vendredi 22 octobre 2010

Assassinat de JFK: rien à voir avec le décret 11110 et la Réserve Fédérale




L'assassinat de JFK n'a rien à voir avec l'Executive order 11110 et cet Executive order n'a rien à voir avec une quelconque stratégie de lutte contre la Fed. Il s'agit d'une grossière erreur colportée aux quatre coins du Web par les médias alternatifs et les naïfs, depuis la publication de Crossfire de Jim Marrs en 1989 (qui blâme les nazis!). Même Pierre Hillard (Conférence d'ER @49:42) colporte cette fausseté!

L'émission de ces billets spéciaux était fait en vertu d'une vieille loi du 19e siècle. Rien à voir avec une quelconque rébellion de JFK contre la Fed. (Bien qu'on puisse présumer avec une certaine prudence que JFK avait sûrement en tête de sabrer éventuellement dans le monopole de la Réserve Fédérale, mais rien ne permet de l'affirmer avec certitude.)

Michael Collins Piper a tout expliqué dans American Free Press (version originale anglaise, 2009) et dans son ouvrage Final Judgment: The Missing Link in the JFK Assassination Conspiracy paru pour la première fois en 1994 (voir plus bas).




Les faits réfutent le mythe
des 'Greenbacks de JFK'


par Michael Collins Piper

Page 15, AMERICAN FREE PRESS * 29 décembre 2008 * No 52

Ci-dessus une 'United States Note' de 1966. Sa seule existence prouve, au-delà de tout doute, que ce n'est pas vrai qu'aucun billet des États-Unis n'a été émis après l'assassinat de JFK et réfute la théorie voulant que JFK aurait été tué parce qu'il aurait ordonné que les Billets des États-Unis soient retirés de la circulation et qu'à sa mort, son successeur Lyndon Johnson aurait renversé ce décret de JFK. Le livre Final Judgment démontre que le décret de JFK n'avait rien du tout à voir avec les billets des États-Unis. Bien que la famille Kennedy ait été opposée à la Réserve fédérale et visait, ultimement, à contester ce monopole, le mythe des "Greenbacks de JFK" a brouillé les pistes dans le débat sur le complot de JFK et c'est même un mythe (dans lequel tant de personnes ont investi tellement de pieuses pensées) qui ne veut tout simplement pas mourir, même si les faits la contredisent.


La légende selon laquelle John F. Kennedy aurait défié la Réserve fédérale et les banquiers internationaux qui la contrôlent en émettant des 'US Notes' dans l'économie américaine en 1963 -- le payant ainsi de sa vie -- est un mythe qui ne veut pas mourir. Même s'il est vrai que que des billets américains sans charge d'intérêt ont été émis au cours de l'administration JFK -- aucun doute là-dessus --, il y a en fait beaucoup plus derrière cette histoire.

Premièrement, le contexte: en 1994, le livre de cet auteur, Final Judgment documentait un plan d'action de la famille Kennedy contre la Fed, conçu par le père de JFK, l'Ambassadeur Joe Kennedy, au cours d'une réunion privée en 1957 entre l'ambassadeur et un de mes amis, l'homme d'affaires international DeWest Hooker, un critique virulent de la Fed.

Lorsqu'ils discutaient des plans de la famille, Kennedy voyait à long terme, sachant pertinemment qu'il lui serait impossible de détrôner la Fed du jour au lendemain. C'est pourquoi l'objectif de la dynastie des Kennedy était de consolider leur pouvoir pour ensuite se retourner contre l'élite mondiale. Les Kennedy étaient assez astucieux pour savoir que JFK ne pouvait pas prendre de mesures sérieuses contre la Fed durant son premier mandat, confronté à une réélection ardue.

En dépit de ces révélations, immédiatement après la sortie de Final Jugement cet auteur a reçu plusieurs lettres disant, essentiellement, ceci:

Pourquoi n'annoncez-vous pas que JFK a émis un décret par lequel il a inséré de l'argent sans intérêt (parfois appelé "Greenbacks") dans l'économie américaine, contournant ainsi le monopole inconstitutionnel de la Réserve fédérale contrôlée par des banquiers internationaux? Ce faisant JFK a vraiment taillé une encoche profonde dans l'armure de la Fed. C'est certainement la principale raison pour laquelle il a été assassiné, mais vous ne mentionnez la Fed qu'en passant. Même Jim Marrs mentionne cela dans son livre Crossfire.

Avec ces préoccupations en tête, nous répétons ici ce que dit Marrs pour ensuite expliquer «l'histoire derrière l'histoire» que Marrs avait incorrectement rapporté. Marrs a écrit:
Un autre aspect souvent négligé de la tentative de Kennedy de réformer la société américaine concerne l'argent. Kennedy a apparemment réalisé que par le retour à la Constitution, qui stipule que seul le Congrès peut émettre la monnaie et réglementer l'argent, l'énorme dette nationale pourrait être réduite en ne payant aucun intérêt aux banquiers de la Réserve fédérale, qui impriment le papier-monnaie [et] le prêtent au gouvernement à intérêt.
Il a fait son premier pas dans ce sens le 4 juin 1963, en signant le décret 11110, qui a appelé à l'émission de 4,292,893,815 $ en 'US Notes' par l'intermédiaire du Trésor des États-Unis plutôt que par le système traditionnel de la Réserve fédérale. Le même jour, Kennedy a signé un projet de loi changeant les provisions des billets de un et deux dollars de l'argent à l'or, renforçant ainsi le dollar américain affaibli. . . Un certain nombre de "projets de loi Kennedy" ont effectivement été délivrés -- l'auteur a un billet de cinq dollars en sa possession avec comme en-tête "Billet des États-Unis" -- mais ils ont rapidement été retirés après la mort de Kennedy.

Les lecteurs attentifs constaterons que Marrs a cité le numéro du 31 octobre 1988 du respecté journal populiste, The Spotlight, comme source de ses informations.

Toutefois, ce que Marrs ne ignore apparemment, c'est que dans le numéro suivant, notre journal The Spotlight a publié un Erratum, expliquant qu'un employé subalterne avait trouvé cet article dans un autre bulletin d'information -- la rumeur circule en effet dans la presse populiste depuis des années -- et l'avait ensuite ajouté à une colonne présentant un assortiment de nouvelles brèves. Pourtant, comme notre rédacteur en chef l'a indiqué, cette histoire a été étudiée et prouvée comme étant complètement fausse.

Mais Marrs a raté la correction et a cité l'article original dans son best seller du New York Times et, par voie de conséquence, des milliers -- peut-être des millions -- tiennent cela pour acquis, et Marrs a été cité par d'autres auteurs à de nombreuses reprises. Maintenant, avec Internet et les émissions de radio alternative, cette fausse histoire a littéralement pris vie. Le personnel du Spotlight a mené une enquête sur cette légende et a rapporté les faits suivants:
La question était de savoir si le décret (EO) 11110 -- signé par JFK le 4 juin 1963 et censément abrogé par LBJ quelques heures après de l'assassinat de JFK -- a approuvé plus de 4 milliards de dollars en 'US Notes', délivrés directement par le Trésor, à la place des billets de la Réserve fédérale qui rapportent des intérêts aux banques de la Réserve fédérale.
En réalité, EO 11110 concernait l'octroi au secrétaire du Trésor du pouvoir d'édicter des règles et règlements relativement à la compétence du secrétaire d'agir sans l'approbation du président sur les ventes de lingots d'argent. En tant que président, JFK a révoqué ces deux éléments avec EO 11110.
Qui plus est, ce fut l'administration Reagan -- et non pas LBJ -- qui a finalement abrogé EO 11110. Et ce EO concernait des certificats d'argent -- non pas des billets verts -- quand Reagan a signé EO 12608, qui a révoqué plusieurs décrets dépassés, y compris celui dont il est ici question. Je répète: l'émission de 'US Notes' n'était pas l'objet du EO 11110 de JFK.
En outre -- et cela est très important -- les prétendus "billets verts de JFK" ont été émis conformément à la très ancienne législation fédérale exigeant qu'un certain nombre de billets US soient constamment mis en circulation par le Trésor. Cela n'avait rien à voir avec un quelconque décret (ordre exécutif) ou une quelconque mesure secrète particulière de la part de JFK.
En d'autres termes, les "Greenbacks de JFK" émis en 1963 seraient entrés en circulation de toute manière, peu importe quel président occupe la Maison Blanche à ce moment-là.
Le fait est qu'une loi du Congrès adoptée le 31 mai 1878 déclare que le Trésor américain est tenu de conserver 322 539 016 $ de billets américains en circulation à tout moment.

Ainsi, l'émission des 'US Notes' de JFK a été fait en vertu d'une loi qui existe depuis longtemps dans les livres.

Ceux qui citent un décret de JFK faisant référence à autre chose font erreur et rendent un mauvais service à des chercheurs sérieux.

Un dernier point: dans la dernière édition de Final Judgment, on trouve une illustration d'un billet américain de 1966. Il est authentique et se trouve en la possession d'un vétéran qui est aussi très critique vis-à-vis de la Fed. Les négociants en devises américaines vendent fréquemment des billets américains de l'ère post-JFK.

Ils peuvent vérifier l'authenticité de ces billets des États-Unis. Le fait que ce billet des États-Unis de 1966 existe prouve que ce n'est pas vrai qu'aucun billet des États-Unis n'a été émis après 1963, et pas vrai non plus que LBJ aurait aurait retiré les billets US de la circulation au moment d'assumer son poste de président après la mort de JFK.#

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Plus de détails dans l'annexe 5 de Final Judgment, de Michael Collins Piper, p.444-450


ANNEXE CINQ

Les « Greenback » de JFK—
La vérité sur la connexion de la Réserve Fédérale:
Une once de vérité et beaucoup de fausses informations


Final Judgment a été le premier livre à documenter le fait que la dynastie Kennedy avait en effet l’intention de casser tôt ou tard le monopole financier de la Réserve Fédérale sur le système monétaire américain. Cependant, il y a toujours ceux qui – en toute sincérité – répandent par inadvertance de fausses informations sur le complot lié à l’assassinat de JFK en déclarant que JFK – par décret présidentiel – avait réintroduit des ‘U.S. Notes’ non contrôlées par la Réserve Fédérale dans l’administration américaine au cours de son mandat présidentiel. Oui, des ‘U.S. Notes’ ont été émis pendant l’administration Kennedy – il n’y a pas de doute à ce propos – mais il est nécessaire d’en dire bien plus sur cette histoire.

L’histoire selon laquelle « La Réserve Fédérale a tué JKF » fait partie des controverses traditionnelles sur le complot de l’assassinat de Kennedy. En même temps, cependant, il y a beaucoup de fausses informations à ce sujet, et ici, je vais tenter d’aborder ce problème, bien que je sois certain que quoi que je dise, il y aura toujours ces « croyants authentiques » qui ne s’intéresseront pas aux faits, parce que les faits contredisent parfois, pour dire le moins, ce qu’ils ont toujours assumé de longue date comme un article de foi.

Immédiatement après la publication de la première édition de Final Judgment, j’ai reçu plusieurs courriers de mécontentement de la part de lecteurs qui me disaient essentiellement ceci :

Pourquoi ne reportez-vous pas dans Final Judgment que le Président Kennedy a émis un décret présidentiel qui insérait une monnaie libre d’intérêts (parfois appelée ‘Greenbacks’) dans l’économie américaine, contournant ainsi le monopole inconstitutionnel de la Réserve Fédérale sur la monnaie , contrôlée par les banquiers internationaux ? En faisant ainsi, JFK a fait une réelle fissure dans l’armure de la Fed. C’est presque certainement la principale raison pour laquelle il a été assassiné, mais vous mentionnez seulement la Fed en passant. Même Jim Marrs le mentionne dans son livre Crossfire.

A ma surprise, j’ai reçu de telles plaintes malgré le fait que dans le chapitre 4 de Final Judgment, je documente – pour la première fois – le projet de la famille Kennedy visant à démanteler complètement la Fed. Cela a été souligné par Joe Kennedy dans une réunion privée avec un de mes amis de longue date, l'homme d’affaires international et leader patriotique, DeWest Hooker, des années avant que Kennedy soit élu président.

Il n’y a dont pas controverse sur le fait que les Kennedy étaient au courant des agissements de la Fed et qu'ils étaient impatients de l’arrêter aussitôt que possible. Cependant, pour parler sincèrement, il semble assez évident que JFK était assez astucieux politiquement pour savoir qu’il ne pouvait faire aucune action sérieuse contre la Fed pendant son premier mandat, alors qu’ils faisait face à une dure campagne de réélection. Pendant son second mandat, cependant, il aurait bien pu prendre de telles initiatives.

Lorsqu’il discutait des projets de la famille concernant la Fed, Joe Kennedy parlait à long terme. Il savait que ce serait impossible, virtuellement du jour au lendemain, de détrôner la Fed et la communauté des banques internationales qui la contrôle. C’est pourquoi le but ultime de la famille Kennedy était de consolider son pouvoir, et ensuite de défaire la Fed.

Le fait est, comme je souligne aussi dans Final Judgment, qu’il y a eu des ‘U.S. Notes’ libres d’intérêts qui ont été émises au cours du mandat de Kennedy. J’en ai tenu entre mes propres mains – mais voilà ce qui est crucial de se rappeler : elles ont été émises conformément à une politique fédérale établie de longue date consistant à émettre un certain nombre de ‘U.S Notes’ sur une base régulière. Ces billets auraient été émis peu importe qui était président à ce moment – à moins, bien sûr, qu’un président populiste soit arrivé au pouvoir et ait complètement éliminé la Réserve Fédérale. Mais ça ne s’est pas produit.


CE QUE MARRS A DIT . . .

Maintenant, pour ceux qui ont cité le livre de Marrs comme source de cette histoire, je vais répéter, textuellement, ce que Marrs a écrit (et c’est aussi ce que d’autres défenseurs de cette théorie soutiennent) :

« Un autre aspect souvent négligé de la tentative de Kennedy de réformer la société américaine concerne l'argent. Kennedy a apparemment réalisé que par le retour à la Constitution, qui stipule que seul le Congrès peut émettre la monnaie et réglementer l'argent, l'énorme dette nationale pourrait être réduite en ne payant aucun intérêt aux banquiers de la Réserve fédérale, qui impriment le papier-monnaie [et] le prêtent au gouvernement à intérêt.

Il a fait son premier pas dans ce sens le 4 juin 1963, en signant le décret 11110, qui a appelé à l'émission de 4,292,893,815 $ en 'US Notes' par l'intermédiaire du Trésor des États-Unis plutôt que par le système traditionnel de la Réserve fédérale. Le même jour, Kennedy a signé un projet de loi changeant les provisions des billets de un et deux dollars de l'argent à l'or, renforçant ainsi le dollar américain affaibli. . . Un certain nombre de "projets de loi Kennedy" ont effectivement été délivrés -- l'auteur a un billet de cinq dollars en sa possession avec comme en-tête "Billet des États-Unis" -- mais ils ont rapidement été retirés après la mort de Kennedy.» (889)


INFORMATIONS FAUSSES

Maintenant, les lecteurs scrupuleux de Marrs se réfèreront sans nul doute à ses notes pour retrouver sa source concernant cette information. Je suis bien affligé de reporter qu’il cite mon propre journal d’alors, The Spotlight, tirage du 31 octobre 1988 (page 2), comme la source de cette information.

La raison pourquoi je dis que je suis affligé est que dans le tirage suivant, notre hebdomadaire publiait, en s’excusant, un Erratum du rédacteur indiquant que l’information était erronée et n’aurait par conséquent jamais dû être publiée. Un jeune rédacteur inexpérimenté avait inséré un bref article dans une colonne du journal, où il s’est faufilé au nez et à la barbe des autres éditeurs.

L’information, en fait, était basée sur une fausse information qui circulait depuis quelques années dans une collection d’autres bulletins qui avaient repris l’histoire mot pour mot, sans se poser de questions. Notre jeune rédacteur avait vu l’histoire, l’avait trouvé stimulante, et s’était engagé à la faire paraître.

Et maintenant, en conséquence de ce que nous avons rapporté, l’histoire a littéralement pris vie, particulièrement depuis que Jim Marrs l’a citée et que des milliers d’autres ont vu l’interprétation de Marrs en l’acceptant comme un fait. Depuis, Marrs a été cité à ce sujet encore et encore, tout particulièrement sur Internet.


ET MAINTENANT LES FAITS…

Donc, essentiellement, la question est de savoir si le décret présidentiel (Executive Order, EO) 11,110, signé par JFK le 4 juin 1963 et supposément abrogé par LBJ (Lyndon Baines Johnson) quelques heures après le décès de JFK, a approuvé plus de 4 milliards en ‘U.S. Notes’, émis directement par le Trésor, au lieu des billets de la Réserve Fédérale qui rapportent des intérêts aux banques de la Réserve Fédérale.

En fait, c’est l’administration Reagan – non pas LBJ – qui a finalement abrogé l’EO 11,110. Et cet EO concernait des certificats argent – pas des 'Greenbacks' – quand Reagan a signé l’EO 12,608, qui a révoqué plusieurs décrets présidentiels dépassés.

L’EO 11,110 concernait l’octroi au Secrétaire du Trésor du pouvoir d’édicter des règles et règlements relativement à la compétence du secrétaire d’agir sans l’approbation du président sur les ventes de lingots d’argent. En tant que président, JFK a révoqué ces deux éléments avec l’EO 11,110.

Répétons-le, l’émission de ‘Greenbacks’ (les dites « US Notes ») n’était même pas le sujet de l’EO 11,110 de JFK.

Les ‘Greenbacks’ qui ont été émis durant le mandat de Kennedy l’ont été conformément à la très ancienne législation fédérale exigeant qu’un certain nombre de ‘U.S. Notes’ soit toujours maintenu en circulation par le Département du Trésor, bien que, comme cela a été constaté pendant certaines périodes, le Trésor n’a pas su mener à bien cette mission.

Pour ceux qui ne sont pas versés dans les subtilités de la finance et de la controverse de la Réserve Fédérale, voilà une brève description des ‘U.S. Notes’ comme l’a décrit feue Gertrude Coogan, qui a étudié la monnaie pendant des années :

« Les ‘U.S. Notes’ sont un genre de monnaie sur laquelle les banquiers privés ne peuvent pas prélever d’intérêts aux contribuables. C'est de l’argent réel et elles sont considérée aujourd’hui comme une monnaie à cours légal (legal tender). Si toute la monnaie en usage dans ce pays était émise par le gouvernement des États Unis, nous n’aurions jamais eu de périodes durant laquelle le volume de monnaie tombe subitement pour quelque raison "mystérieuse". Les ‘U.S. Notes’ ne font pas d’intérêt à leur création, et elles ne peuvent pas être rappelées. » (890) En bref, les ‘U.S. Notes’ ne sont d’aucun profit pour les intérêts des banques privées, contrairement aux billets de la Réserve Fédérale.

Cependant, pour mémoire, nous allons citer ici l’explication correcte des raisons pour lesquelles 1) des ‘U.S. Notes’ ont effectivement été émises au cours de la période Kennedy, et pour lesquelles 2) les ‘U.S. Notes’ semblent maintenant « retirées » de la circulation.

Le fait est qu’une loi du Congrès adoptée le 31 mai 1878 a déclaré que le Trésor Américain devait conserver $322,539,016 en ‘U.S. Notes’ en circulation à tout moment.

Toutefois, Rudy Villareal a admis, en tant qu’agent du Département du Trésor devenu ensuite directeur de la Division des opérations de devises au Département du Trésor, dans une interview de 1982 pour le journal Spotlight, que le Trésor lui-même ne mettait pas d’ ‘U.S. Notes’ en circulation, même s’il avait été mandaté pour le faire par la législation ancienne et bien établie du Congrès. Il a dit que les ‘U.S. Notes’ étaient mises dans ce qui était appelé le coffre-fort des émissions, mais, comme le Spotlight l’a commenté, « il semble que par une sorte de magie sémantique, les bureaucrates considèrent ces billets enfermés comme des devises ‘en circulation’ »(891)

En fait, il apparaît que c’est pendant l’administration JFK que des ‘U.S. Notes’ ont été introduites dans l’économie pour la dernière fois, mais – répétons le – cela a été fait, non par le décret présidentiel spécial le plus souvent cité par ceux qui continuent à dire que « La Réserve Fédérale a tué JFK. »

Au lieu de ça, l’émission de ‘U.S. Notes’ pendant l’ère Kennedy a été faite en vertu d’une loi déjà existante dans les textes. Ceux qui citent un décret présidentiel de JFK qui, en fait, se réfère aux certificats argent, commettent une grave erreur et – intentionnellement ou non – rendent un mauvaise service aux recherches sérieuses sur le complot contre JFK. Je n’insisterai jamais assez sur ce point.

The Spotlight a publié des articles pour tenter de contrer les fausses informations qu’il avait lui-même contribué à faire circuler, pour réaliser plus tard qu’il y avait tellement de gens engagés à fond dans cette histoire, et si déterminés à prouver que « La Réserve Fédérale a tué JFK » que ceux-ci ont, en fait, fait ombrage aux efforts du Spotlight qui cherchait à remettre les pendules à l’heure.


RÉTABLIR LES FAITS HISTORIQUES

Mais est-ce que cela suffit de dire que The Spotlight ne fait aucunement partie d’une opération de dissimulation de l’implication de la Fed ? Au lieu de ça, The Spotlight essaie de faire toute la lumière sur la question, peu importe le coût, en tentant d'éviter à des patriotes sincères et critiques de la Fed l'embarras d'avoir relayé de fausses informations qui ne font que miner leur crédibilité, en plus de donner des munitions supplémentaires à la Fed qui tente de discréditer ses détracteurs.

J’espère vivement que cela va remettre les pendules à l’heure. Il n’y a pas de doute, comme je l’ai dit, que la dynastie Kennedy avait de grands projets pour défaire le monopole de la Réserve Fédérale sur la monnaie des États-Unis, mais l’EO 11,110 ne faisait pas le moins du monde partie d'un tel projet à long terme.

Cette histoire continue de faire parler d’elle encore et encore et malgré les efforts du Spotlight et d’autres en vue de rétablir la vérité, elle a maintenant une vie autonome. J’ai bien peur qu’elle ne s’arrête plus jamais désormais.

Pour conclure ce survol de la « connexion » de la Réserve Fédérale à l’assassinat de JFK, il semble approprié ici de désigner, une fois de plus, mais sous un angle différent, le vice fondamental dans la théorie (populaire parmi les « libéraux » qui se penchent sur l’assassinat de JFK) selon laquelle le complot lié à l’assassinat venait de « la droite ».

Le meilleur exemple montrant combien cette théorie est fausse (et comment la théorie elle-même, justement, se fonde sur un malentendu sur ce qui constitue précisément la pensée de la « droite » en Amérique) est probablement celui qu’on peut trouver dans le livre instructif de Walt Brown, Treachery in Dallas, l’une des meilleures parmi les plus récentes tentatives de comprendre le casse-tête JFK.


LA « DROITE » ET LA RÉSERVE FÉDÉRALE

Bien que Brown semble tout à fait sincère et n'est certainement pas en train de faire circuler de la désinformation, il désigne comme mobile de la « droite » (d'assassiner le président Kennedy) ce qui n’est tout simplement pas un mobile de la « droite ». Brown se penche sur la question épineuse de la position de JFK en relation avec le monopole privé de la monnaie, connu sous le nom de système de la Réserve Fédérale, et il nous sert le mythe populaire que nous avons disséqué plus haut.

Dans Treachery in Dallas, Brown écrit : « Quand les ‘U.S. Notes’ apparaissent en 1962, elles coûtent beaucoup d’argent aux grandes entreprises, aussi bien qu’aux intérêts bancaires, parce que le gouvernement, et non pas les banques, était devenu l’agent de courtage. Ces ‘U.S. Notes’ ont disparu après le 22 novembre, aussi soudainement qu’elles sont apparues. » (892) Il ajoute plus loin :

« Les grosses puissances d’argent aux États Unis ont gravement pris connaissance du fait que Kennedy s'emploie à entamer l’émission d’ ‘U.S. Notes’, devise introduite dans notre économie par le Trésor U.S., soit le seul groupe constitutionnellement affecté à cette tâche. D’autres monnaies ont été introduites dans le système par la Réserve Fédérale, dont la Constitution ne fait aucune mention, celle-ci étant muette en ce qui concerne le contrôle de l’émission de devises américaines par des sociétés privées. » (893)

Bien que l’analyse de base de Brown, sur la façon générale dont la Fed fonctionne, soit correcte (mais factuellement incorrecte quant aux données réelles justifiant pourquoi les ‘U.S. Notes’ ont été émises), Brown fait une erreur flagrante lorsqu’il cite l’émission des ‘U.S. Notes’ comme faisant partie des preuves d’un mobile « de droite » pour faire éjecter John F. Kennedy de la Maison Blanche.

Le fait est que la perception de Brown sur ce qui constitue la « droite » contre la « gauche » (ou tout autre camp, d’ailleurs) au niveau de la politique américaine est manifestement à côté de la plaque, car si Brown faisait la moindre petite enquête, il trouverait que c’est la « droite » américaine qui a toujours été férocement critique contre le système de la Réserve Fédérale.

A de rares exceptions près, telles que deux grands populistes texans de gauche – le représentant Wright Patman et le représentant Henry Gonzalez – et le représentant Jerry Voorhis, le démocrate californien que Richard Nixon a battu lors de sa réélection à la Chambre des représentants, les plus féroces et les plus virulents critiques à l’égard de la Réserve Fédérale et de sa manipulation de la monnaie ont été des populistes « de droite »: du père Charles Coughlin, le prêtre animateur de radio des années 30, au colonel James « Bo » Gritz, le héros de la guerre du Vietnam abondamment décoré qui s’est présenté aux présidentielles comme candidat indépendant aux élections de 1992. Gritz lui-même a affirmé que la première chose qu’il ferait une fois élu serait de réinstaurer le décret présidentiel de JFK émettant des ‘U.S. Notes’ dans l’économie. Mais, comme nous avons vu, un tel décret n’existe pas.

La position de JFK envers la Réserve Fédérale était, ainsi, une position « de droite » – plus qu’une position « libérale » ou « progressiste » – particulièrement à la lumière du fait que – comme nous avons vu plus tôt dans le chapitre 4 de Final Judgment – l'éducation de JFK sur cette question s’est faite sur les genoux de son père, un homme particulièrement « de droite ».

Il est intéressant de noter que ledit Jim Marrs inclut également la théorie selon laquelle « La Réserve Fédérale a tué JFK » – ma description du mythe, pas la sienne – dans son chapitre de Crossfire intitulé « Rednecks et pétrolières – extrémistes de droite et millionnaires texans », comme s’il y avait un lien entre les intérêts des « extrémistes de droite » et ceux qui contrôlent la Réserve Fédérale. Encore une fois, comme nous l’avons vu, ceci est basé sur un défaut de perception au mieux, et sur une mauvaise recherche au pire, mais ça trouble encore plus les eaux d’un élément déjà controversé, d’un sujet encore plus controversé.

La Réserve Fédérale a certainement en son pouvoir la capacité de manipuler les « extrémistes de droite » pour arriver à ses fins. Cependant, comme nous l’avons vu dans notre annexe sur Guy Banister et ses associés « de droite », on retrouve une connexion « de droite » (si l’on peut s’exprimer ainsi) dans le complot de l’assassinat de JFK, mais il y a certainement beaucoup plus dans cette histoire que ce que Brown, et Marrs, et d’autres, comprennent vraiment (ou peut-être plus que ce qu’ils disent).

Les intérêts bancaires qui profitent du monopole de la Réserve Fédérale sont, il faut le souligner, liés étroitement à la dynastie européenne Rothschild, tel que documenté dans des travaux tels que l’étude monumentale de Eustace Mullins, The Federal Reserve Conspiracy qui fait sans aucun doute autorité en la matière et qui a été la pierre angulaire de tous les écrits ultérieurs sur le sujet.

Ainsi, si l’on considère que la famille Rothschild, en fait, a été un mécène principal de l’État d’Israël, on peut facilement suggérer, alors, que même la théorie selon laquelle "La Réserve Fédérale a tué JFK" a sa propre crédibilité légitime, dans la mesure où le rôle du Mossad israélien – de connivence avec la CIA et la mafia Lanski – nous ramène en effet à une connexion Rothschild et à la Réserve Fédérale dans le complot d’assassinat.


LA PREUVE RÉFUTE LE MYTHE…


Un dernier point important digne d’être mentionné : une ‘United States Notes‘ de 1966 est illustrée dans la section photos de Final Judgment. J’ai tenu cette ‘United States Notes‘ de 1966 entre mes mains. Elle est authentique. Elle est en la possession d’un vétéran qui est aussi très critique vis-à-vis le système de la Réserve Fédérale.

Le fait même que cette ‘United States Notes‘ de 1966 existe prouve que ce n'est absolument pas vrai qu’aucun ‘United States Notes‘ n’a été émis après 1963. C’est donc une erreur de dire que le président Johnson a retiré tous les ‘U. S. Notes‘ de la circulation une fois devenu président, après la mort de JFK.

En fin de compte, ceux qui recherchent vraiment les faits sur le complot de l’assassinat de JFK ne se rendent pas service en promulguant de fausses information sur la connexion de la Réserve Fédérale. Ainsi, je suis heureux de pouvoir profiter de cette occasion pour tenter de rétablir la vérité.

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889. Jim Marrs, Crossfire. (New York: Carroll & Graf, 1995), p. 275.
890. The Spotlight, February 15, 1982 and April 20, 1992.
891. Ibid.
892. Walt Brown. Treachery in Dallas. (New York: Carroll & Graf, 1995), p.85.
893. Brown, p. 318.





KILL JFK = 'OPERATION HAMAN'

Voir: Haman et les assassinats politiques (HUSSEIN, STALINE, HITLER, LE TSAR, etc.)
Haman associé à la Croix du Christ (symbole de la croix: une "abomination" associée au Christ et à Haman pendu à un gibet en croix.)
Operation Haman comme nom de l'opération visant à tuer JFK... C'est pas prouvé mais vraisemblable. Ce nom illustre bien ce que représentait l'opération consistant à tuer Kennedy, quels intérêts ça servait. Pour comprendre le personnage maudit de Haman dans le drame du peuple juif devant-toujours-se-battre-pour-sa-survie, il faut relire le livre d'Esther. 
Voyez ce que le livre de Michael Collins Piper sur l'assassinat de JFK intitulé "FINAL JUDGMENT" révèle concernant cette habitude juive consistant à identifier ses ennemis à Haman pour les faire assassiner. Piper intitule même sa conclusion "Operation Haman? The Theory That Works":

(...)However, the primary reason behind Ben-Gurion's departure was the Israeli leader's inability to pressure JFK into accepting Israel's demands. According to Hersh: "There was no way for the Israeli public . . . to suspect that there was yet another factor in Ben-Gurion's demise: his increasingly bitter impasse with Kennedy over a nuclear-armed Israel." (143) Ben-Gurion had failed. The battle had been lost, but the war between the two men was still to be won.
A MODERN-DAY HAMAN?
What was on Ben-Gurion's mind as he turned over the reins of government to his successor? What was David Ben-Gurion's final act as Prime Minister of the Jewish State? In light of Ben-Gurion's explicit comment to John F. Kennedy that "my people have the right to exist . . and this existence is in danger," we can certainly make a good presumption.
In Ben-Gurion's eyes, John F. Kennedy was clearly a modern-day Haman—an enemy of the Jewish people. In Jewish folklore, Haman was a descendant of the Amalekites who served as prime minister to King Ahasueros of Persia. It was Haman who sought to convince the king that all of the Jews of his empire should be exterminated forever.
However, according to legend, a beautiful Jewish temptress named Esther used her feminine wiles on Ahasueros and, in the end, it was Haman who was instead put to death. The important Jewish holiday of Purim celebrates the deliverance of the Jews from Haman's intended holocaust.
In the Bible—Deut 25:19, I Sam. 15:8—the ancient Hebrews were urged to "blot out the memory of the Amalekites" from whom Haman descended.
In Israel—in 1963—David Ben-Gurion certainly looked upon John F. Kennedy as a modern-day Haman, a son of the Amalekites. As he pondered the brutal conflict with JFK, Ben-Gurion no doubt remembered the meditation that is read on Purim:
"A wicked man, an arrogant offshoot of the seed of Amalek, rose up against us. Insolent in his riches, he digged himself a pit, and his own greatness laid him a snare. In his mind he thought to entrap, but was himself entrapped; he sought to destroy, but was himself speedily destroyed . . . he made him a gallows, and was himself hanged thereon."
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THE COMING OF THE MESSIAH
With John F. Kennedy lying in a grave in Arlington National Cemetery, Israel was safe—for the time being at least. The modern-day heir of Haman's legacy had been destroyed. That Lyndon Johnson—a man with a steadfast history of loyalty to Israel and its American lobby—was in line to assume the American presidency was a fact not gone unnoticed. Israel's messiah had come.
(...)"CONCLUSION: Operation Haman? The Theory That Works"(...)
Was there a code name for the conspiracy against President Kennedy? More than likely. But we, of course, will surely never know its name. Did the Mossad, perhaps, call it "Operation Haman"—naming the conspiracy to kill the American president after Haman, the ancient Amalekite conspirator who desired the destruction of the Jewish people? That code name would be as reasonable as any, considering Ben-Gurion's hatred for Kennedy—a modern-day Haman in his eyes.
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In 1979 when Connally launched a well-financed bid for the 1980 Republican presidential nomination, he publicly challenged the power of the Israeli lobby in a highly controversial speech that, by all accounts, led to the end of Connally's presidential ambitions once and for all.
But what is interesting is that Connally' s speech was considered so inflammatory by the Israelis and their Americans supporters that a prominent Israeli educator and philosopher, Emmanuel Rackman, president of Bal Ilan University, actually called for Connally's assassination.
Comparing Connally to Haman, the ancient enemy of the Jewish people, Rackman—a rabbi—issued his call for Connally's assassination in the November 18, 1979 issue of The Jewish Week-American Examiner, the publication of the Israeli-government owned Jewish Telegraph Agency, a subdivision of the worldwide Jewish Agency.
Rackman's vicious attack on Connally was headlined: "John Connally Campaign Seen as Dire Threat to Israel and U.S. Jewry." Rackman quoted New York Times columnist William Safire as having said that for "the first time, a candidate for President has delivered a major address which he knew would disturb and dismay every American supporter of Israel."(986)
Rackman commented: "This is true. But does not this observation signify more than it says? Does it not mean that in Connally we have, for the first time, a candidate who in no uncertain terms is telling the American people that he does not want the support of Jews and that he wants to prove that one can be elected president without Jewish support.
"Furthermore, does it not mean that at long last we have a candidate who hopes to get elected by mobilizing support from all who share his total disregard of how Jews feel about him and is this not an invitation to all anti-Semites to rally behind him? I am generally not an alarmist but nothing in American politics in recent years so disturbed me as Connally's subtle communication to Jews that they can `go to the devil.' Even the Nixon tapes were not so upsetting.
"The American Jewish community must be alerted. If only we had stopped Hitler early enough, millions of Jews would still be alive. And Connally must be stopped at all costs. He must not even get near the nomination! He must be destroyed, at least politically, as soon as possible.
It is sufficiently early to make Connally look ridiculous and destroy him politically without bloodshed.
"Perhaps I am overreacting," said Rackman. "But if I have learned anything especially from the rabbinic view of Biblical history it is that we are less fearful and more forgiving of enemies who at least accord us a modicum of respect than we are of enemies who treat us with disdain, with contempt. That makes Arafat more acceptable than Connally." (987)
Rackman compared Connally with Amalek, another foe of the Jewish people: "'Remember Amalek,' we are told. 'Don't forget.' Eradicate him from the face of the earth. Simply because Amalek had no respect for us. He encountered us in his path and casually sought to exterminate us as vermin.
It is my fervent prayer," said this Jewish religious leader, "that American Jewry will not minimize the importance of the challenge they have been given and will act speedily and with devastating effectiveness."(988)
John Connally was not eradicated as Rackman urged. But his political career came to a halt after the major media began a campaign against him.
However, when John Connally died in 1993, the doctors said that Connally's fatal lung condition was a direct outgrowth of the chest wounds that he had received in the shooting in Dallas on November 22, 1963. So ultimately, in the end, John Connally did prove to be yet another victim of Israel—as much as if he had died on the same day as John F. Kennedy.



Voir aussi, de Michael Collins Piper:

Judas Goats -- The Enemy Within: The Shocking Story of the Infiltration and Subversion of the American Nationalist Movement, by M.C. Piper

THE POWER BEHIND SARAH PALIN, by M.C. Piper (American Free Press)

The New Jerusalem: Zionist Power in the United States, by M. C. Piper