mercredi 24 juin 2009

Les francs-maçons Sam Bronfman et John Molson

Par une heureuse coïncidence, ces Bronfman et Molson ont aussi fait une offre pour faire l'acquisition de l'équipe de hockey du Canadien. C'est finalement Molson qui les a achetés. Il est intéressant de noter que la femme de Bronfman a été à la direction de la compagnie Molson. Le monde est petit!



Le mercredi 24 juin 2009

Sociétés mystérieuses | fascination

Un groupe d’influence

20/06/2009 19h45

La franc-maçonnerie, réputée pour sa confrérie, a été le forum idéal pour la circulation d’idées et d’intérêts au cours de l’histoire, au Canada comme ailleurs.

« Au fédéral très souvent, si tu n’étais pas franc-maçon, tu ne montais pas vite. Je ne sais pas si ça existe encore aujourd’hui, mais il y avait quand même une solidarité chez les francs-maçons un peu partout dans le monde », raconte l’historien Jacques Lacoursière.

Selon ce dernier, il n’est guère étonnant que la Révolution française ait été en partie noyautée par cet ordre. Aux États-Unis, cette solidarité réussit encore une fois à s’élever dans des hauts cercles. Bon nombre de présidents des États-Unis ont été de leurs rangs, dont John F. Kennedy, rappelle-t-il.

Cette influence pouvait cependant aller dans les deux sens. L’historien évoque l’ex-président de la France Giscard d’Estaing, un franc-maçon, qui a perdu son élection devant François Mitterrand en 1981.

Voyant qu’il perdait, ce dernier avait fait le signe d’urgence maçonnique en ondes, ce qui lui a valu une réprimande de ses frères. « Parce qu’il n’était pas en réel danger physique, ils l’ont boycotté », ce qui a contribué à sa perte, raconte M. Lacoursière.

Et à Québec? La plupart des historiens s’entendent généralement pour dire que la présence des francs-maçons n’a pas beaucoup marqué le développement de la ville. « Contrairement à ce que ça peut être en France par exemple, leur influence n’a pas été très forte ici », estime l’historien de Québec Jean-Marie Lebel. Leurs activités se sont surtout résumées à des engagements bénévoles dans la communauté, très discrets. Leurs seules sorties publiques se résumaient à des cérémonies de pierres inaugurales, conformément à leur tradition.

Vive inquiétude

Malgré tout, l’Église catholique de l’époque à Québec exprimait une vive inquiétude à leur égard, qui allait jusqu’à demander aux paroissiens de dénoncer leurs voisins membres de l’organisation secrète.

« Il ne peut échapper à personne que la franc-maçonnerie, sous les diverses formes qu’elle prend pour mieux tromper, exerce une influence sur notre pays : influence ténébreuse, voilée, déguisée, hypocrite, qui s’infiltre dans des associations en apparence bien inoffensives », pouvait-on lire dans les Mandements des évêques du diocèse de Québec du 18 juillet 1898.
Réaction exagérée ou portrait fidèle de l’organisation dans la capitale à l’époque? L’étendue de la franc-maçonnerie de la capitale, de facto discrète, rarement perceptible, demeure un mystère qui rend difficile la réponse à cette question...



Sociétés mystérieuses | fascination

Des maçons à Québec vers 1720

20/06/2009 19h39

Définie dans le Petit Robert comme une « association ésotérique et initiatique, à caractère philosophique et progressiste, qui se consacre à la recherche de la vérité, à l’amélioration de l’homme et de la société », la franc-maçonnerie serait apparue en Écosse, puis en Angleterre, au XVIIe siècle.

Comme les idées maçonniques se sont propagées rapidement dans le monde, certains historiens affirment que des maçons d’origine française vivaient déjà à Québec vers 1720.

Étant la cible de nombreuses persécutions, tant par les religieux que par les monarchistes ou encore par les totalitaristes, les maçons ont souvent dérangé.
Lorsque le régime nazi a dominé l’Europe, entre 100 000 et 200 000 membres ont été assassinés.

À l’abri de toute violence au Québec, les francs-maçons ont néanmoins toujours intrigué la population. Certains perçoivent la franc-maçonnnerie comme une association de charité, pendant que d’autres voient en elle une sorte de société élitiste.

Au Québec, on rapporte en 2009 près d’une centaine de loges maçonniques regroupant plus de 4 000 membres majoritairement anglophones. La plupart des loges n’acceptent que des hommes.

Selon son site Web, l’actuel président de l’Association maçonnique bénévole de Québec se nomme Ralph Atkins. La présence maçonnique à Québec a d’ailleurs laissé des traces au fil des décennies, notamment sur le plan de l’architecture (voir texte ci-contre).

On reconnaît le temple maçonnique de Québec par son symbole typique ornant
le haut de sa façade. Il est situé à l’angle des rues des Jardins et Saint-Louis.
© Benoit Gariépy
Plusieurs personnages célèbres ayant profondément marqué l’histoire de l’humanité auraient été des franc-maçons : Mozart, Georges Brassens, bon nombre de présidents des États-Unis, tels que George Washington. Plus près de nous, citons Sam Bronfman, John Molson, John George Diefenbaker, Gédéon Ouimet, Louis-Joseph Papineau et Honoré Beaugrand.
alain.rochefort@journaldequebec.com



Canadien: pas de commentaires de Bronfman
22 juin 2009 | 13h33

Rita Devlin Marier

L’homme d’affaires Stephen Bronfman ne commentera pas la vente du Canadien de Montréal à la famille Molson, conclue dans la nuit de vendredi à samedi.

C’est ce qu’a indiqué son adjointe de direction lundi matin lorsque contactée par Argent. Jointe chez Claridge, la firme d’investissement montréalaise que dirige Stephen Bronfman depuis 1997, Laurianne Moore a précisé que M. Bronfman « n’avait pas de commentaires pour l’instant ».

Stephen Bronfman n’a jamais affirmé publiquement son intention d’acheter le club de hockey, mais plusieurs observateurs du monde du sport et des affaires soutiennent qu’il était dans la course jusqu’au dernier moment.

Seul héritier masculin du clan Bronfman toujours à Montréal, Stephen Bronfman est une figure reconnue du monde des affaires de la métropole.

Dans un entretien publié en mars dans le Globe and Mail, M. Bronfman, dans la mi-quarantaine, affirmait son attachement pour Montréal. Il a précisé y avoir habité toute sa vie, à l’exception de ses années universitaires dans un collège du Massachusetts.

«Je ne veux pas avoir l'air baveux, mais je pense que Montréal a besoin de moi. Et j'ai besoin de Montréal! Ma famille, ma vie, mes amis sont ici et je suis un gars de tradition! J'aime le sentiment de communauté, de famille, de racines. Et nous avons de bonnes racines ici.», avait-il confié au quotidien torontois.

M. Bronfman et sa femme, Claudine Blondin, une ancienne employée de Molson, ont trois jeunes enfants. Le couple est fortement impliqué dans le monde philanthropique, notamment au sein d’associations juives, artistiques et environnementales, de même qu’auprès des fondations de la famille Bronfman.

Le père de Stephen Bronfman, Charles, dont les avoirs sont estimés à 2,8 milliards US, a été propriétaire des Expos de Montréal jusqu’en 1991. En 1999, Stephen Bronfman aurait contribué un million de dollars à un groupe d’investisseurs montréalais qui voulait empêcher le déménagement du club de baseball aux États-Unis.





Canoë - Patrick Caisse
20/06/2009 13h35 - Mise à jour 20/06/2009 17h36
Canadien - Le Canadien vendu à la famille Molson!
Andrew Molson
© LA PRESSE CANADIENNE / Graham Hughes


Les frères Molson ont finalement remporté le derby de la vente du Canadien.

On ne connait toujours pas les détails financiers de l'entente mais il s'agirait d'un montant se situant dans les alentours de 550 millions $, un record pour une franchise de la Ligue nationale. La famille Molson mettra ainsi donc la main sur 80,1% des parts que détenaient Gillett. L'autre 19,9% appartient à Molson-Coors.

Les premières réactions
M. Gillett a dit qu'il était ravi de retourner la propriété du Canadien à la famille Molson, qui est associée au club depuis trois générations.

"Notre famille est très fière d'avoir été associée au club de hockey Canadien au cours des huit dernières années, et particulièrement d'avoir vécu l'année centenaire de l'organisation, a révélé M. Gillett dans un communiqué commun avec la famille Molson. Je suis assuré que les frères Molson, qui font partie de l'héritage du club, vont assurer la préservation et le développement de cette grande institution."

Geoff Molson, qui espère que le bureau des gouverneurs de la LNH entérinera la transaction, s'est dit conscient que le club de hockey Canadien avait une valeur patrimoniale pour la communauté montréalaise et qu'il s'efforcera, avec ses frères Andrew et Justin, de maintenir la tradition glorieuse du club tout en travaillant avec la direction pour bâtir une solide équipe sur la patinoire et viser à ramener à Montréal la coupe Stanley.

"C'est un moment emballant pour ma famille et nous sommes reconnaissants à toutes les personnes et organismes qui nous ont offert leur collaboration pour élaborer notre proposition", a dit M. Molson.

Molson avait acquis le Canadien en 1957 avant de le vendre et en 1971 et d'en reprendre possession en 1978 pour ensuite le vendre à Gillett en 2001. L'homme d'affaires américain avait acheté 80,1% des parts pour la somme de 275 millions $.
Serge Savard serait impliqué dans le processus mais pas nécessairement au niveau monétaire.

On se rappellera qu'il y a trois semaines, Savard s'était désisté du dossier, donnant son vote de confiance aux frères Justin, Andrew et Geoffrey Molson.

En plus des Molson, un groupe formé de Quebecor, des Productions Feeling de René Angélil et de la FTQ avait démontré de l'intérêt pour l’acquisition du Canadien. Des groupes menés par un riche homme d'affaires américain et par Stephen Bronfman avaient également défrayés les manchettes.

Les frères Molson
Geoffrey E. Molson est âgé de 38 ans et il est arrivé il y a un peu plus d'un mois au conseil d'administration de Molson-Coors. Il est vice-président marketing de Molson Canada depuis 2006. Il parle très bien français et ses enfants fréquentent une école francophone.

Andrew Molson est tant qu'à lui vice-président au conseil d'administration de Molson Coors ainsi que vice-président de RES PUBLICA, la société mère de National, le cabinet de relations publiques dont il fait parti depuis 1997.

Finalement, le plus jeune des trois frères, Justin, est celui dont on sait le moins de choses. Il est architecte paysagiste au Vermont et vit en compagnie de sa famille, loin des affaires de la brasserie Molson.

Historique des propriétaires
1909 – J. Ambrose O'Brien
1910 - George Kennedy
1921 - Dandurand, Cattarinich et Létourneau
1935 – Savard, Forget et Gélinas
1940 – Donat Raymond
1957 - Hartland Molson et son frère Tom
1971 - La famille Bronfman
1978 - La brasserie Molson
2001 - George Gillett
2009 - Les frères MolsonSavard et Béliveau saluent la vente du CH aux frères Molson



Stephen Bronfman, roi du showbizz
11/06/09 12:10 pm, Pierre Duhamel / Général, 520 mots

Selon le Journal de Montréal, Stephen Bronfman aurait déposé une offre en vue d’acheter le Canadien de Montréal, le Centre Bell et les activités de divertissement du Groupe Gillett. Cette information n’est pas vraiment surprenante quand on connaît les intérêts de l’héritier de la dynastie Bronfman.

Stephen Bronfman est en effet le cofondateur et l’un des dirigeants de TGA Entertainment, probablement le plus important producteur de spectacles au monde. Cette aventure a commencé en 1997 quand Claridge Investments SRB, le bras financier de la famille Bronfman, est devenu partenaire de Michael Cohl, une légende vivante de l’industrie du divertissement.

TGA Entertainement a produit 5 des 6 plus grandes tournées internationales de tous les temps et a noué une association étroite avec les artistes les plus célèbres au monde, dont les Rolling Stones, U2, Pink Floyd et Barbra Streisand. TGA produit aussi plusieurs comédies musicales de Broadway et détient un quasi monopole sur les spectacles donnés au Air Canada Centre, à Toronto. Les activités de divertissement du Groupe Gillett sont donc susceptibles de l’intéresser au plus haut point.

Claridge a aussi été l’un des actionnaires de TSN et de RDS avant leur vente à CTV en 1999. Stephen Bronfman connaît donc le monde de la télé et son père, Charles Bronfman, a été le propriétaire des Expos de 1968 à 1990. Rappelons aussi que les cousins de son père, Edward et Peter Bronfman, ont été les propriétaires du Canadien entre 1971 et 1978, une période particulièrement faste avec quatre Coupes Stanley.

Stephen Bronfman et sa tante Phyllis Lambert, qui fête aujourd’hui les 20 ans du Centre Canadien d’architecture, sont les seuls membres de la dynastie à habiter encore à Montréal. Il y a deux ans le magazine Forbes évaluait à 2,8 milliards de dollars américains la fortune de son père, malgré les frasques de son neveu Edgar Jr. qui a presque dilapidé la fortune familiale. En plus de l’argent qu’il a fait en affaires, Stephen avait déjà hérité directement de son grand-père, Sam Bronfman, la plus grande fortune canadienne pendant plusieurs décennies.

Pour la petite histoire, ajoutons que Stephen Bronfman est marié à une Québécoise francophone, Claudine Blondin, qui a travaillé pendant dix ans au service du marketing de… Molson. Geoff Molson, qui a pris la tête du consortium créé par sa famille pour l’achat du Canadien, est le vice-président du marketing de Molson au Québec.

Stephen Bronfman adore aussi se réfugier à son camp de pêche de Cap Nord, sur la Côte Nord, une propriété achetée il y a quelques années de… la famille Molson.

Voilà pourquoi je ne serais pas étonné que les familles Molson et Bronfman s’allient éventuellement si les enchères se corsent. Stephen Bronfman a beaucoup d’argent et son intérêt pourrait porter davantage du côté des activités de divertissement alors que les Molson sont viscéralement attachés à l’équipe de hockey.




Vente du Canadien
Qui sont les frères Molson?
Danny Vear
Journal de Montréal
21/06/2009 07h44 - Mise à jour 21/06/2009 07h59
Vente du Canadien - Qui sont les frères Molson?
Andrew Molson
© AP / Archives

Ils sont trois frères de la septième génération de la puissante famille Molson, pilier de l'establishment canadien-anglais montréalais.

Geoffrey E. Molson
38 ans
Passionné de hockey, il est fraîchement arrivé au conseil d'administration de Molson Coors à la place de son père Eric Molson.

Il a fait ses études universitaires à l'Université St. Lawrence, dans l'État de New York, notamment parce qu'elle offrait un bon programme de hockey.

Titulaire d'un MBA du Babson College, Geoffrey Molson a travaillé pendant six ans dans diverses entreprises américaines, dont Coca Cola, avant de se joindre au service des ventes de la compagnie Molson, en 1999. Il a ensuite lancé la filiale américaine de Molson à Denver - avant même la fusion avec Coors -, puis il est revenu à Montréal, il y a trois ans.

Ils sont trois frères de la septième génération de la puissante famille Molson, pilier de l'establishment canadien-anglais montréalais.

Andrew Molson
41 ans
Il siège au conseil d'administration de Molson Coors. Mais il est également viceprésident du groupe-conseil RES PUBLICA, la société mère de National, le cabinet de relations publiques auquel il s'est joint en 1997.

Bilingue, il a étudié le droit à l'Université Laval avant de devenir membre du barreau en 1994. Il détient également un baccalauréat en arts de l'Université Princeton ainsi qu'une maîtrise en gouvernance d'entreprise et en éthique des affaires de l'Université de Londres.

À Montréal, Andrew Molson est très visible dans les activités communautaires. Il est engagé dans les activités du Musée McCord, de l'Université Concordia et de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine.

Justin Molson
36 ans
Justin, le plus secret des Molson, est resté à l'écart des affaires brassicoles de la famille. Il est architecte paysagiste au Vermont, où il vit en compagnie de sa petite famille.