lundi 12 novembre 2007

Le Comité Juif Américain honore le président Sarközy du Prix de la Lumière Parmi les Nations



12 novembre 2007
[Oubliez sa rencontre avec Bush… : au cours de ses vingt-six heures passées aux Etats-Unis, le principal événement, pour Sarkö, fut, à n’en pas douter, sa rencontre avec le « ministère des affaires étrangères » du lobby sioniste, l’American Jewish Committee. Mais il semble quasi impossible que Sarkö ait pu déjà réussir à accumuler suffisamment de zèle pro-israélien en si peu de temps (malgré tout, cela ne fait, en effet, que six mois qu’il s’est emparé des mannettes) pour mériter une distinction aussi « prestigieuse » ! Sans doute est-il en train de se faire le défenseur-cacatoès du couplet sioniste sur le bombardement de l’Iran. Ou bien alors, il a peut-être pu racheter ses points de retraite au titre de ses années de service en tant qu’agent du Mossad – service qui, à en croire la feuille de chou française de droite Le Figaro, remonterait au moins jusqu’en 1983… Jeffrey Blankfort.]

« Avant tout, nous honorons la conviction, la conscience et le courage du président Sarközy – autant de qualités qui font cruellement défaut dans un monde désespérément en manque de ces trois vertus », a déclaré [sans rire] le directeur général de l’AJC, David A. Harris.

La médaille de l’AJC récompense exclusivement des chefs d’Etat exceptionnels.

« Le président Sarközy est un homme passionné », a poursuivi Harris. « C’est sa passion, combinée à sa conviction, à sa conscience et à son courage, qui l’a promptement élevé jusqu’à un poste d’une éminence exceptionnelle, et qui lui doit le respect sur la scène mondiale. »

Richard J. Sideman, président de l’AJC pour les Etats-Unis, ouvrant la réunion et la cérémonie de remise de cette distinction, a salué « la vigueur sans équivalent et le sens des principes hors du commun » du président Sarkö, évoquant les défis et les dangers communs auxquelles sont confrontées ces « démocraties sœurs [siamoises] » que sont les Etats-Unis, la France et Israël.

Remerciant l’AJC, le président Sarkö s’est élevé véhémentement contre l’antisémitisme et il a apporté son soutien indéfectible à la quête de paix et de sécurité d’Israël.

« L’antisémitisme doit être combattu tête baissée », a déclaré le président Sarkö. « Dès l’instant où vous essayez d’expliquer l’antisémitisme, vous êtes en train de le justifier… »

Il a précisé que l’antisémitisme est une réalité qui doit être reconnue pour telle, et non pas déniée. « Nous ne saurions combattre efficacement quelque chose que nous dénierions », a-t-il dit, ajoutant : « Tant qu’il n’y a pas d’accord sur le diagnostic, impossible de trouver le remède ! »

Le président Sarkö s’est présenté en ami inconditionnel d’Israël, qui considère la création même de ce pays comme un des « miracles » [sic] du vingtième siècle.

Le président français a fait part de son optimisme quant à l’avancée à pas de géant des négociations israélo-palestiniennes. Les Israéliens et les Palestiniens ayant « le dos au mur » [relevons l’élégance de cette délicate allusion… ndt], la seule chose qu’ils puissent faire, c’est fuir en avant !», a-t-il dit.

S’engageant sur l’engagement de son gouvernement à aider des négociations en vue d’une solution viable à deux Etats [sic], le président Sarkö a fait observer que « la question de la sécurité n’est pas négociable » en ce qui concerne Israël, ajoutant qu’ « Israël est dos à la mer, avec très peu d’espace pour manœuvrer » [peut-être Israël pourrait-il se retourner sur sa plage, afin de bronzer de l’autre côté ? ndt].

Le président Sarkö a également abordé le Liban et l’Iran dans ses commentaires : « Le Liban est un symbole de diversité dans une partie du monde qui a besoin d’apprendre que la pureté inhérente au fondamentalisme représente un risque », a ainsi déclaré le président français.

Faisant allusion aux efforts de la France pour assimiler avec succès sa propre population musulmane, le président Sarkö a dit : « Quand même, les pays musulmans ne peuvent pas dire qu’il faut de la diversité, en France, mais pas de l’autre côté de la Méditerranée ! » Une telle diversité, au Liban, en particulier, explique en partie pourquoi « la France est engagée, au Liban », a-t-il dit.

Il a réitéré l’opposition déterminée de la France à la mise au point d’armes nucléaires par l’Iran, tout en exprimant son soutien aux pays qui cherchent à développer l’énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques. « L’Iran a droit à l’énergie nucléaire civile », a dit le président Sarkö, qui a appelé à ce que les politiques étrangère et économique de la France soient harmonisées afin d’envoyer un message fort à l’Iran, selon lequel la France s’opposera à tout programme d’armes nucléaires dans ce pays.

L’AJC et la France connaissent des relations très étroites et fructueuses depuis plus de cinquante ans. Les liens avec le président Sarkö se sont considérablement renforcés depuis son passage place Beauvau, et son discours prononcé devant les instances de l’AJC, à Washington, voici, de cela, trois ans.

« Il est catégorique dans son opposition à l’antisémitisme », a dit Harris, rappelant les propos tenus par le futur président Sarkö lors du mâchon de l’AJC de 2004, au cours duquel il avait déclaré : « Je considère que toute insulte contre des juifs est une insulte contre la France ! »

La médaille de la Lumière Parmi les Nations a été décernée au président Sarkö, indique l’inscription qui y figure, « en admiration pour votre promotion infatigable des valeurs démocratiques, des droits de l’Homme et de la paix, et en appréciation pour votre amitié dévouée pour les Etats-Unis, pour Israël et pour le peuple juif. »

La médaille a la forme d’une flamme, symbolisant la lumière inextinguible de la liberté. Parmi les précédents récipiendaires de cette distinction, nous relèverons les noms du président américain Bill Clinton et du président chilien Ricardo Lagos.

Plus de cent invités ont assisté au déjeuner privé organisé par l’AJC en l’honneur du président Sarkö, dont plusieurs anciens dirigeants de l’AJC, des représentants d’autres organisations juives américaines, des membres du Congrès des Etats-Unis, d’éminents dirigeants de la société civile et de hauts responsables de l’exécutif français.

Plusieurs membres du cabinet du président Sarkö accompagnaient le président, dont le sinistre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui avait pris la parole lors d’un dîner de l’AJC à New York en octobre ; la ministre relâchée de justesse Rachida Dati ; la ministre de l’Economie Christine Lagarde; Rama Yade, secrétaire d’Etat pour les Affaires étrangères et les Droits de l’Homme et Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale. Richard Prasquier, président du Crif, qui chapote les organisations juives françaises, figurait au nombre des invités.

Article original en anglais, AJC, 7 novembre 2007.

Trad. fr.: Marcel Charbonnier

La France sous le joug de l'empire israélo-américain, Francois Costes