Sunday, September 30, 2007

Elliott Abrams, Dual Loyalist and Neocon Extraordinaire


September 30, 2007
GQ magazine recently published a list of what it judged the 50 most powerful people in Washington, and Secretary of State Condoleezza Rice topped the list. GQ claims she has emerged as a check on Vice President Cheney’s aggressive impulses and, because she has President Bush’s confidence, is steering foreign policy along a more diplomatic path.

So says GQ. But what would a men’s fashion magazine know about power in Washington? The list is as much an attention-getting gimmick as serious politics, concentrating on the obvious without much regard for the real power of quiet manipulators, and it therefore gives no ranking at all to the man who is unquestionably the most powerful behind-the-scenes mover and shaker on Israeli policy in Washington today. Elliott Abrams, an influential neoconservative and pro-Israel lobbyist par excellence, has been the principal Middle East adviser on the National Security Council staff throughout most of the Bush administration. Whatever Rice’s position, she holds little sway over Abrams’ agenda on Israel-Palestine and many other Middle East issues.

Working with Cheney and his adviser David Wurmser, another zealous Israel supporter, Abrams fully backed Israel’s war against Hizbullah in Lebanon last year. This year he has been a key figure behind the fighting going on since May at the Nahr al-Bared refugee camp in northern Lebanon, in a hare-brained scheme to arm extremist Sunni militias in order to weaken Shia Hizbullah and undermine Iran and Syria. The scheme, now going awry, was undertaken in cooperation with Saudi and right-wing Lebanese Christian elements, and with implicit Israeli approval. Abrams is also said to be a leading advocate of attacking Iran and has been pushing Israel to attack Syria. He was part of the neocon group that designed the disastrous Iraq war.

But it is in the arena of Israel-Palestine policy that Abrams has done the most damage. His latest foray has been into Palestinian politics, where, calling for a “hard coup,” he engineered the Hamas-Fatah split that erupted into fighting in Gaza in June and has resulted in cutting Gaza and its almost 1.5 million inhabitants adrift with virtually no international aid and no way in or out.

Long an outspoken opponent of any peace process requiring Israeli territorial concessions, Abrams has worked from his official position to undermine every peace effort, including the Roadmap and Rice’s own initiatives. He has cooperated with Israeli strategists to make it appear that Israel is always making “painful concessions,” as on the 2005 withdrawal from Gaza, while actually giving Israel the breathing space to proceed with consolidation of its occupation through continued settlement-building and construction of the separation wall. By thus cooperating with Israel to fine tune its occupation practices, Abrams has acted as an Israeli partner rather than a US policymaker.

Abrams has a history of covert manipulation; he was convicted of lying to Congress about US activities in Central America during the 1980s Iran-Contra scandal and was later pardoned by George H. W. Bush in 1992. He also has a history of advocacy for Israel. The son-in-law of neocon original Norman Podhoretz, he authored a book in 1997 about American Jews in which he identified Israel as “the essence of their lives as Jews.”

Abrams faces no apparent restraints and no meaningful opposition from Rice in his attempts to be Israel’s facilitator and co-conspirator on Middle East issues – all without GQ magazine or most other Washington observers even noticing.

Kathleen Christison is a former CIA political analyst and has worked on Middle East issues for 30 years.


Elliott Abrams, le « gladiateur » converti à la « théopolitique »
par Thierry Meyssan
Le nouveau numéro 2 du Conseil national de sécurité, Elliott Abrams, est un néoconservateur de toujours. Mis à l’écart à la suite de l’Irangate, où il était gravement compromis, il s’est recasé dans un think-tank religieux où il a développé une étrange doctrine d’alliance des intégrismes juifs et chrétiens. Il a discrètement fait son retour dans l’ombre de Condoleezza Rice pour fermer le front palestinien et préparer l’attaque de la Syrie.
| Paris (France)
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Elliott L. Abrams est de retour. Lui qui avait été interdit d’accès aux bâtiments du Congrès en raison des faux témoignages qu’il y avait livrés au cours de l’Irangate, revient par la grande porte. Il vient d’être nommé n°2 du Conseil national de sécurité.
Né le 24 janvier 1948 à New York, dans une famille juive pratiquante, Elliott Abrams a suivi des études à Harvard, puis à la London School of Economics. Il devient alors assistant parlementaire du sénateur Henry « Scoop » Jackson (1975-76), puis du sénateur Daniel P. Monihan (1977-79).
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Henry « Scoop » Jackson
Leader du Parti démocrate, qu’il présida pendant la campagne de John F. Kennedy, le sénateur Jackson fut l’auteur d’une législation conditionnant le commerce avec l’Union soviétique à la levée des restrictions à l’émigration des minorités religieuses [1]. Cette pression favorisa en trente ans l’émigration d’environ 1,5 million de Soviétiques, dont 250 000 chrétiens et 250 000 juifs vers les États-Unis, et surtout 1 million de juifs vers Israël, assurant ainsi le peuplement de cette colonie qui ne comptait alors que 3 millions d’habitants. Jackson, proche de l’avionneur Boeing, était le faucon des démocrates. Il s’était entouré d’une équipe de jeunes trotskistes, qui étaient entrés dans le parti et y avaient constitué une tendance, les sociaux-démocrates états-uniens (SD/USA). Parmi ces jeunes gens prometteurs, se trouvaient Douglas Feith, Abram Shulsky, Richard Perle, Paul Wolfowitz (actuel secrétaire adjoint à la Défense) et Elliott Abrams (nouveau conseiller national adjoint de sécurité) [2]. Ils sont en contact, en URSS, avec Aanatoly Sharansky (actuel ministre israélien pour Jérusalem et la diaspora sous le nom de Natan Sharansky).
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Abrams participe à l’administration des deux mandats de Ronald Reagan. Sur recommandation de Jeane Kirkpatrick [3], il est nommé assistant du secrétaire d’État (Alexander M. Haig) chargé des organisations internationales, en janvier 1981. Il organise alors le retrait des États-Unis de l’UNESCO [4] en dénonçant la « politisation » de l’organisation. Celle-ci a en effet tenté de remettre en cause le monopole des agences de presse occidentales qui imposent au monde leurs angles de vue.
En 1980, Abrams épouse Rachel Decter, la fille de Midge Decter en première noces et la belle-fille de Norman Podhoretz. Il entre ainsi dans le club fermé des journalistes néo-conservateurs. Il se voit ouvrir les colonnes de Commentary, l’influente revue de l’American Jewish Committee, et les tribunes du Committee for the Free World [5]
En décembre 1981, Elliott Abrams devient assistant du secrétaire d’État pour les Droits de l’homme et les Affaires humanitaires à la place de son ami Ernest W. Lefever, président de l’Ethics and Public Policy Center (EPPC), dont la confirmation avait été rejetée par le Sénat [6]. Abrams se focalise sur la dénonciation des persécutions religieuses en Iran contre la communauté Bahaia et en URSS avec le contrôle de l’Église orthodoxe par le Parti communiste. Surtout, il dénonce l’ONU qu’il accuse de légitimer l’antisémitisme en condamant le sionisme [7]. Selon lui, les Nations Unies sont sous l’influence des 90 nations du Groupe des non-alignés, auprès desquelles l’OLP joue un rôle majeur. En faisant adopter par l’Assemblée générale, en 1975, une résolution qui assimile le sionisme à une forme de racisme, l’ONU aurait mis en cause « la survie d’Israël et celle du peuple juif ».
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Elliott Abrams supervise la création d’une nouvelle agence, chargée de poursuivre le travail de la CIA sans recourir à la violence : la National Endowment for Democracy (NED) [8]. L’idée est d’utiliser la promotion des Droits de l’homme pour s’ingérer dans les affaires intérieures des États et en prendre le contrôle. L’exemple, déjà ancien, du renversement de Mossadegh en Iran, avait montré qu’il est possible de subvertir des États en corrompant des formations politiques et en payant des figurants pour organiser des manifestations.
Abrams assure la liaison entre la NED et deux unités secrètes et illégales du Conseil national de sécurité : d’abord l’Office of Public Diplomacy, c’est-à-dire le Bureau de la propagande, dirigé par Otto Reich [9], puis le Project Democracy, chargé de fabriquer des groupes de pression amis sous l’autorité du colonel Oliver North.
En juillet 1985, Elliott Abrams est nommé assistant du secrétaire d’État (George P. Schultz) pour les Affaires inter-américaines. Au Chili, il tente de conduire le général Pinochet vers la sortie, sans perdre le contrôle du pays, sur le modèle de ce qui vient d’être réalisé avec l’éviction de Marcos aux Philippines et de Duvalier en Haïti. Mais en définitive, il estime difficile de corrompre les partis politiques d’opposition et renonce à la « démocratisation ». Elle ne sera réalisée que quatre ans plus tard.
Surtout, Elliott Abrams se lance à corps perdu dans l’opération de soutien aux Contras nicaraguayens et endosse le surnom de « Gladiateur ». Il est alors « le pitbull de la politique de l’administration : "plutôt mort que rouge" » [10]. Il agit en lien direct avec les conseillers de sécurité nationale successifs Frank C. Carlucci et l’amiral John M. Pointdexter, et leur âme damnée le colonel Oliver North. Mais bientôt éclate le scandale de l’Irangate. « Les membres du Congrès se souviennent des comparutions rageuses d’Abrams lors des auditions parlementaires, défendant les escadrons de la mort et les dictateurs, deniant les massacres, mentant sur les activités états-uniennes illégales de soutien aux Contras nicaraguyens. Abrams raillait ses critiques pour leur aveuglement et leur naïveté, ou les appelait les vipères », raconte une éditorialiste du Washington Post [11]. Il sera ultérieurement poursuivi pour faux témoignage, à défaut de l’être pour sa responsabilité dans divers massacres au Honduras. Il plaidera coupable pour deux chefs d’accusation, échappant ainsi à la prison, et sera en définitive grâcié par le président Bush père, qui se protégeait ainsi lui-même de la suite de l’enquête.
De 1990 à 2001, Elliott Abrams occupa des fonctions dans divers think-tanks. D’abord dans un institut de futurologie, le Hudson Institute, alors présidé par Donald Rumsfeld et dirigé par sa belle-mère Midge Decter [12]. Puis, Abrams rejoint l’Ethics and Public Policy Center (EPPC), dont il a déjà été question. Il en prend la direction et y développe l’idée que les Droits de l’homme doivent devenir un « outil diplomatique » permettant aux États-Unis d’exercer des pressions sur les autres États. Il préconise particulièrement d’instrumentaliser les atteintes à la liberté religieuse et finit par obtenir de l’administration Clinton la création d’une Commission sur la liberté religieuse dans le monde [13], dont il prend la présidence, en 1999.
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Les théories d’Abrams ont été peu discutées aux États-Unis. S’inscrivant dans un courant majoritaire, il considère que c’est la foi religieuse qui assure le lien social. L’agnosticisme et athéisme sont donc des menaces contre l’ordre social. La liberté de conscience et la laïcité, qui leur accordent droit de cité, sont des atteintes à la liberté religieuse et à la société toute entière. C’est aux religions qu’il appartient d’organiser l’espace public et au « peuple élu » de montrer la voie. Il écrit ainsi dans son ouvrage Foi ou peur : Comment les juifs peuvent survivre dans une Amérique chrétienne [14] : « Hors de la terre d’Israël, il n’y a pas de doute que les juifs, confiants dans l’Alliance entre Dieu et Abraham, doivent vivre séparés de la nation dans laquelle ils résident. C’est la vraie nature des juifs d’être séparés -excepté en Israël- du reste de la population ». De même, il milite activement pour l’interdiction des mariages inter-religieux. Il s’ensuit que l’EPPC noue des contacts privilégiés avec des organisations fondamentalistes juives et chrétiennes, y compris avec l’Opus Dei qui est représentée dans son conseil d’administration par le professeur Mary Ann Glendon [15]. Pour Abrams, l’opposition entre les États-Unis et la France est fondamentale : elle réside dans l’antagonisme de leurs projets politiques qu’au XVIIIe siècle Thomas Paine avait déjà explicité [16] : si les États-Unis sont une nouvelle terre promise, la France laïque est une nouvelle Égypte. Il organise donc des auditions devant sa commission, au Congrès et à l’OSCE, pour dénoncer le « totalitarisme laïque français » qui persécute les adeptes de l’Église de Scientologie et encourage l’antisémitisme.
Abrams fréquente le Center for security Policy (CSP) où il côtoie aussi bien les autres néoconservateurs que ses collaborateurs les plus durs de l’administration reagan [17]
En 1997, Richard Perle (qu’il avait connu au cabinet du sénateur Jackson et suivi au CSP) le sollicite pour rejoindre un groupe de travail de l’American Enterprise Institute : le Project for a New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain) [18]. Il s’y engage en faveur d’une attaque de l’Irak et de la Syrie. Pour le compte de ce groupe, il rédige un chapitre sur le Proche-Orient dans un livre-manifeste, intitué Les Dangers actuels [19]. Dans ce document et dans quelques autres, il défend les thèses du Likoud : il n’y a pas de conflit israélo-palestinien, car les Palestiniens n’ont pas de revendications légitimes, mais un conflit israélo-arabe, car les Arabes sont viscéralement antisémites. Le processus d’Oslo est une manœuvre de Yasser Arafat pour conserver son pouvoir après l’effondrement de l’URSS qui le protégeait. Les Israéliens n’y ont adhéré que pour fermer un front secondaire et mieux faire face aux masses arabes. Mais il appartient aux États-Unis de venir en aide au peuple élu et de renverser ce rapport de force.
Sur la base d’un tel parcours et de telles conceptions, Elliott Abrams fait son retour dans l’administration avec George W. Bush. En 2001, le nouveau président le nomme au Conseil national de sécurité, assistant spécial de Condoleezza Rice chargé des Droits de l’homme ; puis, en 2002, assistant spécial chargé du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord. En fait de droits de l’homme, il supervise la tentative de coup d’État au Venezuela, pour renverser le président élu Hugo Chavez et y « rétablir la démocratie » face au bolivarisme [20]. Plus tard, au Proche-Orient, il propose de « démocratiser la Palestine » en éliminant les dirigeants du Hamas et Yasser Arafat et en plaçant Mahmoud Abbas au pouvoir. Les premiers seront assassinés, le second mourra d’une maladie inconnue et foudroyante, le troisième remportera des élections après que ses rivaux aient été dissuadés de se présenter. En fermant le front palestinien, il devient possible d’ouvrir le front syrien.
En octobre 2002, il explique devant un parterre de Scientologues et de Moonistes, réunis au sein de la Coalition internationale pour la liberté religieuse, que « Les élites éduquées d’aujourd’hui, particulièrement à l’Ouest, sont toujours les enfants des Lumières » [21], une philosophie honnie qu’il est temps d’éradiquer avant qu’elle n’éloigne l’homme de Dieu et le pousse vers le communisme.
En octobre 2003, il aide, avec Richard Perle et ses amis, à organiser le sommet de Jérusalem consacré à l’avènement de la « théopolitique » [22] : la lecture des Écritures enseigne aux sages la volonté de Dieu en politique.
Le président George W. Bush vient de nommer M. Abrams adjoint du conseiller national de sécurité Stephen Hadley [23]. Son programme : attaquer la Syrie baasiste en lui imputant un attentat [24] et transformer le Liban en État chrétien.


[1] Cette disposition est connue comme « l’amendement Jackson-Vanik » (1974).
[2] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme » par Denis Boneau, Voltaire, 26 novembre 2004.
[3] Madame Kirkpatrick avait été la présidente des jeunes de SD/USA. Elle quitta le Parti démocrate pour devenir l’ambassadrice de Ronald Reagan à l’ONU.
[4] Ce retrait n’a été effectif qu’en 1984, il a été suivi de celui du Royaume-Uni. Celui-ci a réintégré l’UNESCO en 1988, et les États-Unis en 2002 après 18 ans d’absence
[5] L’essayiste français Raymond Aron deviendra le président d’honneur du Committee for the Free World et créera un équivalent de Commentary, la revue Commentaire. Cf « Raymond Aron, avocat de l’atlantisme » par Denis Boneau, Voltaire, 21 octobre 2004.
[6] À l’époque, diverses ONG avaient lancé une campagne mondiale de boycott de Nestlé pour protester contre sa politique agressive de destruction des économies du tiers-monde en faveur de la consommation de laits maternisés. L’OMS étudiait une réglementation internationale pour mettre fin aux agissements de la multinationale, dont les milliardaires français Liliane et André Bettencourt étaient les actionnaires de référence. Pour contrer le boycott, Nestlé engagea Ernest W. Lefever, qui finança et publia divers articles et brochures de défense de la multinationale. Ce rôle de lobbyiste ayant été éventé, le sénat rejetta la nomination de M. Lefever. Cf. L’Empire Nestlé par Pierre Harrisson, Éditions Pierre-Marcel Favre (Suisse), 1982.
[7] « USA ONU - L’ONU aide à légitimer l’antisémitisme, estime un responsable américain », AFP, 10 décembre 1984, 22h10 GMT.
[8] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique » par Thierry Meyssan, Voltaire, 22 janvier 2004.
[9] « Otto Reich et a contre-révolution » par Arthur Lepic et Paul Labarique, Voltaire, 14 mai 2004.
[10] « Contra-Intuitive » éditorial de Mary McGrory, Washington Post, 8 juillet 2001.
[11] Ibid.
[12] Le conseil d’administration du Hudson Institute est alors composé de nombreux amis d’Eliott Abrams, dont Jeane Kirkpatrick (qui l’avait fait nommer dans l’administration Reagan) et Carl Gersham (président de la NED). On y trouve aussi les Français Alain Besançon et Jean-Claude Casanova (revue Commentaire).
[13] En 1997, la secrétaire d’État, Madeleine Albright, s’est adjoint un « Comité consultatif pour la liberté religieuse à l’étranger », composé de vingt leaders religieux américains, sous la présidence de John Shattuck. En 1998, elle s’est adjoint un « Représentant spécial pour la liberté internationale de religion », Robert Seiple. Sur pression du Congrès, le président Clinton a promulgué, en octobre 1998, une loi sur la liberté internationale de religion (International Religious Freedom Act), qui donne pouvoir au président d’appliquer des sanctions économiques et politiques à l’encontre des États coupables d’atteintes à la liberté religieuse.
[14] Faith or Fear : How Jews can Survive in a Christian America par Elliott Abrams, Free Press, 1997.
[15] Professeur de droit à l’université d’Harvard, Mary-Ann Glendon dirigea la délégation du Saint-Siège à la conférence de l’ONU au Caire. Elle devint par la suite la présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales. En 2001, le président George W. Bush l’a nommée au Comité consultatif de bioéthique qu’il venait de créer.
[16] Le journaliste Thomas Paine fut à l’origine de la Révolution américaine avant de devenir député pendant la Révolution française. Dans son ouvrage sur les Droits de l’homme, il analyse les différences de conceptions entre les deux pays.
[17] « Les marionnettistes de Washington » par Thierry Meyssan, Voltaire, 13 novembre 2002.
[18] « L’Institut américain de l’entreprise à la Maison-Blanche », Voltaire, 21 juin 2004.
[19] Present Dangers. Crisis and Opportunity in American Foreign and Defense Policy, Encounter Books, 2000. L’expression « dangers actuels » fait référence au Comité sur les dangers actuels que le sénateur Jackson anima pendant la Guerre froide.
[20] « Opération manquée au Venezuela » par Thierry Meyssan, Voltaire, 18 mai 2002.
[21] Cité dans « USA : promotion sectaire au nom de la liberté religieuse » par Michel Muller, L’Humanité, 18 novembre 2002.
[22] « Sommet historique pour sceller l’Alliance des guerriers de Dieu », Voltaire, 17 octobre 2003.
[23] « Stephen Hadley, conseiller de sécurité national », Voltaire, 16 décembre 2004.
[24] « La cible syrienne » par Paul Labarique, Voltaire, 27 janvier 2004


Pourquoi personne ne dit qu'ils sont juifs?

Elliott Abrams supervise la création de milices en Palestine et au Liban

Elliott Abrams, le dernier « néo-cons » veut détruire la Palestine

Who got us into the Iraq war? A list of prominent Jewish Neocons

Introduction to neo-conservatism. Chapitre 3 de la thèse de doctorat de Andrés Perez-Alonso.





Signataires du Project for a New American Century:


Elliott Abrams

Gary Bauer

William J. Bennett

Jeb Bush

Dick Cheney

Eliot A. Cohen

Midge Decter

Paula Dobriansky

Steve Forbes

Aaron Friedberg

Francis Fukuyama

Frank Gaffney

Fred C. Ikle

Donald Kagan

Zalmay Khalilzad

I. Lewis Libby

Norman Podhoretz

Dan Quayle

Peter W. Rodman

Stephen P. Rosen

Henry S. Rowen

Donald Rumsfeld

Vin Weber

George Weigel

Paul Wolfowitz (Wolfowitz Doctrine)

Wednesday, September 26, 2007

Bush a menacé les pays qui ne supportaient pas la guerre en Irak

26 sept 2007
MADRID (AFP) — US President George W. Bush threatened nations with retaliation if they did not vote for a UN resolution backing the Iraq war, according to a transcript published Wednesday of a conversation he had with former Spanish prime minister Jose Maria Aznar.

In the transcript of a meeting on February 22, 2003 -- a month before the US-led invasion of Iraq -- published in El Pais newspaper, Bush tells Aznar that nations such as Mexico, Angola, Chile and Cameroon must know that the security of the United States is at stake.

He says during the meeting on his ranch in Texas that Angola stood to lose financial aid while Chile could see a free trade agreement held up in the US Senate if they did not back the resolution, the left-wing paper said.

The confidential transcript was prepared by Spain's ambassador to the United States at the time, Javier Ruperez, the paper said.

The White House did not challenge the accuracy of the transcript, with national security spokesman Gordon Johndroe declining to comment. (...)

Le mensonge des "armes de destruction massive" de Saddam

Propagande de Fox News liant Al-Qaida à l'Irak en 2003, à l'Iran en 2007

Les néocons et leur "nouveau Pearl Harbor", prétexte à des guerres sans fin

La guerre en Irak et les sionistes derrière elle

Blackwater et les mercenaires américains en Irak

Les USA doivent rester en Irak pour qu'Israël attaque l'Iran

Pressions sionistes pour le bombardement de l'Iran: Lieberman, Podoretz et Bolton.

La présidente démocrate du congès, la sioniste Nancy Pelosi (fille d'un conseiller sioniste de FDR et Truman) maintient que la guerre en Irak va continuer et qu'il n'est pas question ne demander la destitution du président.


Evil IS REAL

Le président Bush déclare pratiquement la guerre contre l'Iran

Leading US Jewish organisations were more in favour of war against Iraq than the grassroots, Prof Ralph M. Coury, November 3 2007

Bush donne un T-shirt "operation Iraqi Freedom" à un vétéran.

Un discours du président afghan dicté par Ottawa?

Radio-Canada, 26 septembre 2007

Le Nouveau Parti démocratique accuse le gouvernement de Stephen Harper d'avoir utilisé un discours du président afghan Hamid Karzaï pour passer son message sur la mission en Afghanistan.

Le NPD a obtenu des notes révélatrices du ministère de la Défense nationale, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Selon les documents cités par les néo-démocrates, des responsables militaires canadiens ont préparé un brouillon de discours pour le président Karzaï.

Ainsi, le général David Fraser indique que les statistiques, les messages, les thèmes et la structure générale proposés dans ce brouillon se retrouvaient dans le texte lu par Hamid Karzaï devant les députés et les sénateurs canadiens, le 22 septembre 2006.

La porte-parole néo-démocrate en matière de défense, Dawn Black, s'interroge aussi sur d'éventuelles pressions canadiennes pour influer sur les réponses fournies par le président Karzaï lors de récents entretiens avec des journalistes. Dans toutes ces interventions, Hamid Karzaï insistait notamment sur la nécessité de la présence militaire canadienne en Afghanistan.

Le NPD, qui réclame le retrait immédiat des soldats canadiens d'Afghanistan, accuse le gouvernement de se livrer à de la propagande.

Mme Black souhaite que cette question fasse l'objet d'un débat lors de la prochaine session à la Chambre des communes, qui s'amorcera avec le discours du Trône du 16 octobre. Elle entend aussi demander que le comité parlementaire de la défense tienne des audiences sur le sujet.

Les allégations du NPD ont été catégoriquement démenties par l'ambassade afghane à Ottawa, qui a dénoncé des propos ridicules et insultants.


Selon le NPD
le discours du président afghan était dicté par Ottawa
Presse Canadienne (PC) Isabelle Rodrigue
25/09/2007

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) soutient que, lorsque le président afghan s'est adressé au Parlement canadien, il y a un an, les rédacteurs de son discours n'étaient nuls autres que des militaires canadiens.

Irritée de constater que le message véhiculé par le président Hamid Karzaï était soufflé par des commandants militaires canadiens, il n'en faut pas plus à la députée Dawn Black pour accuser le gouvernement de se livrer à un exercice de « propagande ».

« Les parlementaires et la population d'un bout à l'autre du pays croyaient entendre la voix du peuple afghan. En réalité, ce n'était pas le cas », a dénoncé Mme Black.

Pour étayer ses allégations, la députée néo-démocrate a présenté des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

« L'équipe a préparé la première ébauche du discours du président Karzaï au Parlement, le 22 septembre », peut-on lire dans un rapport de la Force opérationnelle en Afghanistan.

« Des statistiques clés, des messages, des thèmes et la structure générale ont été adoptés par le président dans ses remarques », se félicite aussi la Défense canadienne dans le document.

Dans son discours devant les députés et les sénateurs, le président Karzaï avait souligné l'importance de la présence militaire canadienne dans son pays. Le développement et la reconstruction de l'Afghanistan est l'objectif ultime, mais tout cela demeure impossible sans l'atteinte d'une sécurité, avait fait valoir le président.

« On nous a présenté de la propagande du gouvernement, du premier ministre et de la Défense nationale, par l'entremise d'un chef d'Etat international », a critiqué Mme Black, qui précise que le discours de M. Karzaï au Canada était différent du message livré la veille à New York.

Les allégations ont fait bondir l'ambassadeur afghan au Canada, Omar Samad.

« Je pourrais dire quelque chose de simple et déclarer que c'est risible et je pourrais être un peu plus sérieux et affirmer que c'est presque insultant », a soutenu l'ambassadeur.

Ce dernier insiste sur le fait que plusieurs conseillers du président Karzaï ont planché sur différentes versions du discours, et que la version finale a même été modifiée par le président lui-même.

Lors des visites officielles d'un chef d'Etat, il est pratique courante que la diplomatie canadienne ait un rôle à jouer dans la planification de la visite et fournisse des informations, sur demande.

Au bureau du ministre de la Défense, Peter MacKay, on estime que les affirmations du NPD ne sont qu'un reflet de sa position envers la participation canadienne à la guerre en Afghanistan. Le NPD exige le retrait immédiat des troupes.(...)

Les militaires auront néanmoins sûrement à s'expliquer devant les députés puisque les néo-démocrates ont bien l'intention d'obtenir des réponses à toutes leurs questions en étudiant l'affaire en comité.

Dawn Black estime aussi que le public est en droit de se questionner sur l'indépendance du président Hamid Karzaï lorsqu'il s'adresse aux médias canadiens, comme il l'a fait il y a une semaine.

La Défense a transporté à Kaboul les journalistes intégrés à l'armée canadienne à Kandahar, la semaine dernière, pour une entrevue avec le président afghan.

Encore une fois, Hamid Karzaï en profitait pour mettre l'accent sur l'importance de la présence militaire canadienne en Afghanistan.

« Tout cela soulève de sérieuses questions sur l'indépendance du président et l'origine de ses récents commentaires faits aux médias canadiens à Kaboul. Quel rôle le gouvernement canadien, le ministère de la Défense, le bureau du premier ministre ou le Conseil privé ont joué dans cette mise en scène? », s'interroge Mme Black.


Canadian military wrote Afghan president's speech: NDP

On dirait que Radio-Canada essaie de se refaire une réputation, après ces accusations de propagande qui pèsent sur leur crédibilité:

Des pacifistes portent plainte contre la couverture de la SRC en Afghanistan

Plainte contre Radio-Canada, Échec à la guerre, 10 septembre 2007

Couverture médiatique en Afghanistan - Radio-Canada rejette les accusations de partialité et de propagande

Wednesday, September 12, 2007

Le Nouvel Ordre Mondial et la maladie du matérialisme

J'ai reçu hier ce email d'un chercheur qui étudie l'arrière-plan spirituel de l'histoire du nouvel ordre mondial. L'influence croissante du matérialisme dans les derniers siècles et plus spécialement du monde anglo-américain, serait à l'origine de toute cette dérive.

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6577
War and the "New World Order"
by Mahdi Darius Nazemroaya
Global Research, August 29, 2007

This is a good synopsis of the macro-dimension of what is steadily unfolding before us at the global level. War has always been valued by financiers and mega-industrialists as a means of promoting their interests: "Military might is merely the enforcer of foreign policy, and foreign policy is based on economic interests."

However, the article does not account for the century-long continuity in Anglo-American elite planning. The Anglo-American elite were bound together at first in the 19th century in their freemasonic lodges, clubs, societies, associations, and marital links between the wealthy. In the 20th century these connections have become rather more informal in policy institutes, thinktanks, military and intelligence community conferences and seminars, business leaders' groups, academic associations and conferences etc. These links have served to maintain the continuity of purpose between the high priests of the Anglo-American 'Mastery Temple'. After their Civil War, which damaged the USA so severely, not least psychologically (arguably, the wound in the South has still to heal), instead of spending a century or so tending to their own affairs and healing the wounds in their own country (e.g. blacks, native Americans, white southerners), Americans allowed their elite to be seduced into imperial aspirations by a British elite who were conscious that in the 20th Century Britain would no longer be able to lead English-speaking domination of the globe and would have to defer to the burgeoning economic power of the USA. The American public have since largely followed down the imperial road where their Anglophile elite have led them.

The key to understanding this cannot be merely in terms of *power* - one group of men's desire to lord it over others. The key, rather, lies in understanding the role of materialism in the evolution of human consciousness, and in seeing how materialism (rejection of the spiritual dimension to life) not only divides human beings from each other and from Nature itself but also underpins the axiomata of the Anglo-American economic paradigm and cultural worldview. We need to see how it is that Britain and the USA came to be the societies most affected by the ideology of materialism, for it is this materialism that is ultimately behind Anglo-American economic interests=foreign policy=military might.

Those who are basically not interested in freedom always tend to defer to high priests. Thus, it is only ever a few men in such circles who hold 'the knowledge' and who then get their less knowledgeable and less imaginative subordinates and associates to align their wills with the will of the few.

Furthermore, this materialism (and associated worship of technology) has at root a fascistic or Nazi-like nature in that it is allied to a pseudo-spiritual or pseudo-idealistic chauvinism that regards the English-speaking peoples as 'the chosen people of the age' who have the right and the duty even to force their worldview onto the rest of humanity by military and financial muscle. The Nazi regime was a mix of technological prowess and scientific modernity allied to a type of idealistic and false pseudo-spiritual cultural chauvinism (a combination of CONTROL FREAKERY + PRIDE).

The current English-speaking elite do not speak openly about genetic determinism as the Nazis did in their assertions about blood and racial superiority, but they nevertheless do regard themselves, as the Nazis did, as 'the chosen people', the strict taskmasters of humanity, who, like the revolutionaries of earlier times, feel they must break eggs (i.e. societies such as Iraq, Afghanistan, even the USA itself) if they are to 'make omelettes' and effect what they believe to be meaningful change.

Ultimately, this view has little in common with a thoroughgoing materialism. Like the Nazis' views, it is not *only* materialistic. It is based on a false form of spiritual conviction, a false form of occultism in fact, in that its real motivation is 'occulted' (hidden): a materialism that dare not speak its name - an 'occult materialism'. Those who give the orders to the men (and a very few women) who have their hands on the wheels of state policy in the English-speaking and allied countries have a view of the future in which they shall be the kings and shepherds, and the mass of humanity shall be their subjects and sheep. The cultural chauvinism felt by many (though by no means all) in the English-speaking countries is being and will be used to herd mankind into a state of global technopolis in which society becomes a vast machine. The British are already the most watched people on the planet due to the massive use of CCTV in Britain. In the advanced countries in general, RFID technology, chip implants and other nanotechological developments that will enable total surveillance are only just round the corner. Clearly, such a goal has little to do ultimately with the pride of any one nation or culture, which is why those, commonly called 'masters of the universe', who work towards this end are serving something far more insidious than just national chauvinism.

Similarly, Hitler and Stalin were far from serving the interests of their own peoples. They were serving the spiritual force behind global tyranny and mass annihilation. It is known that certain elite forces within the English-speaking oligarchy have long supported a major culling of the world's population, politely called 'depopulation programs'.

Articles like Nazemroaya's above contribute towards an unmasking of the methods of these elites, if not their ultimate aims. We need to sharpen and spread such analyses if we are to awaken fully to what is going on and what is being prepared for us. We need to see through the axiomata of the Anglo-American economic worldview which have been predominant since the late 18th century and adjust our economic behaviour accordingly. We need to understand the function of materialism in the evolution of human consciousness and also see where it works within ourselves. Indeed, consciousness, not violence - the Word, not the Sword - has to become our instrument in this struggle.

Neither feeling, thinking nor willing alone will be enough. What we need is a heart-dedicated consciousness that stimulates and informs action. The rising tides of consciousness will eventually swamp the vessels of the would-be 'masters of the universe'.
Terry

Thursday, September 6, 2007

Une majorité d'Américains réclament une enquête sur le rôle de Bush-Cheney dans le 11 septembre


Sondage Zogby 2007: 51% des américains veulent une enquête approfondie sur l'implication de Bush-Cheney dans les attentats du 11 septembre.(46% en mai 2006)

Plus de 30% réclament la destitution (impeachment) immédiate.

67% blâment la commission d'enquête de ne pas avoir investigué la démolition de la tour 7 du World Trade Center.


Non seulement la version officielle mais aussi les compte-rendus médiatiques (plutôt un "cover up" médiatico-juridique) sont remplis d'incohérences.


Connaissez-vous le propriétaire du complexe du WTC, Larry Silverstein, un proche ami de Sharon et Netanyahu?


Avez-vous examiné l'influence militante juive sioniste chez les néoconservateurs et leurs amitiés avec le Likoud (les faucons israéliens)? Le prof. Kevin Macdonald a mis en lumière cette influence, mais il n'a pas compris le rôle actif des sionistes dans le 11 septembre.

Prenez comme exemple le cas de Philip Zelikow, le sioniste qui inventa le concept de "terrorisme catastrophique" (Imagining the Transforming Event, Foreign Affairs, 1998) trois ans avant le 11 septembre et qui siégea à la commission d'enquête du 11 septembre.

La même année, en 1998, le PNAC mettait par écrit le plan d'hégémonie mondiale américaine et son besoin d'un "nouveau Pearl Harbour" pour obtenir le support des Américains dans les guerres à venir. Wolfowitz avertissait déjà d'une éventuelle "surprise" un mois avant le 11 septwembre 2001. Cet article du New York Times révélait ce plan dès 1992.

Le juif sioniste et agent du nouvel ordre mondial, Zbigniew Brzezinski, disait la même chose dans The Grand Chessboard (p.211), un an auparavant, en 1997: "De plus, alors que l'Amerique devient une société de plus en plus multi-culturelle, il devient plus difficile de créer un consensus sur des questions de politiques étrangères, sauf dans le cas d'une menace extérieure vraiment massive et largement perçue." (citations) Voici la vidéo d'un activiste confrontant Brzezinski à son rôle dans la création des mudjahidins (groupes terroristes islamistes) dans la lutte contre les Soviets dans les années 80, et signalant la possibilité d'un nouvel acte de terreur "false flag" du gouvernement U.S. en territoire américain.