Déjà, pour lui, Charles de Gaulle c'était la dictature. Cela fait 45 ans que Daniel Cohn-Bendit use du même registre et fatigue les gens en France et en Allemagne. Les citoyens ne comprennent pas qu'il puisse toujours prendre la parole après les accusations de pédophilie. Daniel Cohn-Bendit, qui a refait les titres de l'actualité surtout en Allemagne en 2012 en raison des découvertes de documents sur les pédophiles dans le parti des Verts vantant et réclamant la légalisation de relations sexuelles avec les enfants et sur son livre vantant les relations avec des mineurs, sort cette fois le joker nazi pour taper sur la Russie. La Russie qui a écrasé le nazisme dans son nid d'aigle à Berlin par le sacrifice de sa population et de son armée est à ses yeux comme dirigée par le Führer. Pour les anciens résistants et communistes de l'après guerre, Daniel Cohn-Bendit était dès 68 le collabo des Allemands !
Cohn-Bendit chroniqueur. Daniel Cohn-Bendit qui dénonce la main mise d'Etat en Russie sur les médias est devenu depuis cet automne chroniqueur sur une chaîne radio connue pour être la voix de l’État. Europe 1 était du temps du chroniqueur Marcel Haedrich une station encore libre et représentait un véritable travail journalistique. En travaillant pour Europe 1 le nouveau chroniqueur de la station et chantre de la défense des droits de l'homme, de la liberté d'expression et de la démocratie, est embauché par la station connue pour endormir les auditeurs à coups de slogans publicitaires. Dani le rouge, recommandant le boycott des jeux olympiques de Sotchi, n'en finit pas de se ridiculiser en sortant ses tirades de retraité de mai 68 tout en collaborant avec les ennemis de ses idéaux premiers.
Cohn-Bendit-Allemagne. Tour à tour Daniel Cohn-Bendit va rouler sous l'étiquette allemande et française du parti des Verts tout en étant de nationalité allemande. Tout comme Vitali Klichko, chef de l'opposition en Ukraine, des liens politiques profonds, comme par hasard, existent entre l'Allemagne et Daniel Cohn-Bendit.
Le lundi 9 décembre Wojciech Leszek Pomorski, fondateur de www.dyskryminacja.de, association polonaise de défense des parents et des enfants, a donné une conférence de presse à Berlin sur le Jugendamt et sur les violations des droits fondamentaux en Allemagne à l'encontre des enfants et des familles. Des parents français, comme Lionel Gilberti, Olivier Karrer, ou tout récemment Cédric Laurent, sont aussi touchés par ces violations des droits fondamentaux par l'organisation d’État de la jeunesse qui prend sa source et fonction sous le régime hitlérien.
Wojciech Leszek Pomorski aurait aimé avoir la présence de Daniel Cohn-Bendit pour dénoncer les discriminations en série et les 40 200 enlèvements d'enfants pour l'année 2012 en Allemagne. Seul un journaliste hollandais et correspondant de Varsovie, Ekke Overbeek, travaillant pour Trouw (journal fondé par la résistance hollandaise en 1943), était présent lors de cette conférence et fut le seul journaliste représentant les médias occidentaux. Contacté par la Voix de la Russie le journaliste hollandais évoque son étonnement : « Que des médias polonais, pas un seul média allemand ou d'Europe pour documenter les faits». De fait les médias français préférant parler des violations des droits fondamentaux en Ukraine et en Russie tirent le rideau sur la violation quotidienne de ces droits chez notre voisin. Dans un entretien donné à Stimme Russlands (La Voix de la Russie), Wojciech Pomorski retrace sa vie et traite l'Allemagne de pays nazi !
En 2003, le Jugendamt vient prendre ses deux filles à son domicile et interdit par écrit au père polonais de parler avec elles en polonais lors des visites. Son dossier a provoqué un scandale largement relayé dans les médias polonais mais pas en France. Daniel Cohn-Bendit, député européen qui a pour habitude de dénoncer les dictatures et violences sur les individus, n'est pas intervenu. Le dossier d'une petite fille française, dont le Jugendamt a participé au changement d'acte de naissance français sans décision de justice, n'a pas non plus vu le soutien de Daniel Cohn-Bendit. Pourtant, celui-ci avait été sollicité pour intervenir sur ces dossiers et sur l'activité du Jugendamt sur un plan général car les plaintes contre le Jugendamt affluent des pays voisins à l'Allemagne et de ses habitants. Le silence du défenseur de la démocratie et des droits fondamentaux sur les activités du Jugendamt, qui copient les méthodes nazies selon les dires des parents touchés, reste un mystère. Est-ce que Daniel Cohn-Bendit n'aurait pas le droit de toucher à l'Allemagne sous peine de voir sortir d'autres dossiers plus sensibles sur des révélations sur la pédophilie et aurait pour mission d'attaquer la Russie dans les médias ? 
 


 30 juillet 2014
 
En novembre 1917, peu après l'entrée en guerre des Américains, Rudolf Steiner mit solennellement en garde (1) :
« Il ne faut pas que le monde soit géographiquement américanisé, car les efforts de l'Amérique visent à tout mécaniser, à tout faire entrer dans le domaine du pur naturalisme, à effacer peu à peu de la surface de la Terre la culture de l'Europe. » (R. Steiner, Derrière le voile des événements – Le mystère du Double, G.A. 178, Paris, 1999, pp. 88-89).
Phase 1, le GMT.
Or, que se trame-t-il en ce moment, à peine un siècle après cette mise en garde solennelle ? Les gnomes de l'Union Européenne s'affairent précisément en coulisse – et le plus loin possible des oreilles des peuples, cela va sans dire – à mettre fébrilement en place le GMT, le futur "Grand Marché Transatlantique" destiné, en dehors de tout accord populaire conscient bien sûr, à aligner la totalite des normes européennes, tant environnementales, que sociales, financières et commerciales, à la mesure des exigences anglo-américaines. Une vassalisation camouflée de l'Europe, ni plus, ni moins. 

C'est cela qui se magouille depuis juillet 2013 : une entente de libre-échange intégral ouvrant toute grande l'Europe aux multinationales US en imposant la supériorité de leur droit sur celui des états de l'UE. Une entreprise opaque menée depuis 20 ans derrière un écran de fumée pour supplanter le droit européen au profit direct du droit US. Travail à petits pas discrets auquel même le Parlement européen ne dispose que d'un accès restreint conformément aux ententes entre les négociateurs occultes américains et leurs homologues européens (on oserait mettre des guillemets) :
« Tous les documents concernant le développement du GMT, y compris les textes des négociations, les propositions faites des deux côtés, le matériel explicatif joint, les courriels et les autres informations échangés demeureront confidentiels. » (Accord du 5 juillet 2013). Taisez-vous, profanes, vous n'avez pas le droit au chapitre…

Phase 2, le coup d'état de Kiev.
C'est en pleine trève olympique que l'« Occident » passe à l'attaque. La paix n'étant pas propice à ce grand chambardement, il y fallait une préparation psychologique des foules, une ambiance et quelques bons prétextes bien sanglants : du sur mesure donc pour les tueurs professionnels des Pravyi Sektor et autres Svoboda, faux nazis naïfs retournés par la CIA, mais vrais mercenaires à la botte de qui les arme et les paie. Le gouvernement légal refusant de faire donner l'armée contre son propre peuple, le putsch prend ainsi le pouvoir en pleine scéance du parlement avec le plein soutien de Washington et de ses obéissants vassaux.

En dépit des slogans de l'Euromaïdan appelant à lutter contre un régime oligarchique, c'est pourtant bien un « roi du chocolat » milliardaire qui devient aussitôt président de l'Ukraine : un oligarque sans scrupules aux ordres de Washington qui s'affaire aujourd'hui à écraser, avec le plein appui de l'UE, tout ce qui, à l'Est du pays, se refuse à se soumettre à l'impérialisme du B.A.O. (2) dans lequel Washington veut à tout prix faire basculer les provinces russophones hostiles à l'inféodation otanienne. Sans la riposte-éclair de la Russie en Crimée, c'était toute la population russe de cette presqu'île stratégique et Sébastopol qui tombait en quelques heures dans les mains de l'OTAN. Une réaction russe avalisée par un référendum écrasant qui déclencha l'ire des dirigeants occidentaux d'habitude si respectueux de la volonté populaire tant qu'elle est à leur avantage...

Déjà des congressistes US proposent de considérer dès à présent l'Ukraine comme « allié militaire majeur des Etats-Unis » face à la Russie. En Europe même, l'hystérie anti-russe bat son plein, tous médias confondus ou peu s'en faut, et n'a de cesse d'appeler au boycott pour complaire aux diktats états-uniens, sans même comprendre qu'ils se sanctionnent eux-mêmes au plus grand détriment de leurs propres entreprises, et que c'est justement là le but de l'administration US : ruiner l'Europe pour mieux l'asservir et pousser l'OTAN jusqu'aux frontières mêmes de la Russie. Ce qui avait déjà précipité l'Europe dans la guerre en 1914 se répète seulement en 2014, mais, comme on le sait, c'est pour la bonne cause et surtout celle de l'Empire ploutocratique anglo-saxon.

La Guerre en marche.
Viêtnam, Iraq, Libye, Syrie, Serbie, Ukraine... C'est à l'encerclement méthodique et total de la Russie et de la Chine (3) que s'affairent aujourd'hui les stratèges insatiables du Pentagone et leurs obéissants vassaux de l'Union dite européenne : tous à la botte de l’État US finissant et d'autant plus agressif. Cette Europe en voie de totale américanisation, espionnée sans vergogne et, semble-t-il, fière de l'être…

Lorsqu'on sait que l'OTAN n'avait d'autre objectif à l'origine que de faire pièce au Pacte de Varsovie communiste et qu'il n'avait, par conséquent, plus aucune raison d'être à la chute du Mur de Berlin que Moscou n'avait autorisé qu'à l'expresse condition – hélas non paraphée – que l'OTAN ne s'étendrait pas sur les pays de l'Est, on ne peut que constater la duplicité et la puissance de corruption de cette organistaion à vocation purement impérialiste de contrôle hégémonique planétaire.

Rudolf Steiner avait plusieurs fois souligné dans un contexte anthroposophique que, du fait de son sol, la nature même de l'Amérique du nord reposait essentiellement sur la seule volonté de puissance ahrimanique aveugle et de domination tous azimuts. Quant à l'Europe, c'est de Lisbonne à Vladivostok qu'elle devait se faire, Russie incluse évidemment, en trait d'union géographique et culturel entre l'extrême Occident américain et l'extrême Orient chinois, en force d'équilibre donc, et non avachie, vendue aux loges noires de Londres et de Washington.

Entre temps le sang coule, et coule à flot. Il coule non seulement en Europe du fait de l'interventionnisme obsessionnel US, mais aussi aux Proche et Moyen-Orients dans le massacre abominable des populations chrétiennes au profit d'un Islam hystérique et monstrueux gavé d'armes et soutenu en sous-main par ces états croupions que sont les monarchies dégénérées du Golfe (4). De toute évidence, les think tanks anglo-américains veulent la guerre et font tout pour pousser la Russie au casus belli : ils sont aujourd'hui tellement dans le pétrin qu'il en va maintenant de la pérennité de leur business. Comme en 1914. Et comme en 1939...
« L'égoïsme universel émane de la race anglo-américaine. Partant de là, l'égoïsme couvrira toute la Terre. Toutes les inventions qui recouvrent la Terre d'un réseau d'égoïsme viennent d'Angleterre et d'Amérique. A partir de là-bas donc, toute la Terre sera recouverte d'une toile d'égoïsme, de mal. Mais une petite colonie se formera à l'est comme la semence d'une vie nouvelle pour l'avenir. La culture anglo-américaine consume la culture de l'Europe [...] mais la race elle-même va à sa ruine. Elle porte en elle la disposition à être la race du Mal. » (Steiner, Eléments d'ésotérisme, Paris, 2000, p. 275)
A l'heure où nous écrivons, les populations civiles russophones d'Ukraine orientale sont écrasées sous les bombardements massifs de l'armée kievienne encadrée désormais par plusieurs centaines de conseillers de l'ex-armée mercenaire US Blackwater (Academi). Il est toujours mieux de faire faire le sale boulot par d'autres et sous fausse bannière. Cela ne vous rappelerait-il pas les massacres de civils allemands de Bromberg par les Polonais en 1939 ?

Mais l'Ours russe ne bouge toujours pas...
WH.


1. « La guerre qui vient », titre repris d'un ouvrage célèbre de Francis Delaisi (1911) dont Rudolf Steiner fit autrefois l'éloge à plusieurs reprises.
2. « Bloc Américaniste Occidentaliste ». La Rada putschiste de Kiev ira même jusqu'à abroger le statut du russe comme langue régionale dès la prise de pouvoir, obligeant ainsi les enfants à cesser de parler russe dans les écoles.
3. La Chine aussi fait elle-même l'objet de cet encerclement militaire par les États-Unis et leurs bases (Japon, Taïwan, Indonésie, Thaïlande, Corée du Sud, Guam et Philippines). Les vieilles obsessions US de Mackinder à Brzezinski sont toujours d'actualité. C'est à cela que tente de faire pièce l'Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) dont fait partie la Russie.
4. Quant à l'Israël sioniste, éradicateur criminel des populations palestiniennes soutenu à bout de bras depuis près de 70 ans par l'AIPAC et les USA, son karma est d'ores et déjà scellé ; cette « erreur de l'histoire du monde », pour reprendre les paroles de Steiner, n'est plus qu'un résidu anachronique de l'évolution de l'humanité appelé à cesser d'être et se dissoudre.
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