mardi 2 juin 2009

Relations Jérusalem-Washington: la crise









A collage portraying U.S. President Obama wearing a kaffiyeh which is set to be posted across Israel by rightist group Hazit.
(Hazit)

We're launching a campaign against anti-Semitic Obama'
Rightists protest in Jerusalem as U.S. president visits Mideast in bid to reach out to Muslim world.

Jews: US meddling in Israel's politics
US President Barack Obama's administration's criticism of Prime Minister Binyamin Netanyahu's policies has crossed the line into interfering in Israeli politics, top Likud ministers and MKs said Tuesday.


Obama interdit à Israël d'attaquer l'Iran par surprise (15 mai)
Obama Warns Netanyahu: Don't Surprise Me With Iran Strike
Don't surprise me with strike on Iran, Obama warns Netanyahu


The Orthodox Union said it was "deeply troubled" by President Obama's approach toward Israel's policy on settlements.

Obama v. Israel: No Settlements, No Growth

Hillary Clinton's 'tough' talk on Israel's settlements

Israel Snubs US Over Settlements (Again!)

Clinton dismisses Israeli argument on settlements


[June 09] 'Israel, Bush administration had no agreement over settlements' Clinton dispels Israeli-US agreement over settlements
US secretary of state dismisses notion that predecessors made arrangement with Jewish state over expansion of communities.


Netanyahu convinced Obama seeks clash with Israel to appease Arabs (9 juin)


Quand Washington défie Netanyahou




Publié le 31 mai 2009 à 15h25 | Mis à jour le 31 mai 2009 à 15h32

Colonisation: la tension monte entre Israël et les États-Unis

Benjamin Netanyahu (G) et Barack Obama le 18 mai 2009 à la Maison Blanche
© AFP | Benjamin Netanyahu (G) et Barack Obama
le 18 mai 2009 à la Maison Blanche

Agence France-Presse
Jérusalem

La tension est montée d'un cran dimanche entre Israël et les Etats-Unis à propos de la colonisation en Cisjordanie que le gouvernement de Benjamin Nétanyahou refuse de geler comme le réclame le président Barack Obama.

«Je veux dire de façon très claire que le gouvernement israélien actuel n'acceptera en aucune façon que la colonisation légale soit gelée en Judée-Samarie (Cisjordanie)», a clamé le ministre des Transports, Israël Katz.

M. Katz, un proche de M. Nétanyahou, a ainsi répondu aux pressions exercées par le président Obama pour obtenir un gel total de la colonisation.

Jusqu'à présent, le gouvernement Nétanyahou s'est contenté de se déclarer prêt à évacuer des colonies sauvages, tout en affirmant vouloir continuer à construire dans les 120 colonies «légales» pour faire face à la «croissance naturelle» de leur population.

Le président Obama, comme la communauté internationale, a refusé d'enteriner cette distinction entre colonies.

M. Katz a également accusé le président Obama de refuser de respecter les engagements pris par son prédécesseur, George W. Bush. Dans une lettre adressée en 2004 à l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, l'ex-président américain indiquait, selon les responsables israéliens, que le tracé d'un futur Etat palestinien devrait tenir compte des blocs d'implantations.

Israël entend annexer ces blocs en Cisjordanie, où vivent la grande majorité des 280 000 colons.

«Cette administration (Obama) n'a pas encore reconnu les arrangements conclus (avec) l'administration Bush. Cela ne peut que susciter des inquiétudes sur des arrangements futurs», a ajouté M. Katz.

Un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat, a lui regretté que les «Américains n'exigent pratiquement rien des Palestiniens alors qu'ils demandent à Israël de prendre des mesures qui équivalent à un véritable sacrifice».

«Les Palestiniens ont adopté une approche passive. Mahmoud Abbas (le président palestinien) souhaite que les Américains fassent tout le travail», a expliqué à l'AFP ce responsable.

«Israël a pris des engagements (par le passé) dont l'arrêt de la colonisation (...). Les Américains comprennent cela», a de son côté déclaré dimanche M. Abbas, de Jordanie.

Barack Obama a pressé Israël d'accepter la création d'un Etat palestinien et de mettre fin à la colonisation lors da sa première rencontre avec Mahmoud Abbas jeudi à Washington.

M. Netanyahou, qui s'est rendu le 18 mai dans la capitale américaine, avait refusé de parler d'Etat palestinien ou d'un gel total de la colonisation.

A partir de lundi, c'est le ministre travailliste de la Défense Ehud Barak qui multipliera les entretiens à New York (ONU) puis Washington, et tentera de réduire le fossé.

«Il semble que le Premier ministre a clairement exprimé les positions et besoins d'Israël à l'administration américaine. Le dialogue prendra du temps et il aura des hauts et des bas», a-t-il toutefois déjà prévenu avant sa visite.

La majorité des médias israéliens faisaient dimanche leurs gros titres sur la crise qui pointe avec le grand allié américain. Le quotidien Haaretz, citant des responsables politiques, titrait: «Israël critique durement les États-Unis: arrêtez de favoriser les Palestiniens». Son concurrent Maariv, faisait parler le Premier ministre avec un «Nétanyahou à l'administration Obama: que voulez-vous de moi? La chute de mon gouvernement?».

Pour le Jerusalem Post, les dirigeants israéliens sont «furieux des tentatives de Mahmoud Abbas d'affaiblir le Premier ministre lors de sa visite à Washington».

Un rapport pourrait donner des arguments à Washington contre la colonisation. Selon le mouvement israélien anticolonisation «la Paix Maintenant», 44% des terres sur lesquelles ont été construites des colonies sauvages en Cisjordanie appartiennent à des propriétaires palestiniens.




Obama prône la fermeté envers Israël

Mise à jour le lundi 1 juin 2009 à 22 h 51

À quelques heures de son départ pour son premier séjour au Proche-Orient, le président américain a affirmé qu'il fallait montrer une certaine fermeté envers Israël pour parvenir à la paix dans la région.

Sans remettre en cause le « fort soutien » des États-Unis envers l'État hébreu, Barack Obama a indiqué qu'il fallait faire tous les efforts pour parvenir à une solution pacifique au conflit, ce qui implique de n'être pas toujours être conciliant envers Israël.

« Être amis, cela signifie aussi être honnêtes. Et je pense qu'il y a eu des moments où nous n'avons pas été aussi honnêtes que nous le devrions sur le fait que la direction actuelle, la trajectoire actuelle dans la région, est profondément négative, non seulement pour les intérêts israéliens, mais aussi pour les intérêts américains », a-t-il déclaré à la radio publique américaine NPR.

Selon le président américain, il y va aussi de la crédibilité des États-Unis au Proche-Orient, où existe un sentiment selon lequel les dirigeants américains ont un parti pris presque aveugle en faveur d'Israël.

« Il est important que nous soyons clairs quant à ce qui, selon nous, conduira à la paix et qu'il n'y ait pas d'équivoque et qu'on ne donne pas l'impression que nous n'attendons de compromis que de l'une des parties », a-t-il affirmé.

Barack Obama a répété qu'il croyait aux négociations de paix. « Et, selon moi, cela nécessite une solution à deux États. Cela nécessite que de chaque côté, israélien et palestinien, on honore ses obligations », a-t-il dit.

Pour le président Obama, le gel de la colonisation dans les territoires palestiniens fait partie des obligations d'Israël.

En ce qui concerne les obligations des Palestiniens, Barack Obama a mentionné l'amélioration de la sécurité et la lutte contre les incitations anti-israéliennes afin que l'État hébreu ne se sente plus menacé.

Le président Obama se rendra au Proche-Orient afin de restaurer les liens avec les musulmans. Jeudi, au Caire, capitale égyptienne, il doit prononcer un grand discours à l'intention des musulmans. Dans son allocution, il entend projeter les valeurs américaines, comme la démocratie, l'État de droit, la liberté d'expression et la liberté de religion, mais sans chercher à imposer ces valeurs à quiconque.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et NPR

Israël veut qu'Obama respecte les engagements de Bush



L’Extrême droite israélienne : "Obama, un antisémite qui déteste les Juifs"
Ghada Houbalah
al-Manar

Parce que le président Obama a osé (d'aprés les israéliens) demander le gel des colonies, parce qu’il a insisté sur la solution de deux Etats au conflit palestino-israélienne, il doit subir la colère des Israéliens qui n’hésitent pas à se lancer dans une campagne médiatique contre lui , le traîtant de tous les noms.
Une campagne coordonnée avec des partisans israéliens résidant aux Etats-Unis, et dont certains de ces aspects ont publiés : au menu, des posters et affiches contre Obama, l'organisation de manifestations devant la Maison Blanche, ou devant les résidences de représentants américains en « Israël ».
Sur l’une des affiches, on peut distinguer un Obama vêtu du keffieh palestinienne, et sur laquelle est inscrit "Barack Hussein Obama un antisémite qui déteste les Juifs."
Une autre montre le Président Obama en compagne du président iranien, avec pour fond une bombe atomique qui explose, sur laquelle on peut lire « Oui, on peut » ( le slogan d’Obama"Yes we can") sous entendu la destruction de l’entité sioniste.

La campagne est organisée par le mouvement appelé "le Front national juif."
Selon Itamar Ben-Gvir, l'un des leaders de l'extrême droite, «Il est clair pour tous que Barack Hussein Obama est mauvais pour les juifs, depuis son entrée à la Maison Blanche nous avons perçu un radical changement dans la façon de traiter avec Israël, et nous assistons comment aujourd'hui, il exerce la pression pour réduire le pays, celui qui exige le démantèlement des colonies est un hypocrite, qu’ils sortent de Washington occupée et ensuite parlons de Jérusalem. " Il a ajouté que la campagne est destinée à transmettre ce message à tout le monde."




Le bras de fer Obama-Nétanyahou

Longtemps, Israël a été l’allié stratégique qui imposait son point de vue aux Etats-Unis. Mais la nouvelle administration américaine veut manifestement forcer l’Etat hébreu à faire des concessions.

28.05.2009 | Alon Pinkas | Bitter Lemons

Douche froide : “Lors du discours que Barack Obama a prononcé [le 18 mai] devant le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, celui-ci s’est fait doucher : rien ne lui a été épargné”, écrit Ben Kaspit dans Maariv. “Ni la feuille de route, ni le gel des implantations en Cisjordanie, ni la situation humanitaire à Gaza, ni l’engagement dans la création d’un Etat palestinien. Nétanyahou a certes marqué des points en obtenant un réexamen du dossier iranien d’ici un an et en mettant en garde contre le ‘Hamastan’ créé par les Palestiniens à Gaza, mais c’est peu.”
Pendant plus de trois décennies, hommes politiques, militaires, chercheurs et médias israéliens ont eu tendance à considérer les relations israélo-américaines comme une alliance stratégique. Cette vision se fondait sur une combinaison de valeurs partagées, d’affinités naturelles entre démocraties, d’impératifs stratégiques communs, d’intérêts communs et, surtout, de ce qu’on nomme le “triangle stratégique” constitué des Etats-Unis, d’Israël et de l’influence politique des Juifs américains. Ces quarante dernières années donnaient, il est vrai, une certaine validité à cette vision.

Pourtant, ce ne fut longtemps pas le cas. Rompant avec le soutien enthousiaste du président Truman à la création de l’Etat d’Israël en 1948, Eisenhower s’était désintéressé d’Israël et s’était efforcé de forger des alliances régionales avec la Turquie, le Pakistan et l’Egypte. Lors de la guerre de Suez de 1956, les Etats-Unis n’avaient pas caché leur colère face à la collusion d’Israël avec la France et la Grande-Bretagne. Il fallut attendre la guerre des Six-Jours, en 1967, et la décision du président Johnson de vendre à Israël du matériel militaire offensif pour voir le courant pro-israélien l’emporter. Ensuite, le choix fait par l’administration Nixon de subvenir généreusement à l’entreprise de reconstitution de l’armée israélienne après la guerre du Kippour, en 1973, allait inaugurer une diplomatie fondée sur une série d’engagements militaires confirmés et renforcés par toutes les administrations qui allaient lui succéder. Depuis, les relations israélo-américaines ont accouché d’une sorte d’alliance informelle qu’aucun traité officiel n’est venu sanctionner mais que l’Amérique a délibérément privilégiée, au risque de sacrifier des intérêts régionaux plus larges.

Une réévaluation des priorités et des intérêts américains dans la région risque-t-elle nécessairement d’affaiblir l’alliance informelle et la “relation spéciale” qui se sont nouées entre les Etats-Unis et Israël ? Qu’il s’agisse du discours prononcé par le président Barack Obama face au Premier ministre Benyamin Nétanyahou ou des déclarations des membres de son administration, tout semble a priori indiquer qu’aucun changement significatif n’est à attendre. Les Etats-Unis et Israël sont des “alliés”, et leur amitié “inébranlable” bénéficie du “ferme” soutien des Etats-Unis, qui restent “garants” de l’engagement pris envers la sécurité d’Israël. Néanmoins, s’il est prématuré d’interpréter les idées d’Obama comme un tout cohérent, les experts israéliens ont perçu un point d’inflexion. La question des implantations de peuplement [colonies] israéliennes en Cisjordanie sera-t-elle dorénavant considérée définitivement par les Américains comme un “obstacle à la paix” ?

Pour l’heure, il semble en tout cas que les relations israélo-américaines vont se redessiner, sur le modèle qui prévalait à l’époque de l’administration Reagan de 1982 à 1988 : Israël est un allié des Etats-Unis, mais pas le seul ; les Etats-Unis soutiennent fermement et visiblement Israël, mais leurs intérêts exigent également qu’ils entretiennent leurs relations avec le monde arabe et musulman. Par conséquent, après des années d’impasse, les Etats-Unis présenteront sans doute un plan de paix global pour le Moyen-Orient. S’ils ne négligent pas la menace nucléaire iranienne et son potentiel déstabilisateur, les Etats-Unis n’en considèrent pas moins le Pakistan comme un défi bien plus pressant. Si Washington reste garant de la sécurité d’Israël, il attend néanmoins de l’Etat hébreu qu’il prenne des mesures concrètes sur la question palestinienne et qu’il adhère à une résolution définitive du conflit fondée sur deux Etats. Si l’administration Obama persiste et signe, Israël sera alors obligé de redéfinir une ligne politique compatible avec celle des Etats-Unis. Si ce n’est dans l’intérêt de la paix, du moins dans le souci de préserver l’alliance informelle avec Washington.





Netanyahu dans le miroir du judaisme

Propagande sioniste anti-Obama

Hillary attaquée par le Lobby

Netanyahu poussera Obama à la guerre

Will Obama 'pull a JFK'?

Obama se bat contre l'expression ultime de la haine



'Feel the hate' for Obama
Jewish leaders fume over popular video with obscene critique of US leader.

Abrams: US, Israel had tacit understandings on settlements

Clinton wrong in saying Bush, Sharon didn't agree on settlement expansion, former US official writes; Israeli diplomats: US debate largely academic.


10 août 2009

le-projet-juif.info

Le lobby Juif américain en colère

August 11th, 2009

La décision de Barack Obama de donner la “Medal of Freedom” à l’ancienne présidente de la république d’Irlande, Mary Robinson, a été vécue comme une provocation par les représentants Juifs du Congrès américain et les lobbys sionistes internationaux. L’irlandaise, de confession catholique, est en effet une critique résolue de la politique d’Israël.

Mary Robinson a en plus le malheur d’avoir été membre de la commission de l’ONU à Durban en 2001 ou les nations assemblées avaient couvert Israël d’un flot d’injures du fait de ses crimes en Palestine occupée. Le Juif Abraham Cooper du Centre Simon Wiesenthal est en pointe de la polémique, allant jusqu’à faire porter la responsabilité des évènements de la deuxième conférence ou le lobby Juif avait imposé aux diplomates européens le départ de la salle en signe d’opposition à l’Iran. On se souvient notamment de la fête organisée par le milliardaire Juif Bernard Henri Lévy sur le parvis avec le gratin sioniste international.

Mary Robinson a réagi à l’antenne d’une radio irlandaise: “Ils essaient de baîllonner ceux qui dénoncent les exactions israéliennes à Gaza !“.

Le Congrès Juif Mondial ne reste pas passif. Il a ainsi lourdement chargé Mary Robinson, lui reprochant notamment la “comparaison des souffrances palestiniennes avec celle des victimes de la “Shoah” “.