mardi 11 novembre 2008

DEATH BY DIAMONDS

La Mort pour des Diamants : Soros pousse à l’apocalypse en Afrique

Pillage minier


Après son indépendance de façade vis-à-vis des empires européens, l’Afrique a été pillée et dévastée pendant des décennies par les cartels anglo-néerlandais du pétrole, des minerais stratégiques et des diamants. Ces cartels se sont servis des changements de régimes ; ils ont élaboré des guerres dans lesquelles leurs armées privées, ainsi que les forces spéciales britanniques et autres "irréguliers" criminels furent impliqués.

Executive Intelligence Review, publié le 11 novembre 2008
article original : "Death by Diamonds: Soros Pushes Africa's Apocalypse"



La Mort pour des Diamants : Soros pousse à l’apocalypse en Afrique

Ces dernières années, sous la couverture d’un mouvement de réforme guidé par cette même force impériale, dont l’objectif est de mettre fin aux souverainetés nationales et, finalement, d’effacer tous les gouvernements africains rétifs, la destruction s’est intensifiée. Mené dans une collaboration ouverte avec les cartels eux-mêmes par le spéculateur milliardaire, George Soros, accessoirement promoteur de la drogue[1], ce mouvement conduit le continent africain au chaos, à la guerre perpétuelle, à l’arriération forcée, aux pandémies incontrôlées et à la famine.


L’Open Society Institute[2] et les entreprises de Soros qui lui sont liées financent et rassemblent un nombre incalculable de groupes privés et d’agences mondialistes, qui cherchent, au nom du combat contre la tyrannie et la corruption, à renverser les gouvernements africains et à mettre la main sur les ressources naturelles [de ce continent].


L’Extractive Industries Transparency Initiative (EITI)[3] est une face de ce cauchemar. Elle a commencé lorsque l’organisation de George Soros connue sous le nom de Publish What You Pay, soutenue par une propagande de la part de Global Witness, une organisation financé par Soros, a exigé des nations disposant de ressources naturelles précieuses qu’elles remettent aux cartels multinationaux et au gouvernement britannique toutes les archives de leurs transactions sur ces ressources – et ceci, en vue de mettre fin aux pots-de-vin !


En 2002, à Johannesburg, le Premier Ministre Tony Blair a annoncé qu’il avait accepté cette proposition de Soros. En 2003, Blair a créé l’EITI, en tant qu’agence mondiale basée à Londres, qui chercherait à attirer les Etats-Unis et tenterait d’imposer une domination ouverte sur les ressources mondiales. Menées au départ par Anglo-Dutch Shell Oil, DeBeers et Anglo American, les sociétés participant à l’EITI incluent désormais des sociétés minières comme AngloGold Ashanti, Barrick Gold, BHP Billiton, DeBeers, Freeport-McMoRan Copper & Gold, Gold Fields, Katanga Mining Limited, Newmont, Rio Tinto et des compagnies pétrolières comme Chevron, ConocoPhilips, Eni, ExxonMobil, Hess, Pemex et Petrobras.


En 2006, le secrétariat directeur de l’EITI a été établi en Norvège et placé sous la gestion de Soros, avec de l’argent de l’Open Society Institute et des administrateurs de l’EITI provenant des agences de Soros Publish What You Pay, Revenue Watch Institute et Global Witness. Pour lancer l’EITI en tant que filiale de Soros, le président de la Banque Mondiale d’alors, Paul Wolfowitz (l’un des architectes de la catastrophe irakienne) s’est rendu en Norvège et a donné une conférence de presse sur la nécessité de diriger le "flux des revenus des industries d’extraction" à l’intérieur des "pays en développement". [Conférence de presse de l’EITI, 16 octobre 2006, Oslo]


"Les diamants du conflit" ont apporté la puissance de propagande derrière l’initiative de Soros.


Au fur et mesure que l’opinion mondiale était révulsée par les comptes-rendus sur les guerres de génocide pour les diamants africains, pierres précieuses utilisées comme devise par les mafias, les mercenaires, les milices, le groupe de Soros, Global Witness, a modelé la question des "diamants du sang" en faveur des objectifs de Londres, en tandem avec les sociétés diamantaires les plus importantes.


En 2000, le World Diamond Council était établi à Bruxelles et dirigé par DeBeers (historiquement Cecil Rhodes/Rothschild), de Londres et d’Afrique du Sud, par son agent Maurice Tempelsman, patron de la société diamantaire Lazare Kaplan basée à New York, et par le milliardaire israélien du diamant Dan Gertler et sa famille. Les "réformes" du Conseil Mondial du Diamant sur le pillage par l’industrie sont approuvées par Global Witness et font partie intégrante du programme de l’EITI.


Maurice Tempelsman, qui est né en Belgique, a fait ses débuts au Congo-Belge. Après le meurtre en 1961 du Premier Ministre nationaliste, Patrice Lumumba, Tempelsman a embauché comme officier de liaison auprès du gouvernement intérimaire l’ancien chef de station de la CIA au Congo, Larry Devlin, qui avait reçu l’ordre d’assassiner Lumumba – celui-ci soutient que se sont d’autres qui l’ont fait. Depuis sa base au Congo, Tempelsman a participé à la préparation du coup d’Etat britannique contre le président national du Ghana, Kwami Nkruma. Tempelsman est devenu le numéro un de la filiale américaine de DeBeers, le cartel mondial du diamant à Londres. Templesman a vécu avec la veuve du Président John Kennedy, Jacqueline Kennedy Onassis, depuis le milieu des années 70 jusqu’à la mort de celle-ci, en 1994. Puissance du Parti démocrate post-Kennedy en compagnie de Félix Rohatyn et de George Soros, Templesman est directeur au National Democratic Institute, un composant du National Endowment for Democracy qui finance Global Witness et beaucoup d’autres façades de Soros.


Israélien d’extrême droite, Dan Gertler est le petit-fils de Moshé Schnitzer, le fondateur de l’industrie diamantaire israélienne, et il est le neveu de Samuel [Schmuel] Schnitzer, vice-président du Conseil Mondial du Diamant, en charge de la liaison entre le Conseil et les gouvernements et l’ONU. Durant l’ère Bush-Cheney, Gertler a repris le rôle qu’endossait Maurice Templesman, de représentant officieux du gouvernement américain au Congo. En association avec d’autres milliardaires israéliens et avec des politiciens d’extrême droite, comme Avigdor Lieberman, Gertler s’est mis d’accord avec l’ancien président congolais Laurent-Désiré Kabila pour établir un monopole du diamant en échange d’armes israéliennes et de formation militaire. En 2006, Gertler a remis 60 millions de dollars [env. 80 millions d’€] au trafiquant d’armes londonien/zimbabwéen/sud-africain John Bredenkamp en échange de propriétés minières au Congo, peu de temps avant que la police n’investisse par la force le logement et le bureau de Bredenkamp en Angleterre, à l’occasion de l’enquête (rapidement interrompue) pour corruption en Afrique du Sud sur le contrat d’armement passé par BAE Systems. Le contrat Bredemkamp permettait à Gertler de devenir le premier actionnaire de la Camec de Londres, géant minier du cuivre et du cobalt au Congo.


Avec cet appareil derrière lui, George Soros fait en Afrique ce qu’il a fait dans sa Hongrie natale en 1944, lorsqu’il aida l’occupant nazi dans l’extermination des Juifs.

Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]

Notes du traducteur :
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[1] Lire : Brésil : George Soros veut légaliser la drogue, 16 août 2008.

[2] L’Open Society Institute (OSI) a été fondé en 1993 par le spéculateur George Soros, afin de soutenir ses fondations établies en Europe centrale et orientale et dans l’ancienne Union Soviétique. Ces fondations, dont l’établissement à commencé en 1984, avaient pour but affiché d’aider les pays à faire la transition après le communisme. Par la suite, l’OSI a étendu les activités du réseau de fondations Soros [Soros Fondations Network] à d’autres régions du monde, où la transition vers la démocratie revêt une préoccupation particulière. Le réseau que constituent les fondations de Soros englobe plus de 60 pays, dont les Etats-Unis. Parmi les projets controversés de l’OSI, celui du Lindesmith Center et d’autres, qui s’occupent de réformes relatives à la drogue. Officiellement, l’OSI, une fondation privée qui accorde des subventions, a pour but de modeler la politique publique, en vue de promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme et les réformes économiques, juridiques et sociales. Au niveau local, l’OSI met en place une gamme d’initiatives pour soutenir l’état de droit, l’éducation, la santé publique et les médias indépendants. En même temps, l’OSI travaille à construire des alliances transfrontalières et transcontinentales sur des questions telles que la lutte contre la corruption et les atteintes aux droits de l’homme. L’un des objectifs de l’OSI est le développement d’organisations de la société civile (associations caritatives, groupes communautaires et syndicats) pour encourager la participation dans la démocratie et dans la société.



[3] Officiellement, l’EITI a pour vocation d’établir une norme mondiale pour que les sociétés qui exploitent des gisements ou des mines publient le montant que ce qu’elles versent et que les gouvernements révèlent ce qu’ils perçoivent. Selon l’EITI, 3,5 milliards d’êtres humains vivent dans des pays riches en pétrole, en gaz et en minerais. Avec une bonne gouvernance, l’exploitation de ces ressources pourrait générer des revenus importants pour alimenter la croissance et réduire la pauvreté. Toutefois, lorsque la gouvernance est mauvaise, cela peut avoir pour conséquence la pauvreté, la corruption et les conflits. L’Initiative de Transparence des Industries Extractives a pour objectif de renforcer la gouvernance en améliorant la transparence et la responsabilité dans le secteur extractif.



Voici ce que l’EITI déclare à propos de la République Démocratique du Congo (candidate au programme de l’EITI) : 16 % de la population congolaise (10 millions de personnes) sont directement ou indirectement dépendants de l’exploitation minière à petite échelle. Dans les années 80, le secteur minier contribuait à 25% des recettes fiscales totales, à 75% des exportations totales et à 25% du PIB. En 2005, le gouvernement congolais a fait état de recettes fiscales auprès du secteur minier pour un montant de 27 millions de dollars (2,4% des recettes fiscales totales). Qui plus est, ce secteur a contribué pour [seulement] 0,24% du PIB. La RDC est souvent citée en exemple de ce que l’on appelle le "paradoxe de l’opulence". Extrêmement riche en ressources naturelles (80% des ressources mondiales de colombo-tantale, 10% des réserves mondiales de cuivre), la population souffre d’extrême pauvreté (80% de la population congolaise vit avec moins de 0,20 dollar par jour).



La République Démocratique du Congo a été acceptée comme pays candidat à l’EITI lors de la réunion du conseil d’administration qui s’est tenue à Accra le 22 février 2008. Le pays a désormais jusqu’au 9 mars 2010 pour entreprendre sa validation.



A l’occasion du 2ème symposium qui s'est tenu à Londres en mars 2005, le Vice-Président de la République Jean Pierre BEMBA avait exprimé, au nom du Gouvernement congolais, la volonté de la RDC de souscrire aux principes et critères de l’EITI. A la suite de cet engagement, il a été décidé d’organiser à Kinshasa en mai 2005, un forum international ayant pour mission de réfléchir aux modalités d’application des principes et critères de l’EITI en République Démocratique du Congo. A l’issue de ce forum, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment, la mise sur pied d’un groupe de travail. Après les élections nationales de 2006 et la formation d’un gouvernement en février 2007, le Président Joseph Kabila a signé l’Ordonnance No 07/065 du 3 septembre 2007, relative à la création, à l’organisation et l’opération du comité national de l’EITI, suivi, les 12 octobre et 10 décembre 2007, de deux décrets ministériels, désignant les membres de la commission politique et technique et du secrétariat permanent. Le 12 décembre a été publié un programme de travail et en janvier 2008, la Commission Nationale a organisé un forum international de l’EITI à Kinshasa.



Cependant, la RDC risque d’être écartée du processus de l’Initiative pour la transparence de l’industrie extractive, le pays n’ayant fourni aucun rapport sur la transparence dans l’industrie extractive en trois ans. C’est ce que Jean-Pierre Muteba, le président du comité consultatif de cette structure en RDC, a fait savoir le 14 octobre 2008, à l’occasion d’une journée portes ouvertes.


Mardi 11 Novembre 2008

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