lundi 4 mai 2009

Un "New Deal Vert" pour vaincre le "Triple Crunch"

Triple crise, triple spirale descendante...???





Responding to the triple crunch
Financial meltdown, climate change and dwindling energy supplies demand a newer world order
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/may/04/financial-crisis-climate-policy




Dossier économie et privatisation

Vaincre le "Triple Crunch"

http://www.alternatives.ca/article4736.html?lang=fr
jeudi 30 avril 2009 par Guillaume Hébert

Au Québec comme ailleurs, les citoyens doivent saisir l’opportunité de restructurer l’économie de façon à régler non pas à une ou deux crises, mais bien trois. À cet effet, des intellectuels britanniques en faveur d’un New Deal vert (Green New Deal), ont lancé des pistes de solutions d’envergure visant à contrer le « Triple Crunch  »  : la crise écologique, la crise financière et la crise pétrolière.
À quoi devrait ressembler un New Deal vert au XXIe siècle ? Une politique économique de cet ordre implique un rôle important de l’État par le biais d’investissements. Face à la crise écologique, ces investissements massifs devraient être verts, c’est-à-dire qu’ils doivent permettre la réduction des émissions de carbone et mettre l’économie sur la voie de la viabilité écologique. Par conséquent, les projets d’infrastructures proposés par les gouvernements semblent inadéquats, puisqu’ils abordent le défi de la même façon que ce que l’on faisait il y a cinquante ans, à une époque où les dévastations écologiques causées par le productivisme de la société de consommation étaient négligées.
Une meilleure planification
Un travail considérable sera nécessaire en habitation. Un New Deal vert encourage le principe « un bâtiment, une station énergétique », selon lequel un plan de grande envergure reverrait l’ensemble des méthodes de construction et planifierait la mise à niveau des immeubles, notamment les bâtiments publics. L’adoption d’une telle perspective créerait des emplois dans le domaine de l’efficacité énergétique et des projets d’énergie renouvelables tels l’éolienne et le solaire. À l’échelle canadienne, ceci permettrait de créer 200 000 emplois, selon le Congrès du travail du Canada.
Une remise en question de l’aménagement du territoire pour notamment enrayer les désastres provoqués par l’étalement urbain, est aussi nécessaire. Un groupe de chercheurs de l’Université d’Ottawa, Sustainable Prosperity, a produit un rapport évaluant une vingtaine de grands projets pour répondre à la crise. C’est le développement du transport collectif qui obtient la meilleure note lorsqu’il s’agit de mettre en place des plans susceptibles de relancer l’économie tout en respectant l’environnement. En effet, le transport en commun a un impact positif sur la qualité de l’air et sur l’efficacité générale du carburant, et il permet d’élaborer de nouvelles technologies dans ce domaine.
D’autres pays, notamment en Europe, ont initié depuis plusieurs années la mise sur pied d’une classe de «  cols verts », des travailleurs liés à un meilleur respect de l’environnement. En Allemagne ou en Espagne, ces cols verts, qui oeuvrent à prévenir et minimiser les dommages infligés à l’environnement, se comptent déjà par centaine de milliers. Ces emplois, qualifiés ou non, ainsi que la formation des travailleurs permettront d’offrir la main-d’œuvre nécessaire aux projets d’envergure s’inscrivant dans la logique du New Deal vert.
Quant aux ressources financières, plusieurs avenues existent également. Des économistes proposent notamment d’émettre des « bons de la victoire » pour les changements climatiques, à la manière de ce qui s’était fait lors de la Deuxième Guerre mondiale. L’argent récolté servirait par exemple à développer le transport en commun et l’efficacité énergétique. D’autres incitatifs fiscaux pourraient aussi rediriger vers d’éventuels grands projets écologistes une partie des sommes actuellement contenues dans les banques, les caisses de retraite et les épargnes individuelles.
L’État doit prendre l’initiative
Une action étatique est indispensable pour coordonner et stimuler une telle transition technologique des ressources, comme il a été nécessaire pour lancer des projets tels qu’Internet, développé initialement aux États-Unis par les militaires.
Le capital « politique » est là. Plus les populations verront s’intensifier les conséquences de la crise et plus ils appuieront les initiatives de renouveau qu’on leur proposera. Même le FMI reconnaît désormais que la « nationalisation des banques fait partie de la solution  », ce qui montre comment la sphère du possible s’élargit en temps de crise.
Le New Deal vert rappelle l’expérience des Britanniques durant la Seconde Guerre mondiale et celle des Cubains après l’implosion de l’Union soviétique pour montrer que des défis apparemment insurmontables peuvent être relevés. D’un point de vue économique, il est frappant de constater que dans ces deux cas, on est parvenu à remodeler les modes de vie en s’adaptant à un rationnement rendu nécessaire à la suite d’une baisse draconienne des ressources.
Dans les deux cas, le succès de l’adaptation s’est largement appuyé sur un effort populaire décentralisé. Enfin, on a même noté des conséquences bénéfiques à la collectivité tels qu’un renforcement du sentiment de solidarité et une amélioration généralisée de la santé publique.
Soutenir que la crise actuelle n’est qu’une petite tempête à traverser risquerait de laisser se refermer une période propice à la mise sur pied de politiques économiques majeures. Seul un New Deal vert peut réellement faire face au « Triple Crunch ».


http://www.freewebs.com/misterknow/GB%20NewWorldOrder.jpg

Plus de mille milliards pour le "nouvel ordre mondial"

Brown & Obama: "Global New Deal"

GB (sans W)