U.S. intelligence has concluded that the document published recently by the Times of London, which purportedly describes an Iranian plan to do experiments on what the newspaper described as a "neutron initiator" for an atomic weapon, is a fabrication, according to a former Central Intelligence Agency official.
Philip Giraldi, who was a CIA counterterrorism official from 1976 to 1992, told IPS that intelligence sources say that the United States had nothing to do with forging the document, and that Israel is the primary suspect. The sources do not rule out a British role in the fabrication, however.
The Times of London story published Dec. 14 did not identify the source of the document. But it quoted "an Asian intelligence source" - a term some news media have used for Israeli intelligence officials - as confirming that his government believes Iran was working on a neutron initiator as recently as 2007.
The story of the purported Iranian document prompted a new round of expressions of U.S. and European support for tougher sanctions against Iran and reminders of Israel's threats to attack Iranian nuclear program targets if diplomacy fails.
U.S. news media reporting has left the impression that U.S. intelligence analysts have not made up their mind about the document's authenticity, although it has been widely reported that they have now had a full year to assess the issue.
A former US official has said that both the Central Intelligence Agency (CIA) and the Federal Bureau of Investigation (FBI) are extremely paranoid about the Israeli secret service Mossad and Jews, and adds that the charges of espionage against US Defense Department scientist Stewart Nozette reflect this fear and "extreme view".
These fears against Israel, former AIPAC staffer Steve Rosen tells The Jerusalem Post, could harm US-Israel relations.
"One of the things that our case revealed is the very extreme views that are held by some in counter-intelligence agencies of the CIA and FBI about Israel," Rosen said.
"They believe that the Mossad spied on the US on a huge scale and they believe that the Pollard case was the tip of some sort of iceberg," he added.
Leibowitz, pled guilty to leaking to an unidentified
blogger five classified documents Leibowitz obtai-
ned while working as a Hebrew translator for the
FBI.
A former FBI linguist’s guilty plea for leaking secret documents has become a black eye for the law enforcement agency and signals a breakdown in the security clearance process there, according to lawyers who track clearance issues.
FRONTLINE - Israel's Next War ? (PBS)
They do not believe in peace talks. They do not want to share the land. They are well armed and are carrying out increasingly violent attacks, even targeting innocent civilians. They are members of Israel's militant far right, and they are threatening to become Israel's next big problem
VIDEO - Le mal selon la Kabbale: à l'inverse de l'enseignement bouddhiste (méditation, désintéressement, détachement), accroissez votre égoïsme, faites le mal, ainsi vous devenez divins vous vous rapprocher de l'état de divinité...
(video censurée de youtube...)
Un conseil: méfiez-vous de ces philosémites tels ce rabbin Marvin Antelman, Alain SoraI et Gershom Sholem qui prétendent que ce sont les sabbatéens qui ont infiltré le judaïsme inoffensif et sont à l'origine des complots révolutionnaires communistes, sionistes, etc. Cela sert souvent à blâmer les vilains nazis! Voir les premières minutes de cette entrevue avec le rabbin Antelman, on croirait entendre SoraI: tous deux se basent sur les "révélations" (inexistantes) de Anthony Sutton...
Hervé Ryssen nous raconte :
Dans son Testament d’un poète juif assassiné (1980, Points Seuil, 1995), Elie Wiesel décrit l’Allemagne de la république de Weimar, durant l’entre-deux-guerres :
“L’Allemagne vaincue donnait l’impression que sur son territoire on pouvait tout se permettre sauf de se prendre au sérieux, écrit-il. On brisait les idoles, on déboulonnait les statues, on défroquait les professionnels de la foi, on se riait du sacré et, pour rire, on sacralisait le rire… La capitale, en effervescence permanente, rappelait les cités pécheresses de la Bible. Le talmudiste en moi rougissait et détournait le regard. Prostitution, pornographie, dérèglement des sens et de l’esprit, perversion sexuelle et autres ; la ville se déshabillait, se fardait, s’humiliait sans gêne, arborant sa dégénérescence comme une idéologie. A quelques pas de Chez Blum, dans un club privé, des hommes et des femmes, ou des femmes entre elles, dansaient nus. Ailleurs, on se droguait, on se fouettait, on rampait dans la boue, on faisait reculer toutes les limites ; cela me rappelait les mœurs des sabbatéens [cf. Psychanalyse du judaïsme d'Hervé Ryssen, ndlr]. On renversait les valeurs, on levait les tabous. Les gens sentaient-ils l’approche de l’orage ? ”
Et deux pages plus loin, Elie Wiesel écrit ingénument : “Berlin semblait dominée par les Juifs… Journaux et maisons d’édition, théâtres et banques, grands magasins et salons littéraires. Les antisémites français qui voyaient le Juif partout avaient raison… pour ce qui était de l’Allemagne. Les sciences, la médecine, les arts : c’était le Juif qui donnait le ton, qui l’imposait. ” (Le Testament d’un poète juif assassiné, 1980, Points Seuil, 1995p. 100, 124, 126).
SOURCE : http://www.herveryssen.net/www/?p=816
C'est tout simple.
Le système usuraire qui régit le capitalisme moderne (le pouvoir monétaire, la haute finance et les corporations) était déjà présent dans la Babylone antique, à l'époque où les juifs forgeaient (et truquaient) les plaquettes d'argile (dettes).
La franc-maçonnerie aurait été fondée par des occultistes importants dont John Dee (lié au courant pseudo-rosicrucien kabbaliste-illuministe), qui aurait posé les bases du système maçonnique moderne avec l'aide des instructions du Rabbin Lowe, le fameux kabbaliste créateur du Golem!
Le nouvel ordre mondial est prédit dans le Talmud (babylonien) et même avant dans la tradition juive babylonienne, mais il a commencé à être instauré concrètement sous l'impulsion de kabbalistes au début de l'ère moderne, aux alentours de la période où les juifs ont été chassés d'Espagne (en 1492, soit la même année où des juifs riches et puissants financèrent le voyage de Colomb en Amérique!).
Les deux plus grandes dégénérescences du judaïsme sont connues sous le nom de sabbatéens et frankistes, fondées par les faux messies, crypto-juifs messianiques et kabbalistes Sabbataï Zevi (faussement converti - de force - à l'Islam en 1666) et Jacob Frank (faussement converti - de force - au christianisme). Les sabbatéens étaient des juifs secrets qui posaient comme des membres de communautés musulmanes. Les frankistes étaient les sabbatéens des communautés catholiques: des crypto-juifs. Ces mouvements kabbalistes s'étaient constitués autour de la figure d'un "messie", Sabbatai Zevi et Jacob Frank, qui venait rétablir l'Age d'Or, ce qui devait arriver par la transgression systématique de tous les interdits, de tous les préceptes de la Loi de la Torah. Zevi voulait devenir Calife à la place du Calife. Il s'est faussement converti à l'Islam parce qu'il y avait été forcé. Frank a été forcé de se convertir au catholicisme. Ces groupes qui pratiquaient une mystique du mal et de la transgression des tabous, du renversement des valeurs, ont fortement influencé les groupes révolutionnaires, qui étaient eux-mêmes très influencés par les loges maçonniques sur lesquelles les sabbatéens et surtout les frankistes, ont exercé une influence dans le sens pro-révolutionnaire. Pour que l'ère messianique advienne, il leur allait jeter par terre toutes les bases de la civilisation, il fallait que les nations (surtout la chrétienté) ait pleuré toutes ses larmes jusqu'à la dernière. Ils ont pas seulement influencé et même téléguidé la révolution française, avec de l'argent des usuriers de la communauté et l'influence des franc-maçons, ils ont changé de forme et ont engendré toutes les révolutions de l'histoire moderne. On remarque même que les juifs ont graduellement pris de plus en plus de place à l'avant scène des révolutions, surtout au vingtième siècle: bolchéviques, sionistes, néoconservateurs, etc. On reconnaît leur plus récente incarnation chez les néoconservateurs, descendants idéologiques des trotskystes juifs de New York. La plupart des juifs renièrent Sabbataï Zevi, mais certains continuèrent à le suivre, en élaborant une théologie de la transgression: il faut transgresser la Loi d'Israël pour que les temps messianiques s'accomplissent. Parmi les transgression, il peut y avoir tous les degrés: il y a eu des sabbataïstes qui continuaient à pratiquer le Judaïsme normal, mais en mangeant une olive un jour de jeûne. Mais il y a aussi l'apostasie (le cas des Dunmeh, convertis à l'Islam, mais restés juifs en secret, et dont certains connurent un succès notoire, comme Mustapha Kémal, descendant des premiers Dunmeh). Et il y a les unions interdites (notamment l'inceste).
Il faut rappeler la bénédiction de Sabbataï Tsevi: "Béni soit l'Eternel qui autorise ce qui est interdit".
Au 18e siècle, en Pologne, Jacob Frank se prétendit le successeur de Sabbataï Zvi, et lui-même Messie (il peut y avoir plusieurs Messies, selon une certaine théologie juive).
On trouve là les clés pour comprendre le projet juif, la grande utopie à l'origine des grandes révolutions illuministes du monde moderne, lesquelles doivent mener à l'établissement du nouvel ordre mondial, qui s'érigera sur les ruines des nations, des traditions et des religions. Ces kabbalistes ont ensuite ramené la maçonnerie sous leur giron afin qu'elle contribuent à l'émergence des mouvements révolutionnaires qui devaient selon eux préparer la venue de leur messie, synonyme pour eux d'un Nouvel Age d'Or. Ces kabbalistes illuministes croyaient exécuter l'oeuvre divine (s'ils se prenaient pas pour Dieu lui-même!) en violant tous les tabous (la Loi) et en sapant les fondements mêmes de la civilisation occidentale, car c'est seulement ainsi selon eux que l'ère messianique arrivera (dans un sens, voulant faire advenir la fin des temps et allant contre le Christ, ils incarnent avec grand plaisir le 666, l'antéchrist). Ils ont fait en sorte que les juifs (avec les Rothschild tout en haut de la pyramide du capitalisme) financent les grandes révolution, et avec le temps, des juifs ont pris de plus en plus un rôle de premier plan dans l'oeuvre de subversion. La preuve de cela est la sur-représentation des juifs dans les révolutions communistes du 20e siècle, et surtout dans la dernière révolution néo-conservatrice au début du 21e siècle (les Néocons sont justement d'anciens Trotskyistes devenus de vrais fanatiques sionistes). Il n'y a pas de contradiction entre la croyance kabbaliste en la divinité intrinsèque du peuple juif et la croyance talmudique en un Dieu de vengeance ayant son peuple élu et ses intercesseurs rabbiniques.
Turquie: le fameux Kemal Ataturk était d'une famille de Dunmeh, c'est-à-dire de juifs sabbataïstes convertis en apparence à l'Islam. C'était non seulement le cas d'Ataturk, mais de la plupart des "jeunes Turcs" qui renversèrent le Califat, et ce sont ces mêmes jeunes Turcs qui sont les responsables du massacre des Arméniens.
Voici, au sujet du sabbataïsme et de ses conséquences révolutionnaires, quelques extraits du Messianisme juif de Gershom Scholem méritent d'être cités. Tous les extraits sont tirés de l'article intitulé la rédemption par le péché.
Sur les familles sabbataïstes et leur influence, Gershom Scholem écrit notamment:
Citation:
Nous avons des documents prouvant que certaines familles connues vers 1740 pour leur allégeance sabbatéenne, et certaines d’entre elles très haut placées, étaient encore attachées à la « sainte foi » soixante ans plus tard. Dans de tels cercles, le judaïsme traditionnel n’était plus que le revêtement extérieur de leurs véritables croyances. p.208
Et:
Citation:
Quant aux historiens profanes, ils ont été conduits également à sous-estimer le rôle du sabbatéisme, mais pour une raison différente. Non seulement la plupart des familles qui firent partie du mouvement sabbatéen dans l’Europe occidentale et dans l’Europe centrale continuèrent de demeurer par la suite à l’intérieur du bercail juif mais beaucoup de leurs descendants, surtout en Autriche, parvinrent, au cours du XIXème siècle, à des positions importantes : intellectuels de renom, grands financiers ou hommes politiques ayant de hautes relations. Il ne fallait guère attendre de ces personnalités qu’elles approuvent les tentatives de « démasquer » leur hérédité « chargée », cela va sans dire. En raison de leur position dans la communauté juive, il n’est pas étonnant que leurs souhaits aient été entendus. p.142
Mais quelles étaient les véritables croyances des sabbataïstes et des frankistes?
Citation:
Le nihilisme du mouvement sabbatéen et du mouvement frankiste, ce nihilisme qui résulte de cette doctrine, si profondément choquante pour la conception juive, que « c’est en violant la Tora qu’on l’accomplit » (bittulah shel Torah zehu kiyyumah) fut l’accomplissement dialectique de la croyance en la messianité de Sabbatai Zevi. p.146
Citation:
« Il est bien connu que les membres de la secte croient qu’(avec la venue du Messie) la Tora a été annulée (betelah) ; on la (lira) dans l’avenir sans (ne plus y voir aucun précepte), car pour eux abolir la Tora c’est l’accomplir, comme le montre l’exemple du grain de blé qui pourrit dans la terre. » (la citation est tirée d’une brochure anti-sabbatéenne Leshihat Saraf, publiée en 1726) En d’autres termes, puisque le grain de blé doit pourrir en terre avant de germer, il faut que les actions des « croyants » aient elles-mêmes véritablement « pourri » avant que puisse germer la rédemption. (…) Dans la période de transition, tandis que la rédemption se tient encore cachée, il faut renier explicitement la Tora, car c’est seulement en la reniant qu’elle « se cache » et qu’elle pourra finalement être renouvelée. p.185
Mais un point important est que:
Citation:
La vraie foi dans le pouvoir rédempteur de la subversion ne saurait être révélée. p.214
On peut citer quelques paroles de Jacob Frank:
Citation:
« Je vous le déclare : tous ceux qui voudront s’engager dans le combat devront être sans religion aucune et pour cela ils devront se libérer d’eux-mêmes et tenir ferme à l’Arbre de Vie. »
« Je ne suis pas venu dans ce monde pour votre élévation, mais pour vous précipiter au fond de l’abîme. On ne saurait descendre plus bas. »
Ce que Gershom Scholem commente (p.202):
Citation:
La descente dans l’abîme ne demande pas seulement le rejet de toutes les religions et de toutes les conventions. Elle requiert encore l’accomplssement d’ « actes étranges ».
Quant aux conséquences politiques, ce passage est très explicite:
Citation:
alors que l’idée de la violation de la Tora de beriah demeurait un principe cardinal de la « sainte foi », son application changea de registre. En particulier, elle vint alimenter le rêve d’une révolution universelle qui d’un coup de balai effacerait tout le passé pour permettre de rebâtir le monde.
L’espoir d’un renversement de toutes les lois et coutumes que Frank avait suscité a pris soudain vers la fin de sa vie consistance sur le plan de l’histoire.
La Révolution française a permis aux projets sabbatéens et frankistes de renversement de l’ancienne morale et de la religion de trouver un champ d’application : on sait en effet que les neveux de Frank, que ce soit en vertu de leur « croyance » ou pour tout autre motif, ont joué un rôle actif dans divers cercles révolutionnaires de Paris et de Strasbourg. La Révolution leur apportait sans doute la confirmation de leurs opinions nihilistes ; maintenant les piliers du monde semblaient ébranlés et les anciennes coutumes en voie d’être renversées.
pp.210-211
Pour plus de précisions sur cet épisode, il faut se référer surtout au Messie militant d'Arthur Mandel qui y est en grande partie consacré, et parle des rapports des neveux de Jacob Frank, Junius et Emmanuel Frey avec la Révolution française, leurs activités révolutionnaires, leurs rapports avec Danton et avec Robespierre, etc.
Les frankistes avaient déjà inquiété le gouvernement en Allemagne, et Gershom Scholem commente cet épisode:
Citation:
Une enquête fut ordonnée sur les lieux. Les autorités qui la menèrent à Francfort et à Offenbach ne creusèrent pas bien loin l’affaire : elles furent vite satisfaites de ne trouver là qu’une intrigue forgée pour escroquer de l’argent à des Juifs crédules.L’historien qui a publié de nos jours leur compte rendu officiel termine assez naïvement son étude par ces mots : « L’idée ridicule d’un complot frankiste qui avait alarmé les fonctionnaires impériaux fut finalement écartée », sans voir que les soupçons des autorités étaient à un niveau plus profond parfaitement, sinon clairement, justifiées ! p.215 Sabbatéisme et marxisme
Presque tous les dirigeants bolcheviks étaient juifs, ce qui est un fait connu, et il y a pas mal de livres qui abordent la question.
Concernant le socialisme, Guénon a démontré sa proximité avec les milieux spirites dans son "Erreur spirite". Leur relation avec le magnétisme de Mesmer (autre sabbataïste) auquel Guénon fait coïncider la phase de la dissolution (Le règne de la quantité et les signes des temps) se caractérise aussi par la libération de forces dites "occultes", mais du psychisme le plus inférieur, qui ont servi, de manière consciente ou inconsciente, de "moyens d'actions" visant à détruire le semblant d'ordre restant établi, raison pour laquelle je me refuse, à l'heure actuelle, à réduire cette question à des considérations d'ordre ethnique.
C'est dans le triomphe de ces éléments les plus inférieurs que Marx voit la fin de l'histoire, et ceci, dans le sens de finalité, puisque c'est le paradis terrestre qui était sensé résulter de la Révolution.
Il faut ajouter que l’œuvre de Marx contient un véritable plan de subversion révolutionnaire et qui s’applique au monde entier. Il y a toute une partie des écrits de Marx et Engels qui est géopolitique, et qui s’applique à la destruction de toutes les sociétés traditionnelles. Une certaine partie de ce plan est évidemment dépassée, puisqu’elle a été appliquée, mais il y a encore bien d’autres parties qui ne le sont pas encore. Quand on sait que certains des principaux dirigeants de la politique américaine sont eux-mêmes nourris par les œuvres de Marx (et c’est non seulement le cas de Kissinger et de Brzeziński, mais des néo-conservateurs), on comprend que cela reste tout à fait d’actualité. Seulement encore une fois, pour le comprendre, il faut comprendre que le marxisme est très loin de se réduire à une idéologie.
Il est difficile de ne pas voir en Marx un sabbataïste, et même plus exactement un frankiste. Le Manifeste du Parti Communiste a un accent nettement frankiste, puisque l'accomplissement messianique du communisme est bien mis en rapport avec la transgression méthodique de la Loi, et spécialement des 10 Commandements: la destruction de toute religion, le triomphe de l'athéisme, et la transgression des unions interdites (Marx parle clairement de la communauté des femmes, de la destruction de la famille). Le Manifeste du Parti Communiste constitue une oeuvre strictement sabbataïste, dans le sens où il s'agit d'une transgression, ou si l'on veut d'une inversion méthodique des 10 Commandements, mais, en ce qui concerne la psychanalyse, ce qu'il faut voir, c'est qu'elle constitue un essai d'explication de la psychée humaine fondée strictement sur la transgression des "unions interdites". Sabbatéisme et freudisme
Si l'on veut sérieusement s'intéresser à la question des rapports entre le Judaïsme et la psychanalyse, il faut d'abord tenir compte de l'existence du sabbataïsme, c'est-à-dire d'un courant messianique juif déviant.
Ce qu'il faut considérer, c'est qu'il s'agit bien d'un courant juif, mais qui constitue une inversion méthodique de l'enseignement traditionnel du Judaïsme. Je pense qu'il apparaîtra assez clairement que la plupart des courants juifs contemporains connus sont effectivement des conséquences du sabbataïsme, et sont même, en un sens, des formes de sabbataïsme, conscientes ou non. C'est le cas de la psychanalyse, et aussi du marxisme. Bernard Lazare a souligné que le marxisme était issu de la logique talmudique, or il est à noter que, dans Le Fumier de Job, le juif Bernard Lazare se réclame ouvertement du faux Messie.
Le sabbataïsme n'est pas non plus totalement étranger aux origines de la Révolution française, et il y a à ce sujet des confirmations dans l'oeuvre de Bernard Lazare, comme dans celle de Gershom Scholem.
Tout le monde peut constater l'importance de l'influence de certains intellectuels juifs dans la formation de la mentalité contemporaine, et les deux exemples les plus connus sont Freud et Marx, bien qu'il y en ait beaucoup d'autres. Or cette influence apparaît, sur le plan historique, au XIXème siècle, et en effet, une des conséquences de la Révolution fut l'émancipation des Juifs. Il peut donc être important de connaître le climat intellectuel du monde juif à l'aube de cette Révolution. Or, un peu plus d'un siècle avant la Révolution, le monde juif est bouleversé par un événement singulier, la venue d'un faux Messie, forcé de se convertir à l'Islam en 1666, faux Messie que la majeure partie du peuple juif prendra pour le Messie authentique (le Rav Ron Chaya dit que tout le monde y a cru, mais cette remarque n'engage que lui). Ce faux Messie fut contraint d'apostasier par le Sultan, et, à partir de là, se développe une théologie de la rédemption par le péché, théologie qui enseigne que la transgression des interdits d'Israël est une condition de la venue des temps messianiques.
J'espère montrer prochainement que le Manifeste du Parti Communiste constitue une oeuvre strictement sabbataïste, dans le sens où il s'agit d'une transgression, ou si l'on veut d'une inversion méthodique des 10 Commandements, mais, en ce qui concerne la psychanalyse, ce qu'il faut voir, c'est qu'elle constitue un essai d'explication de la psyché humaine fondée strictement sur la transgression des "unions interdites".(...)
En réalité, c’est bien Freud lui-même qui semble avoir projeté sur le reste de l’humanité son propre complexe d’Œdipe, que le père de la psychanalyse a érigé en loi universelle, comme il l’a fait pour sa théorie de la « horde primitive » dans laquelle le meurtre du père primitif explique la naissance de toute civilisation et la proscription désormais universelle de l’inceste.
« Hassidisme, Kabbale et psychanalyse », p. 343 :
Toute la thèse de David Bakan est de montrer que la psychanalyse est en fait largement dérivée des méthodes de la Kabbale juive. (…) Les méthodes des kabbalistes, selon lui, ont pu inspirer la démarche psychanalytique. Il se trouve, note-t-il, que la méthode freudienne de l’interprétation des rêves, qui consiste à extraire chaque élément de son contexte, correspond aussi exactement à « la recherche des sens cachés ou plus profonds de la Thora ». (David Bakan, Freud et la tradition mystique, 1963, p275)
« Des possibilités s'ouvrent que l'on avait perdues depuis les soulèvements millénaristes et les mouvements messianiques juifs du 17eme siècle » Tiqqun, Thèses sur le Parti Imaginaire
« L'œil exercé, quant à lui, ne voit dans tout cela rien qui accrédite la victoire sans retour de la marchandise et de son empire de confusion, il y devine plutôt l'intensité de la catastrophe, du moment de vérité qui mettra enfin un terme à l'irréalité d'un monde de mensonges. Sur ce point comme sur bien d'autres, il n'est pas superflu d'être sabbatéen » Tiqqun, Qu'est-ce que la Métaphysique Critique
« En étroite relation avec cela, nous voyons apparaître un type d'homme dont la radicalité dans la l'aliénation précise l'intensité de l'attente eschatologique » Tiqqun, Théorie du Bloom
L'exil vécu comme condition préalable à la réalisation du Tiqoun et l'histoire du genre humain comprise paradoxalement comme un progrès essentiel, malgré toutes les régressions, vers la fin messianique trouvèrent peu à peu, comme nous l'avons dit plus haut, un très fort engouement dans les couches populaires juives à partir du XVIe siècle. Outre qu'ils répondaient à une forme d'exaspération, ils donnaient le sens et la vérité du cours de l'histoire en offrant à la communauté juive le bénéfice d'une conclusion positive et libératrice. C'est dans le cadre de cette effusion qu'entre, à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, l'aventure messianique de Shabtaï Tsvi et du mouvement sabbatéen.
Shabtaï Tsvi est né en 1626. Instruit très tôt des préceptes de la Kabbale et notamment de la doctrine Lourianiste, il entre dans une vie d'errance à l'issue de laquelle il déclare se soustraire totalement à l'obéissance de la loi rabbinique pour se conformer à une loi supérieure. En 1665, il rencontre Nathan de Gaza, sorte de héraut et de porte étendard du Messie à venir (il tient un rôle similaire, par comparaison, à Jean-Baptiste pour le Christ). Nathan désigne en Shabtaï le nouveau Messie, celui capable d'ouvrir la voie de la restauration à toutes les souffrances humaines, à la réconciliation des âmes meurtries. Dès lors, la fièvre messianique connaît une propagation rapide. Partie d'Orient, la nouvelle de l'apparition du Messie atteint l'ensemble de la diaspora et la met en effervescence. Pour Nathan, la nouvelle de l'apparition de Shabtaï marque un nouveau terme dans le processus du Tiqoun. Le tri des étincelles divines emprisonnées par les écorces (Qélipot) est achevé. Nous sommes au seuil crépusculaire du passage de l'exil à celui de la rédemption, du Tiqoun. Ainsi, toute loi proclamée et observée lors du moment précédent devient caduque, sans intérêt, notamment toutes les lois fixées par l'autorité et la tradition rabbinique. La foi, une foi indéfectible dans les gestes et pensées de Shabtaï, doit prendre la place de toutes les pratiques et rites anciens... Nathan annonce par ailleurs que Shabtaï, lors d'un voyage prochain à Constantinople s'emparerait de l'empire Ottoman. La fièvre des masses juives est alors à son comble : partout ce ne sont que scènes d'exaltation mystique, annonces de prophéties collectives, pièces délirantes où dignité des paroles et actes blasphématoires mélés affluent dans un climat d'hystérie générale. Shabtaï arrive à constantinople en 1666 mais se fait immédiatement arrêté par les turcs. Il connaîtra une détention prolongée qui n'affectera en rien sa légende jusqu'au moment où, dénoncé au sultan comme élément dangereux par un kabbaliste polonais, on lui donne le choix entre une mise à mort immédiate ou la conversion à l'Islam. Shabtaï préfère le renoncement à la confession juive, l'apostasie... Cet acte aura des répercussions énormes pour la suite des mouvements sabbatéens. Il provoque en effet un traumatisme profond et un abattement général dans la communauté juive : comme le résume lucidement Scholem, accepter l'idée d'un messie crucifié passe encore, celle d'un messie apostat, d'un traître, est difficile, sinon impossible à admettre.
A partir de cette conversion, le sabbatéisme va connaître une profonde déchirure. Les plus modérés appelleront à un retour de la communauté dans les lois de la tradition juive. Sans oublier ni renier totalement Shabtaï Tsvi, ils argueront d'une occasion de rédemption réelle mais manquée. L'attente est repoussée... Une tendance beaucoup plus radicale refusera quant à elle de voir dans la conversion de Shabtaï un acte de reniement. De cet évènement en apparence dramatique, elle tire une lecture nouvelle permettant la poursuite de l'espérance rédemptrice tout en l'entraînant cependant sur les pentes d'un nihilisme absolu dont Jacob Frank sera le représentant idéal. La conversion de Shabtaï Tsvi est-elle une apostasie ? Non, répond cette tendance. Tout au contraire, elle est la poursuite incomprise par le peuple juif de son œuvre prophétique. Pour comprendre l'explication avancée, il faut revenir à la doctrine lourianique. Lorsque Shabtaï commença sa marche de délivrance, le mal et ses écorces sentirent avec panique leurs fins prochaînes. Sous l'effet de l'urgence, le mal, redoublant son emprise sur les étincelles du bien, dresse alors une force surpuissante empêchant toute libération par seule attaque frontale. Abrité maintenant derrière une citadelle imprenable, le mal ne peut plus être vaincu que par la ruse. Ainsi s'explique l'apostasie de Shabtaï, sorte de subterfuge par lequel il est descendu dans les abîmes de l'impureté afin d'y extirper les dernières étincelles de bien toujours captives. Non dénuée de paradoxes, cette explication va conduire une partie de la tendance radicale du sabbatéisme au frankisme, c'est à dire au nihilisme le plus noir et le plus absolu.
Scène 3 : Jacob Frank
« Partout où Adam a marché, une ville a été batie, mais partout où j'ai mis le pied tout sera détruit. Je ne suis venu en ce monde que pour détruire et anéantir, mais ce que je batis durera éternellement » J.Frank, Les sentences du seigneur, (citation reproduite dans l'article, Le silence et son au-delà)
« CAR LE DESASTRE EST L'ISSUE DU DESASTRE » Tiqqun, Théorie du Bloom
« Le P.Imaginaire revendique la totalité de ce qui en pensées, en paroles ou en actes conspire à la destruction de l'ordre présent. Le désastre est son fait. » Tiqqun, Thèses sur le P. Imaginaire
Selon Scholem, « J. Frank restera dans la mémoire des hommes comme le cas le plus effrayant de l'histoire du judaïsme. Que çela ait été pour des raisons personnelles ou pour d'autres motifs, ce chef religieux se comporta dans tous ses actes comme un personnage absolument corrompu et dégénéré ». Quelle que soit toutefois la pente psychologique de Frank, on ne peut expliquer l'aura qu'il trouva parmi un grand nombre de membres de la communauté juive qu'en se référant à la voie nihiliste qu'avait prise une fraction du mouvement sabbatéen à la suite de l'apostasie de Shabtaï Tsvi. Cette voie, au moyen d'un mysticisme démentiel, Frank la conduisit à ses extrêmités les plus radicales : pousser dans l'abîme toute chose existante, appeler à un cataclysme absolu, vider jusqu'à la lie la coupe de la désolation, exercer une plénitude destructive et fouler aux pieds le mot « vie » pour en extraire son élixir, son essence... (On trouve encore un lien ici avec toute révolte basée sur des postulats uniquement religieux et métaphysiques, et l'on se reportera ici à l'expérience du néant que désigne Heidegger dans le premier chapitre.)
Il ne fait maintenant plus aucun mystère que Julien Coupat, par l'idée d'une mission à accomplir, est marqué jusqu'au ridicule par les sentences de Frank. Ce sont avant tout sur ces dernières que nous nous attarderons ici pour montrer le lien existant avec Tiqqun.
Au moyen d'envolées mystiques redoutables et fascinantes, la doctrine de Frank ne prêche que désolation et ruine du monde. Voie nihiliste, elle s'explique par tous les échecs des prophètes antérieurs, Moïse, Jésus et Shabtaï Tsvi... Ce dernier, envoyé par Dieu, fut lui aussi « dépourvu de puissance pour accomplir toute chose. Il n'a pu découvrir la vraie voie ». « Mon désir, dit Frank, est de vous conduire vers la vie. » Chemin difficile car, nécessitant le rejet absolu de toutes les lois, normes et conventions passées, il implique la plongée dans l'abîme avant d'approcher la « vraie vie ». C'est une véritable rédemption par le péché, par la ruine et la destruction, l'appel à une guerre absolue et définitive où le croyant devient un combattant. Voici quelques extraits des Sentences du seigneur où sont consignés les aphorismes de Frank : « Nous devons descendre jusqu'au niveau le plus bas si nous voulons faire l'ascension de l'infini ». « Je ne suis pas venu dans ce monde pour votre élévation, mais pour vous précipiter au fond de l'abîme » Cette plongée dans le chaos est défendue comme le dernier acte permettant de délivrer le bien des forces du mal (chez Frank, la théorie des Qélipot est remplacée par l'idée de forces divines bonnes et mauvaises. Cela n'a que peu d'importance pour ce qui nous intéresse...). Elle nécessite par ailleurs le respect total d'une règle intangible : l'observation stricte du silence sur la cause et la destination des actes de destruction totale. Extraits à nouveau : « L'homme qui veut prendre d'assaut une forteresse ne peut le faire par des paroles, mais il doit y consacrer toutes ses forces. Ainsi devons-nous accomplir notre tâche de silence. », (cette citation est reproduite par Tiqqun en introduction de l'article sur la manifestation Turinoise ) ; « Nos ancêtres ont tous parlé : quel bien en est-il résulté pour eux et qu'ont-ils accompli ? Gardons-nous, le silence : tenons-nous dans la quiétude et portons ce que nous devons porter. Voilà où est notre devoir. »
A l'instar du mythe de l'exil et du désert, le thème du ravage et du silence traverse les articles principaux de la revue. On le trouve appliqué autant aux actes du Bloom qu'adapté à la stratégie du Parti Imaginaire. Rappelons rapidement ici que le Bloom est la figure de la négation du capitalisme moderne, négation qui s'ignore en tant que telle mais qui s'unit par l'ensemble de ses actes destructifs (tueries, suicides, etc...) sous la bannière du Parti Imaginaire. Dans ce Parti, quelques membres conscients (Tiqqun), dans la ligne des justifications avant-gardistes, donnent sens et valeur à des pratiques et actes qui semblent au départ en être totalement dépourvus : « rien ne peut expliquer l'absence systématique de remords chez ces criminels (K. Kinkel par exemple, ndlr), sinon le sentiment muet de participer à une grandiose œuvre de saccage. De toutes évidence, ces hommes en eux-mêmes insignifiants sont les agents d'une raison sévère, historique et transcendante qui réclame l'anéantissement de ce monde, c'est à dire l'accomplissement de son néant. », Thèses sur le P. Imaginaire, (souligné par nous) ; « (...) chacun de ces meurtres sans mobile ni victime désignée, chacun de ces sabotages anonymes (exécutés par les Bloom, ndlr), constitue un acte du Tiqoun », Thèses sur le Parti Imaginaire
Le délire ne s'embarrasse jamais de paradoxes : le Bloom, ce chevalier noir de la rédemption, insignifiant en lui-même et ignorant du Graal qu'il poursuit, connaît toutefois la loi absolue du silence. Évoquant l'histoire sordide d'un quadragénaire qui pète casque et boulons et massacre en toute tranquillité apparente sa famille, nos chers membres conscients lancent cette explication somme toute évidente lorsqu'on connait l'égout mystique dans lequel ils baignent : « Devant ses juges, comme devant la torture, (?! – Ils imaginent sans doute les tribunaux contemporains comme des succursales cachées de l'Inquisition, ndlr), le Bloom restera muet sur les motifs de son crime. Pour partie parce que la souveraineté est sans raison, mais aussi parce qu'il pressent que c'est au fond la pire atrocité qu'il puisse faire subir à cette société que de le laisser inexpliqué. C'est ainsi qu'il est parvenu à insinuer dans tous les esprits la certitude empoisonnée qu'il y a en chaque homme un ennemi de la civilisation qui sommeille. De toute évidence, il n'a pas d'autre fin que de dévaster ce monde, c'est même là son destin, mais il ne le dira jamais. Car sa stratégie est de produire le désastre, et autour de lui le silence », (souligné par nous)
Le Frankisme provoqua un véritable traumatisme dans les communautés juives, particulièrement en Europe de l'Est. Il désigna selon Scholem le point catastrophique, désespéré et décadent dans lequel baignait alors une grande partie du monde judaïque. Si, chez Frank, le but final de la destruction est bien comme pour la mouvance radicale du sabbatéisme de délivrer définitivement le bien des griffes du mal, la fin permet maintenant l'utilisation de tous les moyens : fourberies ; ruses ; reniements ; double, voire triple jeu, sont acceptés comme outils d'une conclusion indiscutable. On a là un autre un aspect du caractère nihiliste du mouvement, caractère propre au mouvement nihiliste politique lui-même puisqu'on le retrouvera chez les russes durant tout le XIXe siècle. Les partisans de la doctrine frankiste plongeront donc dans les manifestations les plus incroyables aux yeux d'un juif traditionnaliste : à coté de conversions nombreuses au christianisme, ils pratiqueront régulièrement scènes orgiaques et actes de démences collectives... Au XIXe siècle, les autorités rabbiniques feront tout pour en effacer traces et mémoires. Lors du déclanchement de la Révolution française cependant, certains frankistes, apercevant dans ce bouleversement politique une confirmation des prophéties de Frank, se rallieront au jacobinisme (Junius Frey notamment, dont le fantôme vient signer en dernière page aux cotés des rédacteurs de la revue). Tout le reste, si le sujet vous interesse est exposé dans l'œuvre de G.G.Scholem (spécialiste de la Kabbale et du millénarisme juif).
ACTE IIINihilisme philosophique et politique
« Par bien des aspects, la métaphysique Critique poursuit et achève le travail de sape entrepris avec succès, depuis cinq siècles, par le nihilisme » Tiqqun, Qu'est-ce que la Métaphysique Critique
« Comme tous les esprits adolescents, ils ressentaient en même temps le doute et le besoin de croire. Leur solution personnelle consiste à donner à leur négation l'intransigeance, la passion de la foi. Quoi d'étonnant, au demeurant ? » A. Camus, L'Homme révolté (sur les jeunes nihilistes russes)
« La vérité est un ravage » Tiqqun, Premiers matériaux pour une théorie de la jeune fille
« Un prolétariat de bacheliers » Dostoïevski, (à propos des mêmes...)
Nous venons de voir précédemment pourquoi, avec Frank, une grande partie des mouvements millénaristes juifs avait sombré dans un nihilisme total. Ce chapitre éclairera seulement, à travers une brève description de la conception du nihilisme chez Nietzche et celle de Netchaiev (figure de proue du nihilisme politique russe), comment, de façon nettement moins scandaleuse mais autrement plus confortable, Tiqqun se revendique de cette filiation bientôt dépassée par l'avènement de la nouvelle ère rédemptrice.
Le terme de nihilisme apparut la première fois sous la plume du romancier russe Tourgueniev dans Père et enfant. Son héros, Bazarov, futur modèle pour de nombreux révolutionnaires, caractérise sa démarche comme la gloire de posséder « la stérile conscience de comprendre, jusqu'à un certain point, la stérilité de ce qui est. » C'est pourtant à Nietzsche, véritable visionnaire du nihilisme moderne, que nous devons la définition et les analyses les plus aiguës sur ce qu'il désignait lui-même être pour la condition humaine actuelle « comme le plus inquiétant de tous les hôtes ».
Le nihilisme est le terrain de débâcle de tous les sens. Expérience de la fatigue du sens, il s'accompagne d'une grande lassitude, d'un dégoût profond à l'égard de l'homme et des choses. Rien ne vaut plus rien, tout est égal : le vrai, le faux, le bien, le mal. Tout est dépassé, usé, vieilli, terni, mourant. C'est une agonie indéfinie du sens, un interminable crépuscule. Non pas un anéantissement défini des significations, mais leur naufrage indéfini. Le développement historiquement réalisé du nihilisme procède selon Nietzsche de la mort de Dieu. Avec sa fin, toute garantie pour saisir un monde intelligible disparaît ; avec lui sont mortes toutes les vieilles valeurs morales, métaphysiques, politiques et religieuses... La tâche est désormais d'affronter le chaos qui s'annonce ; non toutefois pour le nier en tant que chaos lui-même, mais pour le reconnaître, pour l'admettre comme composante essentielle de l'humanité... Il s'agit de passer d'un nihilisme subi, passif, à un nihilisme reconnu, actif, seul capable de répondre aux ravages induits par l'acte déicide de l'homme. Reconnaître ce que n'a jamais été la « vraie vie » dans son idéalité philosophique ou religieuse, c'est-à-dire reconnaître tout autant, et sous la forme des tensions les plus extrêmes, que les instants de bonheur, d'harmonie, de vérité et de bien se mêlent contradictoirement avec des moments d'illusion, de pluralité, de souffrance et de mal, voilà le seul recours offert à l'homme contemporain pour vaincre son désespoir et sa solitude. Nietzsche pose en effet à l'avenir de l'humanité un enjeu central et redoutable : « Si nous ne faisons pas de la mort de Dieu un grand renoncement et une perpétuelle victoire sur nous-mêmes, nous aurons à payer pour cette perte ». A ses yeux, le dépassement d'un monde conjointement ordonné à l'ancienne métaphysique, au divin et au nihilisme passif qui le sanctionne, ne peut plus reposer sur aucune transcendance religieuse ou métaphysique. Les anciennes valeurs prônées par la religion ainsi que les essences idéelles déterminées par Platon (le beau, le bien, le juste, etc...), parce que fixées d'en haut, du dehors même du réel et de la vie, ne peuvent jamais que gouverner celle-ci au prix des désillusions et des dégâts les plus graves. Identiquement, le socialisme, continuité terrestre du crédo chrétien, est condamné d'emblée au titre d'une illusoire solution de rechange. Le nihilisme ne peut et ne sera dépassé qu'à partir de son admission et de sa réalisation pleine, de la reconnaissance de son principe vivant, actif, (nous ne mentionnons pas ici comment lui-même tenta désespérément de mener à bout ce programme : Volonté de puissance, Surhomme, Eternel retour, etc).
On trouve explicitement dans Tiqqun cette volonté de repartir du pari nietzchéen. Aussi radicales que faussement lyriques, certaines formules incantatoires voudraient s'en convaincre elles-mêmes : « Anéantir le néant » ; « Précisément parce qu'il est l'homme du nihilisme accompli, la destination du Bloom est d'opérer la sortie du nihilisme, ou périr », Théorie du Bloom ; « Nous ne pouvons dépasser le nihilisme sans le réaliser, ni le réaliser sans le dépasser. Le passage de la ligne ne siginifie rien d'autre que la destruction générale des choses en tant que telles, soit en d'autres termes, l'anéantissement du néant », Le silence et son au-delà. La fausse alternative de Tiqqun est pourtant de rattacher cette « destruction générale » aux guenilles mystiques du pantin religieux ; et ce n'est même plus, comme dans le cas du mouvement révolutionnaire ouvrier, la poursuite « laïcisée », terrestre et historique, des plus forts idéaux chrétiens, la lutte des classes qui s'extirpe pour la première fois du langage de la religion selon Debord, mais bien le retour brutal de ce même langage avec son lot symbolique d'images repassées et de prêtres desservants. S'il reste en effet au Bloom, avant sa perte définitive, la possibilité d'un réveil de la conscience pour parvenir entre autre chose au politbureau du P.Imaginaire (c'est à dire rejoindre le noyau dur des conscients), il demeure, comme ses chefs, simple agent d'un destin historico-religieux tracé en dehors de sa seule bonne volonté. On aura alors beau jeu de dénoncer la transcendance historique développée par la philosophie hégéliano-marxiste, puisque, en désespoir de cause, on rehausse le cadavre divin. Seule l'arrivée du Tiqoun, c'est à dire la course normale du monde selon Louria et les sabbatéens, décide, en dernier ressort, du passage vers la libération... Nietzsche lui-même ne fut pas dupe des tentatives de galipette arrière. Ramener le religieux sur le tapis équivaudrait finalement non pas à dépasser le néant comme le pense Tiqqun, mais à le valider, à lui rendre la place centrale qu'il occupa pendant plus de deux millénaires : vieille métaphysique et dogmatisme religieux consacreraient à nouveau le règne de la mort, relanceraient toutes « les fabulations autour du néant et de son culte », rétabliraient l'état où « l'instinct de destruction est systématisé sous le nom de rédemption ». Sans être nietzchéen, on peut accorder à cette remarque une très forte validité et l'on se reportera ici à l'exemple des ambiguïtés mortifères du Frankisme.
C'est là, une fois de plus, que se posent les questions les plus troublantes à l'égard d'une revue qui, après avoir pêché ses orientations positives dans le radicalisme Kabbaliste, s'émoustille et se fascine pour les actes désespérés d'une vaste décomposition sociale. La fascination de la mort, du néant, de la violence et du ravage, même si elle s'habille d'une conclusion libératrice en lieu et place du Tiqoun, atteint intellectuellement plus qu'ils ne s'en doutent eux-mêmes nos chers enfiévrés ridicules... A croire également que l'on ne s'approche jamais si près du néant de manière seulement innocente. Crevel, parlant d'Heidegger, notait déjà qu'il pérorait sur le néant en néantisant lui-même. Adorno, un peu plus précis, relevait quant à lui, que les nihilistes sont toujours « ceux qui opposent au nihilisme leurs positivités de plus en plus délavées et qui par elles se conjurent avec toute la bassesse établie, finalement avec le principe de destruction » (souligné par nous).
Les nihilistes politiques russes retrouveront dans leurs actes et leurs représentations des attitudes mystiques et religieuses procédant d'une fascination similaire à l'égard de la mort et du ravage. Ils vivaient, selon Camus, « (...) à la hauteur de l'idée. Ils la justifient, pour finir, en l'incarnant jusqu'à la mort. Nous sommes encore en face d'une conception, sinon religieuse, du moins métaphysique de la révolte ».
C'est en Netchaiev (1822-1882) que le nihilisme politique trouva sa figure la plus extrême. Moine cruel d'une révolution désespérée, il partit du principe que politique et religion ne devaient faire plus qu'un. Admirateur forcené des jésuites, lecteur partiel de Machiavel, acceptant tous les moyens au nom de la fin, il propagea à l'intention de ses fidèles mystifiés un fanatisme d'acier et un abandon absolu. Au service d'une conception absolutiste de l'amour et de la fraternité – conception que la révolution ne saurait tarder à réaliser –, meurtres, crimes, suicides volontaires lors des attentats, furent érigés en actes exemplaires d'une nouvelle martyrologie. (...)
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Armand Hammer, le « milliardaire rouge » Les Echos n° 19728 du 11 Aout 2006 • page 11
C'est la négociation la plus difficile de sa vie ! Lorsque son jet se pose sur l'aéroport de Tripoli, en ce mois d'août 1970, Armand Hammer sait qu'il risque gros. Un an plus tôt, le roi Idriss de Libye a en effet été renversé par un coup d'Etat organisé par le colonel Khadafi. Sitôt installé, le nouveau régime s'en prend aux intérêts occidentaux. Khadafi exige notamment la renégociation des traités de concession pétrolière conclus par le roi Idriss. Décidé à faire plier les compagnies, le nouveau maître de Tripoli n'a pas hésité à faire saboter, en Syrie, le pipeline construit par l'Aramco pour évacuer le pétrole saoudien vers la Méditerranée. Cet « accident » a eu pour effet de placer l'or noir libyen au coeur du grand jeu pétrolier et entraîné une fort opportune flambée des cours... Armand Hammer, lui, n'a pas été long à prendre la mesure de la menace. Dépendant presque exclusivement du pétrole libyen, sa compagnie, l'Occidental Petroleum, est en effet directement exposée aux manoeuvres de Khadafi. Elle a tout à perdre à une confrontation avec Tripoli. En cet été 1970, l'homme d'affaires est résolu à tout faire pour préserver le joyau de son empire. Quitte à jouer, une fois de plus, son propre jeu...
Un pur opportuniste Imposer ses propres règles : plus qu'une simple stratégie, une véritable seconde nature chez Armand Hammer. Rarement personnage fut autant controversé que ce capitaliste atypique, aussi familier du Kremlin que de la Maison-Blanche. Le pouvoir et la respectabilité furent ses deux véritables moteurs. Sa fascination pour le pouvoir le conduisit à tisser, notamment par le biais des échanges commerciaux, des liens très étroits avec les dirigeants des deux superpuissances, de Lénine à Gorbatchev et de Roosevelt à Reagan. Paradoxe : lui que le FBI soupçonna longtemps de financer des activités d'espionnage pour le compte de l'URSS fut un soutien indéfectible du Parti républicain américain et finança les campagnes de plusieurs présidents des Etats-Unis, notamment celle de Nixon. En retour, la Maison-Blanche lui confia à plusieurs reprises des missions officieuses auprès du Kremlin dans les années 1960 et 1970. En 1961, Kennedy songea même à lui pour une mission de bons offices auprès de Khrouchtchev après l'affaire de l'avion-espion U2.
Ces missions-là, Armand Hammer les assuma avec délices. Elles lui permirent de s'acheter une respectabilité, l'autre grande obsession de sa vie. Pour y parvenir, il ne recula devant rien. A la fin des années 1980 ainsi, il chercha désespérément à se faire attribuer le prix Nobel de la paix, faisant d'énormes dons aux anciens lauréats et aux grands sponsors princiers du prix et consacrant une grande partie de sa fortune à la recherche contre le cancer. En vain : le jury lui préféra le dalaï-lama. Dans ses relations avec les grands de ce monde comme dans ses affaires, Armand Hammer agit en fait le plus souvent par pur opportunisme.
Un art dans lequel il était, depuis longtemps, passé maître ! Très précisément depuis ce jour de 1919 où il avait pris en main l'Allied Drug, la petite société de produits pharmaceutiques et de droguerie fondée par son père, Julius. Julius : un personnage lui-même surprenant. Issu d'une famille juive russe émigrée aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, socialiste dans l'âme, pilier des congrès de l'Internationale socialiste où il a rencontré Lénine, ce médecin de formation a été l'un des fondateurs, en 1919, du Parti communiste des Etats-Unis, ce qui lui valut des ennuis avec le FBI. Cette même année 1919, celui-ci lui a d'ailleurs mis sur le dos une mauvaise affaire qui l'a expédié au bagne pour quelques années : le décès brutal de l'une de ses patientes, épouse d'un ancien haut fonctionnaire du tsar réfugié en Amérique. Un beau prétexte pour le faire tomber... et qui a eu pour effet de propulser Armand, alors âgé de vingt et un ans et tout juste diplômé de la faculté de médecine de Columbia, à la tête de la petite affaire familiale. Les affaires, Hammer ne va désormais vivre que pour elles. De l'alcool aux oeuvres d'art en passant par le blé, le pétrole, l'automobile et les engrais, il touchera à presque tout, gagnant à chaque fois beaucoup d'argent.
Car l'homme a la bosse du commerce, et aucun scrupule ! Il le démontre dès 1919 en relançant l'Allied Drug qui végète depuis des années. Sa recette est simple : une banale teinture à base d'alcool de gingembre. Malin, Hammer a tout de suite vu le parti qu'il pouvait tirer de ce produit : en pleine prohibition, les Américains sont en effet prêts à boire n'importe quoi pourvu qu'il y ait de l'alcool ! Va donc pour la teinture de gingembre... Hammer en vend des quantités astronomiques, en toute légalité, encaissant au passage de confortables bénéfices. Lorsque les autorités s'aperçoivent du subterfuge et interdisent le produit, il est trop tard. Hammer a les poches pleines et un nouveau projet en tête : l'URSS.
Armand Hammer y arrive en 1921, puissamment aidé par le nom et les réseaux de son père et suivi à la trace par le FBI. La raison exacte de sa venue reste, encore aujourd'hui, un mystère. Officiellement, il est en URSS pour aider le gouvernement à combattre le typhus. Mais, selon certains, il aurait accepté, au cours de ce voyage, de travailler pour la Tcheka _ futur KGB _ et de financer, via la société Allied Drug, des activités d'espionnage aux Etats-Unis. Communiste, le jeune homme ne l'est pourtant pas et ne le sera jamais. Mais c'est un pur opportuniste. Sans doute a-t-il compris que la Russie, désertée par les compagnies occidentales, offrait aux plus audacieux d'immenses possibilités de développement.
Du troc avec Moscou Il profite de son séjour pour proposer aux Soviétiques un vaste système de troc : du grain américain contre des fourrures, du bois, du caviar et des pierres précieuses russes. La proposition est transmise par d'anciens intimes de Julius Hammer à Lénine en personne. En souvenir de Julius et parce qu'il a grand besoin de donner un peu d'air à l'économie russe, celui-ci s'empresse d'accepter.
Armand Hammer va se consacrer à ce négoce bien particulier jusqu'en 1929, dégageant de très gros bénéfices. Familier de Lénine qu'il rencontre régulièrement, logé au coeur de Moscou dans une somptueuse villa, Armand Hammer obtient de Lénine l'exclusivité des échanges avec l'URSS. L'instrument de sa fortune est l'Allied American Corporation, créée en 1922. Sur chaque chargement de blé, l'entreprise touche une commission de 10 % à laquelle s'ajoutent les profits réalisés sur la revente des produits russes. Et ce n'est pas tout ! Forte de son monopole, l'Allied American Corporation devient le représentant unique en URSS d'une trentaine de sociétés américaines, dont Ford. Sur place, la société jouit de privilèges exceptionnels : ses collaborateurs, tous américains, peuvent se déplacer librement, des entrepôts lui sont alloués à titre gracieux et des hommes armés gardent les mines d'amiante de l'Oural dont Armand Hammer a obtenu la concession. Autant d'avantages qui renforcent les soupçons de collusion entre l'homme d'affaires et la Tcheka. Le FBI en est en tout cas convaincu, mais ne parviendra pas à en réunir les preuves...
En 1929, l'arrivée de Staline au pouvoir met un terme à ces fructueuses entreprises. Privé de ses concessions mais largement dédommagé, Armand Hammer quitte l'URSS en 1930 _ il n'y reviendra qu'en 1961 _ et regagne les Etats-Unis. Dans ses bagages, un nouveau « business » : celui des objets d'art russes. Depuis 1921, l'homme d'affaires s'est en effet constitué une somptueuse collection, rachetant à bas prix meubles, bibelots, bijoux et tableaux venus des anciens palais tsaristes. Elle lui permet d'ouvrir à New York sa propre galerie et de se livrer à un fructueux commerce. Armand Hammer y gagne, une fois de plus, beaucoup d'argent. En 1933, avec la levée de la prohibition, il l'investit massivement dans le secteur de l'alcool, reprenant plusieurs distilleries et les fusionnant au sein du groupe United Distillers, l'un des géants du secteur aux Etats-Unis. A moins de quarante ans, Armand Hammer est désormais un industriel en vue aux Etats-Unis.
Mais l'homme jouit d'une réputation exécrable. Le passé sulfureux de son père, ses contacts avec Lénine, l'argent gagné en URSS, sans parler de sa vie privée _ il est déjà divorcé deux fois _, en font un homme peu recommandable. Décidé à lisser son profil et à se créer d'utiles réseaux, Armand Hammer se livre, dans les années 1930, à une offensive de charme auprès de l'administration Roosevelt. L'homme lige d'Armand Hammer est alors Albert Gore _ le père d'Al Gore, futur vice-président de Bill Clinton _ dont il a financé l'élection à la Chambre des représentants et qui lui sert de faire-valoir auprès de la Maison-Blanche. Gore émargera chez Armand Hammer pendant des années. Par son intermédiaire, l'homme d'affaires parvient à nouer de précieux contacts dans les cercles dirigeants de Washington avant de s'imposer comme un généreux donateur du Parti républicain.
C'est en 1956 qu'Armand Hammer fait son entrée dans le secteur du pétrole. Comme toujours, l'homme d'affaires agit au départ par pur opportunisme : pour des raisons fiscales, il recherche en effet un placement financier. Ce sera l'Occidental Petroleum. Créée en 1920 pour exploiter du pétrole en Californie, cette compagnie pétrolière connaît alors de grosses difficultés financières. Hammer attache si peu d'importance à son investissement qu'il n'y injecte au départ que 100.000 dollars, dont la moitié apportée par sa troisième épouse. Mais lorsque l'Occidental met à jour un très gros gisement en Californie un an plus tard, il change ses plans. Sentant la bonne affaire, il rachète la majorité des parts et prend la tête de la compagnie. Il la dirigera en personne jusqu'à sa mort en 1990, à l'âge de quatre-vingt-douze ans...
Le tournant libyen De cette société moribonde, Armand Hammer va faire en quelques années le septième groupe pétrolier des Etats-Unis. Non seulement en la diversifiant vers la pétrochimie, notamment vers la fabrication d'engrais et de fertilisants, mais aussi en internationalisant ses activités. C'est ainsi que l'Occidental se voit accorder en 1960 une très importante concession en Libye où du pétrole a été découvert cinq ans plus tôt. Pour emporter le morceau face à la trentaine de concurrents qui lui font face, Armand Hammer n'a pas lésiné sur les moyens : il a distribué des dizaines de milliers de dollars à l'entourage du roi Idriss et promis la construction, aux frais de l'Occidental, d'une usine d'engrais... Un sacrifice qui en vaut la peine : dès le départ, le gisement libyen se révèle extraordinairement riche, rapportant chaque année à l'Occidental des dizaines de millions de dollars.
On comprend dans ces conditions l'enjeu que représentent, pour Hammer, les négociations qui s'ouvrent en août 1970 avec le régime de Kadhafi. Fort habilement, celui-ci a mis la pression sur l'Occidental, la seule compagnie occidentale à avoir mis tous ses oeufs dans le même panier. Les discussions entre Hammer et les Libyens durent un mois au cours duquel le milliardaire essaiera en vain d'obtenir l'aide des majors américaines pour compenser la chute de sa production, quasiment interrompue sur ordre des Libyens. Un mois également au cours duquel, pour des raisons de sécurité, il fera deux fois par jour, en jet privé, le trajet entre Paris _ où il loge au Ritz _ et Tripoli, décollant chaque matin de France à 6 heures pour y revenir dans la nuit même à 1 heure ! A l'issue de ces discussions marathon, il concède aux Libyens, sans états d'âme et pour sauver sa compagnie, une augmentation de 20 % des royalties versées sur chaque baril. Un tournant dans l'histoire de l'or noir : pour la première fois en effet, un pays producteur de pétrole impose aux compagnies ses propres conditions. Un exemple qui fera école lors du premier choc pétrolier de 1973.
S'il a saigné l'Occidental, l'épisode libyen est loin cependant de l'avoir abattue. Très prospère grâce à ses activités pétrochimiques, le groupe finance tous les nouveaux projets d'Armand Hammer. L'Occidental débourse ainsi 95 millions de dollars pour jeter les bases à Los Angeles de l'actuel musée Armand Hammer _ dont les collections sont estimées aujourd'hui à plus de 400 millions de dollars _ avant d'investir plus de 1 milliard de dollars dans l'acquisition de l'Iowa Beef Packers, le principal préparateur et emballeur de viande des Etats-Unis... C'est également l'Occidental qui est chargé de mener à bien l'accord d'un montant de 20 milliards de dollars signé en 1972 entre Armand Hammer et l'URSS, accord qui prévoit la livraison à cette dernière, pendant vingt ans, de quantités colossales de phosphates et d'engrais. Les actionnaires minoritaires du groupe tentent à chaque fois de s'opposer à ces investissements. Le milliardaire n'en a cure ! Renouant avec ses premières expériences, il cherche, dans les années 1980 et en se fondant sur les différentes activités de son groupe, à promouvoir les échanges commerciaux entre l'URSS et les Etats-Unis. Même l'invasion de l'Afghanistan par l'Armée rouge, en 1979, ne parviendra pas à les interrompre durablement. Jusqu'à sa mort, en 1990, le « camarade millionnaire », comme on l'appelle à Moscou, reste en fait incontournable pour toute transaction commerciale d'envergure entre les deux pays.
Tristan Gaston-Breton Historien d'entreprises (tgbheeasynet.fr) Retrouvez notre série La saga de l'or noir sur http://www.lesechos.fr/dossiers
LLJ : Hervé Ryssen, bonjour. Après la parution des Espérances planétariennes, en 2005, vous avez poursuivi vos recherches sur le judaïsme contemporain. Qu’est-ce qui vous a amené à travailler sur ce sujet ?
Hervé Ryssen : Vous savez, en commençant ce travail, il y a trois ans maintenant, je n’avais aucun plan prédéfini. C’est en lisant les ouvrages des intellectuels juifs que je me suis peu à peu rendu compte de l’extraordinaire homogénéité de leur pensée. Qu’ils soient juifs religieux ou athées, libéraux, socialistes ou communistes, sionistes ou “parfaitement intégrés”, j’ai retrouvé à toutes les époques, et quelle que soit la nationalité et la langue d’origine, les mêmes idées, les mêmes paradoxes, la même espérance messianique. Tous aspirent, d’une manière ou d’une autre, à l’édification de la société multiculturelle censée préfigurer l’Empire global de demain. A travers une inlassable propagande médiatique, tous travaillent sans relâche à l’instauration de ce monde de « paix » dont parlent les prophètes. Dans Les Espérances planétariennes, j’ai montré, avec des centaines de références à l’appui, que cet activisme ne correspond à rien d’autre qu’à une séculaire attente messianique : ils attendent leur messie et préparent la restauration du Royaume de David sur les ruines des autres nations. Certains textes sont très explicites à ce sujet.
LLJ : Quelles sont, selon vous, les principales caractéristiques de l’esprit juif ?
Hervé Ryssen : Si l’on se place du point de vue du téléspectateur, on note en premier lieu que l’histoire du judaïsme est une succession de drames. De la sortie d’Égypte à Auschwitz, en passant par la destruction du Temple et les ravages des Cosaques, les juifs n’ont de cesse de vouloir donner au monde entier l’image d’une communauté persécutée. Maintenant, si l’on regarde de près en disséquant les textes, je puis vous affirmer qu’il y a un immense orgueil d’appartenir au “peuple élu” et un mépris non moins grand pour les cultures traditionnelles des goys. Bernard- Henri Lévy, Emmanuel Levinas ou Alain Minc nous ont déjà déclaré leur dégoût pour nos cultures enracinées. Il faut associer à cela un profond désir de “vengeance” (c’est un thème lancinant) et une foi absolue en la victoire finale. Cet état d’esprit est parfois enrobé dans une phraséologie égalitaire prônant la “ tolérance”, les “droits de l’homme”, la “fraternité universelle”. D’autre fois, les choses sont exprimées avec beaucoup plus de franchise.
LLJ : Mais en quoi cette singularité juive devrait-elle faire l’objet d’une « psychanalyse » ?
Hervé Ryssen : Après la rédaction des Espérances, je constatais, sans pouvoir l’expliquer, ce qui me semblait relever d’une “anormalité”. Je pense notamment à ces ahurissantes dénégations des intellectuels juifs au sujet du rôle de leurs coreligionnaires dans le régime bolchevique. La vérité, ainsi que l’a montré Soljénitsyne, est que de très nombreux doctrinaires, fonctionnaires et tortionnaires juifs ont joué un rôle absolument accablant dans cette tragédie qui reste, avec ses trente millions de morts, le crime le plus effroyable de l’histoire de l’humanité.
Et pourtant, la quasi totalité des intellectuels juifs refusent toujours d’endosser leurs responsabilités et de faire leur mea culpa. Leurs invraisemblables contorsions pour nous prouver le contraire sont à ce sujet hallucinantes de culot. On peut retrouver ces dispositions à nier les évidences, à inverser les rôles et finalement à retourner l’accusation dans quelques autres cas : on pense par exemple au rôle de certains juifs influents autour de George Bush dans le déclenchement de la guerre contre l’Irak ou encore à celui de gros négociants dans la traite des Noirs. Que dire encore de cette “mafia russe”, dont on nous a tant rebattu les oreilles, et qui n’a de russe que le nom ?
A côté de ces sujets délicats, systématiquement occultés, les médiats grossissent démesurément le moindre incident qui parait relever de l’antisémitisme, provoquant à intervalles réguliers “l’émoi dans la communauté”. Il y a en effet dans cette communauté une fragilité émotionnelle, un besoin de dramatiser qui prend parfois l’aspect d’une paranoïa pure et simple. A côté de cela, on note aussi une grande nervosité dès lors que “la communauté” est critiquée. On se souvient qu’en 2000, les propos anodins et parfaitement justifiés de l’écrivain Renaud Camus sur la « sur-représentation » des juifs à France-Culture avaient provoqué un tollé gigantesque et totalement disproportionné. Le diagnostic médical insiste sur cette “grande intolérance à la frustration”.
LLJ : Avez-vous pu recueillir des témoignages sur la difficulté que peuvent avoir certains juifs à vivre leur judéité ?
Hervé Ryssen : Pour ce qui concerne les intellectuels, ce n’est vraiment pas ce qui manque ! On retrouve l’obsession de leur propre judéité chez nombre d’entre eux, avec l’expression plus ou moins prononcée d’une angoisse identitaire. Jean Daniel, Albert Cohen, André Glucksmann, Serge Moati ou le romancier américain Philip Roth, entre autres, ont exprimé cette angoisse. Le journaliste Alexandre Adler relève effectivement que la judéité peut être parfois une « névrose obsessionnelle ». Elie Wiesel nous a fait récemment une révélation dans son roman intitulé Un Désir fou de danser : « Suis-je paranoïaque, schizophrène, hystérique ? »
Les uns et les autres parlent de ce « mystère » du judaïsme sans comprendre la nature du mal qui les mine. Le judaïsme est pour eux une « énigme » qu’ils ne parviennent pas à résoudre. Bernard-Henri Lévy parle de « l’une des plus profondes énigmes qui se posent à la conscience contemporaine. » Il faut dire que leur situation est unique dans l’humanité. La vérité est qu’ils se sentent parfois tout de même bien seuls dans ce monde. Mettez-vous à leur place : depuis des siècles, ils ont été expulsés de la quasi totalité des pays où ils s’étaient installés, et à côté de cela ─ ils n’en démordent pas ─ ils sont persuadés d’être le « peuple élu » de Dieu et d’avoir une « mission » à accomplir sur cette terre. Elie Wiesel évoque encore « la dramatique solitude de ce peuple à vocation universelle. »
LLJ : Et à quoi correspond, selon vous, ce « mystère » du judaïsme ? Et surtout : quel rapport avec la psychanalyse ?
Hervé Ryssen : Freud avait déjà réfléchi à la question en son temps, en étudiant son cas personnel, mais en projetant ses découvertes sur le plan “universel”. La “projection pathologique”, il faut le savoir, est en effet un concept freudien, pour ne pas dire typiquement judaïque. Nous avons déjà vu cette tendance de fond à systématiquement inverser les rôles et à retourner les situations. C’est ce qui explique pourquoi les intellectuels juifs, dans leur ensemble, accusent les antisémites d’être des « malades mentaux ». Voyez ce qu’a déclaré récemment Abraham Foxman, le président de la ligue antiraciste américaine, au sujet de Mel Gibson, le réalisateur de La Passion du Christ, qui avait tenu des propos jugés « antisémites » sous l’emprise de l’alcool, avant de s’excuser auprès de la communauté juive sous l’effet d’on ne sait quelles pressions : « Qu’il soigne son alcoolisme est une bonne chose, déclara Foxman en substance, mais il faudrait aussi qu’il soigne son antisémitisme. » Vous l’avez compris, l’antisémitisme est pour eux une « maladie ». Les propos à ce sujet sont innombrables. Et l’on comprend mieux à leur lecture pourquoi les opposants étaient enfermés dans des asiles psychiatriques en URSS et dans les pays staliniens.
Freud a projeté sa propre pathologie sur le plan universel. Ce n’est pas pour rien qu’il a commencé sa carrière en travaillant sur le phénomène hystérique. On trouve dans cette pathologie tous les symptômes qui se calquent parfaitement avec ceux que j’ai pu déceler dans le comportement et le discours des intellectuels cosmopolites. Les similitudes sont vraiment étonnantes : La dépression, l’introspection, l’angoisse, la paranoïa, l’hyperémotivité, l’amnésie sélective, la fabulation, la sensibilité à l’opinion des autres, l’égocentrisme, la tendance à se donner en spectacle, l’incapacité à s’observer, l’intolérance à la frustration, le délire mégalomaniaque, etc. Tout y est, et jusque dans les origines de la pathologie, que Freud avait mis en évidence. Quand j’écrivais les Espérances planétariennes, je constatais sans pouvoir la comprendre, que la question de l’inceste revenait de manière lancinante et mystérieuse sous la plume de certains intellectuels juifs (Jacques Attali, Isaac Bashevis Singer, Stéphane Zagdanski...), comme s’il y avait des choses à cacher. J’ai poursuivi évidemment mes recherches de ce côté, et ce que j’ai pu découvrir sur ce point est très éclairant. Vous vous rendez compte, je pense, que vos travaux peuvent être insultants pour les membres de la communauté juive ?
Hervé Ryssen : Écoutez, les intellectuels juifs jusqu’à présent, ne se sont jamais gênés pour écrire des « psychanalyse de l’antisémite » et traiter leurs adversaires de « paranoïaques », d’ « antisémites pathologiques » ou de « fous », dont les idées seraient « nauséabondes ». Je me souviens encore comment le professeur Faurisson a été insulté publiquement par les trois avocats des parties civiles au cours de son procès. Cette propension aux insultes et à la calomnie est un des traits de caractère de l’intellectuel cosmopolite.
Voyez encore ce qu’a déclaré Elie Wiesel à l’émission Tout le monde en parle, au sujet du président iranien Ahmadinejad : « Le chef religieux de l’Iran est un fou, je veux dire pathologiquement malade ; il est fou de haine. » (6 mai 2006). Ce à quoi il ajoutait en toute bonne logique : « Sa bombe ne menace pas Israël, mais le monde entier. » (projection névrotique !) Vous l’avez compris : tous ceux qui s’opposent aux projets des juifs sont des « fous », que le monde occidental a le devoir de combattre.
Mon propos à moi n’est pas d’insulter les juifs ni de favoriser l’antisémitisme. Je sais trop bien qu’ils se nourrissent depuis des siècles de la haine que les autres leur portent, et la vérité est qu’ils ont un besoin vital de cette haine pour resserrer les rangs de leur communauté. En revanche, je crois que la « perfidie » des juifs, telle qu’elle a été dénoncée par l’Église et tous les grands penseurs occidentaux à travers les âges, ne correspond pas au fond véritable de la personnalité juive. C’est ce que je pense avoir découvert. Bien qu’aucune statistique ne soit disponible, je peux vous dire qu’il existe un très fort taux de suicide dans cette communauté. Mon propos est simplement d’attirer l’attention sur ce drame méconnu qui touche une partie de nos concitoyens, et je serais heureux si je pouvais contribuer à les délivrer de leur « dybbuk », comme ils disent. Hervé Ryssen Octobre 2006
Les Espérances planétariennes, 2005, 432 pages, 26 €. Psychanalyse du judaïsme, 2006, 400 pages, 26 €. Le Fanatisme juif, 2007, 400 pages, 26 €. La Mafia juive, 2008, 400 pages, 26 € Le Miroir du judaïsme, 2009, 400 pages, 26 €
Le judaïsme n’est pas seulement une religion, puisque de nombreux juifs sont athées ou agnostiques et ne se considèrent pas moins comme juifs. Ce n’est pas non plus une race, même s’il est vrai qu’un œil exercé, la plupart du temps, peut reconnaître le “type juif”, c’est-à-dire une physionomie caractéristique qui est née d’une longue pratique de l’endogamie au cours des siècles. Les juifs sont en effet le “peuple élu” de Dieu, et il est très mal vu de se marier à l’extérieur de la communauté. Néanmoins, les mariages mixtes existent, et ont aussi contribué à renouveler le sang d’Israël après tous ces siècles passés dans des ghettos, où les juifs, volontairement, préféraient vivre à l’écart du reste de la population.
L’important, dans ces mariages mixtes, étant que la mère soit juive, puisque les rabbins orthodoxes reconnaissent comme juif celui qui est né de mère juive. Cependant, un père juif ou même simplement un seul grand-parent juif suffit parfois à s’identifier entièrement au judaïsme. Le peuple juif est donc une race mentale qui a été façonnée au fil des siècles par la religion hébraïque et le projet universel du judaïsme.
Le judaïsme est un projet politique Le judaïsme est en fait essentiellement un projet politique. Il s’agit pour les juifs de travailler à l’émergence d’un monde de “paix”, d’une paix qui devra être universelle et définitive. Ce n’est donc pas un hasard si ce mot “paix” (shalom, en hébreu) se retrouve fréquemment dans le discours des juifs du monde entier. Dans ce monde parfait qu’ils construisent, tous les conflits auront disparu et en premier lieu, naturellement, les conflits entre les nations. C’est la raison pour laquelle les juifs militent inlassablement depuis des lustres pour la suppression des frontières, la dissolution des identités nationales et l’instauration de l’Empire global. Les nations étant censées être génératrices de guerres et de désordres, il faut donc les affaiblir et, à terme, les supprimer en faveur d’un gouvernement mondial, seul à même de faire régner sur terre le bonheur et la prospérité.
On retrouve cette idée plus ou moins développée aussi bien dans les écrits des intellectuels marxistes ─ de Karl Marx à Jacques Derrida ─, que dans le discours des penseurs libéraux tels Karl Popper, Milton Friedman, Hayek ou Alain Minc. Il s’agit d’unifier le monde par tous les moyens et d’araser toutes les différences culturelles censées générer des conflits. C’est dans cette perspective que les intellectuels juifs du monde entier travaillent sans relâche. Qu’ils soient de gauche ou de droite, marxistes ou libéraux, croyants ou athées, ils sont les plus fervents propagandistes de la société plurielle et du métissage universel.
C’est ainsi que les juifs ─ tous les juifs ─ encouragent de toutes leurs forces l’immigration dans tous les pays où ils sont installés, non seulement parce que la société multiculturelle correspond à leur projet politique, mais aussi parce que la dislocation de l’identité nationale qui en résulte et l’installation massive des immigrés les préservent d’un éventuel sursaut nationaliste contre le pouvoir qu’ils ont pu acquérir, notamment dans la finance, la politique et le système médiatique. Tous les intellectuels juifs, sans aucune exception, sont ainsi focalisés sur cette question de la société “plurielle” et exercent une “vigilance antiraciste” permanente : En France, des écrivains et journalistes influents comme Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali, Jean Daniel, Guy Sorman ou Guy Konopnicki sont d’accord sur ce point par delà leurs divergences politiques. Cette obsession très caractéristique du judaïsme est aussi naturellement relayée dans le cinéma, où les producteurs et réalisateurs juifs sont nombreux et influents : dès lors qu’un film fait l’apologie du métissage, de la “tolérance” et de la société plurielle, on peut être quasiment certain d’avoir affaire à un réalisateur juif. On comprend mieux maintenant pourquoi les anciens communistes des années 70 n’ont pas eu trop de difficultés à rallier la droite libérale. Le fait est qu’après la deuxième Intifada palestinienne, en octobre 2000, les juifs de France et du monde occidental se sont rendus compte que désormais, le danger venait surtout de l’islam et des jeunes immigrés afro-maghrébins. Il s’agit maintenant pour eux de consolider cette société multiraciale qu’ils ont tant contribué à instaurer dans notre pays et qui menace déjà de se disloquer. Les anciens marxistes comme Alexandre Adler, André Glucksmann, ou Pascal Bruckner, soutiennent donc aujourd’hui, avec Finkielkraut, la droite dure américano-sioniste. Ils ne sont pas pour autant devenus des patriotes français, et ne font que réagir en fonction des intérêts exclusifs du judaïsme.
La tolérance comme arme de guerre Les membres de la secte juive sont les plus prosélytes du monde, mais contrairement au christianisme ou à l’islam, qui entendent convertir les individus de toutes les races, les juifs n’ont pas pour projet de convertir le monde au judaïsme, mais simplement d’inciter les autres peuples à abandonner leurs identités nationales et religieuses afin de favoriser l’esprit de “tolérance”. Les incessantes campagnes de culpabilisation de l’homme blanc au sujet de l’esclavage, de la colonisation, du pillage du Tiers-Monde ou d’Auschwitz, n’ont d’autre but que de mettre à genoux l’adversaire par une méthode douce. Quand il ne restera plus que les juifs sur cette terre à conserver leur foi et leurs traditions, ils seront enfin reconnus par tous comme le peuple élu de Dieu. Leur “mission” (ce terme est fréquemment employé) est de désarmer les autres peuples, de dissoudre tout ce qui n’est pas juif afin de favoriser cette “paix” universelle. Ainsi que l’établit le prophète Isaïe : “Le loup habitera avec la brebis, le tigre reposera avec le chevreau ; veau, lionceau, bélier vivront ensemble et un jeune enfant les conduira...” (Isaïe, XI, 6 à 9). Le Messie d’Israël tant attendu depuis trois mille ans rétablira alors le royaume de David et donnera aux juifs un empire sur tout l’univers. Il existe de nombreux textes très explicites à ce sujet. Les juifs sont ainsi amenés à militer de manière continuelle pour favoriser l’unification du monde et hâter l’arrivée du Messie. La propagande est leur domaine, et ce n’est donc pas un hasard s’ils sont aussi nombreux et influents dans tous les médiats. Entre leurs mains, la “tolérance” et les “droits de l’homme” deviennent des armes d’une efficacité redoutable. En vérité, vous l’avez compris, ce n’est pas tant à leurs noms et à leurs physiques que l’on reconnaît les juifs, qu’à ce qu’ils disent, à ce qu’ils écrivent et à ce qu’ils font, partout où ils sont stationnés.
Amnésie sélective et fabulation De très nombreux juifs, on le sait, ont joué un rôle absolument accablant dans la tragédie soviétique et les trente millions de morts qui l’accompagnent. Rappelons brièvement que Karl Marx était issu d’une famille juive et que Lénine avait lui-même du sang juif dans les veines ; Trotsky, le chef de l’Armée rouge était un juif nommé Bronstein, tandis que Kamenev (Rosenfeld) et Zinoviev (Apfelbaum) dirigeaient les deux capitales. Mais la liste des juifs qui se sont illustrés dans les crimes du communisme est interminable. Il faut le dire et le répéter : les doctrinaires juifs, les fonctionnaires juifs et les tortionnaires juifs ont une très lourde responsabilité dans cette histoire. Le monde “parfait” qu’ils avaient concocté et qui était soit disant “inéluctable” s’est avéré être dès le départ un véritable cauchemar pour les populations, et il fallut attendre 1948 pour que les intellectuels juifs prennent leurs distances avec le régime stalinien, au moment où Staline lançait finalement la campagne “antisioniste” pour évincer les cadres juifs des postes de direction.
Ce fait indiscutable est systématiquement passé sous silence. Dans son livre intitulé Deux Siècles ensemble, Alexandre Soljénitsyne s’indigne que les intellectuels juifs refusent toujours de reconnaître leurs responsabilités dans le massacre de centaines de milliers de chrétiens. Il note de surcroît que certains d’entre eux ont même l’affront de se présenter comme des victimes du régime bolchevique.
Cette amnésie sélective est nécessaire à des gens qui n’ont de cesse de proclamer à tout va leur “innocence”, comme on peut le constater régulièrement dans leurs écrits, et comme on peut le lire, par exemple, dans l’éditorial du numéro d’Israël Magazine d’avril 2003, “le premier mensuel israélien en langue française”, sous la plume d’un certain André Darmon : “Tuer un Juif ou un enfant fait pleurer Dieu car c’est le porteur de l’éthique universelle et l’innocence qu’on extermine.” Pas moins !
Il est par conséquent tout à fait inconcevable que les juifs puissent avoir été responsables d’aucune atrocité. Les juifs ne sont que victimes, les “boucs émissaires” d’un monde mauvais et hostile. Mais bientôt, soyons en assurés, tout s’arrangera : le Messie punira les “méchants” et rétablira les fils d’Israël dans leurs droits.
Dans ce même numéro, un certain Frédéric Sroussi reconnaît néanmoins que le régime nazi a été pire que le régime stalinien. Il cite à l’appui les cruautés sans nom auxquelles se livraient certains SS : Le SS Letton Cukurs, apprend-on par exemple, “avait le “hobby” de lancer des bébés juifs en l’air pour leur tirer dans la tête comme au ball-trap”, écrit-il. Il mentionne aussi, entre autres, les “viols d’enfants perpétrés par les SS avant que ces derniers ne les assassinent.” Sur ce chapitre, les exemples ne manquent pas, et la Seconde Guerre mondiale a sans doute largement contribué à nourrir l’imagination fertile des enfants d’Israël.
A moins, évidemment, qu’il s’agisse, une fois de plus, de la manifestation du syndrome de “projection”. On sait, en effet – même si les médiats n’en parlent jamais – que bon nombre de juifs et de rabbins sont impliqués dans des affaires pédocriminelles [Cf. Le Fanatisme juif, 2007]. Et les assassinats d’enfants seraient aussi peut-être davantage une spécialité juive qu’une caractéristique de l’esprit SS. Les révélations du professeur Ariel Toaff, le fils de l’ancien Grand Rabbin de Rome, confirmaient d’ailleurs en février 2007, dans son livre de 400 pages intitulé Pasque di sangue, la pratique du meurtre rituel chez les juifs ashkénazes.
La fragilité émotionnelle Il faut bien comprendre, donc, que la souffrance des juifs ne peut se comparer à aucune autre. Par conséquent, on ne peut que s’indigner de ce qu’affirme l’historien Stéphane Courtois dans la préface de son Livre noir du communisme : “La mort d’un enfant de koulak ukrainien délibérément acculé à la famine par le régime stalinien “vaut” la mort de faim d’un enfant juif du ghetto de Varsovie.” Ces simples mots suffisent à provoquer l’ire de ce Frédéric Stroussi, qui se dit “stupéfait” d’un pareil affront. Ce discours, selon lui, n’est ni plus ni moins qu’“abject” et représente une “attaque obscène” contre Israël : “Que vient faire ici cette comparaison ?, écrit-il. Pourquoi se servir du martyr d’un enfant juif pour émettre un sous-entendu fallacieux et méprisable distillant l’idée que les juifs feraient “de l’ombre” aux autres victimes des totalitarismes en monopolisant toute l’attention sur eux ?”
L’auteur de l’article, on le voit, réagit d’une manière outrancière et totalement disproportionnée aux propos pourtant bien anodins et certainement justifiés du très pondéré Stéphane Courtois. Il fait montre ici de cette “grande intolérance à la frustration”, si caractéristique des intellectuels juifs. Ces réactions ne sont évidemment pas “normales”. Notons ici qu’Israël Magazine est un mensuel destiné à la communauté juive, et que, par conséquent, on peut difficilement accuser Frédéric Sroussi d’avoir voulu tromper les lecteurs goys sur la véritable nature du bolchevisme ou encore sur la cruauté maléfique des soldats SS. Son discours ne correspond donc pas à une dialectique fallacieuse, comme les antisémites pourraient le prétendre, mais reflète en réalité le fond même de l’âme juive. L’antisémitisme agressif naît de cette incompréhension de l’identité juive et ne voit que “perfidie” là où réside essentiellement une angoisse existentielle générée par un dérèglement d’ordre psychique.
Un peuple hystérique Aucun juif n’a jamais osé s’approcher du “miroir transparent” ─ si l’on peut dire ─, tendu aux juifs par la psychanalyse freudienne, à travers lequel les juifs ont prétendu voir l’humanité, mais dans lequel, si l’on regarde bien, en jouant sur son orientation, se reflète aussi toute la névrose du judaïsme. La psychanalyse est en effet, tout comme le marxisme, une “science” juive, sortie de la cervelle d’un intellectuel juif. Il était donc logique de se demander en quoi les “découvertes” freudiennes correspondaient elles aussi à la spécificité juive. La réponse n’était pas évidente, et il a fallu éplucher des centaines d’ouvrages de toutes sortes pour se rendre compte que la question de l’inceste était lancinante dans la production littéraire du judaïsme et que cette question était loin d’être seulement théorique. Les mères juives aiment beaucoup leurs fils, c’est bien connu ; et justement, l’inceste, réel ou supposé, est à l’origine d’une pathologie mentale bien connue appelée hystérie, qui ─ comme par hasard ─, est celle qui a retenu l’attention de Freud dans l’élaboration de ses théories.
A partir de là, le parallèle entre le judaïsme et la pathologie hystérique était alors tout naturel, et il est très étonnant de constater que point pas point, le judaïsme se calque parfaitement avec cette maladie : histrionisme, dépression, angoisse permanente, paranoïa, introspection, égocentrisme, amnésie, manipulation, mythomanie, ambivalence identitaire, délires prophétiques (lire jacques Attali !), ambiguïté sexuelle, etc. : tout y est. Freud, en bon juif, avait simplement projeté un problème très spécifique à sa communauté sur le reste de l’humanité. En réalité, ce n’est pas du “complexe d’Œdipe” dont il faut parler, mais bien du “complexe d’Israël”. Et effectivement, les juifs ont l’air de ne pas avoir très envie de débattre de ce sujet.
D’autre part, tous les psychiatres l’affirment : la femme hystérique désire tellement un enfant de son père ou de son médecin qu’elle en arrive à être persuadée d’être enceinte de lui et développe ce qu’on appelle une “grossesse nerveuse”. Or, ils se trouve que tous les auteurs juifs utilisent toujours le même vocable pour évoquer l’arrivée de leur Messie : “l’enfantement du Messie”, disent-ils. La communauté juive, vous l’avez compris, “l’épouse de Dieu”, (la “Shekhina” des kabbalistes), qui est supposée enfanter un Messie, est bel et bien sujette à cette grossesse nerveuse caractéristique de la femme hystérique. Karl Kraus un journaliste juif autrichien qui n’appréciait pas tellement Freud, disait à l’époque : “La psychanalyse est cette maladie mentale dont elle prétend être le remède.” Mais la bonne formule est la suivante, en dix mots : “Le judaïsme est cette maladie qu’a prétendu guérir la psychanalyse.”
La révolution sexuelle Après Freud, d’autres penseurs juifs élaborèrent une symbiose entre le marxisme et la doctrine freudienne. Wilhelm Reich d’abord, puis Herbert Marcuse : la révolution socialiste devait être aussi une révolution sexuelle. Il fallait, selon eux, faire éclater la cellule familiale patriarcale et “libérer la sexualité”. Ce sont ces théories qui ont largement inspiré la révolte étudiante de mai 68 au cours de laquelle les agitateurs juifs (Geismar, Cohn-Bendit, Krivine, etc.) ont une fois de plus joué un rôle crucial. Les années 70 virent ensuite éclore la vague féministe où les juives étaient là encore au premier plan (Gisèle Halimi, Elisabeth Badinter, etc.). C’est à cette époque que passèrent une série de lois tendant à dissoudre la cellule familiale : A la loi Neuwirth qui légalisait la pilule contraceptive (1967), succéda la mise en cause de l’autorité du père comme chef de famille (1970), le divorce par consentement mutuel (1974), la dépénalisation de l’avortement, à l’initiative de Simone Veil (1975). La grande vague du cinéma porno accompagna cette “libération”. Et l’on est ici bien obligé de constater que les producteurs et réalisateurs juifs jouent un rôle très important dans l’industrie pornographique [Cf. La Mafia juive, 400 pages, 2008] Parallèlement à cela, le concept freudien de bisexualité favorisa l’émergence de l’homosexualité.
Une machine de guerre contre l’humanité En réalité, le seul résultat tangible de cette “libération des mœurs”, associé à la culpabilisation systématique du mâle blanc, dénoncé inlassablement à travers le cinéma, la littérature et l’histoire comme le grand coupable de tous les maux de la planète, a été un effondrement spectaculaire des sociétés européennes. L’épouvantable fanatisme égalitaire du judaïsme, qui tend à araser toutes les différences, toutes les identités, tend vers l’anéantissement du monde, voilà la vérité. Itzhak Attia, directeur des séminaires francophones à l’Institut Yad Vashem, l’écrit lui-même dans ce numéro d’Israël Magazine : “Même si notre raison nous crie de toutes ses forces l’absurdité de ce face à face entre un tout petit peuple aussi insignifiant que le peuple d’Israël et le reste de l’humanité, écrit-il,... aussi absurde, aussi incohérent, aussi monstrueux que cela puisse paraître, nous sommes bien engagés dans un combat intime entre Israël et les Nations qui ne peut être que génocidaire et total, parce qu’il en va de nos identités respectives.” Vous avez bien lu : entre le peuple juif et le reste de l’humanité, le combat ne peut être que “génocidaire et total”. La “paix” d’Israël n’est ni plus ni plus ni moins que l’arrêt de mort de toute l’humanité.
La neutralisation du mal La question est donc de savoir si l’agressivité du judaïsme peut être neutralisée, afin d’épargner à l’humanité des maux qui pourraient s’avérer plus graves que le marxisme, la psychanalyse et l’idéologie mondialiste réunis. Il faut d’abord se rendre à l’évidence : après tous ces siècles d’incompréhension mutuelle, l’antisémitisme chrétien, musulman et hitlérien ont tous échoué à résoudre la “question juive”. Le fait est que les juifs se nourrissent de la haine qu’ils ont partout suscitée chez les peuples du monde entier. Cette haine, il faut le savoir, est indispensable à leur survie génétique et spirituelle, puisqu’elle leur permet de resserrer les rangs de leur communauté et de traverser les siècles, là où d’autres civilisations ont définitivement disparu. De leur côté, les rabbins font tout ce qu’ils peuvent pour assurer aux juifs que la judéité est inscrite dans leurs gènes, que même un juif renégat reste juif, et que par conséquent, il est parfaitement inutile de tenter de quitter la prison communautaire. Car le judaïsme est une prison. Prétendre qu’un juif ne peut que rester juif, c’est donc travailler en faveur du judaïsme. Il faut donc, au contraire, tout mettre en œuvre pour accueillir ces malades parmi nous, car les juifs ne sont pas des gens “perfides” mais bien des malades qu’il faut soigner. Il faut aimer les juifs, pris individuellement, et les aimer sincèrement afin de les libérer de la prison dans laquelle ils sont enfermés. C’est uniquement à cette condition que l’on pourra se libérer de leur emprise en même temps qu’ils se délivreront eux-mêmes du mal qui les habite et qui menace l’humanité toute entière.
Hervé RYSSEN Automne 2007 Les Espérances planétariennes, 2005, 432 pages, 26 €. Psychanalyse du judaïsme, 2006, 400 pages, 26 €. Le Fanatisme juif, 2007, 400 pages, 26 € (épuisé). La Mafia juive, 2008, 400 pages, 26 € Le Miroir du judaïsme, 2009, 400 pages, 26 €