dimanche 31 mai 2009

De mai 68 à Bush

Le trotskyisme engendré un grand nombre d'idiots utiles du système (tant au USA -les néocons- qu'en France et ailleurs) qui ont notamment demandé d'"intervenir" en Irak pour "chasser le tyrans fasciste Saddam Hussein".

exemples:


Zemmour (juif) face à André Glucksmann (juif)
Bruckner (juif)_Dantec_Halter

Ce que le créateur de ce vidéo ne semble pas avoir remarqué, c'est l'identité judaïque de ces individus, et le fait que la guerre en Irak visait à protéger Israël...



Voici plus bas, un article d'une juive définitivement pro-sioniste.




Mai 68 : «Ils sont tous des juifs allemands»

40 ans après mai 68, la France n’en finit pas de se questionner sur cette révolution manquée. Mais fait encore plus troublant, comment se fait-il qu’autant de Juifs aient participé à ce mouvement de révolte, ébauche révolutionnaire au sein d’une démocratie en paix ?
1968, Israël a 20 ans. Les baby-boomers aussi. Mais le monde frissonne. Une vague rouge s’apprête à emporter les démocraties libérales, un vent libertaire souffle du côté des démocraties populaires. Mai 68 renoue avec la pensée marxiste. La contestation révolutionnaire s’en prend à la superstructure, l’Etat et ses appareils : la culture, l’université, l’unité de production, la famille, l’autorité, la hiérarchie, le rapport de classe.
Délégitimisation du pouvoir
Comment se fait-il qu’une démocratie représentative post-industrielle, vivant en paix au sein de l’Europe Unie (fin du processus de décolonisation) se voie délégitimée par une partie de ses citoyens alors qu’ils jouissent de droits civiques, politiques et sociaux ? Le fait est unique : une révolution s’ébauche en Occident et un vent de liberté souffle au cœur des démocraties populaires en pleine guerre froide. La crise d’autorité que représentent les émeutes de 68 met en lumière l’influence des minorités politiques en démocratie alors que celle-ci est supposée reposer sur le principe de majorité. Ainsi, une petite minorité comptant une grande force d’action peut équilibrer et même dépasser une majorité peu active car l’influence politique est fonction de l’action entreprise et non du nombre de participants. Phénomène sans précédent, les protestataires nient la légitimité des dirigeants élus démocratiquement. La fracture se passe en trois temps : crise de confiance au nom de l’éthique démocratique (critique totale du pouvoir existant – gouvernement et opposition accusés de consensus), conflit de légitimité (radicalisation au sein de l’ordre légal, intensification des actions extra-parlementaires et confrontations avec les autorités), crise de légitimité (violence dirigée et organisée contre le régime en négation des normes démocratiques). Dans la crise de délégitimisation, le régime perçu comme inexact et injuste n’est donc plus reconnu.
Les universités sont instrumentalisées pour relayer les revendications étudiantes et pour unifier l’opposition contre le consensus dirigeant. Elles servent à enrôler les militants (même extra-universitaires) en vue d’un soutien actif à la cause. L’académie aussi veut se libérer et rentre dans la controverse. En tant qu’institution, elle devient une partie de la critique politique générale du régime.
Le mouvement étudiant formule des demandes précises, fait pression sur les décideurs et influence de façon décisive le gouvernement à agir.
Mais qui sont ces étudiants revendicateurs et quelle est leur utopie ? Selon le politologue Ehud Shprinchek, la plupart viennent de bonnes familles bourgeoises, plutôt socialisantes. Et surtout, beaucoup de Juifs. Tous sont des acteurs politiques. Les manifestants espèrent un changement social et sociétal radical. Des groupuscules émanant du parti communiste se développent contre l’establishment bourgeois .

Les Juifs et la révolution
En 1988, le quotidien Le Monde publie un article intitulé : ‘’Le mouvement de mai 68 fut-il une "révolution juive" ? En effet, la proportion de Juifs dans les mouvements révolutionnaires, que ce soit en 1917 ou en 1968, est importante. Est-ce une tradition juive que de vouloir changer le monde et de s’y engager ? Est-ce que le messianisme révolutionnaire fait écho (laïque) au messianisme juif dans sa version émancipatrice ? Existe-t-il un lien entre l’humanisme universaliste et la tradition mosaïque ?
La pérennité des Juifs a résidé tout au long de l’Histoire dans la lutte et le combat. Dans la tradition, le monde non fini a été donné à l’homme afin de le parfaire. Même laïcisés, les Juifs gardent ancrée en eux cette mission qui incombe à Israël de mener l’humanité à son accomplissement. Le judaïsme renferme donc les notions de réparation du monde (Tikoun), d’innovation et d'interprétation perpétuelles du monde (Hidouch) et de messianisme au sens de délivrance finale (Guéoula). Il y a un écho entre le déterminisme historique marxiste et le judaïsme vecteur de l’histoire de l’humanité. Comme l’a formulé Benny Lévy, philosophe ancien soixante-huitard revenu aux sources de la pensée juive, le Juif est un passeur. Il est le vecteur de l’histoire jusqu’à l’accomplissement de l’humanité dans le projet divin.
Les juifs seraient donc intrinsèquement, culturellement révolutionnaires, ne se satisfaisant pas du monde comme tel mais visant à son perfectionnement constant car fidèles à la tradition prophétique systématiquement opposée au pouvoir en place : Samuel face au roi Saül, Nathan face au roi David ou Chamaï face à Hérode.
De là l’engagement dans tout mouvement visionnaire visant à la réalisation d’un projet de monde meilleur. Ainsi, même dans les messianismes politiques modernes, les Juifs sont toujours présents, prenant une part active à ces mouvements. Selon Henri Weber , mai 68 a été un mouvement "démocratique et libertaire", "hédoniste, contre l'ordre moral et la rationalité capitaliste" et "romantique et messianique". Cette troisième dimension appartenant aux valeurs juives a implicitement rendu les jeunes Juifs plus réceptifs au discours révolutionnaire. Il s se sont davantage impliqués dans la direction des mouvements et organisations d'extrême gauche.

La génération post-Shoah
Pour la génération post-Shoah, 68 permet de libérer la parole, de rêver d’un monde meilleur. Le printemps de mai représente peut-être pour la ‘’seconde génération’’ une revanche sur l’histoire de leurs parents. Les jeunes peuvent agir, crier, revendiquer, prendre leur destin en main, être acteur et non spectateur passif de leur vie. Ces enfants d’après la Shoah exorcisent leur lourd héritage familial en devenant membres de groupes trotskistes, maoïstes ou anarchisants. Ils fondent et militent dans des mouvements révolutionnaires d’extrême gauche (Gauche prolétarienne, Jeunesse Communiste Révolutionnaire trotskyste (actuelle LCR),Organisation communiste internationaliste trotskyste) peut-être pour faire le pendant de l’extrême droite. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les meneurs sont principalement ashkénazes. Tous ces intellectuels de la gauche radicale aujourd'hui reconvertis en député européen, maître de conférences, professeur d’histoire, philosophe (Daniel Cohn-Bendit, Daniel Schulmann, Yves Fleischl, André Glucksmann, Robert Linhardt, Henri Weber, Alain Krivine, Daniel Gluckstein, Alain Finkielkraut ) ont en commun d'avoir grandi dans des familles profondément marquées par le drame de la Shoah.

Moise, Marx et Trotski
Mai 68 fait appel aux deux grands théoriciens de la gauche révolutionnaire : Marx et Trotsky. Eux-mêmes Juifs, ils cherchent à travers le communisme une réponse au ‘’problème juif’’. Le marxisme et le trotskisme dans sa version plus radicale de mouvement permanent et mondial seraient donc en quelque sorte sa solution globale.
Aux USA, Herbert Marcuse, philosophe et sociologue néo-marxiste voit dans la révolte étudiante l’avant-garde révolutionnaire, agent du changement à venir, en remplacement du prolétariat. ‘’A la place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous. ’’ (extraits du manifeste du parti communiste, Karl Marx et Frederik Engels, 1847).
La sémantique marxiste évoque un mouvement émancipatoire : la minorité devient majorité pour le bien de tous. Le prolétariat jusqu’ici malmené, prend la forme d’une révolte qui changera la face du monde. Cette théorie révolutionnaire précède de quelques décennies l’idée du sionisme, autre mouvement politico-culturel moderne, destiné à reconstituer le peuple juif en un Etat souverain lui appartenant et à stimuler l'identité et le nationalisme juif.

La téchouva : réponse aux lendemains qui déchantent
Loin de la désespérance de certains face à l’échec de l’utopie qui les ont mené au suicide, plusieurs militants juifs comprennent qu’il y a un autre combat existentiel plus concret à mener ailleurs. Devant le parti pris inconditionnel de la gauche révolutionnaire pour les Palestiniens et sa critique permanente d’Israël, certains étudiants juifs français comme Joseph Atoun et Rony Akrish (devenus rabbins) ou l’historien Simon Epstein, militants engagés, prennent conscience finalement que pour eux le vrai combat se trouve en Israël. Ils renouent avec leur judaïsme. La construction du projet sioniste se substitue à la révolution.
En somme, 68 reste l’alternative collectiviste ‘’universaliste’’ de l’affirmation de soi face à celle plus authentiquement juive et individuelle du retour à soi provoqué par la victoire israélienne de 67.

Et le Rav Joseph Atoun de conclure dans une interview publiée dans Regards n° 207 : ‘’L’âme juive a une conscience très aigue de la responsabilité qui lui incombe de faire réussir l’histoire de l’humanité. [...] Le Juif a toujours voulu réussir l’histoire, non pour lui mais pour les autres. Il pensait être le ferment révolutionnaire au sein des sociétés non juives dans lesquelles il a été diasporisé. C’est le point positif de tous ces Juifs qui ont mené les combats révolutionnaires. [...] La notion la plus importante qui traverse tout combat révolutionnaire, c’est la notion de messianisme, c’est-à-dire qu’il y a un sens à l’histoire et que ce sens est un progrès. Le messianisme qui traverse l’histoire d’Israël depuis son début, c’est une sorte de ferment révolutionnaire. [...] La kippa, c’est la révolution permanente du Juif [...] Il n’y a pas d’autre moyen de réussir la révolution qu’avec la kippa. ’’
Noémie Grynberg 2008





MAI 68
une révolution juive !
" Israël Magazine " dans son numéro de juillet 2008 s'interroge :
" Mai 68 fut-elle une Révolution juive? "
Sous la plume de Noémie Grynberg, la réponse pourrait passer pour le délire d'un extrémiste anti-juif si " Israël Magazine " (1) ne s'inscrivait pas dans une ligne sioniste radicale.
Nous lisons : " Même laïcisés, les Juifs gardent ancrés en eux cette mission qui incombe à Israël de mener l'humanité à son accomplissement (...) Il y a un écho entre le déterminisme historique marxiste et le Judaïsme vecteur de l'histoire de l'humanité. Comme l'a formulé Benny Lévy (2), philosophe ancien soixante-huitard revenu aux sources de la pensée juive, le Juif est un passeur. Il est le vecteur de l'Histoire jusqu'à l'accomplissement de l'humanité dans le projet divin ".
Plus loin, l'auteur explique : " Mai 68 fait appel aux deux grands théoriciens de la gauche révolutionnaire : Marx et Trotski. Eux-mêmes Juifs, ils cherchent à travers le communisme une réponse au " problème juif " ".
Elle termine son article sur une citation du Rav (3) Joseph Atoun, et conclut par ces mots : " Le messianisme qui traverse l'histoire d'Israël depuis son début, c'est une sorte de ferment révolutionnaire. La kippa, c'est la révolution permanente du Juif. " Il n'y a pas d'autre moyen de réussir la révolution qu'avec la kippa " " .
Notes
(1) Alexandre Del Valle et Guy Millière figurent parmi les collaborateurs de cette publication.
(2) Benny Lévy, gauchiste devenu secrétaire de Jean-Paul Sartre, a fini par rompre avec l'athéisme pour rejoindre la ligne philosophique juive d'Emmanuel Levinas avec Alain Finkielkraut et Bernard-Henry Lévy, pour finalement s'installer en Israël en 1998.
(3) Rav est le titre porté par un rabbin.







Mai 68 “Une révolution juive” ?
Gabriel Enkiri


mardi 24 juin 2008, par Reprise d’article.


Ayant été moi-même [1] un “acteur” de Mai 68 à la fois en plein cœur du Quartier Latin et dans le monde “ouvrier”, dans le 15e arrdt, entre Citroën, l’Imprimerie Nationale et les magasins de distribution de Hachette ”Cévennes-Javel”, où je travaillais, j’estime être un témoin parfaitement fiable de cet étrange moment qui intrigue tant les “historiens” par sa ”démesure démentielle”. J’ai là-dessus ma petite idée (que l’on peut retrouver tout au long de mon blog ). Et voici que je retrouve dans mes archives un article publié dans le journal Le Monde, daté du 12/7/1988, sous le titre « Le mouvement de mai 68 fut-il une “révolution juive” ? »

Puisque vingt ans plus tard, de nombreux médias s’apprêtent à ouvrir des débats à l’occasion du 40e anniversaire du mouvement (lequel coïncide avec le 60e anniversaire de l’État d’Israël) j’offre ci-dessous aux lecteurs l’intégralité de ce papier qui peut servir d’entrée en matière au débat qui s’amorce. Je précise que la revue Passages qui a organisé le colloque en 1988, est une revue juive.

Voici donc l’article du Monde daté du 12 juillet 1988 :

« Mai 68 fut un appel messianique, écho du messianisme juif. Telle est la thèse qu’ont développée les participants au colloque organisé par la revue Passages, le jeudi 7 juillet à Paris sur le thème : “Mai 68, une révolution juive ?”. Plusieurs personnalités politiques et historiens ont tenté de répondre à la question : pourquoi y avait-il autant de juifs parmi les dirigeants du mouvement étudiant de mai. Ou plutôt : y avait-il un lien cohérent entre cet engagement et leur origine juive ? Rappelant que le phénomène s’était déjà produit dans l’histoire, par référence à la composition du bureau politique du parti bolchevik, en 1917, M. Henri Weber a expliqué que mai 68 avait été une grande poussée à trois dimensions :”démocratique et libertaire”, “hédoniste, contre l’ordre moral et la rationalité capitaliste”, et, “romantique et messianique”. C’est cette troisième dimension qui permet d’expliquer l’implication des jeunes juifs dans la direction du mouvement et les organisations d’extrême gauche. Plus jeunes, ils ont reçu une “éducation juive laïque”, porteuse d’un certain messianisme et “qui faisait que les jeunes juifs étaient plus réceptifs au discours révolutionnaire”. Cette éducation leur a inculqué l’image d’une société “absolument mauvaise” qu’on ne peut améliorer et qu’il fallait subvertir : ” L’histoire est un long périple qui va d’un âge d’or (le communisme primitif) à un autre âge d’or (la société sans classe), à travers une vallée de larmes (la lutte de classes).” Il fallait donc se battre pour “une société nouvelle d’où le mal était extirpé”. Cette perception de la société et du changement social, donnée par le père, se structure de la même façon que la pensée messianique religieuse.

M. Daniel Linderberg a renchéri en liant ce phénomène à une culture laïque du messianisme des organisations communistes (se référant au Bund - mouvement juif révolutionnaire marxiste anti-sioniste), culture insérée dans un cadre d’analyses du mouvement ouvrier moderne. Cette attention particulière aux événements de mai s’explique également par un “besoin de justice” fort chez les juifs, à cause de la Shoa, selon M. René Frydman. Les parents de cette génération, souvent d’anciens résistants de la MOI (main d’œuvre immigrée, organisation regroupant les étrangers, pour la plupart juifs, dans la résistance communiste) ont laissé ce besoin de justice comme héritage. La nécessité de continuer leur combat a poussé les jeunes juifs à être “les premiers sensibilisés” aux phénomènes comme la guerre d’Algérie, le Viet-nam et le mouvement de mai.

M. Benjamin Stora a soutenu une thèse complémentaire : l’engagement de mai 68 traduisait une “volonté d’insertion dans la société française”. Confrontés à une société bloquée, antisémite, véritable “carcan”, ces jeunes, en se mettant en mouvement et en s’insérant, voulaient “assumer au grand jour le fait d’être juif”. Le slogan “Nous sommes tous des juifs allemands” en fut l’expression la plus parfaite. Cette volonté d’intégration fut souvent “conflictuelle”, a ajouté M. Stora; elle se traduisait à la fois par “l’affirmation de sa judaïté au grand jour” et un engagement politique parfois contradictoire (notamment au moment du développement de la solidarité avec les Palestiniens). Si l’on peut trouver un lien entre l’engagement d’un grand nombre de juifs et leur origine, cet angle unique est toutefois apparu restrictif à la majorité des participants au colloque. Comme l’a rappelé M. Alain Geismar, cette dimension n’agitait ni le gros du mouvement, ni ses dirigeants”. M. Weber a souligné aussi que, malgré une participation active des juifs dans les organisations d’extrême gauche, “tout particularisme était effacé dans les mouvements révolutionnaires” par leur universalisme. Pour autant, “la question du judaïsme n’était nullement occultée”. Et de préciser :”nous étions des juifs glorieux plutôt que des juifs honteux !”. »

Source: Gabriel Enkiri Voir son blog



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