jeudi 13 décembre 2007

Le Conseil talmudique d’Israël a statué : "En temps de guerre, même des enfants ennemis peuvent être exterminés"

par Khalid Amayreh
7 aout 2006

Le Conseil talmudique des rabbins et des sages de la Torah, connu sous le nom de "Yesha", qui représente les colonies juives de la Cisjordanie et de Jérusalem occupées, a statué qu’il est permis, et même souhaitable, de viser et d’exterminer les civils non-juifs en temps de guerre.

Le dernier édit du conseil, publié mardi sur le site web israélien "Ynetnews" du journal Yediot Aharonot, a déclaré que "selon la loi juive, en temps de guerre, il n’existe pas de ’civils innocents’ [dans le camp] de l’ennemi".

"Toutes les discussions sur la moralité chrétienne affaiblissent l’esprit de l’armée et de la nation et nous coûtent le sang de nos soldats et civils", dit le texte.

Le même conseil a publié une décision semblable il y a deux semaines, en conseillant à l’armée israélienne "d’exterminer l’ennemi" et de "ne pas hésiter à massacrer les civils ennemis".

Le conseil décrit comme de la "moralité chrétienne" les conventions internationales et lois interdisant de prendre délibérément pour cibles les civils en temps de guerre.

Il a appelé "mitzvah", ou bonne action, la prise pour cible et le massacre des civils ennemis.

Selon des sources israéliennes, une grande partie du camp non-laïc israélien, qui inclut les puissants mouvements religieux et nationalistes-religieux, ont exprimé une profonde satisfaction pour le deuxième massacre de Cana, qui a eu lieu le 31 juillet avec pour conséquences la mort de 60 ( ?) civils libanais, 37 d’entre eux étant des enfants et des bébés.

L’armée israélienne avait tout d’abord prétendu que des combattants du Hezbollah se trouvaient à l’intérieur du bâtiment de 3 étages visé par l’armée de l’air israélienne.

Cependant, les commandants militaires israéliens ont changé leur récit de l’atrocité le mardi 2 août, reconnaissant qu’ils n’avaient aucune preuve que des combattants de la résistance étaient parmi les civils massacrés dans le bombardement.

Quelques fonctionnaires israéliens ont fait des excuses pour le carnage, faisant de la peine aux rabbins et aux sages talmudiques qui soutiennent qu’Israël ne devrait pas faire d’excuses pour le massacre des civils ennemis, puisque, selon la Halacha (la loi religieuse juive), il n’y a aucune chose telle que des civils et des innocents en temps de guerre.

Même les enfants des ennemis peuvent être massacrés. Ce n’est pas la première fois que de telles décisions sont publiées. Il y a presque deux ans, un groupe d’éminents rabbins a conseillé à l’armée israélienne de "ne pas hésiter à massacrer les civils palestiniens, enfants inclus".

Dans une lettre à Shaul Mofaz, alors ministre de la défense, les rabbins, qui représentent le courant dominant du judaïsme orthodoxe, ont écrit que "tuer les civils est chose normale en temps de guerre" et que l’armée israélienne "ne devrait pas hésiter à tuer les civils non-Juifs pour sauver les vies juives".

"Le précepte Chrétien : ’tendre l’autre joue’ ne nous concerne pas, et nous ne serons pas impressionnés par ceux qui préfèrent les vies de nos ennemis à nos vies", disait la lettre, signée par des douzaines des rabbins, dont Haïm Druckman, un ancien membre de la Knesset dirigeant d’un grand mouvement religieux de jeunesse connu sous le nom de Bnei Akiva Society.

Parmi les autres signataires on trouve : Elizer Melamed, dirigeant de l’école supérieure religieuse de Cisjordanie ; Youval Sharlo, dirigeant de l’école supérieure talmudique de Petah Tikva, qui combine les études talmudiques et le service militaire d’active ; et Dov Lior, le rabbin de Kiryat Arba près de Hébron.

Lior, qui avait appelé Baruch Goldstein, le juif meurtrier de masse, un "grand saint", a soutenu "qu’il est très clair à la lumière de la Torah que les vies juives sont plus importantes que les vies non-Juives".

"Un millier de vies non-Juives ne valent pas l’ongle d’un juif"

Le 25 février 1994, Goldstein assassina 29 Palestiniens innocents qui priaient dans la Mosquée d’Ibrahim au centre de Hébron.

Les vies juives ont plus de valeur

Les édits talmudiques qui encouragent l’armée israélienne à prendre pour cible des "civils ennemis" se basent sur plusieurs injonctions talmudiques aussi bien que sur des passages de l’Ancien Testament, dans lesquels les israélites sont chargés par Yahvé de massacrer chaque homme, femme et enfant de la terre de Canaan et de ne pas laisser un seul être en vie.

De fait, beaucoup de rabbins juifs partisans du ciblage de civils ennemis en temps de guerre s’appuient sur des passages bibliques tels que Josué 6-20 :

"Le peuple poussa des cris, et les sacrificateurs sonnèrent des trompettes. Lorsque le peuple entendit le son de la trompette, il poussa de grands cris, et la muraille s’écroula ; le peuple monta dans la ville, chacun devant soi. Ils s’emparèrent de la ville, (6:21) et ils passèrent au fil de l’épée tout ce qui était dans la ville, n’épargnant ni hommes, ni femmes, ni enfants, ni vieillards, jusqu’aux bœufs, aux brebis et aux ânes."

Il y a aussi de nombreux passages indubitables du Talmud babylonien qui voient les non-juifs comme des animaux dont la vie a peu ou pas d’importance.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a publiquement déclaré en juin que "les vies juives ont plus de valeur que les vies non-Juives"
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Des édits talmudiques de ce type ne devraient pas être traités légèrement.

En effet, avec presque 50% d’officiers de haut rang de l’armée israélienne endoctrinés par l’idéologie talmudique et affiliés au "camp nationaliste-religieux", les édits talmudiques ne risquent pas de tomber dans des oreilles de sourds au sein de l’armée israélienne.

Ceci devrait expliquer, au moins partiellement, les brutaux massacres de civils libanais et palestiniens par l’armée israélienne sans le plus léger remords ou scrupule.

Video: Groupes terroristes juifs racistes d'Israël