mercredi 1 août 2018

Noam Chomsky: peu importe ce que la Russie a pu faire pour influencer les élections américaines, cette influence est sans commune mesure avec l'influence israélienne, une influence immense, connue de tous et qui ne se cache même pas. Le scandale en lui-même révèle en fait l'ignorance crasse du public et l'hypocrisie sans borne et la double éthique des médias et des politiciens.


Noam Chomsky Comments Russiagate


Democracy Now: Noam Chomsky on Mass Media Obsession with Russia and the Stories not Being Covered in the Trump Era (Full segment)
L'extrait pertinent débute à @ 5:25.

Selon Chomsky, le Russiagate ferait diversion par rapport à d'autres influences bien plus graves et significatives, comme par exemple l'influence israélienne dans les élections américaines.  (Laissons de côté pour le moment les innombrables cas avérés d'interférence américaine dans les élections de dizaines d'autres pays, sans parler des coups d'État et des assassinats.)

On a déjà connu Chomsky bien plus timide et circonspect dans ses condamnations envers Israël (par exemple son rejet du mouvement BDS, son rejet de la thèse du lobby israélien qui dominerait la politique étrangère américaine, etc.). Rendons à César ce qui lui revient: Chomsky fait preuve d'une grande intelligence et d'une grande perspicacité, malgré sa prudence un peu excessive.

Sera-t-il bientôt accusé d'être un agent russe pour avoir osé "franchir la ligne rouge" en minimisant le soi-disant scandale du "Russiagate"?

Cela dit, il ne saurait être question de nier en bloc toute influence russe. Il s'agit plutôt de relativiser l'importance de ce danger en prenant conscience qu'il existe une menace bien plus réelle et bien plus grande, qui est pourtant restée cachée pendant des décennies et l'est encore aujourd'hui malgré le travail acharné des médias alternatifs. C'est dire que les médias alternatifs ne font toujours pas le poids face aux grands médias. 

Par ailleurs, tous les observateurs attentifs sont d'accord pour dire que les grands médias devraient remercier Trump puisque c'est grâce à lui que la population, jusque là blasée et écoeurée des médiasmensonges, a recommencé à regarder la télé et à suivre les chaînes de nouvelles, ces dernières étant toutes alignés sur une ligne anti-Trump des plus paresseuse et facile. Malgré la dénonciation constante des médiasmensonges par Trump, ce dernier est du pain béni pour les grands médias. Savoureuse ironie, puisque c'est précisément grâce à la perte de confiance de la population envers les médias que les électeurs ont choisi Trump: en effet, les attaques constantes et la détestation des médias envers Trump et leur promotion éhontée d'Hillary a eu pour effet, en raison de la méfiance grandissante du public vis-à-vis des médias, de pousser de nombreux électeurs à favoriser Trump contre Hillary la chouchou des médias (et probable origine de toute la diversion du Russiagate).


Selon Noam Chomsky, l’ingérence dans la politique américaine vient surtout d'Israël et non de Russie  
https://francais.rt.com/international/53077-selon-noam-chomsky-ingerence-dans-politique-americaine-vient-d-israel
31 juil. 2018, 12:51
Dans un récent entretien, le célèbre linguiste a exprimé ses doutes quant à l’ingérence russe présumée dans le processus électoral américain, qualifiant l'obsession des médias à ce sujet de «blague», avant d'accuser d'interférence... Israël.
«Est-ce que les Russes ont interféré dans nos élections ? Cette question a monopolisé l’attention des médias [...] c’est une vaste blague», dénonce l’intellectuel américain Noam Chomsky, sympathisant du mouvement anarcho-syndicaliste, dans un long entretien accordé à Democracy Now, un média américain contestataire le 30 juillet. Il faisait alors références aux accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016, qui agitent toujours autant la presse américaine.
Selon le penseur et linguiste, «quoi que les Russes aient fait [lors de la présidentielle américaine], cela compte à peine» à côté de ce qu’un autre Etat fait «ouvertement, effrontément et avec beaucoup de soutien». 
«L’intervention israélienne dans le processus électoral américain dépasse largement ce qu’ont pu faire les Russes», a assuré Noam Chomsky. L'intellectuel a pointé du doigt le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qu’il accuse notamment de s’être adressé directement au Congrès américain pour affaiblir les prérogatives du président américain en 2015, pendant le mandat de Barack Obama.
«Est-ce que Vladimir Poutine est allé s’adresser au Congrès pour tenter d’infléchir la politique américaine, sans même en informer le président ?», a-t-il questionné.
Noam Chomsky fait référence à un déplacement du chef du gouvernement israélien répondant à l’invitation du président de la Chambre des représentants des Etats-Unis, John Boehner, en 2015. Benjamin Netanyahou s’était directement adressé au Congrès pour évoquer l’accord sur le nucléaire iranien, sans en référer officiellement à la Maison Blanche, déclenchant en conséquence la colère du président américain de l'époque. 
«Voici juste une infime partie de cette influence écrasante. Si vous vous intéressez à l’influence étrangère dans les élections, certaines zones sont à observer», a affirmé Noam Chomsky. Il a conclu sa réflexion sur l’attention démesurée accordée par les médias à des sujets «marginaux» alors que de graves problèmes sont passés sous silence, comme les décisions de Donald Trump relatives au climat et au réchauffement climatique qu’il juge «réellement destructrices». «Voici le genre de choses dont on devrait discuter», a-t-il estimé.



Noam Chomsky: Russian Interference Isn’t Influencing US Elections—But Israel Definitely Is   
While Americans obsess over alleged "Russian hacking," Noam Chomsky questions why political influence from Israel is being ignored. 
 https://thefreethoughtproject.com/noam-chomsky-israil-influence-meddling/
By John Vibes - July 31, 2018
 World-renowned author and lecturer Noam Chomsky pointed out in a recent interview that Israel has actually had far more influence in the United States political system than Russia ever has, in the wake of mass media hysteria about alleged “collusion” in the 2016 election.
In an interview with Amy Goodman of Democracy Now, Chomsky said:
 So, take, say, the huge issue of interference in our pristine elections. Did the Russians interfere in our elections? An issue of overwhelming concern in the media. I mean, in most of the world, that’s almost a joke. First of all, if you’re interested in foreign interference in our elections, whatever the Russians may have done barely counts or weighs in the balance as compared with what another state does, openly, brazenly and with enormous support. Israeli intervention in U.S. elections vastly overwhelms anything the Russians may have done, I mean, even to the point where the prime minister of Israel, Netanyahu, goes directly to Congress, without even informing the president, and speaks to Congress, with overwhelming applause, to try to undermine the president’s policies—what happened with Obama and Netanyahu in 2015. Did Putin come to give an address to the joint sessions of Congress trying to—calling on them to reverse U.S. policy, without even informing the president? And that’s just a tiny bit of this overwhelming influence. So if you happen to be interested in influence of—foreign influence on elections, there are places to look. But even that is a joke.
 Chomsky went on to point out that:
 That’s only one part of it. Lobbyists practically write legislation in congressional offices. In massive ways, the concentrated private capital, corporate russector, super wealth, intervene in our elections, massively, overwhelmingly, to the extent that the most elementary principles of democracy are undermined. Now, of course, all that is technically legal, but that tells you something about the way the society functions. So, if you’re concerned with our elections and how they operate and how they relate to what would happen in a democratic society, taking a look at Russian hacking is absolutely the wrong place to look. Well, you see occasionally some attention to these matters in the media, but very minor as compared with the extremely marginal question of Russian hacking.
Chomsky is one of the few intellectuals in the public eye who can get away with being so critical of Israel, because he has Jewish heritage, despite being non-religious. It is common for anyone critical of Israel’s policies to be labeled as an anti-semitic.
Pink Floyd frontman Roger Waters, another outspoken critic of Israel, said in a 2016 interview that anyone who speaks out about the apartheid state is labeled as anti-semitic.
“The only response to BDS is that it is anti-Semitic, I know this because I have been accused of being a Nazi and an anti-Semite for the past 10 years. My industry has been particularly recalcitrant in even raising a voice [against Israel]. There’s me and Elvis Costello, Brian Eno, Manic Street Preachers, one or two others, but there’s nobody in the United States where I live. I’ve talked to a lot of them, and they are scared s***less….” he said.
“If they say something in public they will no longer have a career. They will be destroyed. I’m hoping to encourage some of them to stop being frightened and to stand up and be counted because we need them. We need them desperately in this conversation in the same way we needed musicians to join protesters over Vietnam,” Waters added.
In recent years, as the horror that the Israeli government unleashes upon the prisoners of Palestine has been exposed, global public opinion is finally beginning to shift against the apartheid state. In response, the governments in the U.S. and Israel have both been forcing legislation to keep a lid on the genocide that is taking place.
Last month, The Free Thought Project reported that South Carolina passed a law to legally define criticism of Israel as “anti-Semitism,” showing a concerted effort to stifle criticism of a government that is indiscriminately killing innocent people, and keeping an entire population in poverty and constant terror.
As The Free Thought Project also reported, 41 other members of Congress came together to champion proposed legislation in July 2017 that would “make literal criminals of any Americans boycotting Israel—a brazen, if not explicit, attack on the BDS Movement, incidentally exploding in popularity worldwide as the belligerent nation continues its occupation of Palestinian lands.”
Governments are not alone in this suppression of information either, tech corporations that now control the media narrative are also taking efforts to prevent people from seeing the true face of the Israeli military. YouTube has been engaging in censorship of Israeli war crimes, as journalist Abby Martin called attention to earlier this year when a video that she made about the violence in Isreal was flagged as “hate speech” and blocked by YouTube in 28 countries.
Journalist Max Blumenthal, who was featured in the interview, suggested that pro-Israel lobbyists have major tech companies on their payroll:
My comments were based entirely on my extensive journalistic experience in the region and my analysis was clinical in nature. At no point did I denigrate anyone based on their faith or ethnicity. The trend of censoring material that presents Israel in a less than favorable light has only intensified as establishment attacks on critical voices expands. This latest episode confirms my view that the pro-Israel lobby and its willing accomplices in Silicon Valley present one of the greatest threats to free speech in the West.”
Despite the best efforts of the Israeli government and their NATO allies, the world is beginning to wake up to the struggle of the Palestinian people. Even the United Nations is taking a new interest in the situation, with the recent announcement of a war crimes investigation of the Israeli government’s actions.


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"Hollywood, D.C.": Hollywood et les grands médias américains non seulement grouillent d'agents de la CIA, ils sont entièrement au service de la CIA