dimanche 11 novembre 2007

Le Canada se souvient... mais continue le massacre

Pour ceux qui voient pas bien, je vous l'écris en grosses lettres:
THERE IS NO FLAG LARGE ENOUGH TO COVER
THE SHAME OF KILLING INNOCENT PEOPLE

IL N'Y A PAS DE DRAPEAU ASSEZ GRAND POUR
COUVRIR LA HONTE DE TUER DES GENS INNOCENTS
Aujourd'hui, une petite réflexion sur le jour du souvenir... qui devrait être repensé pour devenir le jour du REFUS de l'absurdité de cette infâme boucherie qu'est la guerre.

En plus de se souvenir de soldats qui ont été charcutés dans les guerres passées et des vétérans, il faudrait au moins avoir le courage de voir la BUSHerie des soldats qui se font charcuter PRÉSENTEMENT, en Irak, en Afghanistan. ET CONDAMNER CETTE BUSHERIE.

"ON" exige de nous de supporter cette guerre, par patriotisme et solidarité avec les troupes, mais en même temps "ON" nous demande de se souvenir et de pleurer sur le sort des soldats tués et des vétérans des guerres passées. "ON" (le Canada) est en guerre en Afghanistan en ce moment même, on a une boucherie juste là sous nos yeux! Mais celle-là, il faudrait l'exhalter et l'encenser. Des soldats meurent pendant qu'on est occupé à se souvenir des soldats tués dans les guerres du passé. Édifiant, n'est-ce pas? Le regard fixé sur le passé, on ne voit pas que la même chose se (re)produit en ce moment.

Et il serait pas étonnant que, dans vingt ans, on fasse notre devoir de mémoire sur ces absurdes guerre qui font rage présentemment en Afghanistan et en Irak...

C'est toujours "la guerre qui mettra fin aux guerres". Et après la guerre, "ON" dit toujours "jamais plus"... Et pourtant on continue le massacre malgré l'affligement face aux victimes des guerres passées.

Pour être conséquent, le devoir de mémoire doit devenir un devoir de CONTESTATION de la guerre. Si on se souvient vraiment de nos soldats tués, on ne voudra pas que se reproduise une telle tragédie.

Comment peut-on être en faveur de telles boucheries sans être psychopathe?

Grâce à la PROPAGANDE! Qui nous dit que...

- LA GUERRE C'EST LA PAIX ("mission de paix en Afghanistan")
- LA LIBERTÉ C'EST L'ESCLAVAGE ("vous perdez vos droit et libertés dans le cadre des mesures de sécurité contre le terrorisme mais c'est pour vous protéger des terroristes qui nous haïssent à cause de nos libertés")
- L'IGNORANCE C'EST LA FORCE ("les gouvernements et les médias vous cachent la vérité sur les dégâts causés par cette guerre et ses conséquences, mais c'est pour votre bien")

Documentaire à Canal D:
40 SOLDATS CANADIENS. 6 BOMBES NUCLÉAIRES. 1 SECRET. BOMBES À RETARDEMENT

Au printemps 1957, 40 soldats canadiens sont envoyés au Nevada pour une mission secrète : faire la guerre à moins de 1000 mètres de l’explosion de bombes atomiques! 50 ans plus tard, Bombes à retardement vous invite à suivre la démarche de survivants qui espèrent toujours obtenir reconnaissance et compensation d’Ottawa.

Réalisé par Guylaine Maroist et Éric Ruel (Productions de la ruelle), Bombes à retardement présente une page embarrassante de l’histoire militaire canadienne... En pleine guerre froide, le Canada envoie quelques-uns de ses meilleurs fantassins pour participer à l’Opération Plumbbob. Le Pentagone veut voir comment un soldat réagit à proximité de bombes plus puissantes que celle d’Hiroshima. À leur retour, plusieurs de ces cobayes humains sont aux prises avec diverses maladies alors que leurs enfants naissent avec des malformations.

Grâce à une équipe de journalistes québécois, cette enquête a mis la main sur des images inédites et renversantes des tests nucléaires américains, en plus de retrouver les rares survivants. Sous l’œil de la caméra, les vétérans du Queen’s Own Rifles livrent le combat de leur vie alors qu’Ottawa tente d’étouffer l’affaire. Contrairement aux soldats américains qui ont obtenu une compensation financière il y a près de 20 ans, les militaires canadiens attendent toujours la position de leur gouvernement dans ce dossier.

- Informez-vous aussi sur les dommages catastrophiques de l'uranium appauvri et des armes nucléaires en lisant cet article Le nouveau paradigme nucléaire