Auteur : Mutti Claudio (Amine Omar)
Ouvrage : Le nazisme et l'islam
Année : 2004

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Je n'ai pas pour but de m'occuper des orientations spirituelles d'Hitler et de sa position vis-à-vis de la religion ; je me limite seulement à dire avec Léon Degrelle (le fondateur du Rex belge), que « contrairement à tout ce qu'on a pu raconter, Hitler n'était pas du tout un païen » et nous renverrons le lecteur aux nombreuses pages de Bormmann-Vermerke dans lesquelles le Führer manifestait à un cercle restreint d'intime sa conception du divin. Nous noterons ici, citant encore le général Degrelle, que « Hitler avait indiscutablement un faible pour la religion islamique. Lui qui était d'origine catholique et comme enfant avait chanté dans le choeur de la paroisse, montrait un grand intérêt pour l'Islam et sa civilisation ». En effet, si on lit les « propos de table » d’Adolf Hitler, nous ne pouvons qu’être frappés par ses appréciations enthousiastes relatives à l'Islam. Dans la conversation du 5 juin 1942, par exemple, le Führer affirme l'infériorité du christianisme par rapport aux autres religions, parmi lesquelles l'Islam : « Et cette fois nous éprouvons une violente sensation de colère à la pensée que des Allemands ont pu s'enliser dans des doctrines théologiques privées d'une quelconque profondeur quand sur la vaste terre il y en a d'autres, comme celles de Confucius, de Bouddha et de Mahomet, qui à l'inquiétude religieuse offrent un aliment d'une bien autre valeur. » On retrouve la comparaison entre l'Islam et le christianisme, à l'avantage du premier, dans une autre conversation, le 1er août 1942 : « Nous ne comprenons pas que les prêtres s’imaginent Dieu à la ressemblance d'un homme. De ce point de vue, les disciples de Mahomet sont, de loin, supérieurs aux prêtres, parce qu'ils n'éprouvent pas le besoin de se figurer Allah physiquement ! » Dédaigné et repoussé par les aspects anthropomorphiques du christianisme, Hitler admirait la manière purement intellectuelle avec laquelle les Musulmans pensaient à Dieu : « il le fascinait donc, lui aussi, cet Allah jamais vu, jamais représenté par personne, un mystère constant. » Dans les mêmes circonstances, Hitler exalta la civilisation musulmane de l'Espagne et vit dans la Reconquista catholique l'empreinte du sectarisme et de la barbarie : « L'époque arabe fut l'âge d'or de l'Espagne la plus civilisée. Puis vint l'époque des persécutions toujours recommencées. » Le sujet fut repris le 18 août 1942 : « La civilisation a été un des éléments constitutifs de la puissance de l'Empire romain. La même chose se produisit en Espagne sous la domination des arabes. La civilisation y atteint un niveau rarement atteint. Une époque, indiscutablement, d'humanisme intégral, dans laquelle régna le plus pur esprit chevaleresque. L'intrusion du christianisme y a apporté le triomphe de la barbarie. L'esprit chevaleresque des Castillans est en effet un héritage des Arabes ». Et, nous rencontrons alors, chez Adolf Hitler, la plus fervente expression de sympathies pour l'Islam qu'un Européen non musulman puisse prononcer : « Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l'influence judaïque – et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide ! –, il aurait mieux valu que l'Islam triomphe. Cette religion récompense l'héroïsme, promet au guerrier les joies du Septième Ciel… Animé d'un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme. » Hitler aurait voulu reprendre, au XXe siècle, la politique de Frédéric II avec le monde musulman; parmi les obstacles qui empêchèrent la réalisation d'un tel dessein, il y eut l'alliance avec l'Italie, laquelle était, malgré tout, une puissance coloniale asservissant des populations musulmanes. A ce propos, cherchant à comprendre les motifs de son échec, Hitler affirmait en février 1945 : « L'allié italien nous a mis des bâtons dans les roues presque partout. Par exemple il nous a empêché de conduire une politique révolutionnaire en Afrique du Nord, parce que nos amis musulmans soudain ont vu en nous les complices, volontaires ou involontaires, de leurs oppresseurs. Les souvenirs de la répression barbare à l'égard des Senoussis étaient toujours dans leur mémoire. Comme si ça ne suffisait pas, la prétention ridicule du Duce, d'être considéré comme “l'Épée de l'Islam”, était objet de moquerie. Ce titre, qui est dû à Mahomet et à un grand conquérant comme Omar, Mussolini se l'est fait attribuer par certaines tristes figures soudoyées ou terrorisées par lui. Nous avions la possibilité de faire une politique de longue haleine à l'égard de l'Islam ; elle a été gâchée, comme du reste beaucoup de chose, que nous avons dû abandonner en raison de notre fidélité à notre alliance avec l'Italie. » ...