dimanche 9 octobre 2011

La réincarnation à la sauce matérialiste-hollywoodienne ou hébraïque, au secours du Shoa-business et des forces anti-christiques



Personne oserait contredire la popularité de la littérature réincarnationniste, tant auprès des maisons d'édition à succès que des lecteurs férus. On y trouve toutes sortes de choses, plus ou moins recommandables, mais surtout le moins recommandable.


Premier exemple: Edgar Cayce

Les recherches de Cayce concernant le “Christ cosmique” nous disent qu'il se serait incarné trente fois sur terre et aurait fondé toutes les grandes religions telles que le judaïsme, l'islam, le druidisme, le bouddhisme, l'hindouisme, etc. Voir les choses ainsi, c'est perdre toute possibilité de compréhension des spécificités et de la singularité des religions; imaginez qu'un cuisinier mêle ensemble tous ses assaisonnements, imaginez qu'il confonde, par exemple, le sel et le sucre et qu'il les utilise sans distinction!

Et c'est encore pire, selon l'ouvrage de Harmon H. Bro "Edgar Cayce", 1992, p.298 et suivantes (cité dans Irene Diet "La réincarnation sans l'esprit: histoire d'une contre-vérité", 2002, p.54) : "Au XXe siècle, pour en prendre que cet exemple, c'est Jésus-Christ lui-même qui aurait inspiré l'action d'un WOODROW WILSON, comme Cayce devait le constater lors d'un reading qu'il donna à la Maison blanche à l'invitation du président américain." Petit rappel: Woodrow Wilson est connu pour avoir donné une aura de respectabilité à l'interventionnisme militaire américain (pour le compte des grandes banques et des intérêts juifs), soi-disant pour combattre les "tyrannies" et "libérer les peuples" en leur apportant la "démocratie" et la "paix". Une idée éminemment antichristique!



Second exemple: les "visions" de vies antérieures dans la littérature de gare ou à prétention scientifique

" (...) des perceptions comme celles de Karlén, Cockel, de Hardo, etc., qui paraissent de nature sensorielle mais ne font pas du monde minéral un élément essentiel, ont pour effet de détruire la possibilité du développement de la liberté humaine là où elle devrait au contraire avoir son point de départ, à savoir la forme de perception spécifique à la terre. Il est frappant de constater que les expériences de régression et de rêve ont ceci de commun avec les produits de l'industrie cinématographique et de l'industrie du disque qu'elles sollicitent les sens de la vue et de l'ouïe sans confrontation avec le véritable monde sensible. autre caractéristique commune: un automatisme qui leur permet de passer d'une image à l'autre et de paralyser ainsi toute activité intérieure. Ainsi il n'est pas étonnant de constater une similitude entre les scènes décrites par les patients et certaines scènes tirées de films hollywoodiens par exemple. On pourrait presque croire que ces expériences ne sont pas seulement encouragées par le monde des médias, mais qu'elles sont manipulées par les mêmes forces que celles qui ont été à l'origine de la marche triomphale de l'industrie cinématographique." (Irene Diet, "La réincarnation sans l'Esprit: histoire d'une contre-vérité", 2002, Triades, p. 65)





Sur le blog Sagesse Païenne, Foi Chrétienne

samedi 6 décembre 2008
Une polémique s’est élevée au sein de la Sté Anthroposophique au sujet de la parution, voici quelques années du best-seller autobiographique de la suédoise Barbro Karlen “Und die Wölfe heulten…” (“Et les loups se mirent à hurler”), rédigé selon l’auteur à partir de rêves et de cauchemars qui l’amenèrent à se reconnaître comme une victime de l’ « Holocauste » en une vie antérieure et pas n’importe laquelle, bien sûr : Anne Frank. Texte en soi pas spécialement original au sein de l’abondante littérature à sensation rédigée de nos jours sur cet inépuisable sujet – et qui aurait eu toutes les chances de se perdre dans les arrière-bibliothèques n’eût été l’écho qu’en firent toute une ribambelle d’articles dans les journaux anthroposophiques – en particulier la reprise qu’en fit le rabbin Yonassan Gershom dans un brûlot quelque peu délirant reprenant sans aucun contrôle les confidences de “victimes” autoproclamées se ressouvenant brusquement de leur hypothétique vie antérieure : “Kehren die Opfer des Holocaust wieder ?” (“Les victimes de l’Holocaust reviennent-elles sur terre ?”). Auteur évidemment très prolifique sur la question :


Juif hassidique (talmudiste) proche du mouvement "Bnaï Or" issu des loubavitchs, il n’hésita même pas à postuler qu’Adolf Hitler ait pu être la réincarnation d’Amalech. Rien de plus, rien de moins. Il devenait alors évident qu’à partir de telles élucubrations, plus rien ne s’opposait à ce que Barbro Karlen pût être Anne Frank et Napoléon Bonaparte la réincarnation de Djingiz Kahn ou d’Attila. Il n’en fut pas moins convié au congrès anthroposophique de Berlin en mars 1997 où il put à loisir exposer des histoires hassidiques de réincarnés, de même que celles des différents cas par lui rencontrés personnellement sans que nul ne s’émeuve de voir tout ça étalé en parfaite contradiction avec les enseignements de base donnés par Rudolf Steiner sur la réincarnation.

Un certain nombre d’auteurs eurent cependant le courage d’opposer de vigoureuses critiques à l’encontre de ce type de publications : Gennadij Bondarev, récemment exclu par le Vorstand de la Sté Anthroposophique pour expressions, paraît-il, “gravement antisémites”, parce que remettant purement et simplement en cause la réalité même de l’“Holocauste”, et Irene Diet avec laquelle j’eus l’occasion d’entretenir une correspondance suivie à l’époque de la polémique, et qui eut au moins la ténacité de replacer soigneusement les faits sous l’angle des données de science spirituelle et non plus seulement "psychanalytiques".

Ceci eut évidemment pour conséquence de soulever immédiatement contre elle toutes sortes d’interventions bien-pensantes, et souvent venimeuses, tendant à l’ostraciser sous l’habituelle accusation de racisme antisémite et autres gracieusetés – « Et les loups se mirent à hurler » en effet, d’autant plus fort que Diet ne se contentait pas d’effleurer le sujet :

Sommaire de l'ouvrage :

Guérir de sa vie passée ?
• Les " thérapies " de réincarnation
• Réincarnation, conception de l'être humain et développement
• " Savoir attendre " et " laisser mûrir "
• Eugen Dühring
• Qu'appelle-t-on " symptômes " dans la recherche karmique ?
• Métamorphoses dans la vie entre la mort et une nouvelle naissance

L'image " déspiritualisée " de l'homme
• Histoire d'une contre-vérité
• Réincarnation et sphères planétaires
• La technique du mensonge
• La huitième sphère
• Imaginations densifïées
• Liberté et développement du moi

Les thérapies modernes de réincarnation - fruit de la collaboration entre l'Orient et l'Occident
• Edgar Cayce
• L'homme - un être uniquement terrestre ?
• La formation de la destinée dans le kamaloka
• Thérapie de réincarnation et " huitième sphère "

Annexe : Rudolf Steiner et les journées du Goetheanum de Pâques 1997 à Berlin


Mise au point si précise qu'elle n’eut pas l’heur de plaire à la rédaction du journal “anthroposophique” Info3, lequel se fendit aussitôt d’un commentaire au vinaigre en défense du rabbin qui n'eut guère de suite : la cause, trop fumeuse, étant perdue d'avance.

Le problème est pourtant, lorsqu'on connaît un tant soit peu la question, d'une désarmante simplicité et la réponse à tout cela tiendrait en une courte phrase. Seulement, à l'heure où même des avocats se retrouvent aujourd'hui en prison pour peu qu'ils aient eu le mauvais goût de défendre des clients quelque peu trop révisionnistes, il est des réponses qu'il vaut évidemment mieux ne pas donner. Tout le monde, en effet, n'a pas aujourd'hui la chance d'avoir la nationalité russe comme l'ancien président de la société anthroposophique de Moscou. Ce que certains peuvent dire tout haut là-bas, ne saurait être dit ailleurs sans s'exposer aux foudres du Grand Œil qui voit tout. (WH.)




En complément à "La réincarnation sans l'Esprit" :
Commentaires au sujet de Barbro Karlèn et Yonassan Gershom
par Irène Diet
La suédoise écrivain Barbro Karlèn et le rabbin américain Yonassan Gershom ont relaté le fait que dès les années 50 de notre siècle, des victimes de l'Holocauste se seraient réincarnées. Cet événement n'est à vrai dire devenu public dans la population germanophone qu'à la suite des efforts d'Anthroposophes: B. Karlèn a été éditée en allemand par Thomas Meyer, tandis que Y. Gershom a été invité au congrès-Goetheanum consacré à la réincarnation, qui a eu lieu à Berlin à Pâques 97, à l'occasion duquel il venait pour la première fois en Europe. – Après qu'à la fin de 1997, dans les éditions anthroposophiques, sont parues à peu près en même temps, l'autobiographie de Karlèn "Et les loups hurlaient..." et l'étude de Gershom "Les victimes de l'Holocauste reviennent-elles?", l'article suivant(*) souhaiterait tenter de comprendre l'intérêt rencontré par les deux auteurs parmi justement les Anthroposophes, tout comme il souhaiterait contribuer ainsi à étudier le fondement de ce phénomène d'époque à l'aide de la science spirituelle.
L'autobiographie
"Ce qui tu sèmes, tu le récolteras aussi", comme il est dit dans la Bible. On ne pouvait pas le dire plus simplement. [...] Si les êtres humains savaient que l'on se réincarnera et qu'on récoltera soi-même ce qu'on a semé, le monde prendrait effectivement un tout autre aspect. Sarah était convaincue de cela" (1) – Barbro Karlèn décrit par ces quelques mots dans son autobiographie l'état d'âme à partir duquel, tout enfant, elle a rédigé ses livres surprenants. Ce livre, qui est du reste écrit à la troisième personne (B. Karlèn se désigne elle-même comme étant Sarah Carpenter), expose le chemin de croix vécu par l'auteur qui a été exposée durant toute son enfance à des témoignages de haine immenses, et avant tout incompréhensibles, de la part de son entourage. Ces témoignages de haine, qui provenaient de diverses personnes, se sont intensifiées à plusieurs reprises au point qu'on peut même parler de persécutions criminelles. Le rejet, et les reproches qu'on lui faisait, semblent se trouver en complète opposition avec ce que B. Karlèn était et ce qu'elle a effectivement fait. Elle fut, par exemple, accusée de longues années pour cruauté envers les animaux, alors qu'elle se présente elle-même comme aimant beaucoup les animaux et les connaissant bien. – La haine, dont elle était l'objet, était si grande que la vision de l'auteur en a été complètement imbibée. On ne trouve nulle part dans sa biographie des indications montrant qu'elle se serait préoccupée de questions humaines plus hautes ou bien ne serait-ce que des problèmes de l'une de ses amies ou connaissances. Son attention ne s'applique d'abord que sur le bien-être de ses chevaux, pour lesquels elle souhaite qu'il existe un paradis des chevaux; comme sur son dernier cheval du nom "d'Amadeus", offert par une millionnaire américaine.
Pour B. Karlèn, le monde humain se partage en bien et mal, ce par quoi le bien (plus exactement "les bons") se rassemble autour d'elle et le mal (plus exactement "les mauvais") tente de la défier. Le bien vainc, le mal succombe – cette idée de base, conforme à l'enfance, se retrouve dans les livres écrits durant ces jeunes années tout comme dans "l'autobiographie" de l'adulte. Sa vision sur les événements, sur les autres humains et sur ce qui lui survient, et même son style d'écriture, renferment effectivement ce caractère naïf, qui marque l'enfant qu'elle fut; les grandes questions propres à l'enfance, sur l'étendue du monde, se sont perdues. Nulle part, Karlèn se pose la question: "Pourquoi cette destinée me touche de cette manière? Qu'ai-je semé pour récolter de telles choses? Ou mieux: Elle possède elle-même la réponse, à vrai dire, bien avant de se poser ce genre de question, elle aurait pu commencer par réfléchir à fond sur son vécu. Pour elle – tout comme pour l'éditeur de cet ouvrage – la "persécution actuelle" n'est pas une conséquence de faits accomplis dans le passé, mais une continuation. Car la certitude traverse tout l'ensemble du livre que Barbro Karlèn a été Anne Frank (2).
Le rabbin américain
Yonassan Gershom, citoyen américain et conteur d'histoires hassidique, a fait sensation aux États-Unis avec ses livres parus dans les années 1992 et 1996 (3). Le fondement de ses livres est constitué par 250 récits d'hommes et de femmes qui ont fait des expériences qui ne peuvent manifestement pas être en rapport avec leur vie actuelle. Ces expériences surgissent au moyen "de rêves, de visions, de sensations de "déjà-vu" (en français dans le texte, N.D.T.), de révélations de vie antérieure, d'intuition, d'aide spirituelle, d'écriture automatique et de thérapie par l'hypnose". (4) Ces "expériences", vécues comme des réminiscences, semblent se trouver en relation avec l'Holocauste, l'extermination massive des Juifs. Et Gershom, qui se tient dans le courant traditionnel du hassidisme – un mouvement religieux mystique au sein du judaïsme dans lequel l'idée de réincarnation est restée vivante – est parvenu au résultat qu'il doit s'agir de victimes de l'Holocauste réincarnées.
Les nombreux souvenirs de ces hommes et femmes, qui sont relatés par Gershom, sont effectivement très surprenants. – On remarque d'abord la brièveté inhabituelle du laps de temps qui, chez les personnes étudiées, sépare leur vie passée de leur vie actuelle. Selon Gershom, la circonstance d'une naissance pendant le "baby boom", c'est-à-dire d'être né entre 1946 et 1953, est l'une des caractéristiques de la réincarnation d'une victime de l'Holocauste. (5) Immédiatement en relation avec cela, on trouve le phénomène que ces êtres humains se sentent d'abord étrangers dans leur nouvelle famille et ne peuvent que difficilement s'habituer à leur (nouveau) nom. La même chose vaut aussi du reste pour B. Karlèn qui, étant enfant, ne comprenait pas pourquoi on ne l'appelait pas "Anne". (6) Ce sentiment de ne-pas-être-à-la-bonne-place dans la nouvelle incarnation s'accompagne dans la plupart des cas de phénomènes maladifs, psychiques et/ou physiques, comme des phobies inhabituellement intenses, de l'asthme, mais aussi de l'anorexie et autres troubles de l'alimentation. Ces infirmités appartiennent pareillement aux caractéristiques d'une victime de l'Holocauste réincarnée telles que celles exposées par Gershom, (7), dont les personnes sont atteintes dans leur nouvelle incarnation et dont doivent être guéries.
Réincarnation et souvenir (ou souvenance, possible ici aussi, N.D.T.)
L'extraordinaire fidélité au détail, est pourtant particulièrement surprenante, non seulement dans la manière dont une image souvenir ou un événement particulier est saisi, mais aussi souvent dans des situations de la vie très complexes. Le plus souvent, les personnes concernées ne connaissent pas seulement leurs propres nom, lieu de naissance, période d'enfance, comme d'autres particularités biographiques, mais aussi ceux de leurs parents, frères et soeurs, amis, voisins et ennemis; à vrai dire – et que cela soit encore une fois souligné ici – ceux de leur vie antérieure, qui est bien passée pour eux à présent. – Carole Louie, par exemple, ne se rappelle pas seulement sa situation de vie concrète d'alors, mais aussi des rêves, et même d'un événement qu'elle a dû vivre, alors qu'elle perdait un jour connaissance et quittait son corps pour partir à la recherche de son père déporté par les nazis. Et les expériences qui ont suivi, réalisées dans un état extracorporel, qui doivent appartenir à sa vie antérieure, ne se différencient d'aucune manière avec des expériences qu'on peut réaliser à l'aide des organes de perception sensible du corps physique. (8)
Il est connu que, dans une incarnation "normale", le gardien du seuil protège des souvenirs karmiques qui lieraient trop fortement une nouvelle vie à une ancienne. Car ces images devraient agir en paralysant. (9) C'est précisément ce qui semble se produire dans le destin de ces personnes. Elles vivent leur nouvelle vie comme une sorte de prolongation du passé, ce qui va souvent si loin que durant l'enfance, elles ont appréhendé cette vie comme une vie uniquement et principalement difficile. Et cela est en relation avec les "souvenirs" décrits, par lesquels elles semblent être "enveloppées" pour ainsi dire.
Le lieu des souvenirs est le corps éthérique et Rudolf Steiner décrit (10) que, lors de la mort, le corps éthérique se détache d'abord du corps physique et reste cependant relié pendant quelques jours encore avec le corps astral. "Aussi longtemps que le corps éthérique reste attaché à l'être humain, une certaine perfection du souvenir persiste", a-t-il expliqué dans sa "Science de l'occulte en esquisse". "Mais elle disparaît dans la mesure où le corps éthérique perd la forme qu'il a acquise dans son séjour dans le corps physique et qui est semblable à celle du corps physique." Le défunt ne peut donc conserver des souvenirs exacts et imagés caractéristiques (de sa vie passée) que durant environ trois jours. Ensuite ce "panorama de la vie" disparaît puisque par la suite – et au moins dans le cas général correspondant à la légité (au sens donné au mot de Gesetzmäßigkeit par Geneviève Bideau, N.D.T.) – le corps éthérique se détache du corps astral. Il se désagrège et sa substance constitutive regagne l'éther cosmique (ainsi l'homme emprunte-t-il son corps physique aux substances de la terre et son corps éthérique à la substantialité de l'éther cosmique, N.D.T.) – la question surgit à cet endroit de savoir si les récits de Barbro Karlèn et ceux des personnes interrogées par Gershom sur leur vie passée ne sont pas plutôt en relation avec des souvenirs qui sont liés à une substance éthérique non désagrégée, qu'avec ceux qui peuvent naître à la suite d'un renforcement des forces du "Je". Car ces souvenirs karmiques, décrits par Rudolf Steiner sont beaucoup plus difficilement saisissables et il faut un travail essentiellement plus intense et plus dense pour les éveiller que cela n'a été le cas chez les personnes interrogées.
Réincarnation et monde spirituel
Tout ce qui a constitué la particularité de la personnalité, le défunt doit s'en défaire après la mort. Ce n'est que de cette façon qu'il peut se préparer à accueillir de nouvelles impulsions qui dépendent de la vie passée dans la mesure où on doit provoquer une compensation karmique à travers elles. Dans la vie après la mort, "on fait l'expérience des effets qu'on a provoqués par ses propres actes; on revit, lors de ce retour en arrière, tout ce qu'on a fait subir aux autres pendant la vie entre la naissance et la mort", comme Steiner l'expose dans une conférence. (11) "Par la prise de connaissance de ce qu'on a occasionné, on développe les forces en vue de le compenser." C'est ce qu'il désigne même comme la "technique de création du Karma".
En présence des destinées examinées ici, on pourrait avoir l'impression que ce n'est pas l'individualité, c'est-à-dire le noyau éternel de l'être humain, qui se serait réincarnée, à l'occasion de quoi il se créerait un nouveau corps, une nouvelle personnalité, mais tout se passe comme si c'était la personnalité elle-même qui continuerait de progresser dans une nouvelle incarnation. Un élément éminent, spirituel, de cette personnalité, dont la présence constitue pourtant seulement l'être humain, semble faire défaut. La vie entre la mort et une nouvelle naissance devient un facteur non essentiel; le séjour des défunts dans le monde spirituel équivaut au séjour dans une "salle d'attente".
Tout cela mène à une compréhension déspiritualisée de l'entité humaine et du monde spirituel. Comme exemple de cette vision du monde marquée par le matérialisme, on peut mentionner ici le récit rapporté par Gershom et que la psychologue A. Sylverstein a rédigé à partir de sa vie après la mort, alors qu'elle était Anne. (12) "Les âmes juives se groupaient, avec leur corps astral estropié et altéré par la torture, dépouillées de toute dignité", écrit-elle. "Dans sa fonction, Anne dressait la liste des données importantes pour la chronique de l'Akasha: nom, lieu de naissance, adresse, profession, histoire familiale, type de mort, etc. Bientôt elle rencontre sa mère, son père, sa soeur et sa meilleure amie, tandis que ceux-ci se tenaient dans la série des gens à enregistrer. Ils avaient péri dans l'Holocauste. Comme les autres Juifs restants, ils furent envoyés dans cette partie de l'au-delà qui était caractérisée comme "réservée aux Juifs seulement". [...] Cette région juive du ciel était divisée en pays, villes et villages, qui correspondaient au pays natal des défunts sur la terre. Des tableaux d'affichages étaient installés selon les zones géographiques, sur lesquels les âmes arrivantes trouvaient des indications pour savoir où elles pouvaient trouver leurs parents. Des cartes et des panneaux indicateurs les aidaient à parvenir chez elles. Tout ce qui avait été abandonné sur la terre au plan matériel, avait été reconstruit dans le monde spirituel.
Judaïsme et événement du Christ
"Au contraire des Chrétiens, qui se concentrent en premier lieu sur le salut de l'individu, la compréhension judaïque du Karma s'est plutôt appliquée à la communauté", a expliqué Gershom. (13) Andreas Heertsch, directeur de branche au Goetheanum et auteur de la préface de l'édition allemande de ce livre, reprend cette idée sous une forme modifiée: "Quoique Yonassan Gershom et moi ayons des conceptions pratiquement opposées en ce qui concerne l'importance du Christ, nous nous sommes risqués à ouvrir une discussion publique sur le thème: "judaïsme et Anthroposophie". La quintessence: La Thora souhaiterait aussi mener les Juifs à la liberté et à l'amour. Il a été évident aussi que le Judaïsme vit plutôt pour une impulsion universelle, tandis que l'anthroposophie veut d'abord développer l'individu." (14)
La "compréhension judaïque du Karma" mise en exergue par Gershom dépend de l'alliance mystique que les Juifs ont dû conclure ensemble avec Moïse sur le Sinaï, au moment où Dieu leur remettait la Thora – le saint livre des lois. Cette alliance concernait d'abord la succession des générations, qui devait rester purement juive, la Thora souhaitait pourtant révéler la loi selon laquelle chaque peuple – et le peuple juif en particulier – devrait rester inassimilable en tant que tel, et tel quel pour l'éternité. Pourtant, non seulement la succession des générations, mais aussi la succession des réincarnations, ont été conçues selon Gershom (15) à partir de l'alliance mystique sur le Sinaï: "Un point capital dans cette conception kabbalistique de la Bible, c'est l'idée que toutes les âmes qui "se trouvaient sur le Sinaï", devinrent juives dans toutes leurs incarnations et le deviendront aussi à l'avenir. À partir de ce point de vue, l'incarnation dans un peuple non juif est une forme grave d'exil." Et lors d'un entretien, il a expliqué: "Nous ne sautons pas d'un endroit à un autre et apparaissons une fois en tant qu'égyptien et une autre fois en tant que je ne sais qui d'autre. Non. Nous croyons dans les âmes groupes et dans le fait que les âmes juives restent des âmes juives. [...] Si aujourd'hui, après l'Holocauste, quelqu'un décide de revenir sur la terre en tant que non juif, c'est parce que son âme a été si gravement blessée, si effectivement couverte de honte, qu'elle n'a pas pu supporter de traverser encore une fois une telle épreuve. À partir de cette angoisse et de l'espoir d'être acceptée, elle s'est décidée à se réincarner en tant que non juive – et non pas parce qu'elle a vu la lumière et qu'elle voulait devenir chrétienne." (16)
Gershom en revient à la doctrine de l'âme de la Kabbale, selon laquelle l'âme humaine possède cinq niveaux (d'existence, N.D.T.) (17). "L'inconscient collectif d'un groupe" (Chaja), le quatrième plan d'existence d'une âme, se trouve, conformément à cette doctrine, au-dessus de la "conscience personnelle supérieure" (Neschama) d'un individu. Autrement dit: L'âme groupe détermine le Je "supérieur" humain, elle est – selon Gershom – en quelque sorte la "symbolique existant dans l'élément collectif", le "software" (équivalent au mot actuel de "logiciel", N.D.T.), grâce auquel les informations toutes ensemble, qu'un homme apporte dans la vie, "reçoivent une forme lisible".
Eu égards à cette conception, on ne comprend pas pourquoi l'éditeur de l'oeuvre de Karlèn affirme qu'avec Gershom apparaît "une façon de considérer l'histoire" à partir du judaïsme "qui peut justement surmonter le nationalisme, selon son propre cheminement intérieur: elle place l'Holocauste dans la perspective de la réincarnation et du Karma. Quand aujourd'hui, du judaïsme progressiste surgit une exigence de ce genre surmontant foncièrement tout nationalisme, alors cela mérite une attention toute particulière." (18) – Le rabbin Gershom est quant à lui d'un avis différent: "Les doctrines de la réincarnation ne proviennent pas, comme on pourrait s'y attendre, de courants plutôt "progressistes" au sein du judaïsme. Non, elles ont été transmises par l'hassidisme "ultraorthodoxe" et ont toujours été répandues par lui." (19) – De fait, une telle manière d'envisager la réincarnation en correspondance avec une loi générale d'après laquelle les êtres humains se réincarnent sans cesse dans un seul peuple, et toujours le même, fonde un nationalisme encore plus réactionnaire qu'il n'est principalement possible de le faire sans certains discernements dans le contexte suprasensible. (20)
Gershom n'exprime donc pas une "impulsion universelle", comme le pense Andreas Heertsch, mais une impulsion qui se rapporte à l'âme groupe d'une seul et unique peuple.

Individualité et âme groupe

Dans diverses conférences (21), Rudolf Steiner a développé le fait que l'ancien peuple hébraïque a été le peuple par excellence (en français dans le texte, N.D.T.), au travers duquel la disposition de l'âme groupe s'est révélée au sein de l'humanité. Et tous les Juifs, "ancêtres communs" d'Abraham et de Sarah fondent, selon Gershom, l'identité juive jusqu'à aujourd'hui, qui n'est pas celle d'une race, mais celle d'une "culture souche". (22)

Le principe de ce qui est inhérent à l'âme groupe, auquel l'humanité remonte, a cependant perdu sa signification depuis le Tournant des Âges, "au moment où le Christ est descendu sur notre terre", pour faire place au principe de l'individualité, du "Je traversé de la présence du Christ". Steiner renvoie au fait que nous parvenons à faire l'expérience du coeur spirituel de notre nature humaine, "si nous ne pouvons pas dire uniquement: Moi et le père Abraham, sommes unis, mais: Je et le Père, c'est cela l'élément spirituel qui forme la trame vivante du monde. [...] Nous luttons donc et nous nous élevons peu à peu à la compréhension de ce Je, c'est-à-dire du porteur de l'individualité humaine, et donc de ce qui passe d'incarnation en incarnation." Et dans le même contexte, Rudolf Steiner en vient aussi à parler des souvenirs provenant de vies antérieures. Il explique que seuls les hommes qui se sont détachés de l'âme groupe, et ont développé un Je individuel, auront dans leur incarnation future la faculté de se souvenir de leur vie antérieure d'une manière correcte. Mais ceux qui n'ont pas surmonté la disposition inhérente à l'âme groupe, "ne pourront pas se rappeler de l'existence d'un Je individuel, parce qu'il ne l'ont pas formé, mais du Je-groupe dans lequel ils sont restés."

Comme on l'a déjà mentionné, les destinées décrites par Gershom, et caractérisées par lui comme des victimes réincarnées de l'Holocauste, n'apparaissent pas comme celles d'individus, mais plutôt comme celles de personnalités. Ce n'est pas le Je qui est ici immortel et éternel, mais la personnalité qui est liée à l'âme groupe juive. Des personnalités, comme des âmes de peuple connaissent une enfance, une adolescence, un âge mûr et naturellement aussi une mort. (23) Mais cette mort ne semble pas se produire. Et l'impression surgit donc, que les phénomènes observés par nous dépendent de cette impossibilité à trouver la mort. Cette impossibilité-de-mourir devient un supplice tout particulier. – Barbro Karlèn vit les mêmes persécutions émanant des mêmes êtres humains, comme déjà Anne Frank a dû le vivre. Et c'est pareil pour Abbye Sylverstein, Judith Hart, Carole Louie et d'autres – toutes ces personnes sont nées avec des infirmités psychiques et corporelles, qui donnent l'apparence, qu'elles ont été transportées de l'ancienne vie à la nouvelle. Si par contre, on étudie les réincarnations décrites par Rudolf Steiner, il est d'abord frappant que ce ne sont pas les analogies entre deux incarnations qui prévalent, mais le fait qu'une incarnation dépende d'une autre d'une manière telle qu'on ne puisse jamais en tirer une simple conclusion: "Ce qu'on était dans l'incarnation précédente, on est généralement loin d'y penser. C'est habituellement tout autre que ce qu'on pense." (24)

Dans une étude de Jürn-Hinrich Volkmann, parue dans Das Goetheanum du 29 mars 1998, on mentionne la légende d'Ahasvérus (25), cette légende du Juif errant qui a été éconduit par le Christ portant sa croix et qui n'a plus la faculté de mourir jusqu'à aujourd'hui. Rudolf Steiner a évoqué Ahasvérus à quelques reprises (26), ainsi le 21 mars 1922, à Bern, où il met en opposition Ahasvérus et le Christ: "C'est un processus réel: le Dieu, qui a appris à connaître ce que les Dieux ne connaissent pas par ailleurs, qui a appris à mourir, qui a fait entrer le fait de la mort en Lui, c'est le Christ, le Dieu qui est entré dans ce monde où existent la naissance et la mort, la descente du Dieu dans la nature humaine. [...] Et si autre chose avait eu lieu, lorsqu'au même moment où Dieu devenait homme, un homme avait aspiré à devenir Dieu, c'est-à-dire aspiré à ne plus mourir, à ne plus être soumis aux lois de la vie terrestre, alors il serait naturellement devenu le dieu le plus misérable, tandis que Dieu devenait l'être humain le plus accompli en descendant dans la nature humaine. Nous avons cette polarité, cette opposition! Ce n'est pas sans raison qu'Ahasvérus se tient à côté du Christ montant vers le Golgotha, Ahasvérus, l'homme qui aspire à devenir Dieu, mais qui devient un dieu bâclé, et perd la possibilité de mourir et doit désormais parcourir le monde sans pouvoir mourir."

Y. Gershom affirme que non seulement chez les Juifs, mais aussi chez les nazis il s'agissait d'âmes "qui se sont décidées à revenir ensemble à chaque incarnation". (27) Il pense qu'il s'est agi chez Hitler d'une réincarnation d'Amaleq, "le petit-fils d'Esaü et le fils de son fils Éliphaz", qui pour les Juifs est à maints égards" ce que "Satan est chez les Chrétiens". La "lignée biblique des Amalécites" a, selon Gershom, "durant des générations et des incarnations (sic!) attaqué les Juifs et tenté de les anéantir" (28). Gershom élargit ce thème avec l'aide des déclarations du célèbre médium américain Edgar Gayce (auquel il se rapporte à plusieurs reprises) et d'après lequel les Juifs et les Amalécites remontent à des groupes qui auraient vécu "avant le déluge": Aux "fils de Belial" (ou Fils du diable, N.D.T.) et ceux "de la loi de l'Unique". Tandis que les "Fils de la loi de l'Unique" [c'est-à-dire les groupes du peuple Juif] se déclarent être du côté des origines spirituelles de l'humanité", les Fils de Belial, qui travaillent à "la perte de la civilisation", sont "emprisonnés dans l'égoïsme et le matérialisme". (29)

Attente du Messie

Selon Gershom, le peuple juif doit jouer un rôle tout particulier dans le processus collectif du Tikkum Olem, de la "restauration de l'univers". C'est pourquoi Hitler – toujours selon Gershom – ne redoutait rien moins que la "magie blanche" des 36 Juifs saints cachés, "par lequel le monde sera sauvé". Il compare les Juifs aux "globules blancs" dans le corps spirituel de l'humanité: "Quand quelque chose de mal atteint le monde, les Juifs sont fréquemment les premiers à en ressentir l'énergie négative et à en absorber l'influence." Et c'est en cela que se trouverait le "sens de l'Holocauste". (30) Désormais, le peuple juif n'attend plus la "venue du Messie", mais "il joue lui-même un rôle actif dans le processus de rédemption. [...] Au sens mystique, le Maschiach [mot juif pour Messie – I.D.] n'est plus désormais considéré comme une entité individuelle possédant la faculté de faire des miracles et d'améliorer le sort de la terre, mais comme l'âme collective du peuple juif. Après l'Holocauste, beaucoup de Juifs ne conçoivent plus le Messie comme une entité merveilleuse personnifiée, mais parlent d'une “époque messianique”." Et à un autre endroit: "Personnellement, je crois que la seconde guerre mondiale est réellement l'accomplissement du "dernier temps" des prophéties de nombreuses cultures différentes et l'Holocauste, était de fait, la phase des "douleurs de l'enfantement de l'époque messianique", qui avait été prédite par les prophètes." (31) Mais le Messie collectif "juif" sauvera l'humanité. (32)

Gershom croit donc que le "Messie" dont l'Ancien Testament annonce déjà la venue, est devenu le peuple juif lui-même depuis l'Holocauste. Peu avant la fin du second millénaire après l'événement du Golgotha, qui constitue le point central de l'évolution de la terre, une voix s'élève qui veut transférer cet événement: au lieu du Christ, qui, en tant que Dieu est mort sur la croix, ce par quoi l'évolution du Je de tout être humain est surtout devenue possible à partir de cet acte, surgit la notion d'un Messie juif collectif. Mais ce "Messie" ressemble à l'archétype d'une entité, qui se heurte de lui-même franchement à la voie de l'individualisation de l'être humain.

Conclusion

Quant à savoir si pour les destinées décrites par Gershom et Karlèn il s'agit effectivement de victimes de l'Holocauste réincarnées, on ne peut pas et on ne doit pas trancher ici. Il est à peine douteux pourtant que les phénomènes caractérisés ici annoncent un processus actuel extrêmement significatif. Celui-ci semble en relation avec l'entité du Christ et son apparition dans le domaine éthérique de la terre. Nous nous trouvons devant le Mystère de l'événement de Pâques. – Dans ce qui suit, on abordera une tentative d'interprétation qui, à vrai dire et en aucune manière, ne doit être comprise comme la seule et unique possible.

Dans une conférence tenue par Rudolf Steiner à Dornach, le 18 novembre 1917, (33) celui-ci a expliqué que sur l'apparition du Christ en tant qu'entité éthérique, "personne n'a d'influence quelconque, pas même un initié considérable". "Cela arrive. Je vous prie de le retenir. Mais on peut prendre des dispositions pour que cet événement du Christ soit accepté de telle et telle manière, pour que cet événement du Christ agisse de telle et telle manière." Certaines fraternités occultes, que Rudolf Steiner a particulièrement évoquées durant la première guerre mondiale, s'efforcent "de laisser passer inaperçu le Christ au 20ème siècle, de rendre imperceptible aux êtres humains sa venue en tant qu'entité éthérique". – Et il a caractérisé alors deux méthodes de détournement de l'entité du Christ: celle des fraternités occidentales et celle qui est fomentée par les fraternités orientales. Les fraternités occidentales tentent de substituer au Christ une entité "de nature strictement ahrimanienne". Cette entité pourrait se trouver dans un certain rapport avec l'entité d'Ahasvérus s'attardant dans le domaine de l'esprit. Quant aux fraternités orientales, elle ont recours à d'autres moyens pour détourner l'être humain de l'apparition du Christ dans le monde éthérique. – "Dans des circonstances normales", d'après Rudolf Steiner dans la conférence mentionnée, Le corps éthérique des défunts est absorbé dans le cosmos, c'est-à-dire qu'il s'écoule et se perd dans l'éther cosmique. Pourtant cette absorption est "un peu plus compliquée", au point de pouvoir être empêchée – au moins de temps en temps. Steiner décrit comment ces corps éthériques, abandonnés par les défunts mais non encore dissous, peuvent être accaparés par des entités démoniaques, "qui n'appartiennent pas à l'évolution de la terre, mais qui se glissent furtivement dans l'évolution terrestre et revêtent les corps éthériques abandonnés par les êtres humains".

Eu égards à la qualité extraordinaire des souvenirs des êtres humains, qui pensent être des victimes de l'Holocauste réincarnées, on est bien renvoyé devant la possibilité que ce phénomène pourrait être en rapport avec un élément éthérique non dissous. Et c'est particulièrement l'avertissement de Steiner, qui se rattache à la description d'entités "revêtues" par un corps éthérique humain, devenues par la suite membres de fraternités occultes orientales, qui pourrait nous laisser deviner les arrière-plans du phénomène observé. – Steiner explique qu'on a agi ainsi sur la vénération des ancêtres c'est-à-dire sur la vénération d'êtres humains pour la raison qu'ils appartenaient à une lignée déterminée, à une peuplade déterminée.
L'année dernière, l'opinion qu'il s'agissait dans les cas décrits ici de victimes de l'Holocauste réincarnées a acquis tout particulièrement de la consistance précisément parmi les Anthroposophes. (34) Et les découvertes liées à cela furent même entachées d'un certain enthousiasme. La "première impression" d'Andréas Heertsch à la lecture des livres de Gershom fut la suivante: "Nous, les Anthroposophes, nous connaissons les conditions et les lois de la réincarnation, mais ce sont les autres qui en font l'expérience." (35) – On serait plutôt d'avis que des Anthroposophes, avant de devenir les protagonistes d'idées, les mettent particulièrement à l'épreuve avec exactitude. Dans le cas présent, la satisfaction, d'avoir trouvé des récits de circonstances de réincarnation, semble avoir entravé une mise à l'épreuve de ce genre, si bien qu'on a ouvert la porte et livré passage à de tout autres forces que celles originellement admises.
Das Goetheanum
Wochenschrift für Anthroposophie
N°20, 17 mai 1998
Irène Diet est née en 1959 à Leipzig, elle a étudié l'histoire et la philosophie à Leipzig et Paris. Elle vit depuis 1985 en France et exerce une activité littéraire en tant qu'écrivain indépendant.
Notes:
Barbro Karlèn: Et les loups hurlaient... Une autobiographie, Bâle 1997 [BK].
Yonassan Gershom: Les victimes de l'Holocauste reviennent-elles sur la terre?, Dornach 1997 [YG].
Voir les commentaires parus dans Das Goetheanum N°5/1998 & N°6/1998 (y compris la feuille aux Membres). (Ces articles ont été traduits et sont parus dans Tournant N°66/6, N.D.T.)
(1) BK, p.25.
(2) Th; Meyer explique dans sa postface: "Ce n'est pas un hasard, si Et les loups hurlaient... ne se présente pas pour le moment dans la langue des persécuteurs actuels de Sarah Carpenter, mais seulement dans la langue de ses anciens persécuteurs. Car la persécution antérieure est à la base de l'actuelle." Dans au même endroit, p.227.
(3) Beyond the Ashes. Cases of Reincarnation from the Holocauste (Au-delà des cendres. Cas de réincarnation de victimes de l'Holocauste), 1992 et From the Ashes to Healing. Mystical Encounters with the Holocauste (Des cendres à la guérison. Rencontres mystiques avec l'Holocauste), non traduit en français..., pour l'instant. 1996.
(4) YG, p.29.
(5) Voir à ce sujet entre autres YG, p.53, 89 et suiv., 120.
(6) Voir BK, p.7.
(7) YG, p.57 et suiv.
(8) Anne Marie, c'est-à-dire C. Louie dans son incarnation précédente, ne voyait pas seulement son père comme on peut le voir avec les yeux du corps physique, mais l'entendait et percevait les odeurs: "J'ai entendu un bruit, lorsque l'air fut remplacé. Je sentais le gaz et, paralysée, je les regardais agoniser par suffocation." YG, p.319.
(9) Voir à ce sujet entre autre Rudolf Steiner: Comment acquiert-on les connaissances des mondes suprasensibles?, Chap. "Le gardien du seuil".
(10) Rudolf Steiner: La science de l'occulte en esquisse (GA 13), Chap. "Sommeil et mort".
(11) Conférence du 18 novembre 1915, dans GA 157.
(12) YG, p.254 et suiv. Citation suivante p.259 et suiv. (soulignée par I.D.)
(13) À l'endroit cité précédemment, p.157.
(14) À l'endroit cité précédemment, A. Heertsch dans la préface, p.9 et suiv. (soulignée par I.D.).
(15) À l'endroit cité précédemment, p.364. Voir aussi p.84 et 103.
(16) Le judaïsme en tant que cheminement spirituel. Entretien avec J. Kritisch, dans Info 3, mai 1997.
(17) YG, p.163 et suiv. Citation p.171.
(18) Th. Meyer: Holocauste et Réincarnation. À la fois une indication sur le contexte karmique entre le judaïsme et le germanisme, dans Der Europäer, 8/1997.
(19) YG, p.245.
(20) Rudolf Steiner a indiqué à plusieurs reprises que des êtres humains, dans certaines circonstances peuvent effectivement répéter leur incarnation dans un seul et même peuple et dans une seule et même ethnie: "Seules ces âmes qui s'enfoncent dans des ethnies qui ne s'efforcent pas de sortir de la matérialité physique, sont pour ainsi dire ramenés de nouveau dans cette ethnie par leur propre pesanteur. [...] Imaginons une personnalité de ce genre, qui se tient par exemple devant le Christ Lui-même, qui voit comment le Christ porte tous les témoignages de son action en faveur du progrès de l'humanité, mais qui ne veut rien savoir de cette élévation et se met en travers de l'action du Christ. Une personnalité de ce genre serait condamnée à rester dans son ethnie. Et si nous pensons cela d'une manière radicale, alors une telle âme devrait sans cesse réapparaître dans la même ethnie et nous avons la légende d'Ahasvérus, qui doit toujours revenir dans la même ethnie, parce qu'il s'est heurté au Christ-Jésus." Rudolf Steiner, conférence du 21 juin 1908, dans L'Apocalypse de Jean (GA 104).
(21) Voir par exemple les conférences du 9 novembre et du 26 décembre 1909, dans GA 117.
(22) YG, p.225.
(23) Rudolf Steiner évoque la naissance et la mort d'un être humain tout comme il parle de la naissance et de la mort d'un Archange qui devient esprit du peuple. Voir à ce sujet: Rudolf Steiner, conférence du 9 juin 1910 dans La mission des âmes de peuples particulières (GA 121).
(24) Dans: Rudolf Steiner: Les mystères du seuil (GA 147).
(25) Volkmann affirme, à vrai dire, que lorsque Rudolf Steiner a évoqué Ahasvérus, il voulait signifier un élément étranger au peuple juif, qui serait en relation avec la "magie attardée de l'ancienne Perse", c'est-à-dire avec l'impulsion de Gondèshapùr (ou Djundishapùr) et qui n'exprimerait pas "de manière déterminée une image, une caricature ou une comparaison de la situation historique du judaïsme". Pour plus de détails, voir la version non résumée de cet article. À propos d'Ahasvérus, voir aussi les exposés extrêmement intéressants de Ludwig Thieben, dans: L'énigme du judaïsme, Bâle, 1991.
(26) Le 21 et le 24 mars 1922. Les deux conférences se trouvent dans GA 211 (souligné par I.D.).
(27) YG, p.189.
(28) À l'endroit cité précédemment, p.190.
(29) À l'endroit cité précédemment, p.196 et suiv.
(30) À l'endroit cité précédemment, p.201. “Hitler a peut-être pressenti que le monde, tel que nous le connaissons, continuera d'exister aussi longtemps qu'il restera une seul Juif en vie, qui maintiendra la doctrine (la Thora). Pour pouvoir ériger son empire de mille ans, Hitler aurait dû exterminer les témoins de l'alliance au Sinaï encore jusqu'au dernier." À l'endroit cité précédemment.
(31) À l'endroit cité précédemment, p.215.
(32) "Si tous les Juifs partout dans le monde célébraient le Sabbat en même temps [...] une unité spirituelle en résulterait alors en se créant entre eux. [...] Et s'ils parvenaient à maintenir cette conscience de l'unité pendant la semaine suivante et s'adonnaient ensemble à la célébration d'un second Sabbat, les vibrations suprasensibles ainsi mises en mouvement suffiraient pour générer un "Hundredth-Monkey-Effect", ou bien autrement dit, une transformation de conscience collective." À l'endroit cité précédemment, p.221 et suiv.
(33) Dans: GA 178.
(34) Rien que durant l'année dernière, les articles suivants ont été publiés: Hassidisme et réincarnation. Le judaïsme en tant que cheminement spirituel. Entretien avec Y. Gershom, dans Info 3, mai 1997; TH. Meyer, Holocauste et réincarnation, dans: Der Europäer, juin 1997; A. Reuveni, Anne Frank et Barbro Karlèn. Libération de l'âme, dans: Info 3, décembre 1997; A. Reuveni L'heure des loups, à l'endroit cité précédemment; N.. M. Rohlfs, Sarah et Anne – "Je sais ce que je sais". Barbro Karlèn – une biographie extraordinaire, dans Das Goetheanum, 1er février 1998; Th. Stöckli, L'humanité doit d'abord en finir avec la bête qui monte de l'abîme (entre autre à propos de Gershom), dans: Das Goetheanum, 8 février 1998; A. Heertsch, Sommes-nous prêts au dialogue? Rencontre avec le rabbin Y. Gershom, dans La Feuille aux Membres, 8 février 1998; N. M. Rohlfs, Destinées de la Shoah. Le livre de Yonassan Gershom: Les victimes de l'Holocauste reviennent-elles sur la terre? dans: Info 3, mars 1998.
(35) A. Heertsch, Sommes-nous prêts au dialogue? Rencontre avec le rabbin Y. Gershom, dans la Feuille aux Membres du 8 février 1998.
(*) Cet article représente le résumé d'un travail plus important. On peut se procurer la version non résumée auprès des éditions STEEN, Egelinglaan 23, NL-3705 TA Zeist.






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samedi 21 février 2009

Le Juif Errant



« Le Dieu qui a appris ce que, à part Lui, les dieux ne connaissent pas, qui a connu la mort, qui s’est incorporé les faits de la mort, c’est le Christ. Son entrée dans le monde où existent la naissance et la mort, sa descente dans la nature humaine, ont été des processus réels. Dieu devint un être humain. C’est la formule qui exprime ce que le Christ est devenu pour la Terre : le modèle originel de l’humanité, ce qui donne un sens à l’humanité.

Mais supposons que le processus inverse se soit aussi déroulé. Supposons qu’en même temps que le Dieu devint homme, un homme ait été poussé à devenir dieu, c’est-à-dire à ne plus mourir, à ne plus être soumis aux lois de la vie terrestre. Cet homme serait devenu le dieu le plus misérable, tandis qu’en descendant ici-bas, le Dieu devint l’homme le plus parfait. Voilà l’opposition que vous avez ; ce n’est pas en vain qu’à côté du Christ qui monte au Golgotha on trouve Ahasvérus, l’homme qui devint dieu. Mais c’est un dieu tronqué, qui ne peut plus mourir, qui erre dans le monde, qui reste sur le plan physique en y développant les qualités qui ne devraient être développées qu’au pays du rêve.

C’est un fait prodigieux, spirituel, qui est placé devant notre âme. Au Dieu il est adjoint l’homme qui est devenu dieu, mais d’une façon qui le rend misérable. L’homme qui est devenu dieu manifeste, dans le cours de l’évolution terrestre, le principe qui dit que la divinité ne doit pas descendre sur le plan physique : c’est le judaïsme, la conception du monde de l’Ancien Testament.

Ce fait est un mystère. Si on connaît ces choses on sait qu’Ahasvérus est un être réel. Les légendes d’Ahasvérus sont basées sur des impressions réelles données par la perception d’Ahasvérus qui se trouvait à un endroit ou à un autre. Car Ahasvérus existe : il est le gardien du judaïsme depuis que le mystère du Golgotha a eu lieu. Nous devons bien voir que nous n’arriverons à une connaissance complète de l’histoire que si le spirituel y est inclus.

Nous voyons donc, d’une part Dieu devenu homme dans l’événement du Golgotha, et d’autre part l’homme devenu dieu dans Ahasvérus. L’initié sait qu’Ahasvérus erre réellement sur la terre. Naturellement on ne le voit pas sous la forme humaine. Il est devenu un dieu, mais erre sur la terre. Il est présent dans l’existence terrestre. Pour couvrir toute la réalité, les descriptions historiques doivent tenir compte de la réalité spirituelle qui court à travers le devenir historique de l’évolution humaine.

Assurément bien des choses ne sont présentes qu’en images, mais l’essentiel est de savoir que ces images correspondent à des faits. Il est insensé de dire qu’on ne devrait pas s’exprimer par ces images. Lorsque nous parlons, nous nous exprimons toujours en images. Prenez le mot sanscrit “manas” ; si on comprend ce mot on a devant soi l’image sonore d’une enveloppe, de la Lune qui porte le Soleil. Car lorsque l’Indien disait manas en sanscrit originel, son être de volonté se ressentait comme l’enveloppe qui renferme l’être pensant. Tous les mots remontent à des images, ils ne sont que de simples images, élémentaires. Ce que l’on exprime par les mots ne réside pas dans les mots. Lorsqu’il s’agit de natures spirituelles complexes, qu’on ne peut pas exprimer comme telles par des mots, on est obligé d’en former des images. Ainsi, lorsqu’on parle d’Ahasvérus et de ses légendes de la façon dont on parle en général en images, on utilise des formes d’expression complexes qui font allusion au côté spirituel.

Si quelqu’un se fâche à l’égard de ce mythe, il devrait aussi se fâcher du fait que nous nous sommes formé un langage par lequel nous désirons exprimer quelque chose de substantiel. Il devrait alors exiger que nous soyons muets – car s’il nous est défendu de composer un mythe, l’étape suivante serait de nous interdire de parler. Le processus de représentation en images est le même dans le langage ordinaire et dans l’imagination supérieure dans laquelle se présente, entre autres, Ahasvérus qui est un être spirituel qui passe à travers l’évolution terrestre. Il entrave continuellement le retour de l’être humain au monde spirituel, dont il est sorti lorsqu’il a perdu sa clairvoyance héréditaire, retour prévu par l’évolution grâce au Christ [...]

Comme vous le savez la tradition chrétienne parle du Dieu devenu homme de façon légitime, du Christ Jésus. Par contraste avec le Christ Jésus, on parle d’Ahasvérus, l’homme devenu dieu de façon illégitime qui s’est dépouillé du caractère mortel de la nature humaine. Dans Ahasvérus nous avons donc l’opposé du Christ Jésus. Voilà la base, la signification profonde de la légende d’Ahasvérus qui parle de quelque chose dont il faut parler parce que c’est un fait. Elle parle d’un être qui erre sur la terre. Cette figure d’Ahasvérus existe. Elle erre sur la terre d’un peuple à l’autre, et elle empêche la croyance hébraïque de mourir. Cette figure existe : la figure d’Ahasvérus qui est devenu dieu de façon illégitime.


Pour connaître l’histoire véridique il faut poser son regard sur ces ingrédients de l’histoire. Il faut voir comment, des mondes suprasensibles, les forces et les êtres interviennent dans le monde sensible, comment le Christ est venu des mondes suprasensibles dans le monde sensible. Il faut voir comment, en retour, le monde sensible intervient dans les mondes suprasensibles, et comment nous avons à voir en Ahasvérus une force cosmique réelle, un être cosmique. Naturellement on ne peut voir Ahasvérus qu’à l’aide d’une certaine clairvoyance, et non au moyen des sens physiques, mais la conscience du cheminement d’Ahasvérus a toujours existé. Les légendes qui en parlent ont une bonne base objective. On ne comprend pas la vie humaine si on ne la voit qu’extérieurement, comme elle est décrite dans les livres d’histoire, si on n’examine pas ses formes particulières.

C’est un fait que le Christ vit intérieurement en nous depuis le Mystère du Golgotha, et nous pouvons Le percevoir en nous en vivifiant le regard clairvoyant porté sur notre être intérieur. De même Ahasvérus, le Juif Errant, apparaîtra à la plupart des personnes qui ont développé le regard clairvoyant et regardent autour d’elles au cours de leur vie. On ne le reconnaîtra peut-être pas toujours, on pourra le prendre pour autre chose, mais il est possible au Juif Errant de nous apparaître, de même qu’il est possible au Christ de nous illuminer lorsque nous regardons dans notre être intérieur.

Ces choses font partie des mystères cosmiques qui doivent être dévoilés à notre époque. »

(Rudolf Steiner, Mystère solaire, mystère de la mort, exotérisme et ésotérisme chrétiens, GA211, Genève, 2000, pp. 37 sqq.)


« Aucune âme n’est condamnée à toujours vivre au sein d’une certaine race. Une race, un peuple peuvent rester arriérés, mais les âmes s’élèvent et les dépassent. Pour voir avec une grande précision ce qu’il en est, il faut nous dire que toutes les âmes qui sont actuellement incarnées dans les peuples civilisés ont vécu autrefois dans des corps atlantéens. Certaines d’entre elles se sont développées ; elles n’en sont pas restées au niveau correspondant à des corps atlantéens. Ayant évolué, elles ont pu habiter des organismes plus évolués eux aussi. Seules les âmes restées en arrière ont dû revêtir des corps restés à un niveau inférieur. Si toutes les âmes avaient progressé de la même manière, ou bien la population des races arriérées aurait été peu nombreuse, ou bien ces corps arriérés auraient été habités par des âmes inférieures nouvellement venues. Car il se trouve toujours des âmes pouvant habiter des organismes retardés. Mais aucune ne reste liée à un de ces organismes si elle ne s’y est pas enchaînée de son propre fait. Quel rapport s’établit entre l’évolution des âmes et celles des races, c’est ce qu’un mythe merveilleux nous rappelle.

Les races succèdent aux races, les civilisations aux civilisations. L’âme qui accomplit normalement sa mission terrestre s’incarne dans une race ; elle en acquiert les qualités, elle fait effort de manière à s’incarner la fois suivante dans une race plus évoluée. Seules les âmes qui s’enlisent dans leur race, qui ne font aucun effort pour s’élever au-dessus de la matérialité physique, y sont retenues, en quelque sorte par leur propre poids. Elles s’y incarnent une seconde fois, éventuellement une troisième fois dans une race analogue. De telles âmes exercent sur le corps de la race une influence retardatrice. C’est ce que décrit certaine légende :

« L’homme progresse sur sa voie terrestre en écoutant les grands Instructeurs qui montrent à l’humanité le but qu’elle doit atteindre. S’il s’écarte de cette voie, il lui faut alors rester dans sa race ; il ne peut pas s’élever au-dessus d’elle. Supposons qu’un homme ait eu le grand bonheur de se trouver en présence d’un des grands Guides de l’humanité, du Christ Lui-même, par exemple, d’assister à tous Ses miracles, d’être témoin de Son action pour faire progresser le genre humain ; et que cet homme ait refusé ce progrès, repoussé ce Guide : Il sera condamné à rester dans sa race. A l’extrême, il devra y revenir sans cesse, et c’est ce que présente l’histoire d’Ahasverus, le Juif Errant, qui se réincarne toujours dans la même race parce qu’il a repoussé le Christ. Comme sur des tables d’airain, les grandes vérités de l’évolution humaine sont gravées dans ces légendes.»

Rudolf Steiner, L'Apocalypse de Jean (G.A.104), Paris, 1978, p.65 sqq.

Nous rappellerons seulement ici cet extrait de son essai sur l'Homuncule de Robert Hamerling (1888), qu'il écrivit pour le journal viennois Deutsche Wochenschrift:

"It cannot be denied that Jewry still today presents itself as a self-contained entity and as such has often intervened in the development of our present conditions in a way that was anything but favourable to Western cultural ideas. But Jewry as such has outlived itself and has no justification within the modern life of nations. The fact that it nevertheless has been preserved is a mistake of world history which could not fail to have consequences."

traduction:
"On ne peut nier que les Juifs encore aujourd'hui se présentent comme une entité autonome,laquelle est souvent intervenue dans le développement de nos conditions actuelles d'une manière qui était tout sauf favorable aux idées culturelles occidentales. Mais la juiverie en tant que telle a survécu à elle-même et n'a pas de justification dans la vie moderne des nations. Le fait qu'elle a néanmoins été préservée est une erreur de l'histoire du monde qui ne pouvait manquer d'avoir des conséquences." Rudolf Steiner, Robert Hamerling: Homunkulus (Robert Hamerling: Homunculus), in: Gesammelte Aufsätze zur Literatur 1884-1902 (Collected Essays on Literature 1884-1902), GA 32, 2nd ed. pp. 145-155.

« Créer un Etat juif c'est retourner de la pire manière dans la réaction et pécher contre toutes les exigences de notre temps en ce domaine […] Les Juifs ne pourraient faire mieux que de se fondre dans l'humanité tout entière et à arrêter d'exister en tant que peuple. Voilà en quoi pourrait consister un idéal. A cela s'oppose encore bien des habitudes juives, notamment sa haine du reste de l'humanité. » (Rudolf Steiner à Dornach le 8 mai 1924)

Un sujet d'une brûlante actualité en cette Palestine où S'était incarné jadis Celui que les Juifs renièrent et mirent au ban de leur peuple quand Il en était justement le salut...

WH.


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