vendredi 13 février 2009

Pourquoi personne ne dit qu'ils sont juifs?




http://canadiancoalition.com/adbusters01
Why won't anyone say they are Jewish?

Pourquoi personne ne dit qu'ils sont juifs?
en français


http://web.archive.org/web/20040404095940/http://www.adbusters.org/magazine/52/articles/jewishfrench.html

Les amis s'entraident. C'est la raison pour laquelle les États-Unis envoient des milliards de dollars en Israël chaque année. En récompense l'Israël avance les intérêts stratégiques des États-Unis au Moyen Orient. Malgré cette aide mutuelle, les rapports israëliens-américains subissent des difficultés. Décembre dernier un haut fonctionnaire du Département d'état censura l'Israël à cause d'avoir "fait trop peu depuis trop longtemps" pour résoudre le conflit avec ses voisins palestiniens. Effectivement, le mois précedent le Président Bush lui-même avait grondé Israël. Il demanda que "l'Israël cesse immédiatement la construction des habitations, démonte les avant-postes non autorisés, arrête l'humiliation quotidienne des Palestiniens, et n'agissent pas contre les négociations décisives en construisant des murs et des clôtures."

Des paroles sévères, ou une façade cynique? Ce n'était pas la première fois que Bush critiqua l'Israël, en fait, il a souvent demandé un état paléstinien viable pendant sa présidence. Néanmoins, il n'a jamais puni le premier ministre israëlien, Ariel Sharon, de façon concrète, ni pour avoir ignoré les directives américaines, ni pour sa manque d'engagement au processus de la paix. À noter aussi, les réprimandes diplomatiques sont la responsabilité d'un Département d'état qui est victime des guerres politiques à la Maison Blanche de Bush. On se demande comment seraient les rapports israëliens-américains, et même ceux entre les États-Unis et les autres pays du monde, si les faucons néo-conservateurs qui dominent le Département de défense de Rumsfeld aient également le contrôle du Département d'état.

On s'est servi de beaucoup d'encre à faire la chronique des sentiments pro-israëliens des Américains 'néo-cons' et du fait qu'un pourcentage disproportioné d'eux soient juifs. Certains observateurs s'inquiètent que ces individus - appelés 'Likudniques' grâce à leurs liens au parti de droite Likud - ne distinguent pas suffisament entre les intérêts américains et les intérêts israëliens. Par exemple, encourager la guerre en Irak servait à protéger les intérêts de quel pays?

Parlant du judaïsme des 'néo-cons' est un jeu délicat, dont la conséquence est l'accusation automatique d'antisémitisme. Cependant, l'essentiel n'est pas que les Juifs (qui font moins de 2% de la population américaine) aient une perspective monolithique. À vrai dire, les Juifs américains soutiennent en grand nombre les Democrates, et plusieurs d'entre eux s'avèrent carrément opposés et à la politique d'Ariel Sharon et à l'aggression de Bush en Irak. Tout simplement, les 'néo-cons' semblent avoir une affinté spéciale pour l'Israël qui influence leurs idées politiques et donc la politique étrangère au Moyen Orient.
Chez Adbusters, nous décidâmes d'aborder directement la question et créa une liste soigneusement recherchées des cinquante 'néo-cons' les plus influents des États-Unis (ci-dessous). Il est parfois difficile de décider qui est néo-con car certains rejettent le terme même que d'autres l'acceuillent. Quelques uns au sein de la Maison Blanche participent directement à la création de la politique. D'autres, commes les journalistes, les intellectuels, et les chercheurs de comité sont plutôt à la périphérie, exerçant de l'influence indirecte. L'idée qu'ils partagent tous c'est que les É.U. est une hyperpuissance générueuse qui doit se protéger en reformulant le reste du monde selon sa propre image moralement supérieur. Et la moitié d'eux sont Juifs.

Kalle Lasn





Friends help each other out. That’s why the US sends billions of dollars every year to Israel. In return, Israel advances US strategic interests in the Middle East. But despite this mutual back scratching, Israeli-American relations are enduring a rough patch. Last December, a senior State Department official blasted Israel for having “done too little for far too long” to resolve the conflict with its Palestinian neighbors. Indeed, President Bush himself had scolded Israel a month earlier with his demand that “Israel should freeze settlement construction, dismantle unauthorized outposts, end the daily humiliation of the Palestinian people and not prejudice final negotiations with the building of walls and fences.”

Harsh words, but is it all just window-dressing? This was not the first time Bush criticized Israel and he has made numerous calls for a “viable” Palestinian state during his presidency. Nevertheless, he has never concretely punished Israeli Prime Minister Ariel Sharon for ignoring US directives and shrugging off his commitment to the peace process. It’s also worth noting that diplomatic admonitions are the responsibility of the State Department which has been on the losing end of the policy wars in Bush’s White House. One wonders what Israeli-American relations, and indeed what American relations with the rest of the world would look like if the neocon hawks who control Rumsfeld’s Defense Department were also in charge at State.

A lot of ink has been spilled chronicling the pro-Israel leanings of American neocons and fact that a the disproportionate percentage of them are Jewish. Some commentators are worried that these individuals – labeled ‘Likudniks’ for their links to Israel’s right wing Likud party – do not distinguish enough between American and Israeli interests. For example, whose interests were they protecting in pushing for war in Iraq?

Drawing attention to the Jewishness of the neocons is a tricky game. Anyone who does so can count on automatically being smeared as an anti-Semite. But the point is not that Jews (who make up less than 2 percent of the American population) have a monolithic perspective. Indeed, American Jews overwhelmingly vote Democrat and many of them disagree strongly with Ariel Sharon’s policies and Bush’s aggression in Iraq. The point is simply that the neocons seem to have a special affinity for Israel that influences their political thinking and consequently American foreign policy in the Middle East.

Here at Adbusters, we decided to tackle the issue head on and came up with a carefully researched list of who appear to be the 50 most influential neocons in the US (see above). Deciding exactly who is a neocon is difficult since some neocons reject the term while others embrace it. Some shape policy from within the White House, while others are more peripheral, exacting influence indirectly as journalists, academics and think tank policy wonks. What they all share is the view that the US is a benevolent hyper power that must protect itself by reshaping the rest of the world into its morally superior image. And half of the them are Jewish.

Kalle Lasn

From the March/April 2004 issue of Adbusters magazine.





Ne pas oublier que le juif néocon Bill Kristol (fils d'Irving Kristol alias "néo") est le PAPA du PNAC...
plus de détails dans The High Priests of War: The Secret History of How America's Neo-Conservative Trotskyites Came to Power and Orchestrated the War Against Iraq as the First Step in Their Drive for Global Empire, par Michael Collins Piper ; section photo