague où il découvrit sa vocation de conteur et où il donna des one man show. [on reconnait ici le "batlen" ou "batchen" (prononcer à l'allemande "batrren"), que personnifie aussi si bien Elie Wiesel. Cf. Psychanalyse du judaïsme, ndle].
Ses études se passaient moins bien. Même si la plupart de ses biographies – dont celle qui figure sur le site web du centre Simon Wiesenthal – indiquent qu’il a obtenu un diplôme, il n’a en fait pas terminé ses études. Certaines biographies affirment qu’il a obtenu un diplôme d’ingénieur architecte à l’école polytechnique de Lvov en Pologne, mais on ne trouve nulle trace de ses études là bas dans les archives publiques de Lvov et son nom est absent du registre polonaise d’avant-guerre des architectes et des ingénieurs en bâtiment.
Toute sa vie, il a prétendu frauduleusement avoir un diplôme ; ses en-têtes de courriers le signalaient fièrement.
De même, il y a de grosses contradictions dans ses récits dramatiques de la seconde guerre mondiale. Il était à Lvov quand il tomba aux mains des Nazis en 1941. Il affirme que lui et un ami juif nommé Gross furent arêtes à 16h le dimanche 6 juillet, une des rares dates qui reste inchangées dans sa biographie toujours changeante. Chaque fois qu’il est si précis, cependant, il est généralement dans le mensonge.
Jetés en prison, ils furent mis dans une rangée de quelque 40 autres juifs dans une cour. La police auxiliaire ukrainienne commença à tirer une balle dans la nuque de chaque homme, progressant ainsi en direction de Wiesenthal. Il fut sauvé par le carillon d’une église appelant à la prière du soir. De manière incroyable, les Ukrainiens interrompirent leurs exécutions pour aller à la messe. [là encore, on peut comparer avec le récit d'Elie Wiesel, s'approchant de la fosse incandescante avec résignation, et tournant au dernier moment sous on ne sait quel prétexte : "incroyable" ! D'ailleurs, on n'y croit pas !!, ndle]
Les survivants furent emmenés dans des cellules où Wiesenthal affirme s’être endormi. Il fut réveillé par un ami Ukrainien de la police auxiliaire qui le sauva, avec Gross, en leur disant de se faire passer pour des espions Russes. Ils furent interrogés avec brutalité – Wiesenthal perdit deux dents – mais furent libérés après avoir dû nettoyer le bureau du commandant. [Martin Gray a été torturé beaucoup plus durement, mais lui aussi s'en est sorti ; c'est le principal. cf. Le Miroir du judaisme].
Le récit de cette évasion sensationnelle – une des plus célèbres de Wiesenthal et qui a contribué à installer la notion de sa mission divine – est selon toutes probabilités complètement fabriquée. Il est certain que les Ukrainiens ont mené des pogroms brutaux à Lvov début juillet 1941 mais ils furent suivis d’une pause pour ne reprendre que le 25 juillet. Selon le témoignage que Wiesenthal a livré aux Américains qui enquêtèrent sur les crimes de guerre, il n’avait en fait été arrêté que le 13 juillet, parvenant à fuir grâce à un ‘pot de vin.’ En datant par la suite son arrestation le 6 juillet, son récit cadrait avec le calendrier des pogroms.
Vers la fin de l’année 1941, Wiesenthal se trouvait à Janowska, un camp de concentration près de Lvov. Charger de peindre des insignes Nazis sur les locomotives soviétiques, il se lia d’amitié avec Adolf Kohlrautz, l’inspecteur-chef de l’atelier, qui était secrètement opposé au nazisme. Le 20 avril 1943, Wiesenthal fut apparemment sélectionné à nouveau pour une exécution de masse. La SS de Janowska l’avait choisi parmi des juifs pour être fusillé pendant une célébration lugubre du 54ème anniversaire d’Hitler. Ils marchaient en silence vers une grande tranchée sablonneuse, de deux mètres de profondeur pour une longueur de 450 mètres. On pouvait y voir quelques cadavres. Contraints de se déshabiller, ils durent prendre en file indienne un corridor de barbelés appelé le tuyau pour être abattus un par un au bord de la tranchée.
Un coup de sifflet interrompit les tirs, suivi par un cri appelant “Wiesenthal!” Un homme de la SS nommé Koller approcha en courant et dit à Wiesenthal de le suivre. “Je titubais comme un homme ivre,” se souvenait Wiesenthal. “Koller me donna une paire de claques et me ramena à la réalité. Je marchais en sens inverse dans le tuyau, tout nu. Derrière moi, le bruit des tirs reprenait mais ils cessèrent bien avant que j’atteigne le camp.” De retour au camp; il retrouva un Kohlrautz rayonnant qui avait persuadé le commandant du camp qu’il était essentiel de garder Wiesenthal vivant pour peindre une affiche où figureraient un svastika et les mots “Nous remercions notre Führer.” [Récit de type hollywoodien, que l'on retrouve à peu près partout ; typiquement juif ! ndle].
Selon Wiesenthal, le 2 octobre 1943 Kohlrautz l’avertit que le camp et ses prisonniers devaient bientôt être liquidés. L’Allemand lui donna, ainsi qu’à un ami, une autorisation pour se rendre dans une papeterie en ville, accompagnés d’un garde Ukrainien. Ils parvinrent à s’échapper par l’arrière-boutique tandis que le garde attendait devant.
Une fois encore, il semblait avoir trompé la mort de façon miraculeuse. Mais nous n’avons que sa parole. Selon Wiesenthal, Kohlrautz a été tué dans la bataille de Berlin en avril 1945. Il avait pourtant dit à un de ses biographes que Kohlrautz avait été tué sur le front russe en 1944. Et dans une déclaration sous serment faite en août 1945 sur les persécutions subies pendant la guerre, il omet complètement cette histoire. Dans ce document comme dans son témoignage devant les Américains en 1945, il mentionne Kohlrautz sans dire que cet Allemand lui avait sauvé la vie.
A partir de là, il est impossible d’établir une suite d’événements fiable dans le cours de la vie de Wiesenthal pendant la guerre. Avec au moins quatre versions très différentes de ses activités entre octobre 1943 et mi-1944 – y compris son rôle allégué en tant qu’officier résistant – d’importantes questions méritent d’être soulevées. Dans les années 1970 et 1980, certains,comme Bruno Kreisky, l’ancien chancelier Autrichien, ont accusé à plusieurs reprises Wiesenthal d’avoir collaboré avec la Gestapo. Les affirmations de Kreisky étaient étayées par des preuves non confirmées des gouvernements soviétique et polonais. Wiesenthal l’avait poursuivi en justice et gagné son procès.
Quelle que soit la vérité, en novembre 1944, Wiesenthal se trouvait à Gross-Rosen, un camp près de Wroclaw. Il a déclaré à Hella Pick, sa biographe, qu’il avait été forcé de travailler nu-pieds dans la carrière du camp et qu’il s’était rapidement aperçu que l’équipe de 100 prisonniers assignés à la brigade de travail fondait d’une personne par jour. Au bout de quelques jours, il acquit la certitude que son tour était proche. « Mon exécuteur était derrière moi,» se souvenait-il, prêt à me briser le crâne avec une pierre. Je m’étais retourné et l’homme, surpris, avait lâché sa pierre qui m’écrasa un doigt de pied. Je criais de douleur.» [Ne riez pas, c'est pas marrant !]
La rapidité de la réaction de Wiesenthal ainsi que ses cris lui ont apparemment sauvé la vie car il y avait une sorte d’inspection ce jour là – il pensait que ce devait être la Croix Rouge – il fut donc expédié vers le centre de soins d’urgence. Son orteil fut amputé sans anesthésie tandis que deux hommes le maintenaient. Le lendemain, Wiesenthal disait avoir été à l’agonie.
“Le docteur revint et vit que j’avais une cloque pleine de pus sur la plante des pieds. Il l’incisa alors et la gangrène gicla à travers la pièce.”
Encore une fois, un des “miracles” de Wiesenthal est sujet à caution. Tout d’abord, cette histoire n’apparaît dans aucune autre biographie ou déclaration. Ensuite, si la Croix Rouge procédait vraiment à une inspection ce jour là, alors les SS auraient interrompu temporairement les exécutions. Et de fait, la Croix Rouge n’était pas autorisée à se rendre dans les camps à ce moment là. Enfin, les conséquences médicales semblent hautement improbables.
Peu après, selon le récit de Wiesenthal, il parvint à marcher pendant 200 kilomètres à l’ouest de Chemnitz après l’évacuation de Gross-Rosen. Marcher avec un pied gangrené et un orteil récemment amputé aurait du être infernal. En guise de chaussure, il avait la manche d’un vieux manteau enroulée autour de son pied avec un peu de fil de fer. Un manche à balai faisait office de canne. Sur 6000 prisonniers évacués à pied, seulement 4800 arrivèrent à Chemnitz. Avec son pied infecté, Wiesenthal eut la chance de figurer parmi eux.
De Chemnitz, les prisonniers aboutirent au camp de Mathausen près de Linz en Autriche. Wiesenthal arriva là bas dans la nuit glaciale du 15 février 1945.
Dans “Des assassins parmi nous,” il raconte comment lui et un autre prisonnier, Prince Radziwill, s’étaient soutenus mutuellement pour monter les derniers kilomètres jusqu’au camp. L’effort était trop difficile et ils s’effondrèrent dans la neige. Un homme de la SS tira un coup de feu qui atterrit entre eux.
Comme les deux hommes ne se relevaient pas, ils furent laissés pour morts par une température inférieure à zéro. Quand les camions arrivèrent pour ramasser ceux qui avaient péri pendant la marche, Wiesenthal et Radziwill, inconscients, furent jetés sur une pile de cadavres. Au crematorium [four crématoire], les prisonniers préposés au déchargement des corps réalisèrent qu’ils étaient vivants. Ils furent placés sous une douche froide [température > 0] pour les dégeler et Wiesenthal fut emmené au Bloc VI, “le bloc de la mort” pour les malades condamnés. [Cf Le Miroir du judaïsme, ndle]
En 1961, interviewé pour les archives de Yad Vashem par le journaliste Israélien Haim Maas sur ses années de guerre, Wiesenthal indiquait que l’infection de son pied était à ce moment devenue bleu-vert et s’était étendue au genou. Il est resté étendu dans le bloc de la mort pendant trois mois jusqu’à la fin de la guerre. Trop faible pour sortir du lit, il prétend avoir survécu – incroyablement – avec 200 calories par jour, simplement avec le morceau de pain ou de saucisson qu’un ami Polonais lui faisait passer en douce.
Mathausen fut libéré le 5 mai 1945. Malgré son poids d’à peine 50 kilos,Wiesenthal s’était rué dehors pour accueillir les tanks américains. “Je ne sais pas comment j’ai réussi à me lever et à marcher. S’il était capable de marcher, c’est que sa jambe gravement infectée avait du être soignée les trois mois précédents, soit par amputation, soit par antibiotiques. Nous savons qu’il n’a pas été amputé et que le traitement par antibiotiques n’était pas courant pour les malades Juifs dans les camps de concentration. Une fois encore, c’est comme si un miracle s’était produit.
La rapidité du rétablissement de Wiesenthal est si étonnante qu’on peut penser qu’il n’était pas aussi malade qu’il l’a prétendu. Vingt jours seulement après sa libération, il écrivait au commandant Américain du camp pour demander s’il pouvait être impliqué dans l’assistance aux autorités US chargées d’enquêter sur les crimes de guerre. Affirmant avoir séjourné dans 13 camps de concentration – il n’a en réalité été dans pas plus de six camps – Wiesenthal livra une liste de 91 noms de ceux qu’il sentait responsables de ces “souffrances incalculables.”
Selon la plupart des récits, Wiesenthal avait demandé s’il pouvait se joindre aux enquêteurs Américains sur les crimes de guerre, mais ils refusèrent, lui disant qu’il n’allait pas assez bien Après avoir pris un peu de poids, il revint à la charge et fut assigné à un capitaine avec qui Wiesenthal affirme avoir capturé son premier “scalp,” un garde SS geignard nommé Schmidt.
Il y en eut beaucoup d’autres dans les semaines qui suivirent,” écrira plus tard Wiesenthal. “Il était inutile d’aller loin. On butait pratiquement sur eux en marchant.”
Un curriculum vitae rédigé après la guerre ne mentionne pas son travail pour les Américains mais cite son activité en tant que vice-président du Comité Central Juif à Linz, en zone d’occupation américaine. Sa tâche était de dresser des listes de survivants que d’autres survivants pourraient consulter pour la recherche de leurs proches.
Pendant au moins un an après la fin de la guerre, une autre tâche de Wiesenthal était d’exercer de fortes pressions pour ses coreligionnaires juifs; il devint président de l’Organisation Internationale des Camps de Concentration, qui siégeait à Paris. Il avait également noué des contacts avec le Brichah qui envoyait clandestinement des Juifs d’Europe vers la Palestine.
Ce n’est pas avant février 1947 qu’il créera l’organisation qui l’a rendu célèbre, le Centre de Documentation et d’Histoire Juives à Linz. Son but était de collationner des informations sur la solution finale en vue d’obtenir des poursuites contre des criminels de guerre. Wiesenthal affirmait l’avoir créé à cause de propos antisémites tenus par un officier Américain, ce qui l’amena à réaliser que les alliés ne pourchasseraient pas les nazis autant qu’il était nécessaire de le faire.
C’est triste, mais il avait raison. Lui et son équipe de 30 bénévoles ont circulé dans les camps de personnes déplacées rassemblant des preuves sur les atrocités auprès d’anciens prisonniers de camps de concentration. En tout, l’équipe de Wiesenthal a compilé 3 289 questionnaires, un exploit bien plus extraordinaire que tout ce que les alliés ont pu réussir.
Wiesenthal est mort en 2005 à l’âge de 96 ans et a été enterré en Israël. Les hommages et les panégyriques furent nombreux et excessifs, et à l’époque il aurait pu être mesquin de le diminuer devant les nombreux aspects positifs du rôle qu’il a joué. C’était fondamentalement un homme de spectacle et quand il a trouvé son rôle de leader mondial des chasseurs de nazis, il l’a bien joué. Comme c’est le cas avec de nombreux spectacles populaires, il était impossible pour les critiques de dire au public que le Grand Show Wiesenthal était à peine plus qu’une illusion. En fin de compte c’était une illusion montée pour une grande cause.



La traque de Wiesenthal | Le Devoir...il en profite aussi — et c'est peut-être l'aspect le plus intéressant de son livre — pour déboulonner la statue de «traqueur de nazis» que s'était édifiée lui-même Simon Wiesenthal (1908-2005). Walters montre que Wiesenthal s'est employé constamment à brouiller ou à réécrire sa propre histoire, souvent au plus grand mépris de la vérité.


Famous Nazi-hunter was a Mossad agent, new book reveals New documents from his estate show Simon Wiesenthal, the Holocaust survivor who dedicated his life to tracking down Nazi war criminals, was a Mossad agent.

Simon Wiesenthal: Israeli spy!

Simon Wiesenthal`s trail of lies

Simon Wiesenthal Was Mossad

The Wiesenthal Files: What the Documents Reveal about Simon Wiesenthal's Past

SIMON WIESENTHAL CENTER IS JUDGE, JURY, AND EXECUTIONER OF JOHN DEMJANUK"

VIDEO - Les vengeurs

The War Party - The Zionist Influence on NeoCon Foreign Policy(BBC)

Vendre la Guerre aux Américains - War Made Easy (V.F.)

FRONTLINE - Israel's Next War ? (PBS) They do not believe in peace talks. They do not want to share the land. They are well armed and are carrying out increasingly violent attacks, even targeting innocent civilians. They are members of Israel's militant far right, and they are threatening to become Israel's next big problem

Massacre at the Mosque - Baruch Goldstein's massacre at the Mosque of Jerusalem (Michael A. Hoffman II)

Vanunu et l'arsenal nucléaire secret d'Israel (BBC)

Le lobby d'Israel - The influence of AIPAC on US Foreign Policy (V.F.)

Inside Britain's Israel Lobby

Understanding Anti-Semitism: Why Do Some People Dislike Jews

The Persecution of Revisionists: The Holocaust Unveiled

Legal Repression in Germany-Germar Rudolf's Story

The Great Holocaust Trial : Ernst Zündel's 1st trial, Toronto, 1984/85

Jewish Supremacism Audiobook

A Holocaust Inquiry, by David Duke (chapt.12 from "Jewish Supremacism")