samedi 3 décembre 2011

Alan Dershowitz contre Gilad Atzmon






Dershowitz: Israel Has Legal Right to Attack Iran

The Warped Morality of a Warmonger: Why Alan Dershowitz is Wrong on Israel’s ‘Rights’





Gilad Atzmon, penseur radical
Gilad Atzmon, penseur radical
avr 23, 2014
À l’occasion de sa conférence à Genève le 20 mars dernier, L’Armurerie a rencontré Gilad Atzmon pour lui poser quelques questions. Connu comme musicien, le jazzman britannique et ancien ressortissant israélien n’est pas qu’un saxophoniste talentueux mais aussi un critique radical du sionisme et du judaïsme dans « son essence empirique« . Nous voulions l’opinion de ce citoyen hors-norme sur la récente affaire Dieudonné, le travail d’Hervé Ryssen et bien d’autres sujets. Prière de laisser les personnes fragiles éloignées de cette lecture, en particulier antiracistes, femmes enceintes et les personnes âgées comme Michel Drucker.
introduction
Je crois que vous avez répondu à ma première question pendant la conférence…
Ne t’inquiète pas pour ça, pose la quand meme, je pourrais changer d’avis ! (rires)
Quand on observe la campagne médiatique de l’intelligentsia juive contre Dieudonné en France, on ne comprend pas bien où ils vont de cette façon. Leur comportement n’est pas très raisonnable, même d’un point de vue tribal (i.e. : “restons cachés pour faire nos affaires”).
Tu as lu mon livre, donc tu comprendras que ce que toi tu peux considérer comme “raisonnable” n’a pas grand chose à voir avec le raisonnement juif. Là où les traumatismes entraînent généralement un stress appelé “stress post-traumatique”, dans le cas des juifs, il s’agit de stress pré-traumatique. Les juifs sont bien souvent tourmentés par un fantasme de danger imminent et c’est ce fantasme qui façonne leurs actions. Par exemple, ils inventent le fantasme d’une menace nucléaire iranienne, ce fantasme de terreur va façonner leurs actions, ce qui finalement apportera peut être un désastre sur eux et sur nous tous. Par exemple, puisque les iraniens sont –pour une bonne raison– en état d’alerte, ils pourraient mal interpréter un mouvement dans l’espace aérien israélien ce qui les inciterait à réagir !
Curieusement, et c’est la première fois que j’en parle en public, quand vous regardez “La liste de Schindler” et que vous voyez la foule de juifs à l’écran discuter des chambres à gaz (“attention, on a entendu qu’il y a des chambres à gaz”), en tant que spectateur, vous êtes vous aussi terrifié par le concept. Lorsque les juifs sont envoyés aux douches, nous anticipons complètement un massacre de masse et c’est bien sûr le pic dramatique du film. Mais c’est en fait le produit d’un stress pré-traumatique. C’est un fantasme ! Puisque comme nous nous apprêtons à le découvrir, il n’y a pas de gaz, il s’agit de douches tout à fait ordinaires, dont seule de l’eau s’écoule.
Vous voulez dire, dans le film ?
Oui, je parle bien du film. Mais c’est un cas classique et il est surprenant que Spielberg ait décidé d’éclairer cet aspect de la psyché juive dans le cinéma. Spielberg est un personnage très intéressant. Prenons son film “ET” par exemple : c’est tout simplement l’histoire d’un juif qui est sorti du ghetto, qui a eu des problèmes mais qui finalement s’est lié d’amitié avec des goyims. Cela dit, il veut tout de même rentrer chez lui, dans le ghetto ! Mais pour l’instant, il est avec tous ces goyims qui l’aiment, chose qui n’est sans doute jamais arrivé à Spielberg lui-même (rires).
Habituellement –pas en Israël évidemment mais en Europe cette intelligentsia essaie de nous manipuler, comme vous dites “par la tromperie” (“by way of deception”, la devise du Mossad), prétendant être constituée de citoyens comme les autres. Et pourtant dans le cas de Dieudonné, ils révèlent leur stratégie et leur pouvoir politique au grand jour. Où cela va-t-il les mener ?
J’ai un grand respect pour Dieudonné et je pense que c’est réciproque. En fait, cette histoire a été l’emblème de la politique identitaire juive. Ils ressassent en permanence “the personal is political” (“ce qui est personnel est politique”), alors Dieudonné a répondu “oh, très bien, dans ce cas puisque je suis noir, ma politique sera noire, je vais m’intéresser à des questions qui touchent les noirs comme la discrimination ou l’esclavage et je vais moins m’intéresser à votre truc, la Shoah, ça c’est votre truc à vous”. Mais apparemment, “ce qui est personnel est politique” si et seulement si vous n’amoindrissez ou n’éclipsez pas la souffrance juive. Parce que la souffrance juive est LE sujet principal et l’Holocauste en est la nouvelle religion, une religion épouvantable.
Dans le christianisme par exemple, il s’agit de propager la bonté ; l’Islam parle de la paix (“Salaam”), de se trouver soi-même. La religion de l’Holocauste par contre, prône la vengeance. Un philosophe israélien d’envergure – feu Yeshayahu Leibowitz- disait que les juifs croyaient en beaucoup de choses… Ils croient dans le judaïsme, ils croient en Bouddha ; vous avez des “juifs pour ceci”, des “juifs pour cela” et des “juifs pour les palestiniens”, mais tous sans exception croient à l’Holocauste. L’Holocauste est la nouvelle religion juive, c’est un problème qui leur appartient. Mais quand ils vous demandent à vous, peuple français, de faire de l’Holocauste votre nouvelle religion, cela interfère avec votre système de valeurs occidental.
israel-inttelligentsia
Avez vous lu quelques-uns des nombreux auteurs français qui ont proposé une lecture critique de la question juive, comme Proudhon, Toussenel, Drumont ou Sorel ?
J’ai lu Georges Sorel oui, il est très intéressant !
Saviez vous qu’il était judéophile au départ par opposition au cléricalisme chrétien avant de devenir clairement antisémite après les conséquences de l’Affaire Dreyfus ? Il est aujourd’hui uniquement étiqueté comme tel.
D’abord, ça n’est pas très difficile d’être étiqueté comme antisémite. Il suffit de dire la vérité ! Vous savez, les antisémites sont tout simplement des gens “brutalement honnêtes”, la plupart du temps d’origine juive ! (rires)
Beaucoup de français partagent votre opinion. Par exemple Hervé Ryssen, un écrivain militant utilise la même métaphore que vous lorsque vous évoquez le miroir qu’il faut tendre aux juifs vous accusant d’antisémitisme pour lire leur racisme envers les goyims projeté sur autrui.
J’utilise en fait le mot “projection”, mais l’image du miroir est sans aucun doute similaire. La projection est d’ailleurs quelque chose que Freud nous a appris. Vous savez, nous devons admettre que quelques uns des humanistes les plus intéressants dans l’Histoire occidentale sont juifs. Le Christ, Spinoza, Marx étaient juifs. Pourquoi ça ? Vous voyez, même si vous n’êtes pas religieux et que vous croyez en l’égalité des gens et des peuples et que tout va plutôt bien, quel genre de nouveau concept humaniste pouvez-vous trouver dans votre pensée ? Mais si vous êtes plein de haine et que vous vous retournez contre votre système de pensée, il y a beaucoup à dire. Je regarde ma judéité ou mon “israélité” et cela soulève beaucoup d’idées qui sont un peu plus intéressantes que celles des gens qui ont grandi dans un environnement très libéral et tolérant.
Maintenant, il est intéressant de noter –et de nouveau, c’est la première fois que j’en parle- que la gauche est dévastée par le parcours d’un David Duke par exemple, qui a fait partie du KKK dans sa jeunesse. Voici quelque chose d’incroyable : je l’ai lu et j’ai été choqué de découvrir que ce type en connaissait plus sur l’identité juive que moi-même ! Comment un goy soit-disant “raciste” qui n’a probablement jamais franchi le seuil d’une synagogue pourrait en savoir plus que moi sur le judaïsme ? La raison est en fait très simple : nous parlons d’un homme blanc et fier, c’est à dire digne. Il se sent concerné par le nationalisme, par la culture de son propre peuple, donc il comprend des choses auxquelles je ne suis meme pas autorisé à penser, car croyez-le ou non, même en tant que juif, je n’avais pas le droit de me considérer comme un raciste. J’étais un raciste, j’en suis peut être toujours un, mais je n’étais pas autorisé à le reconnaître. Une fois que David Duke le reconnait, il parle des droits des hommes blancs ; dans un sens, il raisonne comme Avigdor Lieberman ! Mais en réalité, il est bien meilleur que Lieberman. David Duke est un humaniste puisqu’il dit “Je veux célébrer mes droits et vous devriez célébrer vos droits” que vous soyez musulman, noir ou peu importe. Il croit que tous les peuples devraient célébrer leurs droits, c’est sa philosophie actuelle. Avigdor Liberman n’est pas un humaniste, car il veut célébrer ses droits au détriment des autres peuples.
Cette façon de voir les choses est très américaine : chaque communauté œuvrant pour ses propres droits. En France, on nous enseigne que la solution réside dans l’universalisme et que nous ne devrions pas penser en termes de communautés. Pourtant nous avons des communautés, dont certaines extrêmement puissante, comme le CRIF dont vous parliez durant la conférence. En dehors de cette communauté spécifique, nous devrions être universalistes et anti-communautaristes. Nous ne pouvons pas ici nous organiser en communauté comme aux USA. Même le patriotisme et le nationalisme sont considérés comme quelque chose de mauvais.
Bien sûr, et c’est exactement le problème. Si on vous autorise à célébrer votre racisme juif en France, chaque autre groupe devrait pouvoir en faire de même, et c’est en effet un défi pour la société française, mais jusqu’ici sous la dictature du CRIF, vous ne pouvez pas le relever.
Vous avez parlé du politiquement correct. Pensez vous que tout ce qui est interdit par ce politiquement correct, comme l’étude du fascisme ou de la deuxième guerre mondiale dans tous ses aspects pourrait mener à la solution ?
Je pense qu’éliminer le politiquement correct et démanteler le pouvoir des gens qui imposent cette dictature et cette frustration formelle est la solution. Quel en sera le résultat ? Je ne suis pas un prophète. Je crois en l’humanité. Je crois dans la beauté de l’humanité. Je crois que dans le monde dans lequel je suis né, avant la domination juive et le politiquement correct de gauche –ce qui est en fait est la même chose (la gauche est juive par procuration) – nous avions de la grande musique, de la grande poésie, une grande pensée, de grands défis. C’était un monde dans lequel nous pensions que le système politique était le miroir de notre condition humaine.
Mais maintenant nous sommes réduits à l’état de consommateurs et le système politique n’a pour rôle que de faciliter la consommation. Le politiquement correct est le véhicule qui facilite ce désastre. Donc peu importe si le résultat de tout cela nous amène à regarder de plus près l’histoire de la seconde guerre mondiale, cela me va à 100%. Et qui sait, peut être découvrirons nous que les juifs disent la vérité. Ce serait formidable ! Et alors je dirais : “vous savez quoi, je suis juif “ (rires).
Avez vous une opinion positive du révisionnisme ?
Non seulement j’en ai une opinion positive, mais surtout je soutiens que les seuls historiens sur cette planète sont des révisionnistes. L’Histoire, c’est la capacité à regarder le passé à mesure que nous nous éloignons et à réviser ce que nous pensons du passé tandis que nous avançons. C’est le vrai sens de l’Histoire en tant que discipline des sciences sociales.
ontisemite
Avez vous déjà lu certains des livres de Christopher Lasch ? C’est un penseur américain qui a écrit au sujet de la révolte des élites contre le peuple, comparant l’élite occidentale à des pharisiens rêvant d’une terre promise. En France, c’est suffisant pour être taxé d’antisémitisme !
Intéressant. Je ne l’ai pas lu. J’essaie de lire beaucoup mais malheureusement je ne peux pas tout lire. J’adore être en France, j’y rencontre beaucoup de gens qui sont très intelligents et stimulants.
Vous n’êtes évidemment pas un gauchiste, je pense que nous l’avons tous compris, mais vous n’êtes pas de droite non plus. Êtes vous anarchiste ?
Non, c’est plus simple : je crois que la dichotomie gauche/droite est obsolète. Je suis un penseur post-politique et je m’intéresse à l’émergence de la conscience éthique. Et je crois que l’Occident a connu un grand moment d’inspiration lorsqu’il était éclairé par Athènes. Aujourd’hui, il est envahi par Jérusalem et c’est pourquoi nous devons restaurer Athènes.
Vous parlez de la démocratie originelle d’Athènes, avec le tirage au sort ?
Non, je ne parle même pas de démocratie. Je parle de la naissance de la culture polythéiste, avec beaucoup de reflets variés de nous-mêmes qui nous rappelaient qui nous étions, et je parle d’éthique. Jérusalem fonctionne avec un dieu ; oui/non, bon/mauvais, juif/goy, tout est dans l’opposition. Et plus important, à Jérusalem vous n’avez pas de conscience éthique. Vous avez 10 commandements : ne tue pas, ne bois pas, ne fais pas, ni ça, ni ça, ni ça… Les peuples éthiques n’ont pas besoin de 10 commandements. Ça, c’est Athènes.
Est-ce que vous votez encore ?
Je ne participe pas à la mascarade démocratique.
Vous avez eu une conversation avec Jacob Cohen dans un café français qui a été enregistrée. Je l’ai vue et je l’ai trouvée très intéressante parce que Jacob Cohen, qui se considère comme un juif anti-sioniste, avait l’air mal à l’aise en face de vous, comme pris dans ses contradictions.
Beaucoup de gens ont vu cette vidéo. Jacob Cohen est un type gentil. Quand il me parle, il est renvoyé à son tribalisme, mais ça n’est pas une mauvaise chose. C’est un type bien qui possède une belle âme, cette discussion avec moi a été stimulante pour lui. Il a des contradictions, c’est vrai, mais la contradiction est une bonne chose et nous devons apprendre des nôtres pour les dépasser. J’ai aussi des contradictions vous savez. Je parle de moi comme d’un “juif fièrement antisémite” (proud self-hating jew), et parfois comme d’un ex-juif. Vous voyez… je dois me décider, mais je ne le fais pas, je rebondis de droite à gauche.
Dans la même vidéo, vous dites que vous êtes en quelque sorte “sorti de la judéité” avant de vous reprendre et d’expliquer que non finalement, et qu’au vu du temps que vous consacriez à cette question, votre famille et même vos enfants seraient “dedans”. Comment pensez vous que vos enfants se considéreront ?
C’est une grande question. Ça n’est pas facile de grandir avec un penseur et un musicien et j’espère qu’ils seront heureux et c’est leur choix plein et entier. Même si mon fils décidait de devenir rabbin, je le laisserais faire. Mais je ne pense pas que cela va se produire (rires).
Parfois la radicalité de certains poussent leurs enfants à être radicaux dans l’opposition, donc cela pourrait arriver, non ?
Je ne pense pas être si radical. Et d’ailleurs, pendant cette conférence, j’ai parlé pour la première fois du génie juif. On dit souvent qu’ils dominent le monde, mais si nous avons un problème, ce n’est pas parce qu’ils sont stupides, c’est bien plutôt parce qu’ils sont intelligents. Admettons cela et essayons d’analyser ce phénomène, et le meilleur moyen d’y parvenir est de commencer à étudier la psychologie évolutionniste, ce que la gauche et les juifs ne nous autorisent pas à faire. Heidegger, comme de nombreux autres auteurs disait que ce que les juifs détestaient tant chez Hitler, c’était le reflet de ce qu’ils portaient en eux-mêmes. Otto Weininger a saisi cela 20 ans avant lui. Quand on déteste quelque chose chez l’autre, c’est généralement quelque chose qu’on déteste d’abord en soi. Weininger suggérait que c’était la raison pour laquelle tant d’antisémites étaient juifs : parce qu’ils voyaient dans les juifs ce qu’ils ne supportaient pas en eux.
Une critique suggérait que Bernard-Henri Lévy serait le produit de la pensée juive qui aurait implosée dans les plus hautes sphères de la bourgeoisie française. Cela vous semble-t-il pertinent ?
Je pense que c’est juste. Ce qu’il serait intéressant de comprendre c’est ce qui attire la bourgeoisie française dans l’intelligentsia juive.
Cela semble pertinent, d’autant plus que c’est lié à cette vision que vous défendez d’un sécularisme juif né à la veille du capitalisme moderne à l’époque de la révolution industrielle. Est-ce que la pensée juive et la judéité sont un meilleur logiciel pour la machine capitaliste, un logiciel plus performant, plus efficace ?
C’est presque ça. Le capitalisme, du moins traditionnellement, est associé à la manufacture et à l’industrie. Comme nous le savons, les juifs ne s’intéressent pas à l’industrie. Les deux derniers siècles ont vu l’élite juive s’installer confortablement dans le domaine de l’argent, les centres financiers ainsi que dans les médias et la culture. D’une certaine manière, l’émergence de l’économie mondiale de services alliée à l’effondrement de la manufacture dans le monde occidental n’est pas surprenante. L’élite montante est une communauté mondiale déconnectée de la vie rurale comme de toute forme de production. Elle est animée par des principes d’économie de marché et par la cupidité, comme Milton Friedmann le disait, l’économie de marché est très bonne pour les juifs.
dieudo-bhl
J’ai lu un économiste français, Francis Delaisi, qui a écrit un livre en 1942 au sujet de l’économie et de la politique nazie, livre qui était introuvable avant qu’Alain Soral ne le réédite. Je trouve très intéressante sa théorie selon laquelle Hitler a refusé catégoriquement de remettre son pays sous la domination des banques de Wall Street (qui selon lui étaient tenues par les juifs) et que c’est pour cette raison que lui et ses compatriotes ont été anéantis. Certains français pensent aujourd’hui que la religion de l’Holocauste est un moyen d’empêcher quiconque de s’approcher de ces études en ramenant tout de manière hystérique à ce sujet.
Tout à fait. La Shoah est un instrument politique fructueux. Au nom du passé juif, on élimine l’avenir de la France et même celui de l’Occident.
De nombreux véritables socialistes, des socialistes originels comme Leroux ou Considerant utilisaient le mot “juif” pour incarner une métaphore du capitalisme débridé. De nos jours, la gauche a tendance à prétendre que c’était le fruit d’une époque antisémite, mais pour elle, l’histoire entière le serait. Qu’en pensez-vous ?
Je pense que la peur de l’antisémitisme va mener les juifs à des problèmes majeurs à une échelle mondiale. Le niveau de ressentiment ne fait qu’augmenter et le manque de critiques conduit à un sentiment d’impunité pour l’élite juive. C’est très dangereux.
Abraham Leon a publié en 1943 un livre intitulé “La Conception matérialiste de la question juive” dans lequel il déclarait que les juifs tendent à se comporter comme une classe, courant derrière des statuts élevés dans la bourgeoisie. Le sionisme serait la dernière étape d’un capitalisme commençant déjà à pourrir. Êtes vous d’accord avec lui ?
Abraham Leon fait simplement une sympathique tentative intellectuelle juive comme il y en a d’autres pour expliquer l’anormalité culturelle et sociale juive, voilà le piège. Les juifs ne sont pas une classe, un peuple, une race, un culte, une ethnie, une nationalité ou les gens les plus intelligents sur cette planète, mais en même temps ils peuvent être n’importe quoi parmi cela ou tout cela à la fois. La judéité est une culture d’exil, hautement adaptable. Ce seul fait explique chaque aspect de la politique, de la culture et même du talent juifs.
Est-il juste de dire que le judaïsme d’Europe de l’Est était une tentative pour certains juifs d’échapper aux coutumes communautaires et de faire valoir de nouveaux droits dans leurs relations aux autres, une tentative de se réaliser uniquement par l’abstraction au lieu d’utiliser leur plein potentiel (physique, social, etc.) ? Il semble que le judaïsme en Europe de l’Est a longtemps été un moyen pour quelques personnes de dominer des communautés soustraites au fait social (i.e. ghettoïsées) mais aussi de dominer d’autres peuples par leurs élites selon Israel Shahak. Pourrions nous dire que leur conversion à cette religion particulière était un moyen parfait de satisfaire l’appétit de prédation de ces gens?
Il semblerait que vous mélangiez deux questions ici. Pour commencer, la conversion des Khazars au judaïsme n’a pas grand chose à voir avec la référence de Shahak aux juifs devenant plus tard l’instrument de l’oppression au service de l’élite d’Europe de l’Est.
Les Khazars se sont convertis au judaïsme en raison des conditions géopolitiques spécifiques au IXème siècle. Les juifs sont devenus une classe oppressive dans l’Est suite à leur libération qui leur a permis de se mettre au service des propriétaires terriens et de l’aristocratie locale. Shahak soutient que ce rôle et cette affinité unique avec le pouvoir sont inhérents à la culture juive, compatibles avec le Talmud. Cela ne fait aucun doute que Shahak a raison et l’histoire juive démontre cette affinité avec le pouvoir à différents endroits et à différentes époques.
Que pensez-vous du Hezbollah en tant que mouvement de résistance au sionisme ? En France, il est impossible d’utiliser leur nom si ce n’est pour le condamner.
C’est une belle chose. Une authentique force de libération. Il serait intéressant d’étudier leurs bases culturelles et de découvrir pourquoi le Hezbollah a réussi là où le Hamas et les Frères Musulmans ont échoué.
Selon vous, l’Europe devrait revenir à Athènes et oublier Jérusalem. Pourtant les deux nous ramènent à l’esclavage sous une forme (physique) ou une autre (dette). Ne serait-il pas temps pour nous de penser moins à la conscience éthique mais plutôt de rendre aux gens leur bon sens, leur sens commun (comme Orwell l’appelait, la décence ordinaire, c’est à dire une perception ordinaire et spontanée de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas) ?
N’est ce pas exactement cela, la vergogne ? Qui décide ce qui est bon pour les gens, le Guardian de Sion ? L’Observateur de Judée ou devrions-nous simplement l’appeler Big Brother ? Je crois qu’Athènes, par principe, permet aux gens de penser indépendamment et de façon éthique. Ça va bien au delà de la Torah et des commandements.
athenes-jerusalem
Nous cherchons la réponse à cette prochaine question depuis très longtemps. L’Histoire juive nous dit que les juifs ont été persécutés depuis la nuit des temps parce que personne ne les aimait. Mais après la chute de l’Empire Romain, le soi-disant Moyen-Âge était une ère profondément enracinée dans laquelle les gens étaient interconnectés à travers des communautés organiques, du respect, parfois peut être des guerres mais tout de même, des liens réels. A cette époque, il est bien connu que les juifs étaient considérés comme des gens vicieux, nos professeurs d’histoire nous enseignent que ceci a été inventé par l’Eglise. A travers toutes mes recherches, j’ai trouvé des procès, des controverses qui étaient remplies d’accusations spécifiques, pas seulement d’injures. Comment peut-on nous dire aujourd’hui sans l’ombre d’un doute que toutes ces accusations étaient fausses quand, étonnamment, les romains, les européens de l’Est, les Goths et d’autres ont rapporté les mêmes choses au sujet des juifs à travers l’Histoire ?
L’Histoire se présente comme une tentative de raconter le passé, mais en pratique c’est une chronique de dissimulations de notre honte. À travers cette chronique de la honte nous apprenons ce qui pouvait embarrasser les gens à différentes époques. Les juifs ont un grave dilemme à cet égard. D’un côté, ils adoreraient être traités en victimes suprêmes, mais alors, si tout le monde les déteste tout autant cela pourrait suggérer que quelque chose ne va pas. En tant que révisionniste je suis là pour suggérer qu’à travers le présent nous pouvons saisir le passé. A travers notre rencontre avec BHL, Israël, le CRIF, nous saisissons le passé. Si les juifs veulent changer leur passé ils feraient bien de faire disparaître leurs lobbies bellicistes.
Être si radical peut causer des problèmes. Avez-vous subi des menaces ?
Je ne suis pas si radical !
Vous l’êtes. J’ai regardé “American Radical” de Norman Finkelstein, j’ai beaucoup de respect pour lui, mais s’il y a un radical, c’est vous.
Ceux qui ont peur de moi ne sont pas les sionistes ou les juifs. Ceux qui ont le plus peur de moi, c’est la gauche juive. Parce que je soutiens que la gauche juive est un leurre. C’est un oxymore ! Si vous êtes de gauche, vous êtes sensé être universaliste. Si vous conservez votre identité tribale juive, vous êtes orienté racialement. Donc, la gauche juive serait en fait nationale-socialiste. Mais le national-socialisme est une belle chose. Si vous êtes national-socialiste, vous croyez dans la terre, le sol, vous êtes patriote, vous courez nu dans la forêt (d’ailleurs je n’ai jamais vu un juif courir nu dans la forêt) mais vous croyez aussi à l’égalité, à la justice sociale universelle.
Les juifs ont une ruse politique très intéressante : ils capturent toujours les deux pôles du discours. Ils sont les capitalistes à Wall Street mais simultanément ils tiennent aussi l’opposition, la révolution, et au moment où les goyim comprennent ce qui se passe, les juifs ont déjà des années d’avance. Ils vont en Palestine, ils la transforment en Israël, puis on découvre que tous les antisionistes sont eux aussi dominés par les juifs. De nouveau, au moment où nous réalisons cela, ils sont déjà passés à l’étape suivante et nous n’avons pas la moindre idée de ce que cela peut être. C’est la raison pour laquelle -et ça n’est pas surprenant- Marx, qui était juif après tout, nous a présenté la pensée dialectique : parce que la pensée dialectique est profondément intégrée dans leur culture.
Vous parlez du pilpoul ? [Note: Forme talmudique de dialogue cherchant à réconcilier les contradictions dans le Talmud]
Oui ! Le pilpoul (rires)… Il serait temps qu’ils utilisent leur pilpoul pour faciliter la pensée universelle et éthique plutôt que pour faire avancer leur non-sens tribal.
Alain Soral dit que lorsque vous discutez avec une personne de gauche, vous pouvez avoir un débat d’une heure avant d’en arriver au cœur du sujet, alors qu’avec une personne de droite, vous pouvez au moins aller directement au but.
Laissez moi vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit à la presse française…
(rires) Nous ne sommes pas la presse, mais allons-y !
Pour moi vos êtes la presse la plus importante…. parce que vous êtes la seule qui me parle ! (rires). Egalité et Réconciliation par exemple est plus populaire que la plupart des médias en France.
Maintenant, voici un élément important : à droite, vous avez une dichotomie claire entre le militantisme et le savoir. Le militantisme, c’est l’idée qu’on peut changer la réalité sociale et amener la justice. Le savoir, c’est l’idée de la vérité. Heidegger était un érudit. D’autres nazis étaient des militants et ils ont formé le régime. A gauche, il n’y a pas de dichotomie, c’est la raison pour laquelle ils compromettent systématiquement la réalité au nom du discours social. Ils finissent toujours très vite par tenir un discours détaché de la réalité, de la vérité, de l’humanité. Et c’est pour cette raison que nous allons gagner et que nous gagnons déjà en fait. Vous savez, c’est agréable de vous parler. Hier, nous avons vu Richard Falk. C’était très intéressant mais la salle était remplie d’un public gériatrique qui ne sera pas là dans dix ans. Est-ce cela la résistance palestinienne ? Aujourd’hui par contre, nous avons vu de jeunes gens. J’en suis très heureux.
conclusion
Pour en savoir plus :




Sur ce blog:

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Gilad Atzmon: Qu'est-ce que le judaïsme (autodéification shoatique)

L'anti Durban 2 : BHL, Dershowitz, etc.

L'avocat de la torture Alan Dershowitz

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Lev Leviev, Alan Dershowitz et les diamants de l'apartheid