jeudi 26 février 2015

Comment la théorie khazare fut avancée par de nombreux théoriciens juifs et soviétiques avant Staline

C'est l'avis de Shlomo Sand (Comment le peuple juif fut inventé?) : sous le nom de plume de P. Ivanov, Staline lui-même aurait signé un article fracassant dans la Pravda contre la théorie khazare. L'ironie de cette histoire est que la théorie khazare a été amplement développée par les chercheurs soviétiques des premières années après la révolution bolchévique, dont plusieurs étaient juifs. Plus tard, sous Staline, alors que ce dernier opérait un retour aux valeurs de la Russie ancestrale, cette théorie fut complètement discréditée et rejetée, associée aux bourgeois et aux juifs, ces "ennemis des Slaves".

Et qui était donc ce fameux Arthur Koestler, l'auteur le plus célèbre associé à cette théorie khazare? Rappelons simplement que cet auteur juif fut un sioniste de la droite la plus radicale, proche du mouvement de Jabotinski, avant de devenir communiste et de développer une aversion sans borne envers Staline et l'Union soviétique, mais cela sans jamais faillir dans son appui inconditionnel envers Israël! Tenez-vous le pour dit! 

Voilà qui jette un éclairage quelque peu différent sur la question, vous trouvez pas?

"Comment le peuple juif fut inventé?", Par Shlomo Sand, 2008, p.324-331 :
"Le pouvoir soviétique, dans ses premiers temps, encouragea la recherche sur la Khazarie : de jeunes historiens s'attelèrent avec enthousiasme à la tâche consistant à défricher le passé pré-impérial de l'histoire russe. Du début des années 1920 à la seconde moitié des années 1930 apparut une création historiographique florissante qui n'hésitait pas à entourer ses découvertes d'idéalisation glorificatrice.

La sympathie des chercheurs soviétiques à l'égard de l'Empire khazar venait de ce que ce dernier avait échappé au pouvoir de l'Église orthodoxe et qu'il était resté tolérant et ouvert à l'égard de toutes les religions. Le fait que la Khazarie fut un royaume juif ne les gêna en rien, peut-être parce que en dépit de leur marxisme manifeste la majorité des chercheurs avaient des origines juives. S'ils pouvaient apporter un brin de fierté juive à l'internationalisme prolétarien, idéal supranational dans son essence, pourquoi pas ? Cependant, les chercheurs les plus distingués de ce groupe n'avaient aucun lien avec la judéité.

En 1932, Pavel Kokovstsov fit publier Les Documents khazars en hébreu dans une édition critique et systématique, en dépit de ses doutes sur l'authenticité de certains documents. Cette publication encouragea la recherche ainsi que des fouilles archéologiques dans les régions du Don inférieur. Les fouilles furent dirigées par Mickaël Artamonov, un jeune archéologue, qui publia ses résultats en 1937 sous le titre Etudes sur l'histoire des anciens Khazars (1), dans l'esprit de la tradition russe soviétique favorable au discours khazar et en faisant l'éloge de ces anciens rois dont l'empire fut le berceau de la Rus' de Kiev naissante. Le vif intérêt que les Soviétiques portèrent à la Khazarie et l'importance qu'ils attribuèrent à l'histoire du Sud-Est européen rayonnèrent sur les travaux de chercheurs juifs en dehors de l'Union soviétique. Durant la période de l'entre-deux-guerres, par exemple, Yitzhak Schipper, éminent historien juif polonais, consacra plusieurs chapitres de ses oeuvres à l'histoire des Khazars ; de même, Baron décida d'approfondir le sujet, qu'il développa longuement dans son vaste travail. Si, pour Doubnov, le passé khazar constituait un chapitre légitime de l'histoire du « peuple juif », dans l'oeuvre de Baron, rédigée au cours de la seconde moitié des années 1930, il prit, de façon assez surprenante, comme on le verra par la suite, une grande importance.(…)
1. Voir Lior, Les Khazars dans l'historiographie, op. cit., p. 126.

(...) L'ère du silence israélien présentait de nombreuses similitudes avec la période de déni en Union soviétique, même si, au pays du socialisme russe, le phénomène avait débuté une génération plus tôt. Depuis la publication du livre d'Artamonov en 1937 et jusqu'aux années 1960, les Khazars n'eurent droit qu'à quelques rares publications, où s'exprimaient généralement des réserves et des calomnies à leur égard. Ce n'est pas un hasard si ces juifs bizarres de l'Orient furent considérés comme une déviation de la logique historique du marxisme-léninisme, en contradiction avec le caractère de la « mère patrie russe » qui réapparut sous Staline.

L'« internationalisme prolétarien » des années 1920 et de la première moitié des années 1930 fit place, bien avant la Seconde Guerre mondiale, à un nationalisme russe affiché. Cette idéologie nationale se transforma, surtout après 1945, durant la période de la guerre froide et de la russification accélérée des régions non russes, en un nationalisme ethnocentriste dur et exclusif.

Tous les historiens russes et soviétiques qui relatèrent par la suite l'histoire de la Khazarie furent à cette période classés comme des « bourgeois » qui n'avaient pas su approfondir le caractère populaire slave et qui, pour cette raison, avaient minoré l'importance de la Rus' de Kiev antique. À la fin de l'année 1951, la Pravda, le principal quotidien soviétique, se mobilisa même pour faire le procès public des Khazars « parasitaires » ainsi que de leurs commentateurs passés, tombés dans l'erreur et ayant induit en erreur. Dans un article retentissant, un « historien institutionnel », P. Ivanov (probablement Staline lui-même), analysa les faiblesses de la recherche sur la question des Khazars et conclut péremptoirement : « Nos ancêtres luttèrent les armes à la main pour défendre les terres de notre patrie devant les envahisseurs venus des steppes. La Russie antique servit de bouclier aux tribus slaves. Elle repoussa l'État de Khazarie, délivra les anciennes terres slaves de l'assujettissement [...] et libéra toutes les tribus et les autres peuples du joug de la Khazarie (1). » Artamonov fut particulièrement attaqué pour avoir manifesté dans le passé une sympathie déplacée à l'égard de la culture khazare et pour lui avoir attribué un rôle historique positif dans la naissance de la Russie. Une réunion du conseil scientifique de l'Institut historique à l'Académie des sciences de l'URSS, tenue après la publication de cet article dans la Pravda, approuva la position défendue par le journal et lui donna entièrement raison. Dès lors, les rênes

1. Cité in Lior, Les Khazars dans l'historiographie, op. cit., p. 130.

furent lâchées et les Khazars transformés en êtres maudits et impurs qui avaient eu le malheur de s'immiscer dans les rouages du passé russe. Au cours des années 1960, après le relatif dégel ayant succédé à la rude période glaciaire stalinienne, les recherches sur les Khazars reprirent avec une grande prudence, mais elles furent alors nettement teintées de nationalisme et parfois même d'antisémitisme. (1)

1. Mickaël Artamonov, qui a avoué dans le courant des années 1950 qu'il n'avait pas été assez «patriote» dans les années 1930, publia en 1962 son second livre sur les débuts de la Khazarie, Histoire des Khazars, mais cette fois avec une fierté nationale de rigueur, à laquelle il ajouta même une touche antijuive. Cf. à ce propos la critique cinglante de Shmuel Ettinger dans la revue Kiriat Sefer (en hébreu), 39, 1964, p. 501-505, et également Irène Sorlin, « Le problème des Khazars et les historiens soviétiques dans les vingt dernières années », Travaux et mémoires du Centre de recherche d'histoire et civilisation de Byzance, 3, 51 1968, p. 423-455.
(...)


Les Khazars: problèmes et controverses, par S. Szyszman :


Soviet Archaeology: Trends Schools and History, by Leo S. Klejn :


Two-tiered Relexification in Yiddish: Jews, Sorbs, Khazars and the Kiev-Polessian Dialect, by Paul Wexler :

FOUTRE LE KHAZAR (...) Juif à 75 % khazar est imposture. Un des auteurs de cette thèse absurde est Joseph Kessel, juif hongrois. Aussi que crussiez-vous que nous fissions ? Nous avons rembarré le Lorrain, qui nous a raccroché au nez en nous disant « Salut ! » Signe du temps, antijudaïsme devenant de plus en plus respectable. (...) L’antisémite peut parfois être séduisant, comme Dieudo’ dans son dernier film, où il semble décrontracté, sûr de lui et dominateur, mais ne vous fiez pas aux antisémites. Quant au juif khazar, c’est en grande partie mythe, auquel souscrivent idiots comme Georges Theil et le Lorrain.(...)

À NE PAS MANQUER:
Koestler et son arnaque des "Khazars", intox visant à éradiquer à jamais l'antisémitisme ! Et ainsi à servir les intérêts juifs. Car il ne peut plus y avoir d'antisémitisme s'il ne reste que des Khazars non-juifs!
“More on the Khazar Theory”: Koestler Admitted He Wrote His Book to Further Jewish Interests
“Should this theory be confirmed, the term ‘anti-Semitism’ would become void of meaning,” he said.According to Scammell, Koestler told French biologist Pierre Debray-Ritzen he“was convinced that if he could prove that the bulk of Eastern European Jews were descended from the Khazars, the racial basis for anti-Semitism would be removed and anti-Semitism itself could disappear.” (Source: Scammell, Michael. Koestler: The Literary and Political Odyssey of a Twentieth-Century Skeptic, Random House, 2009, ISBN 978-0-394-57630-5, p. 546.)

Khazar theory a scapegoat for Jews

Dr. David Duke: “More on the Khazar Theory”: Koestler Admitted He Wrote His Book to Further Jewish Interests
À la différence des bolchéviques qui cherchaient à revaloriser les juifs en mettant en vedette les héroïques Khazars, Koestler ne présente pas les Khazars dans le but de les valoriser mais dans le but d'éradiquer une fois pour toute l'antisémitisme en lui enlevant son objet de haine: les juifs. En convainquant les antijuifs que les juifs sont seulement des "Khazars", les antijuifs vont disparaître, il ne restera plus que des anti-Khazars (qui plus est: des anti-Khazars inoffensifs puisque le soi-disant "problème Khazar" n'intéresse personne).

Hear Dr. David Duke Discuss the “Khazar Theory” He shows how it is ironic that the main supporters of this theory are actually communist Jews...

Dr. David Duke: Rethinking the Khazar Theory!
Toutefois, nous ne saurions suivre sans hésitation un Dr. David Duke lorsque ce dernier déclare que cette théorie khazare est un complot communiste juif. Nous pourrions dire trotskiste. Ou antisoviet, antistalinien... Ces antisoviets antistaliniens n'étaient pas forcément juifs mais, chose certaine, ils étaient pour la plupart philosémites convaincus. Or c'est justement ce portrait qui décrit parfaitement le profil des trotskistes qui deviendront plus tard les néoconservateurs, soit les principaux agitateurs-idéologues de la guerre froide, de la guerre au terrorisme et du retour actuel des tensions avec la Russie, comme au "bon vieux temps" de la guerre froide...



À l'opposé de Shlomo Sand sur le spectrum idéologique gauche-droite, l'orientaliste juif britannique Bernard Lewis, un des idéologues favoris des néoconservateurs anti-islam et pro-sionistes, le père du concept du "choc des civilisations", donne la même description des débuts pro-juifs du bolchévisme se métamorphosant en anti-judaïsme nationaliste sous Staline. En 1986, Lewis décrivait dans Semites and Anti-Semites les débuts pro-judaïques du bolchévisme ainsi que le virage nationaliste anti-judaïque opéré par les soviets sous Staline et après Staline, en révolte contre les "cosmopolites déracinés" internationalistes, qu'ils soient trotskistes ou capitalistes.

"Après la création de l'Etat d'Israël, Staline commença à associer les juifs soviétiques à la conspiration capitaliste mondiale et entama une campagne d'arrestation, de déportation et d'exécution des principaux écrivains juifs. Il préparait une campagne antisémite de plus grande ampleur encore lorsqu'il mourut, en 1953.  Après la mort de Staline, le communisme prit une coloration de plus en plus ethnique, sous l'impulsion de gens qui désiraient renouer avec sa gloire passée, corrompue, selon eux, par les juifs." (Le Monde)

Semites and Anti-Semites, 1986, p. 114-115:



Semites and Anti-Semites, 1986, p. 34-36:





Semites and Anti-Semites, 1986, p. 38-39:








Putin on Jews in the first Soviet Government

Has Soviet Anti-Semitism Halted? The Record Since Stalin’s Death

PDF - L'anticommunisme, profession des sionistes, par N. Bolchakov (Novosti, 1972).

La sionologie, un antisionisme soviétique - Zionology : Soviet Anti-Zionism

Pro-Stalin Revisionism?

FREE EBOOK: Bolton Kerry - Stalin The enduring legacy

EnglishBBolton Kerry
Bolchevik - Communism - Jew - Russia - Second World War

Author : Bolton Kerry
Title : Stalin The enduring legacy
Year : 2012
Link download : Bolton_Kerry_-_Stalin_The_enduring_legacy.zip
Introduction. Joseph Stalin’s legacy continues to haunt geopolitical developments across the world. Stalin (‘Man of Steel’) ruled the USSR and later Soviet-Russian Empire with an iron fist from 1928 until his death in 1953. His individual resolve placed Russia on a course to national greatness by reversing the Bolshevik-Marxist psychosis that would have reduced Russia to chaos and destroyed the very soul of the Russian people. In foreign policy Stalin assured Russia’s place as a world power and maintained the national and cultural freedom of Russia by rejecting the post- 1945 international policy that the USA aimed at creating a one-world government. In the arts Stalinism repudiated ‘rootless cosmopolitanism’ in favour of a Soviet culture based on a synthesis of Russian traditions. ...


 
Jewish Groups Remember 'Jewish Anti-Fascist Committee' at Gravesite in Moscow's Donskoy Cemetery


Preludes to 12 August 1952 and the Jewish Anti-Fascist Committee


Birobaidzan and stalin and the jews: 12 August 1952 and the Doctor's Plot in the Soviet Union


Texe Marrs: Stalin and the Jews
"Purim, a Jewish holy day, just passed. It's a bloody tale of intrigue by Queen Esther of Persia and Haman, her opponent. Jewish kids celebrate by eating "Hamantashen" (Haman's flesh) cookies and the Jewish men get drunk in their synagogues. Rabbis name someone in the world as the "Haman of the Year". In 1953, at Purim, Joseph Stalin was murdered in the Kremlin. He had become the enemy of the Jews. Stalin had signed an order two months before his death for the arrest and deportation of all Jews in Russia." 





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