mercredi 18 août 2010

Le déni républicain de l'holocauste de la Vendée


La Révolution française




Lire l'avant propos: mémoire et mémoricide








La Révolution française et le génocide de la Vendée


Du système de dépopulation ou La vie et les crimes de Carrier : son procès, et celui du Comité révolutionnaire de Nantes... ([Reprod.]) / par Gracchus Babeuf -impr. de Franklin (Paris)-1794 Notice complète

Babeuf, Gracchus (1760-1797)


Remembering the Vendée, by Sophie Masson








Des tanneries de peau humaine...




Origines idéologiques du génocide vendéen, par Gracchus BABEUF (1760-1797) Chap.IV du livre « Du système de dépopulation ou la vie et les crimes de Carrier »

De la politique génocidaire de la 1re République française, par Gracchus BABEUF (1760-1797) Chapitre VII du livre « Du système de dépopulation ou la vie et les crimes de Carrier »

Les origines maçonniques de la “Statue de la Liberté”

Du silence des démocraties sur les camps de concentration soviétiques



“La royauté est anéantie, la noblesse et le clergé ont disparu, le règne de l’égalité commence”
Maximilien de Robespierre, Lettre à ses commettants n°1, le 30 septembre 1792


Voyez, par rapport au génocide de Vendée, les républicains parlent exactement comme les sionistes juifs d'aujourd'hui:

"Nous ferons un cimetière de la France, plutôt que de ne pas la régénérer
à notre manière
, et de manquer le but que nous nous sommes proposé."

Jean-Baptiste Carrier (1793)

“Righteous unite! Better destruction of the world than a wicked world!”
The Jewish Utopia, by Michael Higger, Ph. D., (1932)




À la mémoire des 8000 victimes du massacre de Savenay le 23 décembre 1793
À la mémoire des 250.000 victimes du génocide vendéen – 1793 – 1794


 

« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé »
Général Westermann, dans sa lettre à la Convention, au soir du 23 décembre 1793 où 8.000 Vendéens sans armes – dont 5.000 femmes et enfants – furent exterminés à Savenay. Sur ordre de la Convention, jusqu’en mai 1794 les « colonnes infernales » des généraux Turreau, Amey, Grignon, Westermann, Haxo, Debar, Duval, Bouqueret, Cordelier, Moulin, etc. massacrèrent en masse les populations et semèrent la terreur dans toute la Vendée.

« Un village brûlé terrorise plus que la vue de cent cadavres. Et mieux vaut les deux ! »
Général Westermann
« […] il n’y aurait moyen de ramener le calme dans ce pays [la Vendée] qu’en en faisant sortir tout ce qui n’est pas coupable ou acharné, en en exterminant le reste et en le repeuplant le plus tôt possible par des républicains »
Hentz et Francastel, commissaires de la République, dans leur rapport pour la Convention, le 15 vendémiaire an II. Première formulation du principe d’épuration ethnique dans l’Histoire moderne
« La mort d’un patriote est peu de chose quand il s’agit de l’ordre public ! »
Général Grignon, qui pose ici le problème des Vendéens républicains, et par la même occasion en donne la solution
« […] il avait même fait fusiller des municipalités entières, revêtues de leurs écharpes »
Mariteau, maire de Fontenay-le-Comte, à propos des exactions des colonnes républicaines du général Amey
« Que doit-on faire des enfants, des femmes, des suspects, des prisonniers ? »
Question du général Turreau à la Convention, le 17 janvier 1794
« Tue ! Tue ! Extermine les brigands jusqu’au dernier ! »
Réponse de la Convention sous la plume de Barère de Vieuzac (« l’Anacréon de la guillotine »)


La terreur révolutionnaire et sa mise en œuvre en Vendée
Terreur d’état : « Nous porterons la terreur jusqu’où elle peut aller » (Garat).
L’homme nouveau : « Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière » (Carrier)
Épuration ethnique : les révolutionnaires donnent volontiers dans la symbolique macabre : ils coupent le sexe des hommes pour s’en faire des boucles d’oreille et font exploser des cartouches dans le vagin des femmes
Création, à Noirmoutier, du premier camp d’extermination de l’histoire moderne
Premiers essais de gazage de masse : insuccès, dû au gaz employé et à l’absence de confinement adéquat
Première utilisation de fours crématoires : Essais peu concluants : il s’agissait de simples fours à pain de villages qui ne firent que quelques centaines de victimes. Plus efficace : l’utilisation des églises comme crématoires de grande capacité (Les-Lucs-sur-Boulogne, 563 villageois carbonisés)
Bonne communication : Quand les révolutionnaires ficellent de jeunes garçons et de jeunes filles, nus, par couple, avant de les précipiter dans la Loire (Bourganeuf, Nantes, 3000 noyades), il s’agit simplement de « mariages républicains »… Le terme « brigand » désigne tout Vendéen, insurgé ou républicain.
À Clisson, création d’ateliers de tannage de peau humaine - peau dont se vêtissent les officiers républicains – et d’extraction de graisse par carbonisation : les corps des villageois massacrés constituent la matière première.
Solution finale : à partir de mai 1793 : pour les Robespierre, Saint-Just, Danton, Barère, Marat, Lazare Carnot, Carrier et autres gentils camarades du Comité de Salut public, le projet à l’ordre du jour n’est plus la simple mise au pas d’une province rebelle ; il s’agit clairement de l’extermination des 815.000 habitants de la Vendée, hommes, femmes, enfants, et la confiscation ou l’anéantissement de leurs biens.

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« Il nous faut des Vendée ! »
Le camarade Trotski
« La justice ne doit pas supprimer la terreur, mais la fonder clairement »
Le camarade Lénine




J'ai trouvé très intéressant de découvrir qu'un grand nombre des exactions ignobles et du terrorisme attribués faussement aux nazis ont été commises, en fait, par des révolutionaires de la révolution française et par les bolchéviques en Russie! Notamment les persécutions systématiques et la torture à l'endroit des prêtres et des chrétiens (mais surtout les prêtres).


Augustin Barruel - Histoire du clergé pendant la Révolution française

The Secret Holocaust: (Eustace Mullins, 2009)
(...)The satanic Communist Chekists took pleasure in brutally torturing their victims- Many of who were Roman Catholics: The priests in Kherson were crucified. Archbishop Andronnikov of Perm had his eyes poked out and his ears and nose cut off. There were Chekists who cut open their victim's stomach, pulled out a length of small intestine, nailed it to a telegraph pole, and with a whip forced the victim to run circles around the pole until the whole intestine became unraveled. Eyes of Church dignitaries were poked out, their tongues cut off, and they were buried alive. The Bishop of Voronezh was boiled alive in a big pot, after which monks, revolvers at their heads, were ordered to drink. In Kharkov people were scalped. In Tsaritsyn and Kamyshin peoples hands were amputated with a saw. In Poltava and Kremchug the victims were impaled. In Odessa they were roasted alive in ovens or ripped to pieces. In Kiev, victims were placed in coffins with decomposing bodies and buried alive. (...)

The Rosenberg murder teams were called "World Revolutionary Movement Purification Squads." Their "purification" consisted mainly of massacres of priests, nuns, choirboys and women and children as is so well described in the Book of Esther and the occasion of the Jewish celebration of the Feast of Purim.
http://snippits-and-slappits.blogspot.com/2009/05/secret-holocaust-by-eustace-mullins.html


En voici le tableau (révolution bolchévique, 1917-1919)
Torturés et tués par le bolchévisme juif:
L'empereur, l'impératrice, le prince et les princesses, et toute la noblesse qu'on put atteindre;
48,000 archevêques, évêques, prêtres, moines, religieux et religieuses;
10,000 (environ) professeurs d'universités, de séminaires et du secondaire;
8,800 médecins;
54,850 officiers de l'armée russe;
240,000 sous-officiers de l'Armée russe;
10,500 fonctionnaires de police (provinciale et municipale);
48,500 membres de la Gendarmerie Impériale;
344,000 intellectuels, anciens échevins, maries, députés de tous les partis non-bolchéviques;
815,000 fermiers et paysans qui ne voulaient pas consentir à la confiscation sans rémunération de leurs terres;
192,000 ouvriers qui voulaient rester libres;
et un nombre plus grand encore de citoyens russes de tous milieux et de toutes catégories, qui s'opposaient à la saisie de leurs biens par l'État (industriels, marchands, importateurs, exportateurs, propriétaires de boutiques et d'échoppes, rentiers, détenteurs de débentures, obligations, billets promissoires, actions, stocks et autres titres de toutes sortes).
http://soldatduchrist.blogspot.com


Judaic Communists (Michael A Hoffman)
Leiba Lazarevich Feldbin (Aleksandr Orlov): commandant de l'armée Sovietique ; officier de la Police Secrete Sovietique. Feldbin était le chef de la Securité Sovietique pendant la Guerre Civile espagnol. Il a surveillé le massacre des prêtres catholiques et des paysans en Espagne.
http://www.pgorg.com/russianholocaust.french.html




Vendée French call for revolutionary massacre to be termed 'genocide'
It was one of the most infamous episodes of the bloody French Revolution.
By Henry Samuel in Paris
Dec. 26, 2008 | Telegraph (UK)

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/3964724/Vende-French-call-for-revolution-massacre-to-be-termed-genocide.html

In early 1794 – at the height of the Reign of Terror – French soldiers marched to the Atlantic Vendée, where peasants had risen up against the Revolutionary government in Paris.

Twelve "infernal columns" commanded by General Louis-Marie Turreau were ordered to kill everyone and everything they saw. Thousands of people – including women and children – were massacred in cold blood, and farms and villages torched.

In the city of Nantes, the Revolutionary commander Jean-Baptiste Carrier disposed of Vendéean prisoners-of-war in a horrifically efficient form of mass execution. In the so-called "noyades" –mass drownings – naked men, women, and children were tied together in specially constructed boats, towed out to the middle of the river Loire and then sunk.

Now Vendée, a coastal department in western France, is calling for the incident to be remembered as the first genocide in modern history.

Residents claim the massacre has been downplayed so as not to sully the story of the French Revolution.

Historians believe that around 170,000 Vendéeans were killed in the peasant war and the subsequent massacres – and around 5,000 in the noyades.

When it was over, French General Francois Joseph Westermann penned a letter to the Committee of Public Safety stating: "There is no more Vendée... According to the orders that you gave me, I crushed the children under the feet of the horses, massacred the women who, at least for these, will not give birth to any more brigands. I do not have a prisoner to reproach me. I have exterminated all."

Two centuries on, growing calls from local politicians to have it declared a "genocide" have sparked intellectual debate.

"There was in the Revolution a clearly stated programme to wipe out the Vendéean race," said Philippe de Villiers, European deputy and former presidential candidate for the right-wing traditionalist Movement for France (MPF) party.

"Why did it take place? Because a people was chosen to be liquidated on account of their religious faith. Today we demand a law officially declaring it as a genocide; we demand a statement from the president; and recognition by the United Nations."

Mr de Villiers – who opposes Turkish entry into the EU – was in Armenia last month, where he compared the Vendée of 1794 to the 1915 massacres of Armenians. In neither case, he said, "have the perpetrators admitted their fault or asked forgiveness of the victims".

The bloody events of the Vendée were long absent from French history books, because of the evil light they shed on the Revolutionaries. However, they were well known in the Soviet bloc. Lenin himself had studied the war there and drew inspiration for his policies towards the peasantry.

According to the historian Alain Gérard, of the Vendéean Centre for Historical Research, "In other parts of France the revolutionaries killed the nobles or the rich bourgeoisie. But in Vendée they killed the people.

"It was the Revolution turning against the very people from whom it claimed legitimacy. It proved the faithlessness of the Revolution to its own principles. That's why it was wiped out of the historical memory," he said.

While today nobody denies that massacres took place, some historians argue they cannot be called "genocide" as there were excesses on both sides in what was a civil war, and they do not fit the UN criteria of killings based on ethnic or religious identity. "The Vendéeans were no more blameless than were the republicans. The use of the word genocide is wholly inaccurate and inappropriate," said Timothy Tackett of the University of California.

For Mr Gérard, the massacres were clearly "a deliberate policy on the part of the authorities".

For Mr de Villiers, an aristocrat whose family seat is in the Vendée, genocide does indeed apply as his forebears were killed for religious reasons: they had rebelled to protect their priests, who refused to swear an oath to the new constitution.

"It's the rare case of a people rising up for religious reasons. They did not rebel because they were hungry, but because their priests were being killed," he said.

"It is my burden – and my great honour – to defend the Vendée to the end of my days. The Vendée is not just a province of France, it is a province of the spirit. If today we enjoy the freedom to worship the way we choose, it is largely down to the sacrifice of those who died here."







Le génocide
de la Vendée


par Reynald Secher Charette

S'il est une période mal connue de l'histoire de France c'est bien celle que l'on a pour habitude d'appeler pudiquement les guerres de Vendée – en réalité une guerre d’extermination menée par la République.

Il s'agit de distinguer deux grandes phases :

– la guerre proprement dite qui va de mars 1793 à décembre de la même année avec la défaite de Savenay : c'est une guerre civile, atroce certes mais guerre civile avant tout ;

– la mise en place et la réalisation d'un système de dépopulation, d'un « populicide » comme disent les contemporains.

La guerre de Vendée :

mars-décembre 1793

Mars 1793, la Vendée militaire (770 communes réparties sur 10 000 km2 et 4 départements : le Nord de la Vendée et des Deux-Sèvres, le Sud du Maine-et-Loire et de la Loire Inférieure) s'insurge comme un seul homme et prend les armes contre la Convention. On pressentait l'événement, les responsables locaux le dénonçaient mais Paris refusait d'y croire.

Un certain nombre d'explications a été avancé quant à l'origine du mouvement. La réponse s'impose d'elle-même par son évidence : les habitants ont été acculés et ils s'insurgent pour défendre ce qu'ils ont de plus précieux : la liberté au sens large et notamment celle de croire. La Convention, qui veut créer un ordre nouveau, s'y refuse. Le seul recours local devient ainsi la résistance armée selon les principes déjà définis par saint Thomas d'Aquin et repris par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de juin 1793 « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (art. 35).

L'élément détonateur est indiscutablement la conscription de mars 1793. La France, après avoir déclaré la guerre à l'étranger le 20 avril 1792 afin d'exporter la Révolution, subit une succession de défaites tant et si bien que, pour faire face à l'invasion qui s'ensuit, elle est amenée à lever 300 000 hommes. Les municipalités sont chargées de la sélection des conscrits. Sont retenus de préférence les opposants locaux. Dés lors, les Vendéens n'ont plus le choix : soit ils défendent un régime haï et chassent leurs prêtres, parents ou amis et laissent les populations encore plus désarmées devant le pouvoir abusif de l'État, soit ils entrent dans la résistance.

Comme l'ont fait remarquer les contemporains, contrairement à ce qui se passe en Bretagne, la révolte est spontanée. En quelques jours, les Vendéens vont faire disparaître l'ordre établi, détruire ses symboles (drapeaux, tambours, registres d'état civil, etc.) et rétablir l'ordre ancien avec sa structure traditionnelle : la fabrique. Les nouveaux chefs sont élus au suffrage universel, entendons à main levée, ce qui fera dire à Napoléon Ier : « Les armées vendéennes étaient elles-mêmes dominées par ce grand principe (l'égalité) ». Le pouvoir exécutif est confié à des capitaines secondés par une hiérarchie.

Ce mouvement spontané est aussi populaire. Les nobles, Charette, La Rochejaquelein,... refusent, dans un premier temps, les commandements offerts ; il faudra les menacer pour qu'ils se décident à regret mais aucun ne se fait d'illusions quant à l'issue de l'insurrection.

Immédiatement – et c'est sans aucun doute la grande spécificité de la Vendée militaire et ce qui explique ses capacités de résistance – la population s'organise sur le terrain et se divise en trois groupes. Le premier, constitué par la partie non combattante de la population, a pour tâche l'entretien des sols et le maintien de l'élevage. Les deuxième et troisième concernent les hommes en âge de porter les armes (à partir de 13 ans). Ils sont chargés de la défense des territoires communaux (les moulins, dans le cadre de cette défense, jouent un grand rôle en tant que postes d'observation et moyens de transmission de renseignements, notamment par l’utilisation des ailes selon un code défini) ou de grossir les effectifs de l'Armée Catholique et Royale. Cette armée, telle qu'elle est définie le 7 août 1793, se compose de permanents et de non permanents dont les effectifs sont difficiles à évaluer. À sa tête, se trouve un état-major, le conseil supérieur, composé d'un général en chef, d'un commandant en second, de généraux, de divisionnaires, de seconds chefs divisionnaires et de majors généraux, chacun d'entre eux étant affecté à des tâches très précises : casernement, armement, impression, etc.

Cette armée est formée, du moins dans un premier temps, de trois ensembles : l'armée de Bonchamps, l'armée du centre avec d'Elbée, l'armée du marais avec Charette. Là encore, il ne faut pas sous-estimer l'organisation et la stratégie de ces éléments créés par des officiers de valeur et des anciens miliciens qui, entre autres, dans le cadre de camps d'entraînement, initient les recrues au maniement des armes et à l'obéissance.

L'aboutissement de cette organisation sera le Grand conseil de la Vendée militaire, dit Conseil de Châtillon. Créé après la prise de Fontenay-le-Comte sur les conseils de l'abbé Bernier et d'Elbée, il administre le territoire insurgé au nom du roi et publie en conséquence arrêtés et ordonnances. La présidence d'honneur échoit dans un premier temps à l'évêque d'Agras, la présidence effective à Donissens, le secrétariat à l'abbé Bernier. Le 12 juin, le Conseil se donne comme premier généralissime, un paysan issu du Pin en Mauges, Jacques Cathelineau, voiturier, colporteur de son état.

Blessé à mort, le 29 juin 1793, il meurt le 14 juillet suivant. Lui succèderont d'Elbée, Henri de la Rochejaquelein et Fleuriot.

Au début de l'insurrection, les Vendéens n'avaient quasiment que des armes rustiques : couteaux de pressoir, fourches, faux et quelques fusils de chasse. Par la suite, les armes confisquées aux Bleus complèteront cet arsenal. L'artillerie comptera jusqu'à 130 pièces. La seule prise de Saumur, le 9 juin, livre 15 000 fusils et une cinquantaine de canons.

Face à cette invasion, les Bleus réagissent mollement faute de moyens et de coordination. Quelques vagues plans sont mis au point, le plus célèbre étant celui de Ronsin, adjoint au ministre de la guerre, en date du 27 mai. Il s'agit d'écraser l'insurrection en attaquant sur cinq points à la fois à partir de la Vendée, des Deux-Sèvres, du Maine-et-Loire, de la Vienne et de l'Indre-et-Loire : il sera classé sans suite.

Le 21 juin, les Vendéens, sans difficulté, s'emparent d'Angers. Charette propose alors de s'attaquer à Nantes qui représenterait une autre valeur. La ville est peu défendue et la garnison ne se compose que de 11 bataillons, soit 12 000 hommes. Les représentants du peuple, apeurés, veulent s'enfuir et il faudra toute l'énergie du maire, Baco de la Chapelle, pour les en dissuader. Le 29 juin, la rencontre s'achève par une véritable déroute pour les Vendéens avec des répercussions importantes tant sur le moral des troupes que sur l'encadrement, Cathelineau ayant été blessé mortellement.

Dès lors, la guerre va évoluer différemment. Les forces en présence sont rééquilibrées et les victoires dans les deux camps succèdent aux défaites et réciproquement. C'est, sans aucun doute, le moment fort de la guerre civile. De part et d'autre, on comprend que cette période est décisive d'où l'âpreté des combats. Châtillon, Montaigu, Mortagne, etc, sont tour à tour prises et reprises par les belligérants. L'arrivée de l'armée de Mayence, au mois de septembre, forte de 16 000 hommes de toutes armes et placée sous le commandement de Kléber, semble rompre l'équilibre des forces en présence en faveur des Bleus. Le « choc » de Torfou, le 19 septembre, est cependant catastrophique pour la Convention et, après cinq heures de combats meurtriers, la Vendée en sort apparemment renforcée. Cependant, c'est la fin de l'unité des Vendéens car les généraux, en désaccord sur les objectifs à atteindre, décident de se battre séparément. Dès lors, c'est une succession d'erreurs stratégiques qui condamnent inexorablement la Vendée, d'autant plus qu'elle perd ses principaux chefs, Bonchamps, Lescure et d'Elbée, alors que l'armée républicaine se restructure et se dote de puissants moyens.

Au début d'octobre et plus exactement à la suite de la défaite de Cholet, le 17 octobre, la Vendée militaire comprend que tout est fini. La survie semble être l'exode outre-Loire, en direction de Granville où l'on espère trouver vivres, armes et hommes. La tragédie va durer deux longs mois : le 14 novembre, l'attaque de Granville est un échec et c'est le retour vers le « pays ». Chaque « choc », chaque victoire ou défaite précipitent l'échéance devenue certaine. Le 23 décembre, c'est l'hallali à Savenay comme l'explique le célèbre rapport du général Westermann, rédigé à chaud : « Il n'y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de 1"enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'aviez donnés j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes qui au moins pour celles-ci n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Mes hussards ont tous à la queue de leurs chevaux des lambeaux d'étendards brigands. Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que, sur plusieurs endroits, ils font pyramide. On fusille sans cesse à Savenay car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers. Kléber et Morceau ne sont pas là. Nous ne faisons pas de prisonniers, il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n'est pas révolutionnaire... »

La grande Vendée n'est plus. Commence alors la froide organisation de l'extermination totale.


Le génocide vendéen :

janvier-juillet 1794

L'avocat Villenave, le 15 décembre 1794, à l'occasion du procès Carrier, témoigne : « Après les batailles du Mans et de Savenay, la Vendée fut anéantie. Il ne resta plus que quelques pelotons rebelles que Charette, Stofflet et La Rochejaquelein s'efforçaient de grossir. Les communes rentraient dans l'ordre. Elles allaient être entièrement soumises : la clémence, la douceur, l'amnistie pouvaient seules ramener la paix dans ces malheureuses contrées... »

Mais la Convention en a décidé autrement. Hentz et Francastel, commissaires de la République, s'expliquent à ce sujet dans le cadre d'un long rapport de 38 pages rédigé en vendémiaire An II pour la Convention : « La pensée d'une amnistie était odieuse et la dignité nationale la repoussait (…) même si la guerre de Vendée était politiquement finie ». D'où « le système, poursuivent-ils, avancé par la Convention qu'il n'y aurait de moyen de ramener le calme dans ce pays qu'en en faisant sortir tout ce qui n'était pas coupable ou acharné, en en exterminant le reste, qu'en le repeuplant le plus tôt possible de républicains qui défendraient leurs foyers... »

L'idée d'exterminer la population vendéenne est pour la première fois énoncée le 4 avril 1793 par certains généraux. Le ministre Barrère, en juillet 1793, propose personnellement « un plan de destruction totale » pour des raisons militaires : « Détruisez la Vendée ! Valenciennes et Condé ne sont plus au pouvoir de l'Autrichien ; l'Anglais ne s'occupera plus de Dunkerque, le Rhin sera délivré des Prussiens ; l'Espagne se verra morcelée, conquise par les méridionaux. Détruisez la Vendée !et Lyon ne résistera plus, Toulon s'insurgera contre les Espagnols et les Anglais et l'esprit de Marseille se relèvera à la hauteur de la révolution républicaine (...). La Vendée et encore la Vendée, voilà le charbon politique qui dévore le cœur de la République française ; c'est là qu'il faut frapper (...). Il faut désoler jusqu'à leur patience...! » Le ler août, la Convention vote la destruction de la Vendée : forêts, bois, futaies doivent être abattus, les bestiaux saisis, l'habitat confisqué, les récoltes coupées. Suivent d'autres lois et divers textes réglementaires qui décident de tout mettre en œuvre pour exterminer la population. « La Vendée, s'exclame Turreau, général en chef de l'armée de l'Ouest, doit être un cimetière national.. ». Le 7 novembre, la Convention, à l'occasion d'une séance solennelle, va plus loin encore et raye de la carte de France la Vendée pour l'appeler Département Vengé.

Jusqu'à la fin de décembre 1793 ces décisions restent théoriques : les troupes républicaines ne contrôlent pas le territoire insurgé. À partir de Savenay, la situation est différente et la Convention décide de passer à l'action et de se donner les moyens adéquats. Dès lors, la mission terroriste passe avant toute chose.

Carrier se défend du moindre sentiment magnanime : « Qu'on ne vienne donc pas nous parler d'humanité envers ces féroces vendéens ; ils seront tous exterminés ; les mesures adoptées nous assurent un prompt retour à la tranquillité dans ce pays ; mais il ne faut pas laisser un seul rebelle car leur repentir ne sera jamais sincère... »

Femmes et enfants sont condamnés avec circonstances aggravantes : les premières, en tant que « sillons reproducteurs, sont toutes des monstres » ; les seconds sont « aussi dangereux car brigands ou en passe de le devenir ». Lequinio exige même de ne plus faire de prisonniers ; les patriotes ne sont pas plus épargnés : « la race est maudite ». Certains départements, même éloignés du cadre de la Vendée militaire, prennent des mesures similaires. C'est le cas de l'Eure : « les laisser échapper, écrit le représentant du peuple, le 20 pluviôse An II, serait partager le crime de leur existence ». Il s'agit ensuite de passer de la théorie à la pratique.

La première correspond plutôt à l'énonciation d'idées ou à des expériences. Conformément aux ordres de la Convention et du Comité de Salut Public, un pharmacien d'Angers, physicien de son état et alchimiste, nommé Proust, avance l'arme chimique, en l'occurrence « une boule de cuir remplie d'une composition dont la vapeur dégagée par le feu devait asphyxier tout être vivant fort loin à la ronde ». L'essai sur des moutons aux Ponts-de-Cé, en présence de députés, est sans résultat « et personne n'en fut incommodé ».

D'autres, comme le général Santerre, proposent le recours aux mines : « des mines, des mines à forces !... des fumées soporatives ! Et puis tomber dessus... » Carrier soumet l'utilisation du poison : « ce que vous faites, explique-t-il le 9 novembre 1793, est beau sans doute mais où cela mènera-t-il la nation ? A une victoire, peut-être ? Que font au peuple vos victoires qui ne terminent rien ? Il faut employer les moyens extrêmes. Vous avez à délivrer le pays d'un chancre qui le dévore. Le poison est plus sûr que toute votre artillerie. Ne craignez donc pas de le mettre en jeu. Faites empoisonner les sources d'eau. Empoisonnez du pain, que vous abandonnerez à la voracité de cette misérable armée de brigands et laissez faire l'effet. Vous avez des espions parmi ces soldats du pape qu'un enfant conduit. Lâchez-les avec ce cadeau et la patrie est sauvée. Vous tuez les soldats de La Rochejaquelein à coups de baïonnette, tuez-les à coup d'arsenic, cela est moins dispendieux et plus commode. Je vous ouvre cet avis auquel j’ai fait adhérer ma société populaire et avec des sans-culottes comme vous, je n'ai pas besoin d'en dire davantage. »

Les projets d'envergure, malgré un début d'exécution, sont abandonnés, en raison de leur incertitude, pour des mesures empiriques ponctuelles comme la guillotine surnommée « le rasoir national », « le moulin à silence » ou « la sainte mère », la balle, la baïonnette, le sabre et la crosse des fusils. Cependant, de l'aveu même des républicains, l'ensemble de ces moyens est trop lent et donc inefficace et surtout trop coûteux ; le bourreau chargé de la guillotine perçoit 59 livres (50 livres pour lui, 9 livres pour le porteur) pour chaque tête coupée ; les balles sont rares et surtout destinées à l'effort de guerre lié à la conquête extérieure; les baïonnettes et les sabres cassent trop facilement sous les chocs répétés et les crosses, dont on se sert comme massue pour faire éclater les crânes des Vendéens alignés en « chapelet » ne sont pas suffisamment solides.

Il s'agit donc de trouver des solutions plus adaptées aux circonstances et au résultat défini. Dans les villes périphériques, deux principalement seront retenues : « les anti-chambres de la mort » et les noyades.

« Les anti-chambres de la mort », expression de Carrier, sont composées de prisons, comme celle du Bouffay à Nantes, de camps à ciel ouvert notamment les camps sur les îles de la Loire et les bateaux-prisons d'Angers, des Ponts-de-Cé, de Nantes, etc. Ces lieux étaient conçus comme autant de « mouroirs » selon l'expression nantaise à la mode. On espérait que les prisonniers entassés les uns sur les autres allaient mourir naturellement, vaincus par la maladie, ou à défaut s'entre-tuer. En fait, les résultats déçoivent et il s'avère nécessaire d'accélérer le processus, à défaut, on a de nouveau recours à la guillotine, aux fusillades massives, occasions de véritables fêtes, et aux noyades.

Pendant longtemps, on a cru ces noyades limitées à la seule ville de Nantes (23 au moins y sont recensées dont une d'au moins 1200 personnes). En fait, il n'en est rien et on les retrouve un peu partout : à Angers, aux Ponts-de-Cé, au Pellerin, etc.

Selon les cas, ces noyades sont individuelles, par couple ou en nombre. Les noyades par couple, appelées « mariages républicains », ont particulièrement marqué les témoins en raison de leur caractère : il s'agit d'unir nus (les vêtements sont confisqués et vendus par les bourreaux) dans des positions obscènes un homme et une femme, de préférence le père et la mère, le frère et la sœur, un curé et une religieuse, etc. avant de les jeter à l'eau. Pour les noyades en nombre, la procédure est plus longue : on entasse « la cargaison humaine » dans une galiote aménagée de sabords ; une fois au large, on fait voler les planches en éclats, à coups de hache : l'eau gicle de toutes parts et en quelques instants le bateau coule et les prisonniers meurent noyés. À défaut, les survivants sont immédiatement sabrés, d'où le nom de sabrade inventé par Grandmaison. Afin de couvrir les cris, « les noyeurs affectent de chanter très haut » explique un témoin.

Les conventionnels, dans un souci d'économie (un bateau coulé coûte 200 livres) ont essayé l'asphyxie à partir de bateaux hermétiquement clos. Ce moyen n'est cependant pas retenu car « le râle des mourants dérange les riverains »...

Quant aux moyens à retenir dans la Vendée militaire profonde, ils sont laissés à la discrétion des responsables et des structures chargés de traverser le territoire à savoir : les colonnes infernales, ou queues de Robespierre, qui se mettent en route le 21 janvier 1794, la flottille sur la Loire et le comité de subsistance.

Tout ordre donné sous-entend rapports et les généraux et autres responsables chargés des opérations, en bons militaires, s'exécutent scrupuleusement. À l'heure actuelle, ces rapports, rédigés en double exemplaire, sont, entre autres, déposés au sein des archives militaires du fort de Vincennes. Les pires atrocités sont commises : à Angers et dans d'autres lieux, on tanne la peau des Vendéens afin d'en faire des culottes de cheval destinées aux officiers supérieurs et on coupe les têtes pour les disséquer ; aux Herbiers, on jette les femmes et les enfants, blancs comme bleus, dans des fours ; à Clisson, on fait fondre des corps pour en récupérer de la graisse pour les hôpitaux et les charrettes, etc.

L'holocauste s'accompagne de la ruine du pays : « il s'agit, pour le ministre Barrère, de balayer avec le canon le sol de la Vendée et de le purifier par le feu ».

Si ce génocide, malgré les intentions et la programmation, n'est pas mené à terme, c'est uniquement en raison « de la faiblesse des moyens ». Terreau s'en dit d'ailleurs désespéré« car il lui est affreux de voir suspecter son zèle et son opinion ». De plus, il se dit mal secondé.

Le bilan s'impose : la Vendée militaire, sur une population estimée à 815 000 personnes, a perdu au moins 117 000 de ses membres dont une grande partie du fait du système de dépopulation dénoncé à l'époque par Gracchus Babeuf, père du communisme, qui parle d'ailleurs de « populicide ». Qui plus est, au moins 10 300 maisons sur 53 273 recensées dans les seuls départements de la Loire inférieure, des Deux-Sèvres et du 1/3 de la Vendée ont été détruites. Certaines zones, pour diverses raisons, ont été plus touchées que d'autres. C'est ainsi que Bressuire perd 80 % de son habitat; Cholet 40 % de sa population, etc.

La prise de conscience de l'ensemble de ces événements ne se fera qu'après la chute de Robespierre, fin juillet 1794. Il s'ensuivra alors de longs procès et l'on condamnera à mort les responsables locaux pour crimes contre la République. D'autres, un peu plus tard, comme Turreau, ne seront pas sanctionnés : « les responsabilités étant au-dessus d'eux ». Et le silence suivra.

« Il n'y a plus de Vendée , elles est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé. [...] Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire.

Les procédés les plus barbares d'extermination ont été mis en oeuvre par les colonnes infernales.

- Tanneries de peaux humaines :

La pièce 262 des Extraits des délibérations et dépositions d'Angers qui relate le témoignage de Claude Jean Humeau au tribunal d'Angers le 26 août 1795 :

« que Pecquel chirurgien au 4ième bataillon des Ardennes écorcha 32 de ces cadavres, les fit porter chez Lemonnier, tanneur au Ponts-Libres (actuels Ponts-de-Cé), pour les tanner, que le particulier s y refusa, qu'il sait que les peaux sont déposées chez Prud'homme, manchonnier à Angers » (Archives du Maine-et-Loire)

Autre témoignage attestant de ces tanneries de peaux humaines :

Godard Faultrier rend compte d'une conversation qu'il a avec un berger nommé Robin qui avait 13 à 14 ans et qui fut témoin des horreurs commises :

« ..Sur la demande que je lui adressais, s'il avait connaissance des 30 victimes auxquels la peau fut enlevée, pour être tannée, il me répondit « que le fait n'était que trop certain, et qu'il avait, de ses yeux, plusieurs cadavres en cet état gisant au bord de l'eau sur la grève...Mais le moyen de croire à de pareilles horreurs, lui répliquais-je !

-Je n'en impose point, reprit-il et même je puis vous affirmer qu'ils étaient écorchés à mi- corps parce que, continua-t-il, on coupait la peau au-dessous de la ceinture, puis le long de chacune des cuisses jusqu'à la cheville des pieds de manière qu'après son enlèvement, le pantalon se trouve en partie formé. Il ne restait plus qu'à le tanner et à le coudre... ».

Ce témoignage date du 31 mai 1852.

- Les fours où l'on jetait les femmes vivantes :

On citera les témoignages des Commissaires républicains Morel et Carpenty à la Convention le 24 mars 1794 :

« A Montournais, aux Epesses et dans plusieurs autres lieux, le général Amey fait allumer les fours et, lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. » A qui ose le lui reprocher, il répond que « c'est ainsi que la République veut cuire son pain ».

Autre témoignage :

« Amey, écrit l'officier de police Gannet dans un rapport, fait allumer les fours et lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations ; il nous a répondu que c'était ainsi que la République voulait faire cuire son pain.

D'abord on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes, et nous n'avons trop rien dit; mais aujourd'hui, les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau qu'ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femelles des royalistes manquant, ils s'adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà, à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n'étaient coupables que d'adorer la nation. Nous avons voulu interposer notre autorité, les soldats nous ont menacé du même sort ».

- Les fonderies de graisse humaine :

« C'est là encore à Clisson, que le 6 avril suivant, sur le bord de la rivière, on aurait fait fondre, dans un four improvisé, cent cinquante femmes pour en obtenir de la graisse: dix barils en furent expédiés à Nantes... ».

Le 1er août 1793, la Convention adopte :

« Il sera envoyé en Vendée des matières combustibles de toutes sortes pour incendier les bois, les taillis et les genêts. Les forêts seront abattues, les repaires des rebelles anéantis, les récoltes coupées et les bestiaux saisis. La race rebelle sera exterminée, la Vendée détruite. »

En novembre, le général Turreau est nommé commandant en chef de l'armée de l'ouest avec la charge de faire appliquer ce décret.

Il divise l'armée en six divisions de deux colonnes chacune, qui ont pour mission de ratisser le territoire et d'exterminer la population. Ce sont les « colonnes infernales » qui vont se livrer au génocide des Vendéens.

L'ordre de départ est donné le 21 janvier 1794, cette première phase sera appelée « La Promenade Militaire ». Début 1794 pourtant, la Grande Armée Catholique et Royale n’est plus qu'un nom, après la débâcle de la Loire.

Ce ne sont plus que des bandes pourchassées et de moins en moins nombreuses. C'est donc sur la population que s'acharnent ces colonnes infernales.


Ordre du jour du général Grignon, commandant la 2ème division :

« Je vous donne l'ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d'être brûlé et de passer au fil de l'épée tout ce que vous rencontrerez d'habitants. »

Extraits de rapports des généraux républicains commandant les Colonnes : « Nous en tuons près de 2000 par jour ... J'ai fait tuer ce matin 53 femmes, autant d'enfants ... J'ai brûlé toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j'ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions ».

Cordellier arrive à Clisson ; il trouve dans une salle en ruines du château 300 paysans qu'il fait jeter, vivants dans une citerne qu'on comble de fagots et de planches.

Plus tard, aux Lucs-sur-Boulogne, hommes, femmes et enfants se sont réfugiés dans la petite église ou à proximité. Sabres, baïonnettes, pics… frappent, égorgent, éventrent, écrasent ...Le canon fait écrouler la modeste église sur ses occupants. 458 noms de ces martyrs sont connus, dont 110 enfants de moins de 7 ans.

Turreau est relevé de ses fonctions en mai 1794, puis décrété d'arrestation en septembre. Jugé en décembre 1795, il est acquitté à l'unanimité.

Psychopathology of the Left: Some Preliminary Notes, By Kerry Bolton
The following essay was later incorporated into Kerry Bolton’s The Psychotic Left: From Jacobin France to the Occupy Movement, available from Black House Publishing

The ‘Right’ of the political dichotomy, including even social and moral values that have traditionally been regarded – until recently – as normative, has for approximately eighty years, been the subject of analysis not just politically and sociologically, but psychologically.

The impetus for a psychological analysis of the Right and even of conservative morality, as a mental aberration, was led by the Frankfurt School of Critical Theory which, with the rise of Hitler, was transferred en masse to the USA under the auspices of Columbia University, where it was re-established in New York as the Institute of Social Research.[1] The seminal document issued by this coterie, headed by Theodore Adorno, was The Authoritarian Personality,[2] a psychological study which intended to show through statistical analysis with a survey based on an ‘F’ (Fascism) Scale, that traditional values on morality, and especially the family and parental authority, were in need of psychological reorientation and were symptoms of latent ‘fascism’. In particular, the patriarchal family came under attack as the root institution for the cultivation of a ‘fascist’ mentality.[3]

While Leftist social scientists such as those of the Frankfurt School sought to show through statistical analysis that conservative values are psychologically abnormal, concurrently there was a move to show that Leftists have normative values. Rothman and Lichter in their psycho-historical study of Jews in the US New Left, state that studies by social scientists have been devised to show that Leftists possess positive, normative values. They write that in the USA and to a lesser extent Europe most ‘commentaries and “scientific” studies of the student movement agreed that the radical young represented the best in their societies’. Rothman and Lichter point out that the studies involved very small numbers and that the examiners’ sympathies were with their subjects politically. This coterie of social scientists produced a stream of studies ‘that seemed to prove, that radical students were democratic, humanitarian, psychologically healthy and morally advanced’. ‘All these critical studies are either impressionistic or based on small samples’.[4]

Many social scientists attributed many ‘positive’ personality attributes or political views to the New Left largely because their questionnaires were either constructed in such a manner as to ascribe such attributes to radical students almost by definition, or because the students… knew how to respond ‘appropriately’ to the questions posed.[5]


Hence the perception has persisted that that ‘Right’ is based on values emanating from the mentally dysfunctional, often based in the patriarchal family; and the ‘Left’ is mentally healthy. Rothman and Lichter are critical of the Frankfurt School, and the use of the so-called “‘F’ scale to uncover ‘Fascist’ tendencies as personality types. Rothman and Lichter argue that The Authoritarian Personality was a study intended to confirm the preconceived opinions of the authors.[6]

However, Rothman and Lichter’s studies of New Left students found that ‘radicals were significantly more likely than moderates to manifest tendencies toward a negative identity, masochistic surrender and treating people as concepts’. Jewish radicals typically manifested a tendency to escape from a dominating mother, while non-Jewish radicals regarded their fathers as more dominant but flawed.[7]

Although the synthesis of Freudianism and Marxism was unacceptable to the Stalinists, and the Critical Theorists were rejected by the German Communist Party,[8] the USSR found psychiatry a useful means of silencing ‘dissidents’ by subjecting them to psychiatric examination and routinely diagnosing them as schizophrenic, whereafter they would be confined to a mental asylum and concomitantly anti-Sovietism identified as a form of psychosis.[9]

The celebrated poet Ezra Pound received similar treatment on his forcible return from Italy to the USA after World War II, having first been confined to an open air cage by the American occupation forces in Italy. To avoid the publicity of a treason trial for one of the world’s most eminent literati, Pound was confined to St Elizabeths mental asylum.[10]

Use of Psychiatry against Dissidents in the Liberal West

The Right has continued to be portrayed as a mental aberration, whether in its most extreme Hitlerite forms, or merely as enduring conservative values on the family, such values being portrayed as regressive. For example, the seminal post-War ‘fascist’ philosopher Francis Parker Yockey, upon his arrest for passport violations in San Francisco in 1960, was ordered to undergo a mental examination by the Court[11] ensuring that anyone who tended towards such ideas could likewise be relegated as insane. Indeed, he committed suicide in prison during trial for the very reason that he feared being subjected to lobotomy or medication that would reduce him to a mentally vegetative state.[12] While the Leftist or liberal critic would typically respond that this in itself indicates Yockey’s mental state, the situation is not that simplistic, especially at that time.

Indeed, Dr Thomas Szasz, professor emeritus of psychiatry at the University of Syracuse New York Upstate Medical University, and an eminent critique of Freudianism, has written that ‘we are replacing social controls justified by race with social controls justified by psychiatric diagnosis’. Szasz cites the case of General Edwin Walker, a primary victim of the Kennedy era witch-hunt against ‘Right-wingers’ in the military. Walker was forced to resign due to his anti-Communist education programme among the American military forces in Germany. Apparently the Liberal-American conflict with the USSR was not supposed to extend to an examination of Communist ideology, which might come uncomfortably close to ‘Right-wing extremism’. Gen. Walker, after his forced resignation, became a prominent fighter against desegregation, communism and liberalism. Walker assisted Governor Ross Barnett in leading mass resistance against the desegregation of the University of Mississippi, enforced by the invasion of Mississippi by Federal Troops in 1962. Szasz writes:
Arrested on four federal charges, including ‘inciting, assisting, and engaging in an insurrection against the authority of the United States,’ Walker was taken before a U.S. commissioner and held pending the posting of $100,000 bond. While he was making arrangements to post bail, Attorney General Robert Kennedy ordered Walker flown, on a government aircraft, to Springfield, Missouri, to be incarcerated in the U.S. Medical Center for Prisoners for ‘psychiatric observation’ on suspicion that he was mentally unfit to stand trial.[13]


Walker’s entry in Wikipedia mentions neither this nor the ensuing confrontation between Walker’s legal team and the government’s psychiatric team. The reader is told only that Walker ‘posted bond and returned home to Dallas, where he was greeted by a crowd of 200 supporters. After a federal grand jury adjourned in January 1963 without indicting him, the charges were dropped’.[14]

Szasz is able to write on the Walker case from first-hand experience, as he was asked to advise Walker’s legal team. Of particular interest here is that Szasz writes:
I summarized the evidence for my view that psychiatry is a threat to civil liberties, especially to the liberties of individuals stigmatized as ‘right-wingers’, illustrated by the famous case of Ezra Pound, who was locked up for 13 years while the government ostensibly waited for his ‘doctors’ to restore his competence to stand trial. Now the Kennedys and their psychiatrists were in the process of doing the same thing to Walker.[15]


Had Yockey therefore been so ‘paranoid’ two years previously when he was worried that he would be diagnosed insane, locked away in a facility and subjected to cerebral destruction through the then widely used methods of lobotomy or electric shock?

Szasz told the legal team that it would be no use trying to argue for Walker’s released on the basis of truth. However, the defence expert witness, Dr. Robert L. Stubblefield, chief psychiatrist at the Southwest Medical Center in Dallas, was able to expose Dr. Manfred Guttmacher, long-time chief medical officer at Baltimore City’s Supreme Court, as ‘an evil quack’, as Szasz states it, Walker was declared mentally fit, and a Federal Grand Jury refused to indict him.

Szasz states that even Senator Barry Goldwater two years later, as Republican Presidential candidate, was a target of politicised psychiatry:
Less than two years later, my view that organized American psychiatry was becoming overtly political, seeking the existential invalidation and psychiatric destruction of individuals who do not share the psychiatric establishment’s left-liberal ‘progressive’ views, received further dramatic support. In 1964, when Senator Barry Goldwater was the Republican candidate for president, 1,189 psychiatrists publicly declared–without benefit of examination–that Goldwater was ‘psychologically unfit to be President of the United States’. Many offered a diagnosis of ‘paranoid schizophrenia’ as the basis for their judgment.[16]


The use of psychiatry to marginalize political opponents of Left-liberal dogma is obviously not a mere paranoid delusion of the Right. Hence, for example, The Nizkor Project, which specialises in smearing Rightists and ‘Holocaust deniers’, uses a psychiatric term in describing the US ‘militia movement’ as ‘paranoid’’.[17]

Yet the Left, despite its manifestation of the most extreme forms of sadism since the French Revolution of 1789-92, has largely escaped critical psychological analyses of its leaders and ideologues. The Left is now doctrinally acceptable as normative, and the adherents of its most extreme variation – communism – can maintain respectable positions in academia, and have their books published by the large publishers, while those of the Right are marginalized.

Rather, Karl Marx for example, continues to be feted among respectable quarters as a seminal and still valuable contributor to sociology. While Jim Jones is generally perceived as deranged, he is considered within the context of any other cult leader such as David Koresh, rather than as an apostle of the Left whose actions were consistent with the Left doctrinally and historically, and whose psychological profile is analogous to that of other Leftists still regarded as paragons of democratic and liberal values.

The Left and the Degenerative Personality

The Hungarian physician and sociologist Dr Max Nordau wrote on the degeneration of culture and philosophy as a symptom of mental and moral degeneration. Writing in 1895, Nordau provided a proto-psychohistorical perspective on Leftist revolutions, which was developed several decades later by the American, Dr Lothrop Stoddard, who described such upheavals as the ‘revolt against civilisation’.[18] This theory postulates that civilisational values are an unendurable burden upon the mentally subnormal, including types that are both what might popularly be called the ‘unbalanced genius’ and the common criminal. Hence, the ‘revolt against civilisation’ is rationalised as a political doctrine for the overthrow of social order, and the unleashing of pent-up depravity. The revolutionary Left is rationalised sociopathology.

Dr Nordau described several types of social marginality, which often includes the highly intelligent:
Quite a number of different designations have been found for these persons. Maudsley and Ball call them ‘Borderland dwellers’ – that is to say, dwellers on the borderland between reason and pronounced madness. Magnan gives to them the name of ‘higher degenerates’ and Lombroso[19] speaks of mattoids (from matto, the Italian for insane).[20]


These ‘mattoids’ or ‘borderland dwellers’ provide the leadership of social upheavals, while the types that might typically be found in the criminal underworld provide the mobs. Nordau states:
In the mental development of degenerates, we meet with the same irregularity that we have observed in their physical growth. The asymmetry of face and cranium finds, as it were, its counterpart in their mental faculties. Some of the latter are completely stunted, others morbidly exaggerated. That which nearly all degenerates lack is the sense of morality and of right and wrong. For them there exists no law, no decency, no modesty. In order to satisfy any momentary impulse, or inclination, or caprice, they commit crimes and trespasses with the greatest calmness and self-complacency, and do not comprehend that other persons take offence. When this phenomenon is present in a high degree, we speak of ‘moral insanity’ with Maudsley; there are, nevertheless, lower stages in which the degenerate does not, perhaps, himself commit any act which will bring him into conflict with the criminal code, but at least asserts the theoretical legitimacy of crime; seeks, with philosophically sounding fustian, to prove that ‘good’ and ‘evil,’ virtue and vice, are arbitrary distinctions; goes into raptures over evildoers and their deeds; professes to discover beauties in the lowest and most repulsive things; and tries to awaken interest in, and so-called ‘comprehension’ of, every bestiality. The two psychological roots of moral insanity, in all its degrees of development, are, firstly, unbounded egoism, and, secondly, impulsiveness: – i.e., inability to resist a sudden impulse to any deed; and these characteristics also constitute the chief intellectual stigmata of degenerates.[21]


Nordau considers how the ‘mattoid’ uses revolution as an outlet for destructive urges:
In view of Lombroso’s researches [Lombroso, La Physionomie des Anarchistes, 1891, p. 227] it can scarcely be doubted that the writings and acts of revolutionists and anarchists are also attributable to degeneracy. The degenerate is incapable of adapting himself to existing circumstances. This incapacity, indeed, is an indication of morbid variation in every species, and probably a primary cause of their sudden extinction. He therefore rebels against conditions and views of things which he necessarily feels to be painful, chiefly because they impose upon him the duty of self-control, of which he is incapable on account of his organic weakness of will. Thus he becomes an improver of the world, and devises plans for making mankind happy, which, without exception, are conspicuous just as much by their fervent philanthropy, and often pathetic sincerity, as by their absurdity and monstrous ignorance of all real relations.[22]


It is the ‘mattoids’ who provide the philosophical justification for violence done against civilized values in the name of ‘freedom’, and who continue to be upheld by today’s intelligentsia, itself often of mattoid type, as ‘great thinkers’. Nordau writes of them:
“The degenerate,’’ says Legrain, [Paul Maurice Legrain, Du délire chez les dégénérés; Paris, 1886, p. 11] may be a genius. A badly balanced mind is susceptible of the highest conceptions, while, on the other hand, one meets in the same mind with traits of meanness and pettiness all the more striking from the fact that they co-exist with the most brilliant qualities. ‘As regards their intellect, they can (says Jacques Roubinovitch, Hystérie male et dégénérescence; Paris,1890, p.33) ‘attain to a high degree of development, but from a moral point of view their existence is completely deranged … A degenerate will employ his brilliant faculties quite as well in the service of some grand object as in the satisfaction of the basest propensities (Lombroso has cited a large number of undoubted geniuses who were equally undoubted mattoids, graphomaniacs, or pronounced lunatics.)[23]


It is perhaps more than anything else that the forces of the Left, in both Socialist and Liberal-democratic forms, masquerade as the wave of the future, while any individual, doctrine or institution opposing or blocking them is disparaged as regressive. Yet, as Nordau pointed out over a century ago, these ‘moderns’, these ‘progressives’, who disparage all tradition and want to make the world anew, are the heralds of atavism, whether in the arts, ethics or politics. Nordau continues:
Retrogression, relapse – this is in general the ideal of this band who dare to speak of liberty and progress. They wish to be the future. That is one of their chief pretensions. That is one of the means by which they catch the largest number of simpletons. We have, however, seen in all individual cases that it is not the future but the most forgotten, far-away past Degenerates lisp and stammer, instead of speaking. They utter monosyllabic cries, instead of constructing grammatically and syntactically articulated sentences. They draw and paint like children, who dirty tables and walls with mischievous hands. They compose music like that of the yellow natives of East Asia. They confound all the arts, and lead them back to the primitive forms they had before evolution differentiated them. Every one of their qualities is atavistic, and we know, moreover, that atavism is one of the most constant marks of degeneracy.[24]


Nordau wrote of these ‘modernist’ trends in art, philosophy and politics as going against the normative values that decades later started to be described by Adorno and his team from the Frankfurt School of Critical Theory as incipient ‘fascism’:
The ‘freedom’ and ‘modernity’, the ‘progress’ and ‘truth’, of these fellows are not ours. We have nothing in common with them. They wish for self-indulgence; we wish for work. They wish to drown consciousness in the unconscious; we wish to strengthen and enrich consciousness. They wish for evasive ideation and babble; we wish for attention, observation, and knowledge. The criterion by which true modems may be recognised and distinguished from impostors calling themselves moderns may be this: Whoever preaches absence of discipline is an enemy of progress; and whoever worships his ‘I’ is an enemy to society. Society has for its first premise, neighbourly love and capacity for self-sacrifice; and progress is the effect of an ever more rigorous subjugation of the beast in man, of an ever tenser self-restraint, an ever keener sense of duty and responsibility. The emancipation for which we are striving is of the judgement, not of the appetites.[25]


If one notes what Nordau was describing as normative civilisational values in 1895, he would certainly have been diagnosed as mentally imbalanced and an incipient ‘fascist’, possibly even an ‘anti-Semitism’ – if we disregard his Jewish background and role in later life in the Zionist movement – by Adorno and the other authors of The Authoritarian Personality.

Jacobinism and Bolshevism: The Revolt of the Under-Man

Lothrop Stoddard, whose works became very widely read in the early 20th century, writing in the aftermath of the Bolshevik upheaval that had reduced Russia to a hell, took up the theme of mental and physical degeneration as causes of revolt against civilisational values by what he termed the ‘under-man’. Giving an account of the personality types of the Bolsheviks and their methods of sadism, Stoddard wrote:
It would be extremely instructive if the Bolshevik leaders could be psycho-analyzed. Certainly, many of their acts suggest peculiar mental states. The atrocities perpetrated by some of the Bolshevik Commissars, for example, are so revolting that they seem explicable only by mental aberrations like homicidal mania or the sexual perversion known as sadism.
One such scientific examination of a group of Bolshevik leaders has been made. At the time of the Red terror in the city of Kiev, in the summer of 1919, the medical professors of Kiev University were spared on account of their usefulness to their terrorist masters. Three of these men were competent alienists, who were able to diagnose the Bolshevik leaders mentally in the course of their professional duties. Now their diagnosis was that nearly all the Bolshevik leaders were degenerates, of more or less unsound mind. Furthermore, most of them were alcoholics, a majority were syphilitic, while many were drug fiends…[26]


Stoddard gives a dramatic illustration of the roles being played out in such revolts, when an internationally acclaimed philology scholar, Professor Timofie Florinsky of Kiev University, was brought before the Revolutionary Tribunal, and spontaneously shot by one of the ‘judges’ for giving an ‘irritating reply’ to a question. The murderous Commissar, Rosa Schwartz, a former prostitute, was drunk.[27]

The Kiev event is pregnant with historical and cultural meaning. The clash of two worlds, fundamentally alien to each other but coinciding in time and space: the commissar, a drunken ex-whore, puts to death in an instant of primal savagery the scholar. Such scenes had been played out en masse by the mobs during the French Revolution, continuously plied with alcohol and drugs, pushed onward by prostitutes, pirates and criminals, and agitated by mattoids from among depraved elements of the upper and middle classes.

While it now seems to be regarded as passé to refer to what was once widely called the Red Terror in Bolshevik Russia, attention being drawn almost entirely to the ‘crimes of the Nazis’, any reference to major atrocities other than that involving Jews being regarded as ‘relativising the Holocaust’,[28] the implementation of the Bolshevik policy on terror shows symptoms of mass sadism in a literal, psychotic sense. One must go to the accounts of the time, however, in order to realise the character of the sadism.

After Denikin’s White Army defeated the Bolsheviks at Odessa in August 1919, Rev. R Courtier-Forster, Chaplain of the British forces at Odessa and the Black Sea ports, who had been held captive by the Bolsheviks, reported the horrors of Bolshevism, relating how on the ship “Sinope”, the largest cruiser of the Black Sea Fleet, some of his personal friends had been chained to planks and slowly pushed into the ship’s furnaces to be roasted alive. Others were scalded with steam from the ship’s boilers. Mass rapes were committed, while the local Soviet press debated the possibilities of nationalizing women. The screams from women being raped, and from other victims in what Rev. Courtier-Forster called the ‘Bolshevik’s House of Torture’ at Catherine Square, could be heard for blocks around, while at Catherine Square the Bolsheviks tried to muffle the screams with the noise of lorries thundering up and down the street.[29]

When the Rohrberg Commission of Enquiry entered Kiev, after the Soviets had been driven out in August 1919, it described the ‘execution hall’ of the Bolsehvik secret police, the Cheka, as follows:
All the cement floor of the great garage (the execution hall of the departmental Cheka of Kiev) was flooded with blood. This blood was no longer flowing, it formed a layer of several inches: it was a horrible mixture of blood, brains, of pieces of skull, of tufts of hair and other human remains. All the walls were bespattered with blood; pieces of brains and scalps were sticking to them. A gutter twenty-five centimetres wide by twenty-five centimetres deep and about ten metres long ran from the centre of the garage towards a subterranean drain. This gutter along its whole length was full to the top with blood…Usually as soon as the massacre had taken place the bodies were conveyed out of the town in motor lorries and buried beside the grave about which we have spoken; we found in a corner of the garden another grave which was older and contained about eighty bodies. Here we discovered on the bodies traces of cruelties and mutilations the most varied and unimaginable. Some bodies were disembowelled, others had limbs chopped off, some were literally hacked to pieces. Some had their eyes put out and the head, face, neck and trunk covered with deep wounds. Further on we found a corpse with a wedge driven into the chest. Some had no tongues. In a corner of the grave we discovered a certain quantity of arms and legs….[30]


Such atavistic savagery goes even beyond mass murder. It is the psychosis of a Jeffrey Dahmer,[31] or Edward Gein,[32] rationalised as a political ideology with noble ideals, that continues to have adherents with respectable positions in academia.

The precursor of the Bolshevik Revolution, that of France during the period 1789-1792 unleashed a mass psychosis of revolt of the dregs of France, led by the mattoid elements. As in today’s Western liberal-democracies, the theory is that manifestations of inequality and differences can be eliminated by changing the social structure according to dogma. The doctrine of the French Revolution was a ‘return to Nature’, an idolised and imaginative interpretation of what Nature was supposed to be like, concocted in the drawing rooms of the European intelligentsia, by writers such as Voltaire, Rousseau, and Weishaupt, the founder of the proto-communist Illuminati. According to these ideologues, the cause of tyranny, injustice, violence and inequality, was civilisation. If civilisation itself could be overthrown and humanity returned to a supposed innocent state of nature, then all could live in an idyllic state of happiness, peace and brotherhood. This requires the abolition of civilisational institutions such as marriage, private property, Church, state, monarchy. Karl Marx formalized precisely the same doctrine about half a century later. This atavism is ironically heralded as ‘progressive’.

The French sociologist Gustave Le Bon noted in 1895:
The idea that institutions can remedy the defects of societies, that national progress is the consequence of the improvement of institutions and governments, and that social changes can be effected by decrees – this idea, I say, is still generally accepted. It was the starting point of the French Revolution, and the social theories of the present day are based upon it.[33]


Le Bon later wrote, in the aftermath of the Bolshevik Revolution, of the same atavism that had afflicted France now unfolding in Russia:
The Bolshevik mentality is as old as history. Cain, in the Old Testament, had the mind of a Bolshevik. But it is only in our days that this ancient mentality has met with a political doctrine to justify it. This is the reason of its rapid propagation, which has been undermining the old social scaffolding.[34]


The reader is referred to Nesta H Webster’s history, The French Revolution,[xxxv] which draws on contemporary documents from both Jacobins and Royalists, which dramatically brings to life the depravity and cowardice of the dregs of France, led by disaffected mattoid lawyers and Orleanist aristocrats, and of the heroism of those loyal to the King, including those among the common folk. What is notable in this context is the manner by which the mob could be agitated with the continuous supply of alcohol and narcotics that seemed to maintain a blood frenzy, paid for by the wealth of the Duc d’Orléans, a craven megalomaniac who desired to usurp the Throne on the backs of the criminal underworld that he had unleashed.

Here in the French Revolution is a dress rehearsal for the blood-letting by the Bolsheviks, 130 years later. At the Convent des Carmes, Rue de Vaugirard, up to 200 priests had been incarcerated. Here a drunken mob converged and with pistols and sabres killed the defenceless priests.[26] The Archbishop of Arles had his face cleaved almost in two, as he offered his life in the hope of appeasing the bloodlust and sparing the other priests. The old man’s death only excited the mob further, and they fired upon the priests kneeling in prayer in the chapel.[37] Other such massacres were conducted on priests imprisoned at the Abbaye in Paris. However, there were more victims among ‘the people’ than among the aristocrats and clergy. The revolutionary leaders sought to ‘amputate’ France, and to radically reduce its population, reminiscent of Pol Pot.

In La Vendée region a policy of wholesale extermination was undertaken to eliminate a folk who remained steadfast to King and Church.

Webster notes a curious transformation of France during the era, which shows that the Revolution was a victory of the ‘under-man’ and a return to the atavistic on the ruins of civilisation. She writes that mediocre lawyers such as Robespierre, who now held the power, vented their frustration at years of personal failure by trying to eliminate the talented and intelligent. All those who had devoted themselves to scholarship were targeted. ‘The war on education was even carried out against the treasures of science, art and literature’. One revolutionary luminary proposed killing the collection of rare animals at the Museum of Natural History. A widespread notion of the revolutionaries was to burn all the libraries and retain only books pertaining to the Revolution and to law. Thousands of books and valuable paintings were disposed of or destroyed. ‘Not only education but politeness in all forms was to be destroyed’. It became necessary to assume a ‘rough and boorish manner’ and to present ‘an uncultivated appearance’. ‘A refined countenance, hands that bore no marks of manual labour, well-brushed hair, clean and decent garments, were regarded with suspicion – to make sure of keeping one’s head it was advisable that it should be unkempt’. It was advisable to ruffle one’s hair, grow the thickness of whiskers, soil the hands…’ ‘In a word, it was not only a war on nobility, on wealth, on industry, on art, on intellect; it was a war on civilisation’.[38]

It might be observed today that the cult of the dirty and the unkempt has become a normative aspect of society.

Notes


1. K R Bolton, Revolution from Above (London: Arktos Media Ltd., 2011), p. 101.


2. T W Adorno, et al The Authoritarian Personality (New York: Harper and Row, 1950).


3. K R Bolton, ‘”Sex Pol” Ideology: The Influence of the Freudian-Marxian Synthesis on Politics and Society’, Journal of Social, Political and Economic Studies, Washington, Vol. 35, No. 3, Fall 2010, pp 329-38.


4. S Rothman and S R Lichter, Roots of Radicalism: Jews, Christians and the New Left (New York: Oxford University Press, 1982), pp. 50-52.


5. Ibid., p. 55.


6. Ibid., p. 60.


7. Ibid., p. 286.


8. Myran Sharaf, Fury on Earth – A Biography of Wilhelm Reich (London: Andre Deutsch, 1983), p. 169; K R Bolton, ‘Sex Pol Ideology’, op. cit., pp. 347-348.


9. Ibid., p. 339.


10. E Fuller Torrey, The Roots of Treason: Ezra Pound and the Secrets of St Elizabeth’s (London: Sidgwick and Jackson, 1984).


11. ‘Jailbreak plot’ told in passport case’, San Francisco Chronicle, 15 January 1960, p. 5.


12. Michael O’Meara, ‘Introduction’, Francis Parker Yockey (1949), The Proclamation of London of the European Liberation Front (Shamley Green, England: Wermod & Wermod Publishing Group, 2012), xvi. http://shop.wermodandwermod.com/the-proclamation-of-london-of-the-european-liberation-front.html


13. Yockey was to be subjected to precisely the same procedure.


14. Thomas Szasz, ‘The Shame of Medicine: The Case of General Edwin Walker’, The Freeman, Vol. 59, no. 8, October 2009, http://www.thefreemanonline.org/columns/the-therapeutic-state/the-shame-of-medicine-the-case-of-general-edwin-walker/


15. Ibid.


16. Ibid.


17.‘Paranoia as Patriotism: Far Right Influences on the Militia movement’, The Nizkor Project, http://www.nizkor.org/hweb/orgs/american/adl/paranoia-as-patriotism/minutemen.html


18. Lothrop Stoddard (1922), The Revolt Against Civilization: The Menace of the Under-Man (Wermod & Wermod, 2012).


19. Cesare Lombroso is widely regarded as the founder of criminology.


20. Max Nordau, Degeneration (New York: D Appleton & Co., 1895), p. 18.


21. Ibid., pp. 18-19.


22. Ibid., p. 22.


23. Ibid., pp. 32-33.


24. Ibid., p. 555.


25. Ibid., p. 560.


26. Lothrop Stoddard, op. cit., Chapter VI: ‘Rebellion of the Under-Man’, p. 177,


27. Ibid., p. 177 n.


28. Deborah E Lipstadt, Denying the Holocaust: The Growing Assault on Truth and Memory (London: Penguin Books, 1994). See especially Chapter 11: ‘Watching on the Rhine: The Future Course of Holocaust Denial’, pp. 209-222.

29. R. Courtier-Forster, ‘Bolshevism, Reign of Torture at Odessa’, London Times, 3 December, 1919, pp. 2, 3, 4.


30. S Melgunoff, La terreur rouge (Paris, 1927), cited by Vicomte Leon de Poncins, The Secret Powers Behind Revolution (California: Christian Book Club of America, n.d.), p. 149.


31. Jeffrey Dahmer killed 17 young men during 1978-1991, refrigerated and cannibalised their body parts.


32. Edward Gein was a cannibal, necrophile, and grave robber, who used bodies parts to construct leggings, furniture covering and so forth.


33. Gustave Le Bon, The Crowd, op.cit., p. 86.


34. Gustave Le Bon, The World in Revolt (New York, 1921) p. 179; cited by Stoddard, op. cit., Chapter VII: ‘The War Against Chaos’.


35. Nesta H Webster, The French Revolution, 1919, 1969. Wermod & Wermod, Britain, will be issuing a de luxe edition of The French Revolution in 1912, with an introduction by this author. The pages cited in this article are from the 1969 edition.


36. Ibid., p. 311.


37. Ibid., p. 312.

38. Ibid., pp. 412-413.

Source: Ab Aeterno, no. 10, January-March 2010.





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